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Full text of "Janus"

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^ 




8TOOMORUKKERIJ „HOLLAND", BROUWER80RACHT IM, AM81ERDAM. 



tTANFORO UNtVEt 
L.RRAPfES 



JANUS 



DEC <i 1990 



ArcliiTBs UtefDalioQales poor rBistoire 9e la Mim et la GéopanUe M^caio. 

Rédacteur en chef: Dr. H. F. A. PEYPERS. 

A.attSXE:BI>A^nr, p. C. Hooilstraat I4r. 

Bureau de Poste, Hobbemastraat. 

Dr. AoYAMA, Prof., Tokyos Dr, Ç. J>. v. i>. Bueü, Utreobt; Dr. D, A. Ferîtasdeï-Caho t 
N'nuTiLAa, MAtlrid; Dr. A. Calmettb» Dir. dv llndttbt Pustcur^ Lille ; Dr. t'u, CREKiHTOH, 
Lundrcit; Dr. L. CoüKNaK, Barirelun*-; Pruf. Dr. A. Davidsün, Edinlmuriif ; Dr, V< 
Deskfkb, Pnjf., fland; Dr. I*. Dohvkai'x, Bibliotli^idlrp, PArla; Dj'. W. Ebsteik, Prtif., 
Qattingne; Surjç't'on-u encrai î^îr Ji.'S. Father Burt., Lon^lrpa; Dr. MiWF.sTtso dbl Oaiiw, • 
Prof., ^aplc«; Prof. Dr. A. A. Ü. QüVB, Attiateirdntii ; Col. .5. IfAüA, Chef du (tervicc méd. 
(\p rannée rk-s hiil. orîi'Ut. holl., Batavia; Prof. Dr. A. Jacobi, Npw-York; Dr. A. JoHAif- 
Ht^ÄStix, Prof., Chnatiania; Dr. J, KeH)iIOR<»ANT, Insp. du service niM. dcB «olouioft fran- 
V'iits4-s, Pîinn. Prof. Dr. II. KmttiîfKlt, Conseiller mi Min. du Culte, Bprlîn; Dr. Kitasato, 
Prüf., T,iky.j; Dr. R. Kouert, Pr^if., Rostoclt; Prof. Ur. A. Lavera N, Paria; Docciit Dr. 
Max KEtaVRiiER, Vlenuc; I>r. A, W, Niei-weshüis, Leydo; Dr. P.itauit Waîïsok, Prof., 
Iri^iidrcB; Dr, J. E. Mosjaras^ Haiut-Louiü>Pota»i, Mojcique; Dr. J. L. Paokl, Prof., Bprlin? 
Dr. J. F. Payiîe, Loudn^s; Dr. Jl'l. Petkrsilv, VvhL, Cypeuhnj^ue; Dr. II. t>. Rinwelino, 
AuiKtordiiiii ; Dr. L. RuuKRS, Mtiktcsar, Iml.-Atitfl.; HanitJiturath Vr. IÏ. Hoieubk, Ort'Sz; 
Dr. C. STÉKircLia, Dt'k'jçiié den P»yft*Bas at» Conseil Inti^rnHtîoaiil (1i?äantL*, Conitantinople; 
(Ri'i.l S ürj^. -General Dr. Ott* M. I^tersbeihî, Washington; Dr. L.Sttepa, Prof.,KiinigflbftMr; 
Dr. K. Swwiorr, llüchdahl (pd Dn«»piaf>rf>; Dr, G. TsEït^Lr,, Inap, B. K, du Serr, Med. 
dw Cdönic«, Vichy; Dr. W, WALDKYt.ftj Prof., Berlin. 



Huitième Année. 






Harlem. De Erven F. BOHN. 



1903 



TABLE DES MATIÈRES. 



I. Aoteuirs, 



D*A(rcy Power) 13. 214, 215, asô, 

886, 441, 487, 488, 489, 548 

Arslan, TEmir Ariff 46Ö, 613, 617, 649 

A., L. ........ . 317, 33S 

Biikker. C. ...... . 331, 664 

Bttrtu'h, Simon , 7, 621 

Bîatichard, E . 5H4 

Bloch, 1, . , SI 

Bfonnet), Ed. . 40, 169, 225, 281, 603 

62â, 633 

Boriani, K . 616, 587 

Braiiît, J 561 

Bugiel. y S97, 598 

B(urg). Ü. L. Tan der 101, 164, 316, 
217. 218, 26.1. 2ÖS, 273, 285, 
329, 330, 3^8, 389, 418, 431, 

442, 443, 462, 465, Oil, 657 

Comenge, Lais ...*.. o23, 574 
Creighton, C 241, 297 

Davidson, A, 4Ö. 50, 51, 108. 166, 
167, 218, 264. 274, 275, 353, 
444, 445, 499, 50i>, 612, 013, 6U 

Dorveauï, P* 56 

Ebfltein, W, ........ 115 

^^ngelenburg, W, van .... ^^3 

Fahre, P 82, 193 

FcldhauB, P. M 347 

Finlavtion. J 190. 198 

Foy, *G. 207 

Gaieo, M. del . 44, 45, 47, 69, 
110, 111, 260, 261, 262. 279, 

492, 493, 494, 504, 656 

Geyi .585 

Gms, H. , 1, 76, 123 

Gtâguea, P. 41,363,411 

Gnye, A. A. G. .... , 46, 279 
Gyory, Tiberius von. . . . 14, 624 

Hiraeliherg, J .514 

Hôflor, M. . .371, 419, 472, 538, 592 
H,, E, . ;...... 668 



KaLUmum, G, A. . . . . . 86, 251 

Kcrmorgaut, A , 449 

Laditin, M . 654 

Landau, IL ........ . 310 

Laveran, A. et P. Meimil , . 337, 393 
Lîétard 90 

M(eimieT), L. , 47, 95, 96, 101, 
102, 107, 154, 160, 161, 200, 

254, 265, 494 
M., N.. 269 

Neuburger, Max 26, 403, 460, 485, 

Gd3, 599 

ÜDfele 491 

Pagel 35, 85, 88, 98, 99, 100, 
154, 163, 206, 211, 233, 256, 
263, 275, 286, 316, 317, 319, 
330, 323, 378. 381, 436, 439, 
448, 502, 530, 54S, 547. 548, 

560, 586, 597, 598. 599, 660 
Pansier. P. 20, 36. 65. 98. 141, 

189, 304^ 316, 321, 322, 359, 426 

Payne, J. F 433, 477 

Pergens . 40, 89, 105, 162, 197, 
205, 22-i, 257. 258, 267, 268, 
321, 322, 346, 358. 370, 377, 
425. 484. 486, 516, 629, 545, 
596, 598, 602, 60S, 606, 607, 

608, 650. 661, 659, 670 
Peters, H. 36, 318, 324, 378, 382, 669 
Peyperfl, H. P. A .247 

Rho, F. ....... . 113. 155 

Hingeling, H. G. 61, 52. 109. 167, 

220, 276, 333, 392, 656, 615, 668 

Eichter, P 61 

öaltet. 391. 446 

Seheîenz, H. ...... 269. 671 

Scheube, B. 48, 166, 889, 443, 496, 
497. 650, 553, 611, 655, 656, 

657, 665, 666, 667 

Stékoalî§, C. . . . 57, 276, 438, 447 




VI 



TT 

Stieda, L. . . . 178, 214, 507. 567 

Strunz, F. 70, ÜB, 486 

S. . , 132, 224 

Ï. U7 

Treille. G. 106, 269, 270, 271. 272. 
2m, 303. ;^09, 315, 326, 327, 
328. 329, 3^7, 505, 591, 018, 

609, 610, 661, 662, 003, 664 

loply» Robert Eitter von . , , , 130 

Ulecia, Rafl 33 



W(itlimgtott), E. T. 163, 223, 331, 

SOO, 614 



34, 52. 58, 

103, lO-i, 106, 

112, 129, 140, 

212, 221, 222, 

255, 356. 277, 

335, 336, 382, 

4i7, 4^18. 459, 



54, 55, 56, 

107. 108, LH, 

153, 157, im, 

223, 240. 250, 

27S, 279, 280, 

391, 437, 440, 

503, 504, 506, 

537, 603, 616, m^ 



II. Article^. 



Acnstiea del P. Marino MeTseime,L* 4^3 
-Aigérîp, Lds variatiana estivales, 

üiilturales et patho|^ë niques en , 264 
Amoebea de dyssetiU^rîe tropicales*. 431 
Anatomie de l oeil de Tezkiarath-cl- 
KaHalinc ou mémorandum des 
oculistes d'Issa ben Ali (Arilf 

Arslan) 406, 513 

Anatomie aralje«. Trois traités d' . 310 
Angio sarcome al viol ai ïe multiple 

S limai re dans le foie d'un enfant 
e quatre mois 431 

Aukjlostomiaae, Ir' . . , . , . 328 
Aukjlostomiase, Traitement de V . 609 
Annales d'Hj^ène et de Médecine 

Coloniales. . , 166, 445, 500, 612 
Annali dî Medicina Kavale 4y, 167, 

274. 445, 614 
AtchÎTes de Médecine Navale 51, 

108, 274, 'i4^%, 500, 613 
Arcbir für Schiffs- und Tropen- 

Rygiene. . .60, 166, 218, 499, 613 
Aerate der itaiieniechen Btadtc im 16. 

.Tahrhundert, Officielle üefäugnis- 81 
Art, Quelques Oedèmes dans l', , 382 
A rata, Jaeopo Fortunato .... 504 
Arrh^nal dans les fièrres à. quin- 
quina, InelUcactté et inutulité de V 389 
Aäklepieiou iu Kos, Das .... 447 
Asklepios à. Kos, Le temple d' . . 34 
Assistance médicale indigène à 

Mada^aear, L' 449 

Assjrerkdnigs, Eine Ohrenerkran' 

kung eines, (Oefele) 637 

A tomis tique , Le J u bilée de 1 a tliéori e 250 
Atomic theory. The Centenary of the 324 

Biider und Badeweaen in Vergangen- 
heit und Gegenwart . . - * , 597 



BenTenuto con aleune cousidefaziônl 
e ppoposte intorao all' abbaesa- 
men to del îa cataratta, I eodici di 
Napoli e del A'aticano eilcodiee 
Boneampagni ora Albert4jtti regua- 
reaiiti la opera aftalmojatrica di 263 
Beschneidend, Bollen wir unsere 

Knäblein 316 

Besegnungsformeln 370 

Besehutzung der Wöchnerinnen in 
Torigen Jahrh linderten (W, yan 

Ktigclenburg). 463 

Beri'Beri, Die Aetiologie der , , 107 
Beri-beri, The etioloj^y of, . . . 665 
Béri-bëri en Amérique, Le . . * 664 

Béri-Béri 265, 418 

Bibliothèque d'un médecin du XVe 

âîècîe, La 45 

Bienvenu do Jérusalem, \ \ ' ■ 317 
Biomechanische (neo-Titaliatische) 
Denken in der Medizin und in 

der Biolof^ic, Das 599 

Boiibas bramlien. Etudes italiennes 

BUJT le ....,*... , 16S 
Botanistes italiens et étrangers 
^anciens et modernes). Une colleü- 
tiou de portraits de . * . . .111 

Botanica in Italia, La 260 

Brown du Ba«- Maryland, Les docteurs 

Gustave . 96 

Bijgeloof, vol kageir 0011 ten en», bij 
zwangerschap, baring en in het 
kraambed, Het een en ander 
omtrent .331 

Calmignes, La vie et les oeuvres de 

Jacques de . . * 439 

Camaron 101 



vn 



Catojncto 2000 ans arant notre ère, 
L'dpcrafion de la . . * . . . 197 

^Cataract-prickers' \ After results of 
s h ty 'three operation« for rteprea- 
lüion of the lens ptTformed by 
Indian *,*»...... 358 

Cataratta, latornö all" abbassamento 
àelh, ........*- 658 

Chalazion de Î' Encan this de la 
daeryocystlte et de la Hernie de 
l'Iris ou Xe sitcle. Traitement 
du (Ariff Aralaii) ...... 617 

Chimrjfit'DS miKtairea romains , 
Anciens _...., 20Ö 

Chirurgen zn Abraham's 2eit, Kecht* 
liehe Stellung de,s . , . . , . 267 

Chinin verkauf in Italien. Verord- 
nung auf den ....... 285 

Choléra asiatiqne 52, lOü, lß8, 320, 

277, 334, 392, 558, Ö16, 069 

Clinique exotoque* Notes de, . , 662 

Congrès des médecÎDs et naturalistes 
h C^sel. 447 

Cotugno f 17;-(6— 1822), Notice» histo- 
riques sur Ü. 262 

Cyclus inedicus. 111 

Dante Alighieri, II meeeanismo della 
vinkine secondo 26S 

Du viel and the bcfçinmngs of the 
modern operation of extract, 
Jacques; . .630 

Dengue, Etiologio de la ... . 465 

Dhohie Iteh 465 

Dioacoride, Essai d'identifioation des 
plante» médicinales mentionnes 
pM 169, 225, 2S1 

DiOiskuridcs aua Anazarbos Arznei- 
mittellehre in fünf Büchern, Des 
PedAirios 88 

Dotîtorstitcl Toor artsen. De . . . 6135 

Ebers, Der Pap^ros 106 

Enseif^ncmont à 1 éeole de santé mari- 
time et coloniale dû,n3 l'Université 
de Xaploa, L' 113 

En«eîfçnement hut les rapports du 
médecin avec le public »... 240 

Enseignement de la Médeeino et de 
l'hygiène Coloniales, Besoins et 
Oipanisation de T, .... . 26*1 

Enseignement des maladie» tropi- 
<*le», L' 112 

Epidémie de la maladie du sommeil 
d autrefois, Une, ..,,,. 56 

Escargot dans la cuisine, la théra^ 
peutiqne, l'art et la littérature, L' 318 



Étude des maladies tropicales en 
Amérique ..,...,.. 279 

Eye-Doetor. the Chavalier John ^ ^ 

Taylor, An old-time Quack . . 669 \ 

Fftculty of Physicians and Surfçeona, 

G 1 asROTH' , The Ter- Ce n U.' nary of th e 198 
F^rmacia veneta al tempo délia 

republica, Cenni störiei sulla . . 603 
Farmacîia cum t'ra in extreme vochime 320 
Farmacia vencta ni tempo délia repu- 

blîra. Cennî storici sulla , . . 053 
Fau^t-Bürkeburg. Ein Kleider- 
Kcfonnator am Ende de« XVI II. 
Jahrhunderts, Dr., (L. Stieda) &«>7» 567 
Ferrari da Grado, John Matthew, 
(üb. 1472). ........ 489 

Fié vre jaune etle canal dePaîiama, La 327 ^ 
Fièvre jaune. Découverte' d'un proto- 
zoaire parasite chez le monstîqne 

de la 610 

Fièvry jaune 52, 110, 16a, 220, 277, 

334, 392, 616, 669 
Fîôvro jaune, La transmission de la 661 

Fièvre, La 32iJ 

Fièvre bilieuse hémoglobijiuriquo 

en Algérie, Nolo sur la. „ . . 562 
Filariaj^is in man cured by removal 
of the adult worms in an operation 

for lymphöiirotum 665 

Folklore. Pharmaceutische. . . . 346 
Fontana (1785), Une tentative pour 
empi^clier une nouvelle publica- 
tion d'un ouvrage de Felis: , . 69 
Franc*« Médieale, La. . . , , . 66 
Friedrichs des Grossen, f^essiehungen 

zur Medizin - , . 597 

Fusse*, Cong(5nitale partielle Hyper- 
trophie des 273J 

Galens &h Gesehichtsschreiber der 
Medizin, Forweher und Commen- 
tator, Material zur Würdigung . 255 

Gelbfieber, Das 656 

G enees kundige aanteekeningenj 
Volks 322 

Geschieden is, Ken stukje pharma- 
ceutischo ,....,,.* 257 

Geschichte der Medizin, Abhand- 
^ lunj^en zur. , . 306, 378, 547, 597 

Geschichte der Brust<lrfisensyphilis, 
Zur . . ........ 189 

Geschichte der Medizin und der 
Naturwissenschaften auf der Vt-r- 
sammlanj; deutscher Naturforscher 
und Aerate in Cassel, 20-^26 Sept. 
1903, Die Abtheilung für , 658, 671 



vnt 



: 



Gt'Bchîchte der Medizin, Handbuch 
dor ....*-.*.*. 255 

GescMchte clpr patholojçiseheo Ana- 
tomie iu Busnlaud im XV'III. 
Jflkrliundert, Zur 214 

Gi^sehk'litc des Phosphors nach 
Leibnîtîi und di-asen BrÎL^fwechsoL 133 

Geschiohte der MedÎEin und act 
NalurwriBseuBchaften, Milttnlun- 
g4Mi zur. ....... 106j 31Ô 

Gfschielitt» de« fiir ilie EïtruetioQ 
dos naelifolgendeo Koi>feH heute 
ühlieln.''ü Handgriffs, Ein Beitrag 
zur . 36 

GcöchichU; des Auftretcus der 
Sj'philis in Deutächland, Kin 
Beitrag zur 61 

Geschichte der Medizin in Ocstor- 
ro ich- Ungarn, Ut,'bef den Unt-cr- 
rueht in dtir, {M. Keuhnrgerj . 583 

Gt'schicVite der Lehre von den Gaiien, 
Die Entstehung^- (F. Stnniz) 10, 148 

Geaehichtc, Beslinimungdei spccifi- 
SL'hoa GcwioUts in der . . , . 122 

Geö<;hichto uod wechselseitige Be- 
tciühnngen der medicin Lachen 
Wisae niehaften , 654 

Geschichtliche Entwiekehing der 
anatomiinehen Konntnisae von den 
weiblichen GcBchlechtaorganen, 
üober die. , ' .36 

Geaehichtliehö Entwicklung der 
Anatomie des Gehirns . . \ . 94 

Geachichtlieben Entwickelung der 
tfcbul hygiene, ^ur. . . , . . 89 

Gosehichtheher Ueherblii'k über die 
Physiologie der Athiiuitig biti zum 
Auffange des 19, Jahrhundert» . 598 

Géants dans FArt, Les . , , . . 157 

GilUberti, Expérimenta Magistri, 
(R Pansier) . . . , 2<), «55, 141 

Goethe und Berzelius in Kar 1b bad, 
(G. W. Kahlbaum), ... 86. 251 

Harhij!ih-Viee in tht* old testa- 
ment, (}n indicatiunä of the 
(1), Creiçhton) ..... 241, 2Ü7 

Hanmmrabti erwähnten Augenopem* 
tioneD, Zur Eenntniäs der im 
Ge«et »buche des ,...,. 546 
Haiiisterkasteü, Aua den .... 36 

Healing, Touching as a mode of . 346 
Heilkunde, Î5ur Altgermanischen 

;W1, 4lt», 472, 538, 592, 63S 
Hermann, Friedneh ...... 448 

Hérédité mentale et morale dann la 
Royauté, L* , . . . 102, 160, 494 



Hildegardiâ c^utuc et enrac . . . 64S 

Hinpoi'jate, Hne version syriaquo . 
des aphorisme d' , 25Ö 

Histoire de la Médecine, Elm*eig- 
nemenl de 1' 111 

Histoire de la Médecine, Société 
françttise d^ 223 

Histoire de la médecine aux Etata- 
UnÎB, Le professeur ord. d*î 1* . 537 

Histoire de fa Médecine aux Etats- 
Unis, Une chaire pour F . . , 504 

Histoire de la mé dee me, L« progrès 
de r. .... 14Ü 

Histoire de la médecine dans la 
Province de Maryland, (1636-1671), 
Contribution à T . . . , . .161 

Histoire de la médecine aux Uni- 
versités, L* ........ 336 

Histoire de la médecine à la 
Faculté de Paris, L'Enseignement 
de r, .......... 584 

Histoire de la médecine, L'avan- 
cement de r 56 

HiHtoire de la médecine en Hol- 
lande, L' . . . , . , .112. 139 

Histoire de la médecine dans le 
royaume d'Aragon (moyen-âge), 
Contribution à Petiide de 1' 523, 574 

Histoire de la médecine à Berlin, L' 54 

Histoire de la médecine en Espagae, 
L'Enseignement de T. . . . , 33 

Histoire do la médecine, Une page 
d. . . 163 

Histoire de la botanique, Contri- 
bution h V ti&8 

Histoire des maladies du pharynx 46 

Histoire de la gélatine comme 
bémoï^lAtiqué, L' , - - . . . 50Ö 

Histoire de« seiencoa médie-alcs, Le 
progrès do F ....... . 50Ö 

HÎHtoire de la quarantaine, L' , . 466 

Histoire de l'ophtalmologie, ... 40 

Histoire de la production etprovi- 
Kion du lait, L' , . 54 

Histoire à Home, Le congre» de F 65 

Histoire de la vaccination de bras 
au bras, L . . . . . . , .2^3 

Historico-elassiquea» ^eeeaaité dos 
étudea .......... 504 

Historique à Nürnberg, Le MuBée 
medico- 279 

Hiiitonque et critique sur le révé- 
latetir du noyau cellulaire, Essai 261 

Historiques, t'ongro» t niernational 
d۔B sciences 279 

HistoriqueR, Eovuc des journaui: 
modico- .... 275, 331, 5iX), 614 



i 



HJatori«cb-ph»rmMeutische Hanim- 
lung im VnterländischeD muäüum 
der Stadt HannOTer, Die . - . 3'21 
^istorj of medicine, The Fitz- 
Patrick Let^turea on the . 381, 54» 

History of Medicine, Library do- 
monstrations id the tencliiDg of tîie 190 

Hiftoiy of medicine with the Code 
of medical ethica . . . » . - 598 

History of Mrs. Jane Welsh Carlyle, 
The Mediciii 38ti 

History, The study of Medical . . 63 

History of Hindu chemistry from 
the earliest times to the middle 
of the Bixtecnth. ccatury, A . . 259 

Historical Club", Resume du „Johns 
HopkiiLB 280 

Hist. Club, Johns Hopkin« , . .616 

Holmes- Semmel we 15, Bemerkungen 
ïtir „Prioritatsfrage*"' (T. t. Gjj-öry) 624 

Holmea Semmel weis, Zur Prioritäts- 
frage (S. Baruch) .... 14 621 

Holle de Cade vraie, sa différencia- 
lion avec l'huile de cade vite 
„vétéEinaiïe" (Quelques observations 
mrV . , . . 318 

lü-hetlth of Kichard Wagner, The. 487 
Immunität uod ïmramiisirung . . 346 
Icideï medicos . . . ,111, 4, 47 
Icdiseb. Orer œnige eupUemismyti 

in bet Oud- ,.,..... 258 
ladien, Ein und zwanzig Jahre in VIO 
la«, Crésehichtliche Bemerkung über 

das Erinnerungsbuch von Ali ben 511 
Tsrrisioni latine, uoutributo storico 

Ilomsnoi L'arte medica Belle . . 43 
Issa ben Ali dit aussi Ali ben Issa ^9 
InstmetioQ in the United Borough 
Hospitals in the eighteenth cen- 
tury ........... 385 

Jamarii, Cyrurgia Johannii^t, 

(R Pansier) .... 304, MO, 42Ö 

Jenncr and their value in the 
modern study of smallpox, The 
works of Edward , ■ .•. * • -269 

Journal of Tropical Medicine, The 

48, 3Sy, >W3. ■107, 553, 611. 667 

Journal. The British Medical . . 315 

Judentum in der Deutschen Ver- 
gangenheit, Das ...... 378 

Katiang-idjo contre le bëri-b^ri. Le 391 
Kollen en bolezen, lets over. . . 323 
„Kpaamkloppertje", Da» (Geyl) . . 585 
Krankheiten der warmen Lönaer 112, -440 



Kremer (1758-Ifi67), Johannes 
LconarduH Arniddus 607 

Kultur in der Blüteseit des Bud- 
dhiemus, Indien» . . . . . . 48Q 

Laboratoire de biologie sur les 

Alpea, Un. ,......, 110 

Laboratory work. Studies in , . . 656 
Landau, Eiebard ..*,«.. 560 
Laudesirrenanätalt in Buitenzorg 

Bericht über die ..... . 657 

Lepmähnliche Krankheit im Käme- 

ruögebiete, Ueber ©ine .... 165 
Leçer-houscs in Europe in mediaeval 

times, A note on the number of 85 
Lèpre parmi le« soldats nméricain.'», La 336 
Lèpre aus Indes occidentales, Iä , 335 
Lèpre aux il üb Hawa'i, Déeroiasance 

de la 309 

Lèpre envisagé au point de vue 

sanitaire, La 663 

Lîebig 1803—1903, Justus Freiherr 

von . 391 

Linnaeus als ge nee sheer . . . .115 
Linné als Arzt, Carl von .... 651 
Lithntherapie 154 

Macearty a New England country 
doctor of pTe-rerolutionary days, 
An account of Dr. Thaddaens . 276 
Madrid, La promiuuite du Congrès de 279 
Magnétisme en images. Le . . , 104 
Mag net-(. operation in der Augen- 
heilkunde, Geschichte der . . . 347 
Maladie du sommeil et sa distri- 
bution g^ographifiue . . » . . 60S 
Maladie infectieuse, Une nouvelle. 691 
Maladies endémiques, épidémiques 
et contagieuses. Instructions con- 
cernant les Mesures à prendre 

contre les 275 

Maladies i^pidémiques, Le livre de 

M. Cîcmow et la transmission des 603 
Maladies épidi^miquos et conta- 
gieuses qui ont régné dans les 
colonies françaises au cours de 

rannte 1901 44Ö 

Maladies endémiques, épidëmiques, 
et contagieuses. Instructions con- 
cernant les mesurei à prendre 

contre les . 391 

Malaria, L^unité dn parasite de la 217 

Malaria , , . 330 

Malaria tertiana avec des symptômes 

de sclérose en plaijues .... 443 
Malaria in Italia, Atti délia Società 
per gli Studii délia 4S$ 



■ 



MalaFÎflL, Cortex Ficiia ribefl contre la iZl 
Malaria sans} moustiques F „ . , , 505 
Malnrîa, Prcsi-riptions prophylacti- 

(^uefi cotttre U . . . . I . . 21(i 
Malaria et moustwiuea ..... 610 
Maluriafrage im Allgemeinen und 

apecieli in Württemberg, Die . 388 
Malaria uaoh don neucston For- 

sctiungen, Die 657 

Malariaparasitea zu Mensch und 

Miiefce £11 der OfitkÜHte Sumatras, 

Die JiezichuD^'eti der. .... 104 
Mariaoi Saniîti Barolitaui, De lapide 

aveaiüa perint'inioni-ni ex trail on da, 

Eomae 1522*', Di un mrissimo 

eaemplare del libro ..... ltX> 
.Materia Mediea, Pharmacv arid 

TUerapetities of the Crée Indians 

of the Hudson Bay Territory . tîtîl 
Matière mMit-aJü humaine . . . 254 
Matthiolo, Mt-dico Seneiisi (15(X>- 

1577), Pro Pt'tro Andrea . . , -W 
Médecine au Caire, Le cûnpj (V^ide 55, 3H8 
' M^»decin le pluiS ancien, Sokhit-uî- 

onklï ; Le .,.,,.,,, 162 
Médeeins arméniens, Len aucienft . 438 
Mf^deeine au temps des PUamous, La 491 
Medceiae, Greek in ..... . 105 

Mëdecinsdans lesiïtudea hiatoriques, 

Du rôle des ..... . S2, 103 

Médei'in ju»t[u'id inconnu du Vie 

sièele, Un , . , . 323 

Miîdeciuc tropicale, .»,... 270 
Medical Education in the United 

States ,..-...... 670 

Médîcalea de l'Inde, Pratiques , , 321 

Medicm , . . . .^ 90 

Medizin ini ueuen Teatamcnt und 

im Talmud, Die ...... CôO 

Moustiques, La lutte contre les . 611 
Moustiques, ITuo plante hostile aux 112 
Moustique envisagt^ comme propajtfa- 

teur de maladies, Lo . . . , , â69 
Moustique et la tranamission de la 

fièvre jaune, La ...... 609 

Moleriis und seine 8cbrift de impe- 

dimeuti» coueeptionis, iîaymundua 

de, tJ. Pagel) . 530 

Mort et l'apotUiemire, La ... , 3Ö3 
Musique comme agent thérapeutique 

La 278 



Najm ad Dyn Mahmoud .... 41 
NaHO la pola nella storia délie 

Medicina, H 658 

îîeipperg, Il conte de 623 



Ninire und Babylon... 1Ö2 

Notice 494 

« 
OphtalmolOïKÎe arabe, Hecherche» 

bi«toriquea aur V 486 

Oplitbalmoskopa, Die Vorform des 

modernen 484 

Ophthaliuologica vcterum auetornm, 

Collectio ......... 323 

Oppoaition, La voix de T . . . . 459 

OstcomycUtiit baeillo^i bubalorum 

epidemica ......... 44S 

Ottaknologîa, La prima cattedra di 608 

Paludisme, Indications do traite- 
ment tirés d'un nouveau facteur 
de î'étjoîogie du 387 

Paludisme, Littérature sur le . . W9 

Paracelsus, The name of . . . . 13 

Paracelsus, «ein Leben und seine 
Peraönlichkeit, Thcopbrastui . . 436 

Paracelsus, Biographiealand literary 
notes on .<...... . 58€ 

Paul mi er, Claude -Stephan le . . . 66 

Paya chauds, Les formes fébriles 
dans lea ......... 389 

Pemphigus coutügiosus des tropes. 
Les mîcrO' organisme s du . . . '1^13 

Peste bubonique en Turquie pendant 
les cinq dernières an née »18Ù7-11K)2, 
Esc^ui^se sur la . 57 

Pe»te bubonique 51, 109, W7] 220, 

270, 333, y.% 447, 556, Ö15. 668 

Peatô à Delft en 1657—1658, et en 
1573, La .,...,,.- 200 

Pesttc dans le Punjab: une cam- 
pagne d'inoculnt ion, La . . . . 106 

Peste de Marseille d'après les docu- 
menta inédits. Les premicrä mots 
de la 103 

Pepto dans l'Inde ; Sawobney'a dessi' 
eator, La . . . . . . , , , 377 

Peate, Deux conduites à tenir en 
présence de La . 271 

pÊBte en extrême Orient, La. . . 272 

Peste dans l'Iude, La. ..... 271 

Pharmacie, Le Berceau et les 
premiers iiges de la (L, Boriani) 

516, 587, 627 

Phtisiologuea américaine distingués, 
Quelques 96 

Physiologie antique, Di»c3öurB sur 
l'éTolutiou de la . . . . . .602 

Postnikow (1694) der erste Eussiache 
Doctor der Medizin, P. W, 
(L. Stieda) ........ 178 V 



I 



XI 



PUffae („KattmpQli"^ in centriil 
East Africa, Bubönis. , . . , 665 

Prehistoric sauitatioïi in Crete . . 548 

Pr<*c"tiriieur3, ToujouPèi Toubli àe» . 603 

PAjohiatrie dans lettéâ-tre japonais, 
La .,..,-,,,,, 335 

Praktijk Toor den pralrtiseereaden 
geneesheéT, Eene inloidÎBg m de 602 

Procédé» cliirurgi(.'ûux de l'école 
Bordelttiae des origines à la réso- 
lution. Recherches sur les . , > 99 

Pupnet, Lee oeuf res de Jean Fran vois 
(H, Gros) 1. 76, 123 

Quinquina est traita de noQTe»u, 
La question dn ....«, . 330 

Razès, La Gnérison en une heure 

de (P. Guiguea). .... 363, 411 
Eec'ettei composées du tooyen-âge, 

Lei . . 52 

B^naiBBancezeit, Ani der (R. R. 

T. Töpl?) 130 

B«nv«l ot surgery, The Elizabethan m 
Bheticui und PaTaee)»ui, .... 321 
Eicardî Anglici (1242-1252), Anatomia 9B 
Buiaseau, Factum pour iN^io<»las du 211 



Saignée ea images, La . . . . .212 

Sal rno and the SalernitAin physi- 
cians, The school of .... . 326 

Sang des chèvres comme remède, 
TÏaitement type moyen ago, le . 66i> 

Schlafkrankheit, Die Aetoîogie der 665 

S*^h lat krank hei t in Uganda, Die . 109 

Science à k c<)ut de Htidoïphe II, 
Lea MieB de la . . , . 47, 101 

Scienaa, L'efßcacja del magiatero 
do IIa ChieKa uul progresso della 45 

Senegamhie (1[*02), Preürainary 
account of the inTestigations of 
the Livdfrpool espedition to - . 165 

Seekrankheit und Aenderung im 
Schiffbau 462 

Société médicaîc d' Harford de 1797 
à 1708, Travaui de la . . . . 164 

BUtatt Igienici ed iHustri roedici 
cti Albenga 44 

âteinbeim &Iei Arzt und Natur- 
forscher, öalomo *Levy, (J. Pagel) 

233, 28Ö 

Stomach tube by an American 
PJTsician, Note on the discovery 
ami tlr&t une of the 596 



Stomach, Sensationa interpreted as 

life animah in the . . ... 425 
Sugli Ocîchiali sten opcict . . . , 629 
STFodenborg'a Stellungzur Lehre ?on 

der Vita Propria, (M. Neuburgor). 403 
Sydenham's Experience of Malaria 353 
Sylviua of the Fissura Sylviil' 
Who is. .' . . 223 



TarutJi, Cesar ,....,.. 263 

Tetanus, Les infections d'acide car- 

bolique contre le, 163 

ThemisouH Werk îibor die acuten 

und chroni ache n K rankliei ten, A us 650 
Thermometry in the case of the 

Great Napoleon, Clinical . . . 316 
Therapie, Einige Amerikani^ehan 
Beiträge zur Entwickelung der 
modernen, ....,.,. 7 

Tissot 1728-1797, Etude sur S. A. 317 
Totentanzp Der Erfurter .... ö59 

Trypanosamiase aux Philippines, La 626 
Trypanosome, Une mission d'études 
pour le. ........ . 609 

Trypanosoms en Gambie, Mission du 315 

Trypanoaomes, leur repartition h la 

surfaee du Globe, Maladies a 

(A. Laveran). ... , . 337, 393 

TïTpanoaomeK, Maladies à . 303, 3 
TiypanoaomiEse au Congo, . . . 803 
Trypanosomiaae et sea cauies, , . 303 
Traitement allopatbiqne du rhume, 

Ancien , 222 

Traitement curieux TÎeuï-neuf de la 

dysenterie, un 222 

Traitement, qui ne méritent pas 
d'ôtre obsolètes, Anciennes 
méthode« de ....... . 277 

Treatment of the aick in Norwich 

during the XVlUh century, Th<! 48« 
Treatment of spinal curTature 250 

jeara ago, The 441 

Tropiques, Hygiène militaire soueles 326 
TropenkTankheitenl, Versammlung 
der „British Meaical Association' 
in Swauaea, Juli 19()3. (Sektion 
für ...... . 4Ö6, 550, 611 

Tuberculose expérimentale , , . 443 



universités IndienncB, Les . . , 107 
Urkunde der StruHiiburgcr Hebam- 

menlehranstalt. Eine ..... 310 
Urologues, Les ...-**.. 437 
Vacdnogeiie à Batavia en 1902, Le 

parc-. 8St» 



xn 



Valencia in the Fourth Centairof 
its existence Bojral and Pontineal, 
The Valencian Keview of Medical 
Science of the Illastrations Uniyer- 
sity of 207 

Vergangenheit, Die fahrenden Lente 
in der deutschen 36 

Vérole, La décoaverte dn germe 
de la petite 335 

Vie lagnmali,Terapia délie afEezioni 
délia 658 

VierhûgelP Was lehrte Swedenborg 
über die Funktion der, (M. Nen- 
bnrger) 460 



Villa Noya on the therapeutic use 

of human blood, Arnold de, (J. F. 

Payne) . . . . . . . . 432, 477 

Vinci, L'ottica fisiologica di Leonardo 

da 515 

Virgili, Apuntes para el biogrâfia 

de Pedro 599 

Vorgeschichte zweier physiologischer 

Probleme, Zur (M. Neuburger) . 26 



William the Conqueror, The death of 214 



LES OEUVRES DE JEAN FRANÇOIS XAVIER PUGNET. 

Par le Dr. H. GROS, 

Aîétîedn dé première das se de réserve de la marinCf 

mhkân de c&hmsaù'ûu à Rébethii (A inerte). 



Je n'ai trouvé sur l'atiteur e;i question que très peu de renseignements 
biographiques. 

Le titre de ses oeuvres publiées en l'an XII (1804) à Lyon et à Paris 
nous apprend seulement qu'il était ou qu'il avait été, membre de la légion 
d'honneur, médecin de l'armée d'Eg}'pte, chargé du service de santé i 
Sainte-Lucie, membre de la Société de Médecine de Lyon, associé de 
TAcadémie des Sciences, belles lettres et arts de celte même ville, corres- 
pondant de la Société de Médecine de Paris, de la Société médicale et 
de la Société de Médecine pratique de Montpellier. 

Pugtiet tenait donc une place honorable dms la médecine niilitaire. 

Son oeu^TÊ' se compose de sept mémoires écrits souvent dans le style 
prétentieux de l'époque^ imbus des théories étranges ayant cours au 
commencement du siècle. Maïs à côté de celles-ci, on trouve des faits 
bien observés et des idées tort justes. Pugnet doit donc être considéré 
comme un des premiers médecins français ayant écrit sur la médecine 
tropicale et c'est à ce titre que j'examine ici ses oeuvres. Mais par la 
forme même, sous laquelle il les a publiées, celle de memoire^ elles 
devaient exercer peu d'influence sur l'évolution de la pathologie exotique. 

L Le premier mémo're est intitulé: Aperçu physique et médical delà 
Haute E^)qjte ou Saul, Aspect du Sayd, ses montagnes, ses fleuves, son 
cUmat, maladies régnantes- Je passe sous silence toutes les considérations 
de géograpliie médicale pour arriver à l'examen des maladies régimntes 
en Egypte, d'après Pugnet. 

L'auteur commence par poser un principe générah „Toutes les maladies 
„qui affligent cette contrée portent manifestement sur le système lympha- 
„tique, o« elles l'affectent spécialement ou elles étendent jusqu'à lui leurs 
„principaux désordres. On n'en est point surpris quand on considère que 
„c'est le système le plus influencé par le climat" 

Cette proposition bien établie» il passe à l'étude de chaque maladie en 
particulier, 

„Il traite d'abord du habbe-nil {littéralement bouton du Nil {Zt>^ 
„bouton). Aujourd'hui le terme bouton du Nil est synonyme de clou de 
„Bîshra. Nous allons voir que Pugnet décrit bien évidemment sous ce nom 

1003. 1 



„les bourbouilks, gale bédouine, rote Hüiitl des allemands^ roode Hond 
„des Hollandais, prickly heat des anglais, d'après Scheube, cette maladie se 
„tiommerait cti Egypte Hamoüil littëraleniçtit éruption du NU (»+ä) hamou 
„er>'sipèle (sj^^^) rougeur. 

„Je ne parlerai point ici du habbe-nil ou de cette éruption dartreuse 
„qui se développe pendant le second été; je l'ai asse? fait connaître dans 
„l'un des articles précédents „(le fleuve)," La boisson répétée de cette eau 
„qui se corrompt en vieillissant et de l'eau nouvelle qui en débordant se 
„charge de particules salines, donne lieu à une aftection cutanée qui se 
„renouvelle chaque année a la mérae époque. C'est une vraie éru]>tion dar- 
„treuse, une dartre volante qui se marque sur toute« les panies du corps, 
„notamment sur le tronc et les extrémités supérieures par un grand nombre 
„de petits points rougeâtres. Son effet le plus fâcheux est de s'accompagner 
j^d'une démangeaison vive qui invite au frottement, mais que le frotteraeni: 
„irrite et convertit en un sentiment de cuisson très fatigant. Un augment 
„de transpiration, quelque soit sa cause le rend beaucoup plus importun ; 
„on croit alorà être entouré d'épines et sentir de toutes parts Vintroduction 
„de leurs pointes aiguës. Cette maladie sainement appréciée est un bienfait 
„de la nature qui porie sur l'organe le moins sensible et le plus étendu 
„un princijje d'irritation assez fort pour enrayer sur toute autre partie les 
„ravages les plus cruels. C'est une dépuration nécessaire qui se fait ou 
„par la surface extérieure du corps ou par le canal intestinal avec cette 
„différence notable qu'elle n'est jamais dangereuse dans le premier cas et 
„trop souvent mortelle quand elle détermine un cours de ventre." 

En somme Pugnet a accepté sans discussion l'étiologie proposée par les 
indigènes et il admet cette idée qui prévalait encore jusque dans ces 
dernières atïnées dans nos colonies, que l'éruption des bourbouilles, con- 
stituait une utik dérivation. 

Notre auteur déclare qu*i] ne s'occupera pas ici de la peste qu'il appelle 
goubbeh (ju*^ habouba ou äLj. ouba) ni du redoutable dem -el-mouîa 
qui concourt avec elle. Il a traité ces deux sujets dans des mémoires 
particuliers que nous avons à examiner tout à l'heure. II observe seulement 
que ces deux maladies sont infiniment plus rares et moins funestes dans 
la Haute Egypte, „Il n'en est pas de même du deroaouïé (vraisemblable- 
ment de «^ sang) ou fluxion cérébrale. 

„Peu connu 3u Caire et moins an dessous, il est d'autant plus terrible 
„supérieurement que les lieux sont plus élevés. C'est durant le second été 
„quil frappe avec plus de vigueur, qu'il frappe de préférence ces infor- 
^tunés que le besoin condamne à supporter le poids du jour et de la 




„chaleur. Ils sortent de leurs misérables huttes sains et dispoî; ils y 
,,reiitrent après une forte insolation dans uti état voisin de la mort. Leur 
„tête appesantie penche sur l'une ou l'autre épaule; chaque pas, chaque 
jjSecoussej s'y répètent en y renouvelant dei douleurs atroces. C'ei>t cominu- 
„némcnt au vertex que répond très profondément ie siège de ces douleurs. 
„Leurs yeux, couverts d'une teinte jaunâtre, se ferment à la présence de 
„la lumière j une bile amère inonde leur bouche et s'en échappe par flots ; 
„leur respiration est rare et profonde, leur pouls d'abord très dur, mais 
»,développ<; devient de plus en plus petit et intermittent; ils ne dorment 
„point ou leur sommeil inquiet est fréquemment interrompu, ils s'éveillent 
„en sursaut; ils ne cessent d'élever les mains vers le sommet de leur tète; 
fleurs mines sont grasses et saffranée.^, ils vont difficilement du ventre. 
„Bientôt un délire obscur se déclare; bientôt la légion du foie devient 
„douloureuse et se tend, enfin au délire succède un assoupissement profond, 
„dans lequel ils meurent. Les signes que présente cette maladie de concert 
„avec l'inspection des cadavres nous découvrent une double affection chez 
„les sujeis qui en sont alleinls! Tune porte sur le cerveau, sur sa propre 
„substance et l'autre sur celle du foje. Dans Tun et dans l'autre organe 
„on trouve après la mort, un afflux bilieux considérable ou un abcès^ ou 
„une gangrène. 

„Si le malade nVsE pas secouru assez prompte ment il est rare qu'il 
„survive au 4e jour ; il périt même quelquefois dès les premières trente ou 
„trente six heures. Malheur à lui si on le saigne à moins qu'il n'éprouve 
„les accident s d'une pléthore bien marquée. C'est à Témétique qu'il faut 
„avoir recours et <iu'il faut réjiéter ou soutenir à dose brisée, jtJs<|u*ä 
„l'entier soulagement des symptômes." 

En somme plusieurs affections paraissaient confondues par les indigènes 
de l'Eg^-ytle sous le nom de demaoui, et Pugnet, accepte sans discussion 
cette confusion, Le tableau clinique à peine ébauché qu'il nous présente 
— il n'est question ni de la chaleur de la peau, ni des urines, ni de 
l'état des voies digestives, modifications que des observ^ateurs sagaces 
n'eussent pas manqué de noter, — ce tableau clinique fait songer à l'inso- 
lation, à l'accès pernicieux, à Fabcès du foie, à Tabcès du cerveau, à 
Tatrophie Jaune aiguë du foie, peut être aussi à la fièvre bilieuse hématu- 
rique^ Que dire des données sommaires de l'autopsie et des déductions 
qu'elles entraînent- 

Les dysenteries, (ensel-battn, battn-betougan, vraisemblablement eshal 

batan ^jUaj JL^**1 cours du ventre) dit Pugnet, régnent dans la Haute 
Egypte» surtout penfhnt le second été, mais elles y régnent avec moins de 

1» 



füreür que dans la Basse, Elles sont essentielleraent put rides et s'accompagnent, 
tantôt ci^iine fièvre continente, tantôt d*ime fièvre rémittente bilieme. 

L*étude des ophthahnies fait suite à la dysenterie. Les signes subjectifs 
de la conjûnclivite granuleuse, ses complications sont minutieusement 
diferites. Mais les signes objectifs sont entièrement passés sous silence, 
Fugnet ne paraît pas avoir retourné une paupière. Il est à noter qne la 
contagion n'est pas signalée parmi les causes de cette maladie. 

La variole (djedri t5)*^) l'auteur écrit Ghédeiy, est dépeinte comme 
très fréquente et presque aussi meurtrière qu'au Caire. Pugnet ne fait pas 
mention de l'inoculation variolique. 

„Les autres maladies répandues dans celte contrée sont presque toutes 
„chroniques, tel parmi les enfants l'engorgement des glandes du mésentère, 
„La plupart, vus dans le premier âge offrent un visage pâle, des yeux 
„éteints, des joues décharnées, un corps et des membres excessivement 
„amaigris; le "ventre seul est gros, mais il est A la fois dur et tendu." — 
Il est plus que probable qu'il y a encore eu ici confusion avec la palu- 
disme chronique de Tenfance, — »Tels parmi les adultes, le rhumatisme, 
„l'asthme, Thypochondrie, les engorgements du foie, de la rate ou du 
„pancréas, les sarcocèles, les hydroceles simples ou compliquées. J'en ai vu 
„une de ce dernier genre qui excédait en volume et en poids toutes celles 
„qui jusqu'à ce jour se sont présentées à moi. Elle pesait environ 48 livres 
„et avait transversalement ii pouces de diamètre, sur 15 de haut en bas." 
(Il s'agit certainement ici de Féléphaniiasîs du scrotum*) Telles sont encore 
les hernies de toutes espèces et les eventrations, 

Pugnet signale encore comme maladies frétiuentcs chez les indigènes, 
ri m puissance et chez ks femmes 1* hystérie, les fleurs blanches, la suppression 
du flux menstruel, les pertes de sang et les avortements; dans les deux 
sexes „la débilité stomachale accompagnée de flattuosités et de vents" le 
leucé et Téléphantiasis, les dartres et la gale, enfin la vérole. 

Dans un second chapitre intitulé: Us hahîtanis ti leur nombre ^ lairs 
moeurs d Uurs occupû tiens leur rt-gme diéûqtu et nûdkal^ l'auteur 
donne des renseignements intéressants sur la thérapeutique chez les indi- 
gènes à cette é[)oque. Les Kgvfjtiens pratiquaient la saignée dan*; presque 
toutes les maladies, appliquaient des ventouses scarifiées, faisaient grand 
usage du feu, ^Jls l'emploient pour détourner des fluxions, pour calmer 
des douleurs fixes et anciennes et lorsqu'ils traitent des tumeurs blanches 
dures ou molles. Sur les ulcères ils appliquaient de la chaux, du limon, 
de la résine de momies, et (ce qui n'est point banal et n'est pas à ta portée 
de tous les peuples), le feu. Contre les caries ils employaient un onguent 
composé de coîopliane, de terre sigillée» de camphre, de beurre et de 
cir^ le baume de la Mecque/' 



„Dans les cas de contiiaîons graves mais t>ornées, ils éventrent une 
colombe ou une tourterellf et les appliquent chaudes sur la partie malade. 
Ils enveloppent le corps d'une peau de mouton encore fumante s'il a été 
largement froissé." 

A force d'extensions et de contre extensions faîtes en tous sens ils 
parviennent quelquefois à réduire des luxations et des fractures simples, 
mais ils ne savent pas les contenir. Ils savent encore moins fixer le membre 
ilans une position convenable. 

Ils connaissaient Tusage du davier pour rextraction des dentSj des 
scarifications des gencives, et Tapplication du k\i ou sur la pointe carrée 
ou sur la région temporale. 

Coaire la blépharite (très probablement entropion consécutif à la con- 
jonctivite g^-anuleuse, on faisait Tépilation. „Ils opposent à tous les temps 
de leurs ophthalmies, des collyres irritants» tels que Talun ou le vitriol en 
dissolution» k poudre de thismeh, le cohel, etc." 

lis n'avaient aucun procédé opératoire fixe pour l'incision du prépucei 
Tamputation du clitoris, la castration, mutilations fréquemment pratiquées. 

Ils abusaient des purgatifs: casse, tamarin, manne, séné de lu Mecque, 
scammonce, résine de jalap, gomme gutte, euphorbe, coloquîute, pignon 
d'Inde, noix vomique, décoction de graines de ricin (enfants). Contre les 
fièvres ils employaient la sudation et dans la fièvre intermittente le spîca- 
nard, le iédoaire, le safran, l'asa-foetida, le camphre, la myrrhe, les 
emulsions de pavot en un mot surtout des antispasmodiques et des calmants. 
Contre la dysenterie, on prescrivait den noyaux de dattes torréj^és, du suc 
de citron, des bols d'opium et de toile d'araignée. 

Contre la peste on se servait du tamarin et du café. Le café était 
employé aussi comme emménagogue. Comme aphrodisiaques on utilisait le 
cîîanvre et le salep. 

Les quatre mémoires suivants sont consacrés à la peste, 

IL Exiimen tU ces datx ^lus/tûtis: La peste*est-elle endémique en 
Egypte? est-il possible de la bannir de celte contrée? L'auteur expose 
d'abord rhistoriqiie de la question. Mais cet historique est complètement 
erronné car Tauteur confond avec îa peste à bubons des épidémies que 
la critique a montrées lui être tout à fait étrangères. Ainsi Moïse aurait 
menacé le Pharaon de la Pes:e: La peste de Thucydide serait venue des 
bords du Nil; la peste de 542 commença d'après Procope par les Egyp- 
tiens de Péluso, (il s'agirait ilans cette épidémie véritablement de la peste), 
et de la elle gagna Alexandrie et Constantinople. C'est encore de l'Egypte 
qu' est venue la peste du XlVe si'cle. La peste est donc pour Pugnet, 
'éellemcnt endémique en Egypte, 

La principale cause de la peste est la contagion, „Le germe de la peste 



û 



„étant déposé sur les corps susce]ttibles de le retenir, ü peut y demeurer 
„inerte durant un espace bien plus long que celui d'un été"' la contagion 
se serait faite par un Kl de plumes après sept ans, suivant Alexander 
Benedictus, par des cordes après trente ans, (Forest), par de vieilles îiardes 
enfermées dans des décombres, (Théodore de Mayenne à Paris), par des 
maisons déjà atteintes à Vienne (Van Swietcn). „En remontant à la cause 
„des pestes de Meîjsine, de Rome, de Marseille, on trouve qu'elles naquirent 
„dans des magasins où étaient renfermées des niarchandises depuis long- 
„temps en possession de leurs germes/' i) 

Les grandes causes occasionnelles de la peste sont les agents de la 
décomposition animale, Tair, l'eau et la chaleur ou plutôt un air chaud 
et humide, les pluies abondantes, les brouillards, Pugnet conseille déjà 
une bonne prophylaxie de la maladie. Contre la peste, les mesures les 
plus efticaces sont les quarantaines, l'isolement des malades dans les 
lazarets, les lessives et la fumigation des effets du pestiféré (avec du vinaigre 
ou de la poudre à canon). 

Le lavage et le badigeonnage à la chaux de l'habitation l'exposition à^ 
l'air libre pendant dix jours de ce qui n'aura pas été lavé ou fumigé. — 
La fermeture des cafés, des bains et autres lieux publics. Il conseille 
encore de surveiller la propreté des voies, places et édifices d'éloigner les 
rizières des lieux habités. Il demande aussi que les troupiers ne soient 
exposés ni à Tair du matin, ni à celui du soir, qu'ils aient pour la faction 
une loge et une capote. Il condamne rinaction, l'intempérance dans la 
bo'sson ou la nourriture et l'excès des plaisirs de Vénus. 11 recommande 
un exercice modéré pendant le jour, des frictions sèches et légères substi- 
tuées aux bains, de bons aliments, l'usage, mais non l'abus du poivre, de 
îa cannelle, de la muscade et autres substances aromatiques. Le bon vin 
pris modérément est le premier des cordiaux j on peut lui substituer l'eau 
de vie à petite dose. Le vinaigre, (très en honneur à l'époque et encore 
aujourd'hui dans le peu[)Ie) „soit qu'on b'en frotte les téguments, soit 
qu'on le prenne à Tin teneur est l'un des meilleurs antiseptiques," 

„Enfin ces qualités vicieuses lui seront presque totalement enlevées dès 
que le gouvernement pourra s'occuper de la reconstruction des villes, de 
la culture des terres, du libre cours du Nil et du dessécht ment lies Marais." 

A suivre. 



1) Àlllean noufl avona mninBsd quelqUEA dntiTii^es historiquea sur la longévité d^a 
germpH pntlld^cnca. Koua AYdna jttotv^té COtlti'e lea coud iii>iLmia ttounliua do quelques 
bàctérîolo^îutcA r^ul pftt un couple d'ex^n'rlm^nta dt; lubünitidru nttaiiu^nt di^a expi^- 
riencoa par trop eamttttti'va de tous« loa hgi'» et di> tnun loü ptMipIcSi tl y n dfB «plcAtialiâ 
hiatoriqu^a i^ul »imt d'une valeur cxtrônt>(>iii«nt praticdlot 



EINIGE AMERIKANISCHEN BEITRÄGE ZUR ENTWICKLUNG DER 

MODERNEN THERAPIE. 

Vos Dr. SIMON B A R U C H. 

Arz/ am Hmhi-lVrij^hi (früher Manhufian General) Hospital; 

Cmsttitirenäer Arzi am Moniefiore Hospital ßtr Steckende 

tifttl TiéerkulBse ; Professor ftir I/ydro- Therapie an 

der Neio York Posi Gradnaie Sdwol un d Hospiia iek. 

(Schluss.) 
Prophylaktische Behandlung des Kindbettfiebers. 
Der Getlanke der Übertragbarkeit des Kirulbettfiebers durch die be- 
haadelndea Aerzte oder Hebammen war schon von Denman imd anderen 
im letzten Teile cks achtzehnten Jahrhtmderts ausgesprochen, doch 
von den Geburtshelfern nicht beachtet worden. Es blieb einem amerika- 
nischem Denker, obwohl selbst nicht Geburtshelfer, vorbehalten, kühn die 
Ix-hre auszusprechen^ die die Behandking dieser Krankheit von Grund aus 
urafonute und tausende Frauen dem 'I'od entriss. Dem unglücklichen 
Semraelweis wird das Privileg zugeschrieben, die Aerztewelt von der 
Wirksamkeit der Prophybxe bei diesem schrecklichen Leiden überzeugt 
zu haben. Fern sei es von niir, dem Forscher seinen Lorbeer rauben i\x 
wollen^ der als Arzt eines grossen geburtshilflichen Hospitals besonders 
dîsponîrt war, die Prophylaxe praktisch zu erprobeu isnd die moderne 
Asepsis des Wochenbettes zu begründen. Als Semtnehveis seine Ideeeti 
vorbrachte, begegnete er bei Kiwisch, Scanzoni, Carl Braun und anderen 
hervorragenden Männern einer heftigen Opposition und das betrübte ihn 
derart, dass er in Geisteskrankheit verfiel. Es muss deshalb der wahrheits- 
ibendstc und kritischste Historiker zögern ^ ehe er einem Manne der ftir 
ine Idee sich opferte, ein Blatt von seinem I,orbeer nimmt. Trotzdem darf 
der historische Kritiker nicht Kögern, die gerechte Priorität eines amerika- 
nisclien Aerztes ausdrücklich zu erwähnen^ der die gleiche Idee schon 
5 Jahre vurhcr aussprach, Dr. Oliver Wendell Holmes, Professor der Anatomie 
und Physiologie an der Harward-Universiliit^ las vor der Eos ion Society 
ft>r medkal Imprûvemeut und auf Ersuchen der Gesellschaft veröffentlichte 
in den New Ktighmd Quarferfy Journa! of Medicine and Surgery^ April 
tS4j einen Aufsatz, betitelt „Die Conîagiosîtilt des W'ochenbettfiebers", in 
welchem er ausführte, dass der Ursprung des Leidens das Cadavergift ist 
und dass diese Aetiologte in den Werken der Geburtshilfe seiner Zeit 
entweder gleichglillig oder gar mit Geringschätzung behandelt wurde, 
(üewees treatises on the diseases of females.) Er sagt; „In diesem Lande, 
so oft bisher das Wochcnliettfieber erschien, denkt man überhaupt nicht 
daran, dass es contagius ist," Holmes schreibt: „Das praktische Ziel ist 
folgendes» die Krankheit bekannt als Wochenbettfieber ist insoweit conta* 



8 



giös als sie häufig von Patient zu Patient durch Acrzte und Wärterinnen 
verschleppt wird.*' Der erfahrene Autor liefert einen überwältigenden 
klinischen Beweis aus Berichten vieler Aerzte die Epidemien beobachtet 
hatten in der Privatpraxi--, für seine Annahme und spricht es aus, dass 
„viele Menschenleben wegen Nichtanerkennung der Contagiositätslehrc in 
diesem Falle zu Grunde gehen mussten." Es ist mehr Unterricht als Vor- 
wurf, dass ich die Erinnerung an diese unreparirbaren Iirtümer erwecke, 
keine Zunge kann das herzbrechende Unglück schildern, welches sie her- 
vorgerufen haben.'' 

Dr. Holmes macht folgende Schlussfolgerungen : 

i) „Ein Arzt, welcher geburtshilfliche Fälle übernimmt, darf nie an 
Sektionen teilnehmen. 

2) Wenn ein Arzt solchen Autopsien beiwohnt, so sollte er sich gründ- 
lich waschen, seinen Anzug wechseln und 24 Stunden oder länger geburts- 
hilfliche Praxis vermeiden. 

3) Beim Erscheinen eines einzelnen Falles von Puerperalfieber in seiner 
Praxis muss der Arzt sich klar sein, dass er die nächste Puerpera seiner 
Praxis infiziren kann und es ist seine Pflicht jede Vorsichtsmassregel zu 
trcficn, um die Patientin vor dieser Gefahr zu schützen. 

4) Wenn innerhalb kurzer Zeit zwei Fälle von Puerperalfieber dicht bei 
einander sich ereigneten in der Praxis desselben Arztes, diese Krankheit 
aber nicht in der Nachbarschaft auftritt, so sollte er wohl weislich seine 
geburtshilfliche Thätigkeit wenigstens für einen Monat aufgeben und sich 
bemühen, mit allen Mitteln die schädlichen Einflüsse zu beseitigen, die er 
persönlich übertragen könnte. Das Auftreten von 3 oder mehr nahe be- 
nachbarter Fälle in der Praxis eines einzelnen Arztes, sofern andere in der 
Nachbarschaft nicht existiren und sofern keine andere Ursache für dieses 
zufällige Zusammentreffen nachweisbar ist, beweist, dass der Arzt selbst, 
das Contagium überträgt. 

5) F-s ist Pflicht des Arztes, jede Vorsichtsmassregel anzuwenden, um 
eine Übertragung der Krankheit durch Wäiterinnen oder andere Hilfs- 
kräfte zu vermeiden, indem er das Personal hinreichend informirt und bei 
jeder verdächtigen Infektion rechtzeitig warnt. 

6) Wenn immer noch für jene Nachsicht geübt wird, die aus Unkenntnis 
Anlass solchen Unglücks bisher geworden sind, so dürfte die Zeit gekommen 
sein, um das Vorhandensein einer i)ersönlichcn Gefährdung durch einen 
einzelnen Arzt nicht als ein Missgeschick sondern als ein Verbrechen 
anzusehen und wenn die Schädlichkeit klar erkannt ist, so sollte es die 
Pflicht des Arztes sein, seine periönlichen Interessen, den Interessen der 
Allgemeinheit unterzuordnen." 

So klar erkannte Holmes die wahre Natur des Puerperalfiebers und mit 




I 



gleicher Klarheit lehrte er, wie seine verheerende Wirkimg m mildern ist. 
JDcr Mut sener Überzeugung führte ihn dazu in dieser Art die Frauen zu 
verteidigen, deren Leiden und Kummer, seine poetisch veranlagte Natur 
dazu veranlasste, sie von dieser schrecklichen Plage m befreien. 

Gerade wie es 5 Jahre später Semmelweis ging, ging es Holmes, der in 
heftigster und unhöflichster Weise von hervorragenden Geburtshelfern senes 
Landes bekämpft wurde, von Lehrern, welche die Anschauung und die 
praktische Thätigkeit der heranwachsenden Aerzte-Generati^n m bilden 
hatten, den berühmten Professoren Philadelphias, Noch im Jahre 1852 
bekämpften diese Lehrer seine Anschauungen in Kenntnis^ der Thatsache, 
dass miitkr^veile Semmehveis die gleichen Anschauungen in Wien aufge- 
stellt und durch siebenjährige praktische Thätigkeit erprobt hatte. Noch 
in diesem Jahre sagte Professor Hodge von der Universita: Pennsylvania 
seinen Studenten „das Resultat der ganzen Diskussion dient nicht nuclhre 
Anschauung von dem Wert und der Würde unseres Standes zw erhöhen 
sondern ihren Geist von der überwuchernden Furcht zu befreien dass sie 
Frauen im Wmhenbcti âtr artiges Uebd zufügen konnkn^ dass sie auf 
irgend eine Weise ein sciireckUches^ so verheerendes Gift und so ,i;:,eheim- 
nissv^U in seinen Wirkungen zur £rseitpin.ç des IVûcàenbett/khrs ein- 
verleiben können" In demselben Jahre schrieb Professor M eigs, ein anderer 
hervorragenrler Geburtshelfer: „Ich ziehe es vor, dem Zufall o.ler der 
Vorsehung, von denen ich keine Ahnung habe, s"c lieber zuzuschreiben, 
als einer Contagion, von der ich mir keine klare Vorstellung machen 
kann, weni^rstens bei diesem besonderen Leiden, zu dessen Verbreitung 
sie nicht mehr thun können, wie zur Verbreitung der Cholera von J essora 
Dach St. Francisco oder von Mauritius nach St. Petersburg." 

Der Ton dieser Kritiker ist ein Beweis für die Heftigkeit der Opposhion, 
welche Holmes veranlasste im Jahre 1855 eine Monographie „Z^aj iVoe/ien- 
beiifieber als private Epidemie" lm verfassen; die letztere, veröffentlicht 
von Ticknor U Fields in Boston, brachte von neuem den Originalaufsatz 
mit einer Einfuhrung, welche seine logischen klaren Ausführungen vcr- 
stârkL Hier schreibt Holmes: „Der Gegenstand hat dasselbe weitgehende 
Interesse für mich wie damals als ich den schrecklichen Beweis tlafür 
suchte. Ich habe reichlichen Beweis dafür da^s viele Aerzte jetzt vor- 
sichtiger in ihrem Umgang mit Wöchnerinnen sind. 

Ich meinerseits würde lieber eine Multer davor bewahren, durch ihren 
Arzt vergiftet zu werden, ah beans|jnichen 40 von 50 Patienten gerettet 
JEU haben, wdchen ich die Krankheit ïugescbleppt habe. Ich fühle mich 
nicht beleidigt und will nicht Gleiches mit Gleichem vergelten, esgiebt kein 
Schmäh wort und kein Sarkasmus im Wörterbuch das mich bei solch einem 
Controverse berühren könnte. Ich appelliere von der Schmähschrift des 



lO 



Professors in iler Geverson's Soluile von Philadelphia zu der anerkannten 
Anschauung jener, die ich nicht kenne und die mich nicht kennen, noch 
sich um meine Person kümmern, sonJern nur allein um meine Ideecnj 
ich appel iere an Copeland in seinem medicinischen Wörterbuch, der von 
meinem Aufsatjte in Ausdrücken gesprochen hat, welche die Pamphlete 
amerikanischen minderwertiger Schriftsteller selten von europäischen Autori- 
täten anwenden; ich appellire an Ramsbotham, dessen compiöse Lob- 
preisung alles ist, was ein Selbstverherrlicher verlangen konnte; ich 
appellire an den fünften Jahresbericht des Registrar-General von England, 
in welchem ein Auszug metner Arbeit gebracht wird und zwar nicht ohne 
günstige Besprechung. Ich will es für erwiesen annehmen, dass sie die 
herabsetzende Aeusserung meiner Landsleute und Mitlehrer soweit über- 
wogen etc." 

„Die Lehren der Professoren an den beiden grossen Universitäten 
Philadelphias sind bestimmt nicht nur von ihren Hörern sondern von der 
Aerztewelt im allgemeinen gehört zu werden. Ich bin zu ernst um demütig 
oder anspruchslos zu sein, aber ich bhte jene welche die Schlüssel zu 
Leiden und Tod besitzen, um mich für dieses eine Mal zu hören. Ich 
fordere keine persönliche Gunst und bitte nur um der Frauen willen gehört 
zu werden, deren Leben in Gefohr ist, bis eine stïlrîiere Stimme für sie 
sprechen wird. Wenn die Lehre, die ich gelehrt habe, eine traurige Wahrheit 
enthält, wenn die Nichtanerkennung dieser Lehre und die (prac tische) Thätig- 
keit unter Geringschätzung derselben Jammer über vertrauende Familien 
brachte, so möge es klar ausgesprochen sein, was von den Lehren jener 
zu halten ist, welche die erwähnten Gefahren verachten und Vorbeugungs- 
Massregeln verschmähen. Jeder der die Vergiftung überträgt, m\jss dem 
Herrn um Verzeihung bitten, denn Menschen können ihm nicht vergeben/' 

Die würdige und freundliche Sprache Holmes, steht im krassen Gegen- 
satz zur unhötlichen Art seiner Gegner. 

Die ganze Geschichte der Holmes 'sehen Propaganda für die Befreiung 
der Frauen von einer Infektionsquelle, welche ilas Familienleben der 
niederen und höchsten Stände in gleicher Weise vernichtet, wiederholt sich 
in der Geschichte Semmelweis wie sie in der folgenden Darstellung sich 
ergiebt. 

Helmes schrieb im führe 1843: 

T. Die Krankheit bekannt als 
Wochenbett lieber isl soweit con- 
tagiös, dass sie hätifig von Patient 
zu Patient durch Wärterinnen und 
Aerztc tibertragen werden kann. 



Scmméiweis schrieb 1848t 

I . In geburtshilflichen Instituten 
wird das schreckliche Fieber wahr- 
scheinlich auf schwangere Frauen 
und Wöchnerinnen vom Geburts- 
helfer selbst übertragen, 



TT 



2, Ein Arztf welcher geburtshilf- 
liche Fälle öbemimrat, darf nie an 
Sektionen Teil nehmen, 

3. Wenn ein Arzt solcher Autop- 
sieen beiwohnt, sollte er sich voll- 
ständig waschen, jedes Kleiduugs- 
stück wechseln und 24 Stunden 
vergehen lassen, ehe er wieder einen 
geburt^hilflicheü Fall übernimmt. 1) 

Die Gegner Holmes waren: 

Die Professoren Hodge, Meigs 
und andere. 



2. Diese ist in den meisten Fällen 
nur eine C ad -t ver- Infection. 

3. Alle Studenten und Geburts- 
helfer sollten ihre Hände sorgfältig 
in Chlorkai klössung unter Anwen- 
dung der Nagellnirste waschen, ehe 
sie die geburtshilflichen Rilurae 
betreten. 

Die Gegner Semmchoeis: 

Die Professoren Kiwi seh, Scan- 
zoni, Carl Braun imd andere. 



Aus den Originalschriften von Holmes und Semmehveis erhalt zur 
Evidenz, da^s der erstere, seine Mitteilung 5 Jahre vorhermachte. Gerade 
die Anwendung von Chlorkalklösung, welche Holmes anfiihrt, wurde von 
duem Aerate im Jahre 1 S3 5 schon anticipirt, dessen Bericht Holmes anführt. 
Ausserdem wurden Holmes Beobachtungen mit grosser Sorgfalt aus dir 
Privatcticntel gesammelt unter Bedingungen, welche das grösste Vertrauen 
verdienen, wegen seines anhakenden Srrebens, (iie Wahrheit zu finden, 
deren Anerkennung so bedeutungsschwer ftir die leidende Frauenwelt war. 
Vs ist nicht meine Absicht, die Priorität des amerikanischen Aerztes 
besonders zu betonen, sondern einer Gercchrigkeit die Ehre zu geben, 
indcm^ ich die vergessenen Thatsachen hervorhole. In der That bemühte 
sich lÖr. Holmes in seinem letzten Aufsatz seine Stellung zu befestigen, 
in;1cm er eiacn französischen Schriftsteller Arneth citirt: 

„Senderein (irrtümlich Statt Semraelweis) schiigt als Desinfekttünsmittel 
Chlorkalklösung vor und die Anwendung der Nagelbürste vor dem Betreten 
der geburtshilflichen Räume. Plötzliche und starke Abnahme der MortnlitiU 
durch Puerperalfieber, Krankheitsursache (wird) der Uebcrtragimg der 
Cadaverstoflf zuerteilt." 

Die Lehren Holmes auf die Geburtshelfer seines Landes wurden nicht 
so umgehend geltend wie jener Semmel weis in seinem Land. Der erstere 
halte kein geburtshilfliches Institut und deshalb waren seine Arbeiten nicht 
so resultatreich weil er nicht wie Semmelweis in Räumen eines öffentlichen 
Instituts, am Krankenbett die praktischen Beweise dcmonstriren konnte, 



1) 80 IftTii^« idi cUfse Frrtuen bcliandüHe [die an rucrjieralfieliFr alrtrljt*»] wechsieU«' ioli 
nelnu KkldtT und wusch mcuii] ItÄmlo in Cliku'ktilklüiJtiii^ nudi jinlvm ßpsudi. Zu AWmt 
Zelt beliaiidt^hQ Ich iceburUliilflkb Î Fmueti^ wplclio pîneiii durchuuü nomnlcti 0(<burta- 
vtrUuf hattt*n. [Beriçlit uliica Küllcgi;ii.J 



Il 



welche allein die mächtige Gegnerschaft überwinden konnten, der leitenden 
Geburlshelfer die die Anschauung hatten, d;iss seine Furcht vor Ansteckung 
grundlos wäre und die, unglücklicherweise ihren Studenten an lieten, nicht 
geburtshiltliche Fälle in ihrer Praxis zurückzuweisen, wenn sie zufällig 
Wochenbett lieber ui behandeln hätten. Sic hrthcn die gevvöhuliche Rein- 
lichkeit des Menschen für ausreichend, alle anderen Massregcln lur über- 
flOssig. Das Holmes' Schriften nichtsdestoweniger reiclie Fnicht tragen, 
erhellt aus dem folgenden Conimcntar, verfasät von dem amerikanischen 
Redakteur ties Copeland'üchen \\'ürtcrbuchcs, welches in jener Zeit einen 
massgebenden Einfluss in den Vereinigten Staaten besass; 

,,\Vir halten es fiir unnötig dctailSiert die contagiöse Natur dieser Krank- 
heit zu beweisen, da nur wenige, wenn überhauiit Jemand, diese Lehre 
nicht glauben/* 

Daraus crgiebt sich, dass obgleich führende Geburtshelfer in Amerika 
diese Anschauung mit einer unverständlichen Harinilckigkelt vorgefassler 
Meinung bckämpftcD, die grosse Masse der Aerztewelt, die Holmes'schen 
Ideen accepl*ertcn und durch prophylaktische Reinlichkeit die Infektions- 
quelle verstopften. Der gleiche Vorgang spielte sich für Semmel weis 5 Jahre 
spater in Wien ab. In Amerika führte Fordyce Barker in New-York durch 
seine glänzende Darstellung und h inrei^sende Beredsamkeit die Wochen belt- 
Asepjiis ein, indent er antiseptische Vagina Idouchen nach tier Geburt zu 
einer Zeit empfahl, wo sie In diesem Lande noch nicht angewandt wurde. 
(Puerperal Diseases by D. Appelton & Co.) Dieser volkstümliche Geburts- 
helfer schritt so mit der Wissenschaft fort, dass er als crsjter in seinem 
Heiraatslande entdeckte, dass die starken Vaginal -Injektionen im Wochen- 
bett unter normalen Verhältnissen zu vielen Infektionsquellen wurden, 
deshalb von tlem allgemeinen Praktiker aufgegeben werden sollten. 

Eine meiner angenehmsten Erfahrungen als Schriftsteller machte ich im 
Jahre 1894, als ich energisch Jgegen die üben^'iegende, übermassige Anti- 
sepsis Front machte {New- York ßnrnal 1SS4) welche /u jener Zeit mit 
grosser Emphase und Beredsamkeit von einem berühmten Gfburlshelfer 
dieses Landes (T. Gaillard Thomas) betont wurde. Als ich noch fremd in 
New- York war, war Dr. Barker so liebenswürdig, mich zu besuchen, um 
mir wegen meines heftigen Angriffs auf die antiseptischen Lehren zm 
graudieren, die von hervorragenden geburtshilflichen Autoritäten gelehrt 
waren. Da er zu jener Zeit Präsident der New -York Academy of Medicine 
war, so veranlaste er eine erschöpfende Diskussion tiber die Frage der 
aktiven Antisepsis im normalen Wochenbett. Bei dieser Erörterung, an 
welcher die leitenden Geburlshelfer Amerikas (Lusk, Munde, Hunter, Hanks) 
teilnahmen, war Dr, Barker der einzige, der seine Stimme gegen diese 
vielgeschäfiigc Therapie erhob. Seltsam genug widerrief der Bearbeiter des 



Onginalthemaä, das zur Diskussion stand, seine frühere Empfehlung der 
Vagmal-Injektion im Wochenbett am Schluss der Diskussion, Dieses Bei- 
spiel freimütigen Eingeständnisses einer falschen Anschauung verdient 
erwähnt zu werden, nicht nur weil es die Redlichkeit und Offenheit des 
Prof. Thomas illustriert, sondern weil es der gefahrlichen an ti septischen 
Praxis mit einem Schlage ein Ende machte, Langsam aber sicher brach 
sich eine rationellere puerperale Therapie Bahn, wie es aus Prof. Coe*s 
Besprechung meines Buches über die Bedeutung des Wassers {Medkai 
Records, t Februar 1893) erhellt: „Die Resultate moderner antiseptischer 
Geburtshilfe haben den vorgeschrittenen^Standpunkt als voll gerechtfertigt 
erwiesen, den der Verfasser schon vor 8 Jahren einnahmi als er fast allein 
gegen das gefahrvolle der Vaginal-Douche opponierte," Auf dieser Weise 
eüt wickelte sich die Asepsis bei Puerperal-Fieber in unserem Land. 

Ich hoffe, dass mein Bemühen diese Errungenschaften meines Landes 
in der Entwicklung der modeinen Medicin vorzuführen, so aufgenommen 
w^erden, wirtl wie es geboten ist — zum Nutzen der leidenden Mensch- 
heit tind föT den Fortschritt der Medizin. 



REVUE DES PERIODIQUES. 

QtOQBifUTS MÉDICALE. 



Tkt name of Pararehut. 
The folloTrinpf derivation of the name adopted hy Paraceîsufl is given in tlie 
British MfJkal Jottnmf (Otb Deeembor ItïtO), The full name of Paraf<?lsU3 
waji Aureolü» Fhilippus Thcophraatus Bombast tod Hohenboim. His father 
Wilhelm Bond>ast von Hohi-nheim waa a poor physieiaii who is said by some 
to ImTe been a natural sou of a Gentian noble of that name. He ha« ju«t tlip 
amma claim to tho name of Farnc4?kus ilint Gerhardt (Geert Cleerh) had to 
that of DesidtTÎus Erasmus and Delia Seala to that of Seahger. It ia true 
that in his case the process of giving a elassieal turn to his name wa» ^ome^ 
wh»t more oonipliented than in that of those famous scholars. It h explained 
hy Dr. Parke» Weber in a paper vvhieh ûppenred in the MedivaJ Mü^aziat 
tn April 1807, as follows! : "At a time when mont German Priïfessors t^han^ed 
their namcB hito the Lalin and Greek etniivalenN, thiH youthful philiis*>phcr 
was not eontcnt with the ordinary lutin *'ah Hohonbeim", whieh appears on 
his mthentic portraits, but preferred the Greek -«jî« to the btSn "nli" and 
th«*n instead of making hia name wholly Greek, likü hi« eonteîuporary 
Mflnnehtlion, added the Irttin "Celnas'* (for Hohcnlieim) thus ohtaiiiidjf the 
dogK^'i't^I mixture "ParaeelsaB"." JJA. P. 



ZUR PRIORITÂTSFRAGE HOLMES-SEMMELWEIS 
VON Dr. TIBERIUS VON GVÖRY, UnivcrsikUsdoc, m BuihJ>est, 



In dem Aufsatz*; dus Herrn Proft;:;sor Baruch : „Prophylaktische 
Behanflking des Kindbetlfiebcrd" lassen sich als Resume der 
Hohiies'scheii Aetiologischeti Auffassungen zwei Punkte praecisieren. i , 
Dass „der Ursprung des I<etdens das Cadavergift \%V\ 2., dass das 
Puerperalfieber contagiös ist, d.h. von einer Puerperal fieberkranken auf 
eine andere Gebarende oder Wöchnerin übertragbar. 

h\ dteisen beiden Punkten ist Holmes' Aetiologie, auf welche d!e pro- 
phylaktische Behandlung des Kindbettfiebers fasst, vollauf erschöpft. 

Herr Baruch sagt nun, dass die „gerechte Priorität" dem Amerikanischen 
Arzte Holmes zukomme, der die ,jgîeiche Idee" schon 5 Jahre vor 
Semmel weis aussprach. 

Wahrîîch! halte auch Semmel iveis nur so viel gesagt, dann würe es 
die „gleiche Idee" und dann müsste die Priorität ohne weiteres dem 
Amerikaner Holmes äu gesprochen werden, 

Herr Baruch hat 3.ber in seinem ganzen AufsatJte, selbst in den punkt- 
weise angeführten Parallelen alles üiirige was Scmmelweis noch über den 
Hohiaes'schen Ansichten und Aussprüchen gesagt und geleistet liat, einfach 
übersehen und nicht mitgetheilt. Aber gerade dieses „übrige" ist es, 
wofür die eigentlichen ausschlaggebenden Entdeckungen Semmel weis* 
liegen; worin der Schwerpunkt seiner Lehre liegt; dieses „übrige" war 
die Grossthat seines Lebens, sie war jene Entdeckung, die heute uner- 
schütterlich fest steht, Dieses „übrige** war es, wofür man ihn zu seinem 
Leb^eite anfeindete, t\\ dessen Beweise er seine „Offenen Briefe" mid 
sein unsterbliches grosses Werk schrieb; dieses „übrige*' wax „die Idee, 
für die er sich opferte'* und zu Grunde ging — und dieses „übrige" 
ist csj das — utt figura docet — noch im Jahre 1902 übersehen worden 
ist! Ohne dieses Übersehen des Allerwrchtigsten hätte Herr Baruch eine 
Priori tat s frage zwischen Semmehveis und Hohnes gar nicht aufstellen können. 

Betrachten wir nun aber die Sache etwas näher. Hiezu müssen wir die 
einschlägigen Stellen aus der ersten, im Jahre 1847 (nicht 184SI) ver- 
fasstcn Publication (die nebenbei bemerkt nicht von Scmmelweis selbst, 
sondern aus Hebra*s Feder herrührt) betrachten. Dieselbe erschien in der 
„Zeitschrift der K.K. Gesellschaft der Aerzte iw Wien". (IV\ Jahrg;ing. 
2. Band. Seite 242—244) 1), 

^fflik/is/ wkhfige Er/aknmj^m über die Aetioïùgiê der in Gebär- 
ans faite ft epidemischen Ktndbef/ßeberJ'* 

1) Diese Piiblicjitiiin Hebra*» liiit Aut-h Dr. Jcibanntjs t}rû»ss [Dresdori] in avinor trcITIkHen 
Moflosfrrtpliio „rjçrinï! I'liilijip ^i'mriuOwi'ts, dor Eiitrk'ckür JtT L'rsiifilii? des KiiuHu'ttlit'lH'rs* 
jIjHpaig utul Wiftu VfAwt lli'UÜekt, ir^flHi| iiuf;;t'[ic>iumt.'n iitnl hicilurr-li zu;^ärigUo1i(>r n^t'tuadij:. 



n 



M Pie Hednction dicier Zeitsclirift fiiîilt sieh TerpOiuliU^t, die folgenden tou 
Herro Ür. Ig. Seimndwcis, AssiKleutcji an dor ersten gebnrtisliiUltchen Klinik 
de» Uicftigen K,K. nWfftnmmicn Krau ken hau ses, gcinnditeii Beobachtungen in 
Hnisicht der Aetiolo|jie der beinahe in diesen Gebäranstalten hen-suhenden 
Puerperal fif her, îiîemît dfra nratHehen Fnblikum mitziiMieden. 

Herr Bn Hennuelweis, der sit-h bereits über fünf Jahre im hiesigen K.K, 

Krankeiihaui^e befindet, maeUte es täiL'h zur AufgnbCf nach der Ursaebe 

XU fonsfUen, ivch-he dem m verheercndeUj epidemisch verlftufeadeii Puerperal- 
processe äu Grunde liegt. 

Auf diesem Gebiete wurde nun nidita ungeprüft gelassen und alles, was nur 
irgend einen «ehädlichen EinflusH hätte ausüben können, M'urde Hûrgfiil tig entfernt. 

Diindi den tii^ilieljen Besuch der hiesigen pathologiseli-auatoTniHL'hen Anstalt 
hiAlt** nun IV, SemmiïUois den schiidhelien Kinflus!* kennen gelernt, welcher 
dun-h jauchige und faulige Flüssigkeiten auf selbKt wnverletÄte Körpertheile 
der mit Leifhensectionen sieh btsidiaftigenden Individuen ausgeübt wird. 

Diese Beübachtung erwaehte in ihm den (ledanken, daas vielleicht in Gebär- 
anslttlten vcm den (.lolmrhlielfern selbst den ^L-hwangerwn uad KreïstHeitden der 
furehtbare Puerperalproees« eirigeimpft werde, und das er in den Meisten ^^allen 
mckf4 andtiva ah eine Lekheitinfection get. Um dies© AoBieht mi erproben, 
TTurde auf dem Kreissssitrimer der ersten goburtshiîflîeheit KHnik die Anord* 
nung getroffen, dass ein Jeder, der eine Schwangere untersuchen wollte, zuvor 
seine Hiinde in einer W!is.«*erigen Chlorkalk lüsung wuschen musste. 

Der Erfolg war ein ül»erra»ehend günstiger. ...... 

llureh diese Thatsaehe wiire vielleicht aueh das Problem gelöat, warum in 
HebammeuBehulen ein so günstiges MortaUtiitsverhältnis im Vergleich ^u den 
BÜdmigt^anstalten für Gebnrtshelfor herrscht, mit Ausnahme der Maternité in 
Pwri'*, wo — wie bekannt — die Sectioncn von Hebammen vorgenommen 
werden, 

Drei beiondere Erfahrungen dürften vieüeieht dieaüi soeben ausgesprochene 
Ueijerzeugung noeli weiters lypstätigen, ja sogar den ümfnng ders^elben uotdi 
erweitern. 

Dr. Hemmohveif* glaubt nüuilieh nachweifïen zu kininen. dass 

1, dnreh vernachlasgîgtcji Waisi-ken einiger mit Anatomie sich besehaftigender 
Sehüler im Monate Keptemhcr mehrere Opfer gefallen sind; dass 

2, im Monate October durch die häufige l'ntersnehung einer an vcrjauehen- 
detti MeduUarsareom des rteru» leidenden Kreisaendcü — wonach die Wasch- 
ungen nicht Iwohachtet wurden — ; sowîo endlieh 

3, dtirt-h ein am Unterschenkel einer Wöchnerin vorhandenes, ein jauchiges 
Secret liefernde« Geaehwür — melirere von den mit diesen gleidiÄeitig Eut- 
hundenen infieiert wurden. Abo auch die Uehertragnng jauchiger Exsudate 
an* lebenden Organismen kann die veranlA^f^cnde Ursache zum Puerperalpro- 
cexHo abgehen.*' 



Aus dem hier wörtlicli gebrachten Original hat Herr Prof* Barucb in 
den 3 Punkten :iuf Seite lo — it den Jamts als Antithese 7.u Holmes 



x$ 



nur jenen Satz mitgetheilt, welcher durch eine von mir stammende Cur- 
siv Schrift bezeichnet ist Die am Ende des Originals mit z. und 3, 
numerierten Sätze rcsp. deren hochwichtigen Inhalt hat Herr Baruch 
gänzlich übersehen. Man möge aber diese ^wei Sät/,e recht genau ins 
Auge fassen, die Aetiologie des Kind bei tfiebers erfahre schon hier eine 
Bereicherung^ wie sie weder Holmes, weder die anderen Contagionisten, 
noch irgend Jemand vor Semnielweis beobachtete. ^\'ir *»ehen zugleich, 
das Semmelweis bereits 1847 jene breite Aetîologischc Basis für das 
Kindbett lieber angebahnt, die er dann endlich in dem so mannigfaltigen 
und gleichzeitig einheitliclien Begriffe der „Pyaemie" zusanimenfasste, i) 

Während also der Contagionist Holmes nur das Leichengift und das 
von einer Kindbettfieberkranken übertragbare Contagium als aetjologische 
Factoren kennt, so besteht Semmel weis' Entdeckung in dem Erkennen 
sämmflkh^r aetiologischer Factoren. 

Holmes war — wie wir sehen — ausgesprochener Conlagtonist, Seine 
prophylaktischen Massregeln waren dieselben, wie die der Engländer, die 
durchwegs der Contagiositätslehre huldigten. Semmelweis kannte ihre 
Massregeln auch ganz genau. Er theilt es auch mit: 

„Die Engländer, von dor AnsiL-ht ausgi'hond, dnsa das Kindbettfieber fon- 
tagioä sei, bcauühcn eine gesunde Beliwangere, Kreiasendo odi^r Wöchnerin 
niflit, wenn wie fiilher eine kranke Schwangere, Kreissende oder Wöi'hnerin 
besucht hatten, ohne sicli vorhin die Hände mit Chlor tax wasehon, ohne die 
Kleider gewechselt 7u haben und wenn die Zahl dor Erkrankungen zunimmt, 
untcniehnien «clfje HeUcn oder geben für einige Zeit die Praxis ganz auf. üie 
engÜHi-lien Aer/te gehen nach der Seetion einer Puerpera^Leiche zu keiner 
gesunden Sehwaugcreii, Kreii^iifenden oder Wöchnerin, ohne sich vorhin tu Chlor 
gcwaöehen, ohne vorhin die Kleider geweehselt zu hahen. 

Nach der Section einer Puerpera-Leiehe zerüturcn engUsehe Aerzte dureU 
Chlorwaschuugen, iu der Absiebt ein Conlaginui zu iter:*tÖrcn, don aerçetzten 
Stoff, mit welchem die Puerpera-Leiebe deren Hände veraureinigt hat/' 2) 

Durch diese Massregeln ref.eien die Contagionistcn im gegebenen 
Falle, d. h, — wo es sich um Verhütung der Uebertraguug von Leichen- 
gift oder des „Contagiums", von einer Puerpeperal kranken herstammend 
handelte — das Leben vieler Wöchnerinnen und waren mit ihren Resultaten 
recht zufrieden. Aber „sie haben nur eiucu Theiî der Wahrheit aber nicht die 
ganze Wahrheit erkannt — schreibt Semmel weis — und es können 
rlaher aus dem Theile der Wahrheit, weiche sie nicht erkannt haben^ 
/ahlreiche verhiitbare Resorptionsfieber in der Fortspllanaungsperiode des 
Weibes, erstanden durch verhütbarc Infection von Aussen, erzeugt werden." 3) 

1) Die Aetiiilogiej Avx Beitrriff uoil dk' Pn^phylastia dos Kuulbi-ttOi'UcrB. {Pest, Wien und 
L**ipïî|î, C. A. H»rtlpben, ISGl, **Ue 10G— lOT.J 

2) Die AetioUt^'ii' Pte. Sï-Ui> H6— H7. 
3j OffentT lirk'f an sfïniraltclif* Pffjfi-HSrtren ilt-r Ocljurtriliilff. Ofon 18ß2, 8iitp 21 



n 



W'ahrbeît, als ein 
partielle W'ahrheit 
sehen Lehren am 



Wie es |a so oft geschieht, so verhinderte auch in diesem Falle die 
partielle Wahrheit viel zäher, viel länger den Dürchbruch der ganzen 
Irrthum. Denn der Irrthum lässt sich corrigiercn, die 
denkt ganz zu sein; wie denn auch die Semmeiweis'- 
hartnäcktgsten und längsten durch die Anhänger der 
ContagiositÂtSîîlehre befochteii und hintan gehalten wurden. Seine herbsten 
Kämpfe hatte Semmehveîs gerade mît den Contagionisten 2U entrichten 
gehabt und um seine I^ehre zum Sieg zu verhelfenj nriusste eher die 
ganze Conta^iositätslehre der Englander und Anderen, wie Holmes, 
sertrümnicrt und über Bord geworfen werden. Seine sämmtlichen „Offene 
Briefe", sein grosses 544 Seiten umfassendes Werk: „Die Aetiologie, der 
Begriff und die Prophylaxe des Kindbettfiebers" — alle drehen sie sich 
um die Axe, dass das Kindbetlfieber ^emi? contagiöse Krankheit ist. 
Fast von Seite zu Seite seiner sämmtlichen Werke können wir ihm in 
seinem erbitterten, aber bis zu Ende geftihrten Kämpfe gegen die Conta- 
gionisten zusehen, und wahrscheinlich wilre dieser Kampf nicht entbrannt| 
hatten nicht diese die „gleiche Idee" mit ihm gehabt. Ich führe hiefiir nur 
einige wenige von den mas^-enhafien sich hierauf beziehenden Stellen aus 
seinen Werken vor. 

„Ich halte das KindbuttfiehL'r für keine eontagtöse Krankheit, weil dasselbe 
nicht von einem joden am KiudbeltficbtT orkrankton rmlivitliuni auf ein 
gcauudes übertragen werden kann, und weil ein gesundes Iiidtviduum das 
Kiüdlx'ttfiebcr von Kranken her bekommen kann, welche selbst niclit am Kind- 
iMîttficher leiden. 

Ein jedei* Bliittemkranke ist geeignt4, bei einem gesunden Individuum Blattern 
hervorzubringen und ein gesundes Individuum kann Blattern nur von einem 
Bkttcrnk ranken bekommeo, von einem Gcbarmutterkrebsj her hat noeh niemand 
Blattern bekommen. 

ICielit so Terbul t sieh die Sache beim Kindbcttfiebef ; wenn das Kindbett- 
ficrber unter Formen verlauft, welche keine zersetîten Stoffe erzeugen, so ist 
dÄH Kindbettfieber toü dienen Individuen auf ein geaundca nicht übertragbar, 
Enseugt aber das K:ndbettßeber zersetzte Stoffe^ wie z.B. bei Endometritis 
Jieptie», so ist das Kindhettfieber auf gesunde allerdings übertragbar. Nach 
dem Tode ist von jeder PuerperabLeiehe dan Kiudbettfieber auf Gesunde 
überiragbur, bei der Leielie kommt nur der Fäulnissgi^d in Betracht* Aber 
das Kindbettiieber kommt von Krankbeiteni welche selbst niekt Kiudbett/icber 
sind; gangrae noses Eryijipe!, Carcinoma uteri ote, bringen Kindhettfieber hervor, 

Eitic jede Leiehe, mag wekihc Krankheit immer den Tod veranlasüt haben, 
bt geeignet, das Kindbettfieber hervorzubringen, wenn die Leiehe den nötigen 
Fäulnijisgrftd erreicht but. 

Eine üontügiÜHu Krankheit wird dureh einen Stoff fortgepllanÄt» welcher nur 
di« betreffende Krankheit erzeugt. Caries hat noch nie ein Bbtterneoütagium 
hervorgehrocht. Bu« Puerperalfleber wird durch einen Stoif fortgepflanzt, 

1903. 2 



i£ 



wck-îier das Produkt niclit des Kiivdbettfiebers allcia, sondern aucli des Product 
der hotorogensteii Kraukheiton bildet. 

Dns Kiudljottfltd)€r int di^mrineh keine conta^iiJiio Krnnkheit, nber er ist eine 
auf ein gesviudes! Individinitn übcrtrai^lmre Krarikküit vermittelst eines aer- 
sot^ton Stoffic'ä.*' 1) 

„Jedi? Leii-lie ohne Küfk.siulit auf die KrankJieit welche den Tod veranlasst, 
ist geeignet, das Kindbettfieboi' liervorzurnffn, ea ist raitbin das Kindbettfieber 
keine contagüise Krankheit, sondern da,« Kindbett fieber ist eine Pjaemie, wie 
Belbe ExpcrîmoutatojvH nn Tliieren aueli hervorbringen, und obwohl esgewii^s 
ist, dasa das Püei'perairiebcr aui-li iititer mu^hreren andern Püftneü aie h 
maaîfestîrt, so ist es doeh gewiss, daaa diese Fälle auf dieselbe Art cntsteheUt 
wie die Falle von Pyayiuic," 2) 

„Zur Hohe der Wahrheit, dass das Kindhettfieber herstÄUime von der Leiehe 
jjedüu Altei-s, jt'dim (TesthleehteSj ohne Eiieksieht, ob es die Leiehe einer 
Wöchnerin oder einer Mchtwikihneriu ist, d&sH es bet der Leiche nur auf den 
Fiiuluis-sgrad und den zerseist en thieriseh*organischen 8tolï der tütenden 
Krankheit ankomrae. 

Zur Höhl! der Wahrheit, ânm da« Kindbettfieber herstamme ron jedem 
tranken jeden Alters, jeden GeHehleehls, dessen Krankheit mit Erzeu«^inf»einea 
Bersc'txtea thterlsrh-orHianisehi-n Ötoffcs nach Aussen einberf^eluvitet. ohne Uüek- 
sieht, nh das kranke Indivtduuni am Kindbettfn^ber leide oder nieht, dtias e« 
bei den Kmnkcn nur auf den nach Aussen eT2eUj,^ten srersctxten thiieriach- 
ur|i;aDÎSchen Stoff als Produkt der Krankheit ankomme." 3) 

„D&s» Kindbett lieber i«t keine eontagiüse Krankheit nur der Umstand, d&m 
Sie aieh, Herr Hof rath, einen L'ontÄgioniüten nennen, beweiset nicht im 
Oerin;;sten, da,«s das Puerperalfieber eine eontaffiöso Krankheit sei. 

Benken îSîe sich, Herr Hofrath, eine FraUf welche am Gebarmutterkrebs 
leidet; die Kranke lässt sich taglich mehrert Male dureh ihre Hebamme Ein- 
spriizunsen maehen, die Krankheit zieht sieh durch mehrere Monate hin ; wird 
diese Mehamnie niflit die Kreiüsenden infu-iren, welehe sie während dieser îîeit 
nnt<.'rsueht? ihr Professor hat ihr ja nieht gcsagti dags dadurch das Kindbett- 
fieber entsteht. 

Behandelt ein Ar^t, wcleher ^ugleieh Geburtshelfer tat, eine Krankheit, 
welche zersetzte Stoffe erzeugt, und welehe aieh in die Länge zieht, so wird 
der Arzt so ;^ut wie die Hebamme von seinem Professor der Geburtshilfe in 
Unwissetdieit über die Entstehung und Verhütung des Kindbettfiebers gelassen 
Irerden, aus dem einfachen Grunde, weil Ja so etwas der Professor aelbat 
nicht weiss," 4) 

Ich denke der Beispiele genug angeführt zu haben. Es wird wohl Jedem 



1) Die Aatlolojne et(i, Bdt« 103— 19 S, 
S) Die Ac'tiiilo^ic etc Bmi*y 29^, 
a) Offener Brief an »rittuntt. Prof, t'te. Beite 2ft-21. 
4t) Zwei offene Brlofc uii Ilofratti y. Bicbald und an 
Seit* 90—93. 



Uorfatb BbunzonL Petit, IdÜl. 



»9 



klar vor den Augen stehen, dass die auch durch Holmes vertretene Con- 
tagiositätslehre und die Semmel we is 'sehe nicht die gleiche Idee ist. Wie 
könnie man daher die Priorität einem Manne zuschreiben, der jener wissen- 
schaftlichen Sekte angehörte die durch Semraehveis eher bekämpft werden 
rausste, deren Auffassung der von Semmel weis begründeten, noch heute 
und sicher ewig felsenfest stehenden, Lehre im Wege stand? 

Doch gehen wir weiter! 1st es vielleicht dos „Cadaverglft**^ wo Herr 
Baruch die gleiche Idee erblickt? Diese ist, wenn möglich, noch ausge- 
sprochener nicht-die-gl eiche. 

Herr Baruch sagt: Holmes führte in seinem Aufsatz an, dass ,^der 
Ursprung des Leidens das Cadavergift ist". Dem gegenüber sagt Senimel- 
weis: „Ich proteslire feierlichst gegen die Bezeichnung meiner Lehre durch 
den Ausilruck cadaveröse Infection", i) Fur Semmelweis war das Leichen- 
gift ein den sämmtlichen übrigen ganz coordiniertesaetiologisches Moment. 
„Eine der Quellen ist allerdings die Leiche, aber nicht die Leiche allein." a) 
Semmelweis fasste das Kindbettfieber, und bewies es, als Pyaeraie auf. 
Wenn wir diesen Ausdruck als Resultante nennen, so gehört die Leichen- 
glfttnfection zu den un/-ühligen Componcnten dieser Resultante. An ver- 
schiedenen Stellen wehrt sich Seramelweis gegen die falsche Annahme, als 
erblicke er im Leichengift die nächste Ursache des Leidens. z.B.: „Doch 
hören wir, was Dr, Silber.schmidt sagt. Er sagt: „Skoda und Semmel weis 
glaubten, die nächste Ursache des Puerperalfiebers sei Leichengift.** Also 
schon der erste Satï beweist dass Dr, Süberschmidt sich ein Urthell über 
meine Ansicht anmasst, die er gar nicht aüfgefasst etc.". 3) 

Von der x>rophylak tischen BehandUmg des Kindbettfiebers mittelst Chlor- 
k:dk brauche ich wohl kein Wort zu verlieren, Sie ist weder von 
Semmel weis, noch von den Contagion îsten erfunden worden, die sie zum 
genannten Zwecke verwendeten. Bereits im Jahre 1835 hat Gottfried 
Eisenraann diese Verwendung des Chlorkalks gegen die ,jPutrescenz des 
U tems " em pf oh len , 

Und nun hofie ich demonstriert zu haben, dass es sich zwischen Semmel- 
weis und Holmes um keine Priorita tsfrage handeln kann. Ich hege die 
feste Ueberzeugung, dass sich Herr Prof, Baruch in seinem Streben nach 
historischen Wahrheit nun mehr bereitwilligst zur Thatsache bekennen 
wird: I^fias^ Philip Stmmeiweis tsi der Entdecker der Ursache des Kind- 
be (ißeber s und niemandem andern fälU hierin die Priorität su. „fm 
Jahre 1847 ist die pucrpcrak Sonne aufgefangen'^ 4) 

1> Zwei offene Briefe ate. Seite 7. 

^\ ibidem. @f ita 8. 

S) Df« AfiUolag-ie etc. %A\a 403—404. 

4) Zwei (iffcme Brit*fe nn i^paetli und kn ScaTiconL Pe«it, iBßl^ H«itc 4 uixl €. 





I 



Le volume de manuscrits N^^ 7056 de la bibliothèque nationale 
Paris contient les intéressants traités dont la liste suit: 

1. {folio 1» a) IsciPiuNT OPE&À iiiGisTfii BiccABDi ASOLicT. lucîpit anatomxa. 
Galcno toatjitite iii tegni . , . 

(folio 4, a) Le cHapitro àù anatomîo genîtâUiim termine ptir ces mots: h 
corde rero arterio, ab épate rero vene origine m, et îmk^ mit ri men tum omnium 
mcmbfoTQin Labent commune. Sic nil omisaum de membris preterit bee ars. 
Explicit anvtomia maoisthî biciukdi. 

2. (folio 4, b) Sioxi bichaedi. Samma de signis dienim eretieorum. Finis 
medicine duntuxat Inudabiiis existit cum auctor in sinj^ilii4 ejn*itvuliiiibus . . . 

(folio 30, a, 1) It^?m defectus sitia in aeutifl et precipue cum lîtigrie ui^rectino 
aignnm est morttile. ExptieiusT BiQifx sickabdi. 

3. (folio 20, a, 2) Incipit prdctica magintrï Btchardi. Hoc Bunt quod proprie 
dieuntur acute. Acutamm alin, est tertiana... 

(folio 38, b, 2) Aliud oleum de friimentû et oleum de vitello ovonim ana 
cum 8UCC0 arnoglojsse^ sed tarnen utiliteradliibeatur primo flobotomia. Explicit. 

4. (folio 38, b, 1) IsciPiT sukha maoistei roqehii cancbllarij mostis- 
PEssoLANi, Sicut ab antiquiii babcmus auctoribus . . . 

(folio 75, a, 1) nee Imbeniibufi desaieata superfluitatis prime digeationis nisi 
precesaerit infusivum vel mollitivum. 

Ö. (folio 75t a^ 2) Tractatus qui dicitur minor Eogerina, Cum inedicinalia 
scientie due sint partes Bcilicet theom et proctiea e re dan tur esse integrales .. . 

(folio 77, a, 1) Item opiatarum reeta dosis non excedit pondue '\'' dcnarioram 
Tel ôii nisi esset in exhibitione toxiei. Tunc m primo die potcsit dari ad pondus 
Lii 3 vel iv, ct post in minori quuntU.ite. Item dico de meiridato. Kxplicit, 

6. (folio 77, a, 2) Incipit üumma que dicitur trotula. Cum auctor universe 
tatis deus iu prima mundi origine . . . 

(folio 84, b, 1) ad manus dcalbandas et lenîfieaudas aïfodili eoquaturin aqua 
usiiuü ad conaumptionem aque et bene movendo tartarum admise© et postca 
duo OTa. 



21 



f. (folio 84, b, 1) Aliu» tractatus qui dit^itur mioor tmtulft, Ut ait Ypocras 

in libro quem de prono^ticoram aetttitia composult . . . 

(folio Öti, b, 1) et ht^c du ornatu miiliprum dicta suffiL-iantur, 

8. (follo R«. \i, 1) T\riPtT LJEKEcEi CLEOPATBK XT* ueohatam. Desîderatttî 

tibi, filia kiirissitiia, vt bübcre vüloüti comuunitariimi . . . (avec curieuses figures 

trobstétriquo). 
(folio 03, ft, 1) Ad proptosim raatrîd*, lieprimat pruritum rontricia acacio 
n'eus aut Unitjsfl aiit rabi sueetis aut maligranati et viole foîia eatnplasmatî 
limita, pt aristologio öik-cub et aliqiia Btiptifa» si es cia fiat eni-alisiiia, &it 

foiiipntatjo galle aut sidie (?) aut b-ntiflci diH'Oclionîa. 

iK (folio y3, a, 1) ExPEfllMK.VTA MAGfSTSI GlLBEKTl CANCELLAHII MONTIS- 

pur^rLA^îi. Dijtlt Gillibcrtua uuinqnani iurooi meliorcm medidnain ad ütrin- 
gendutn ventrem et didsintcriam quam rau!ea cum earnibus yrcinis . , . 

tfolio 95, a, 11 Itom aceipe lamînam parvam idumbî t*t ligasupt-rliomoroidas 
fl ne nies, pott^nter atriiigîL 

10. (folio M, a, l) De iibro siagistbi Froosta de plazentia. Magister 
Pctruis Wercodusi didt quod suctnis dcoree î>otatiis solvit ytcriciara . . . 

(folio 97, a, 2) Syuapîjiuivis vero ex pai*te nocet et ex parte eoufert et non 
not-el uti illo facto cï niuöco diilfi deciX*to et do liiia qui vocem cliîciujit 
robuïttani et ïwinrtiu est ptoprie (*xytiïi'l squillîtit'um. 

11. (folio 97. a, 2) Hie iueipit trai-tatus de eçritudinibuB mulîerum. Qüoniam 
fi-mine non babetit tnntuna valorem eorpore qui raaloB Uuniorcs in eis babun- 
dantea v.ileat desj*ieare nec tnntum laborem pâli possimt . . . 

(folio 10(), a, 1) Item toile ep'i sanpuiuem vel urinam et lae mulierîo 
lakHantitt uiaHi-uIum et misée sîimil. si se miseucnint vivet. si mm movietur. 

12. (folio 100, a, l) IseiriT cimriLATio pclveulMt KtEcTi^iBioBUM* sybiî- 

PuaCM, rjfÜUBMOJiLM, EMPLATIlOUrM. 

(folio 108, b, 2) le eîiapitre sur les poids ae termine par ecs mots: ehorua 
diio gomoB, ulbua duo cbori. Le riibrîenleiir a imliqué ce traita eu tête dea 
pa^es aou-^ le titre de: Pomum ambre. 
I 13. (folio luit, «H 1) f>vxûNiiiA, Arsîta farina ordei idem. 

^^B (folio lll\ a, 3) Ziu-i-ara est i^emen liurundiuh. 

^^^H M. (folio 119, a, 3) Syuuiitma Autidotarîi Nicolai, Artemisia id est mu-tvicnria, 

^^H (folio 120, b, 3) ZiuKcleon id est quim[ue falium. Colophojûa rt^i*ina eotlern. 

^^ 15. (foHo 121. a, 1) Antibalomenoû Galieni. Quiim antibalumenoû libntm 

K et Dyasforiilea noseitur feeîsse. 

^^L (folio 122, h, 1} pro zin^ilierL piretïum. 

^^« 1(1. (folio 122, b, 1) Inquit. Exeeptum eat ab boe capitulo in boe agregato 

■ quuui non dixi omneiu mcnauram quia în ipso attuU nisi que coguita est «put 

I eu» qui lingua ntuiiLur araliiea. 

I (fnlio 122, b, 3) Darkiude Vil il vîni gorme XX et melîia darkimîo VII. 

I 1/. (folio 123, a) Ego IS'ieolaug ro;atiis a quibusdam in practica studere 

^^^ voleiitibu«* 

^^P (folio 147, b. 1) al eitm dispensa idi Iihoc eopiam de nummomm et amicorum 

^^ copia glorîenlur* 



1^ 



32 



L'écriture de ces différeuis traités est de la fin du XI Ile siècle, prétend 
Malgaigne, du commencement du XlVe dirons nous plus exactement. Un 
seul nous arrêtera aujourd'hui, c'est l'oeuvre de maître Gillibert, Chancelier 
de Montpellier, intitulée i Expcrmicnfa. 

ÎL 

NoUiî ne savons pas grand chose sur Markier GilUbcrtusi étant présenté 
coamie chancelier de la Faculté de Montpellier, il est posttfrieur à laao. 

Les rédacteurs de rhistoirc littéraire de la France font vivre Gillibert 
vers 1350. Ils se fondent sur ce fait: c'est qu'on trouve dans les oeuvres 
de Cjilbert l'anglais (un médecin qui avait étudié à Montpellier vers le 
railieu du XÏIIe siècle) la formule suivante: „Pour arrêter k dysenterie^ 
faites cuire des choux dans trois eaux: prenez-en la substance, ajoutez des 
feuilles de plantain que vous ferez cuire dans de l'eau de plute avec de 
la viande de boeuf ou de bélier. Cet aliment est très astringent." Cette 
formule ne serait que la reproduction de la recette donnée par Gillibert. 
Probablement Gilbert l'anglais avait suivi les leçons de maître Gillibert 
pendant son séjour à Técole de Montpellier. 

Son nom est écrit Giibcrtus par le rubricateur, mais il revient deux fois 
en toutes lettres dans le corps du manuscrit écrit nettement GHiibcrius. 

Il était Citnceiiarius ÄUNiispessnianm, ajoute le manuscrit. En quoi 
consiste cette fonction ? 

Une charte de Guillem VIII, en 1180, constate quUl existait alors à 
Montpellier une école de médecine ouverte à un enseignement public et 
libre. Tous maîtres, qukumiiuc sint^ juifs, arabes ou salernitains, umU' 
camque siftf, de quelque pays qu'ils viennent, ont le droit d'y faire des 
leçons publiques. 

Cette école primitive reçut des statuts et la confirmation papale par la 
bulle de laao, qui institua, entre autres, les fonctions de chancelier. 

„Le chancelier, dit Ran chin, est le juge, le directeur, le président, le 
guide ordinaire de la faculté.... Il rend la justice aux maîtres, aux écoliers 
comme à ceux qui ont à se plaindre d'eux. Il veille à la conservation des 
livres, il assure l'observatton passive et active des statuts: il signe les 
lettres, y appose le sceau de la faculté, il convoque les membres de la 
faculté aux assemblées solemnelles, il est le répartiteur des tailles, il préside 
à la promotion des chirurgiens et pharmaciens, à la visite des apothicaireries. 
Entre ses mains prêtent serment les licenciés, les bacheliers, les étudiants, 
il donne aux candidats les sujets à discuter. De sa vigilance dépend toute 
la vie de la faculté,'' 

A coté du Chancelier, figtuaît le doyen, qui était toujours le professeur 
le plus ancien. Le doyen déterminait le temps et la durée des cours, il 
assignait aux bacheliers les ouvrages qu'ils avaient à commenter» D'accord 





avec le chancelier, ü fixait les sujets que k-s eundidats devaient discuter 
aux différents examens. 

Ajoutons que le cliancelier jtourra être élu parmi tous les maîtres ou 
î>rofefiseMnï de l'école- Il était !e premier tribunal de la faculté qui avait 
sa juridiction propre et échappait aux juges de droit coniniun. L'appel de 
se5 jugements se fais.ill devant Tévèque, 

lnsensiî)lcment à mesure que Tautonté de révêque s'affaîbit au dépens 
du pouvoir royal, et surtout après ks guerres de religion lorsque la faculté 
commença à se séculariser, les fonctions du chancelier diminuèrent d'im- 
portance. A partir do 1561, le doyen a le pas sur le chancelier, A partir 
de 1609, outre son rôle judiciaire et représentatif, le chancelier ne remplit 
plus dans la faculté que le rôle du secrétaire actuel. Il immatricule les 
étudiants, détit'tit le sceau, libelle les actes, investit les candidats au nom 
de l'évoque. Dans toutes ces menues foncltonsj il est suppléé par les suppôts 
(le la faculté: îe sccrcfariiis et les petfeiiii le secrétaire et les bedeaux. 

Le chancelier conserve cependant jusqu'à la fin de la durée de sa 
fonction, jusqu' en 1792, le privilège de convoquer les profci^seurs aux 
assenibiées per ßtkm où se réglaient toutes les questions intéressant 
la prospérité de l'école. On les appelait assemblées /(?r ^i/!f///, parceqtie 
les professeurs étaient tenus d"y assister per ßdcm Jurisjuramii m s ta fu its 
amiatli^ Ces assemblées avaient lieu à Pâques et à Saint Luc ( 1 8 octobre). 
Outre les questions de discipline intérieure de Técole, on y réglait 
renseignement du semestre suivant. Ces assemblées avaient primitivement 
ieu, non dans le local de l'école, mais dans l'église Saint Firmin. Cette 

[lise fut détruite pendant les troubles des guerres de religion, et à partir 
^1c 156t, les assemblées eurent Heu tn aula rejeta Si'/to/ae, 

Les fonctions de chancelier n'étaient pas toujours une sinécure: il avait 
à sévir tantôt contre les étudiants, tïntôt contre les professeurs eux-mêmes 
qui ne furent pas toujours des modèles d'exactitude ou d\irbanité, et 
parfois ttésertèrent leurs cours. Il est vrai qu'ils étaient si peu payés, i) 

Ble-ein en 1575, Joubert étant chancelier^ sommé de venir s'expliquer 
devant l'assemblée refuse de venir et déchire le billet que lui portait le 
bedeau. Ble?in était coupable de s'abstenir depuis longtemps de faire son 
cours. Chose grave Blezin remplissait les fonctions de doyen. Malgré cela, 
on lui infligea la retenue de ses émoluments pendant un certain temps» 



t) •TiiiMjiH'' vera l-U)8 le« prioft<»»ivui'.-i ik< Mon}pL'!tter ne tnuclmmnt d'autros émolumcntB 
t|u«> ct»UÄ nii'lb i^H'n'fMilicnt sur Ii'upb aÎîvc», Vci'iï l'cU^? ('pfjquc Churles VHI Inniitiiiii hla 
fÄCtiUe' quütpp rhiirgp» île clooU'iir-rt^cut touchant olmcun 100 livres «r«]ipoititpinL'ût parati, 
ChftrU'* ÎX, t*ri ISIÎl, é]f*\H U'Urs iqipnlntêtnents h 100 livr-ps, Henri IV, eu 1595^ porta lo 
tmitpiiipiit éifa profesMura-rtVfnt* k GW livre«. Ils pontinutnMit à vtre pftyiS« nur e« touît 
jaeqn'à t'dboliHon des uûivcraîuf* vn 179^. 



»4 



Finterdit^tion de participer aux actes do la faculté; de plus il fut remplacé 
comme doyen. 

En 1600, ou est obligé de stîvîr aussi contre Richer de Belleval qui 
se contentciit de toucher ses appointements de professeyr et de directeur 
du jardin de boLanique sans daigner faire ses cours. 

D*autrcfois ce sont des professeurs qui oubliant toute dignité en vien- 
nent aux niaius avec ks étudiants et transforment les salles de cours en 
champ de combat 

En 1579, Saporta appelle dans son cours les iïtudianLs des Anes. Il fut 
contraint de leur faire publiquement réparation. Loin de se corriger, il 
récidive de plus belle; en 159 t, il est accus<î d'avoir souffleté un écolier, 
d'interroger les candidats avec des paroles injurieuses. Invité à mieux 
se conduire, il répond que c'est an chancelier seul que doit s'adresser la 
réprimande, attendu qu3 c'est celui-ci qui, à diverses reprises. Fa fait 
siffler par ses élèves en l'appelant devant eux /larc'ft^i^t et boulan^îcr. 

Parfois surgissent des querelles entre professeurs: Le 3 octobre 1602, 
après s'être appelés ntarau/f sot^ meschanti le doyen Blezin et Saporta en 
viennent aux mains durant un examen. 

En T642, le professeur San che traite son collègue Solignac de tubuh. 
Il encourt six mois de supension. 

En 1712, c*est Deidier qui dit à Haguenot pendant une soutenance de 
thèse: „/« es bardôius^ in es asinus''*. C'était le chancelier qui avait à 
intervenir dans tous ces conflits: c'est à lui qu'incombait la tache délicate 
de concilier dans ces querelles intestines, temj><2te3 dans un verre d'eau, 
!e droit des victimes avec k dignité de l'école. 

Au début révéque de Maguelone nommait les chanceliers se contentant 
de prendre l'avis des plus anciens récents de îa faculté. En 150S, sur 
plaintes de ceux-cî, Clément V, après avoir pris l'avis d'Arnaud de 
Villeneuve et de Jean d'Alaîs, ses chapelains et médecins, tous les deux 
anciens régents de la faculté, ordonna que tous les docteurs auraient 
droit de suffrage dans Telection du chancelier conjointement avec l'évêque, 
dit Astruc* L'élu devra avoir obtcn^i les deux tiers des voix. 

Je crois qu'il est plus exact de dire que la nomination faite par l'évêque- 
devait être confirmée ou approuvée par ks suffrages des -/j, de voix des 
membres de la faculté. Voici en effet les propres paroles de la bulle: 
nisi duae partes Universitatis magistrorum facultalis .... in electione 
cancellarii cum epi*copo praefato consenserint. 

L'élection du chancelier donna une fois lieu â contestation entre la 
faculté et l'évCquc. 

En 1364, raconte Astruc, le vicaire générale de l'évêque de Maguelonne 
entreprit d*instituer, à l'insu des docteurs, Joannes Jacobî à ta charge de 



chancelier^ Le doyen et les régenta s'en plaignirent eu portJrent la cause 
devant k pajK* Urbain V. Cdui-ci commit Jean de Bl:uac, cardinal du 
titre de saint Marc pour régler ce different. Le cardinal après avoir ouï les 
parties, déclara nulle la nomination de Joannes Jacobi» m a* s touché de 
ses humbles supplications, il le nomma en venu de son pcuvoir apo: tolique, 
<lcclarant pourtant qu'il ne prétendait point là faire atcLin préjudice aux 
usages et privilèges de la faculté. Voici comment je crois que les chores 
durent se passer: révêque ayant nonimé chancelier Joamieî Jacobi, etson 
choix n'ayant pas été approuvé par l'assemblée de la facuhé, il passa 
outre et maintint l'ékction. Le cardinal délégué par le pape h TeKanien 
de Taflaîre, ménagea la chèvre et le chouî il donni raison aux «docteurs 
en cassant rélcction, mais pour ne pas donner tort à Tévôque, il renumma 
ckancelier le même Joannes Jacobi. Kt cette fois la faculté ratifia par 
son vote la décision du cardinal. En somme, toujours question de forme 
dirait Bartholo, 

Ranchîu nous a conservé dans son J/f/itimare sacrum la liste des 
chanceliers de là faculté depuis 1239 jusqu'à son épâque. Malheureusement 
il ne nous indique pas d'après quels documents il a pu établir cette lîs'e. 
PouT certains noms, des bulles, des inscriptions, nous ont démontré 
^exactitude des assertions de Ranchin, Pour d'autres noms nous n'avons 
d'autre preuve que son dire, La collection des régistrei de h faculté que 
nous possédons ne date que de la fin du XVe siècle. Peut-Ctre à l'époque 
de Ranchin possédait-on des registres antérieurs où il a puisé. Voici la 
lisle des chanceliers continuée^ et complétée de quelque:î noms nouveaux 
inconnus i\ Ranchin : 

USTE DE CHANCELIEBS ÖE LA FACULTÉ DE ItKDEl'INE: PS JÎOXTPELLlKfl. 

Henrieus de Gaintoiiia, vers 1539 (Eanchiii). Mûiçistor Gillibi?rtuf<, vprs 1250 
(d*aprt.'3 un manuscrit), Magister Kogerîuî*, vers 125Ü (d'ûprî'sî un luatmM'rît). 
Pütnia Gunzanliaire^ vers 12iiO (Kanchinli. Gérard (U? Solu, vt-rs; l30!)(Eaiidiin]- 
Jt>hanne§ de Aleslo (Jean d'Alais), vera 1303 (Raïudiiii). (fuîlldmus de Hiterris 
(Guilianmo tk Béziers), VQi'^ 1319 (Kaiu'liin). GuillelQiws Gavibcrti, vers 1321 
(lînnchîn), rbeolms Acgidius (Jncqueg Gilli's), 1328 (Kanchin). Jat-obus do 
Mareilia, 1331 (Kancliîn). Eaipiiiiiiidua do- Moleriîs fHaimoiid df Molièri-s), 
133S (Hûîu'Iiiii et Guy de Chauliiic). Bernardiis de ColonÏB, 1360 (lîaiii'hin et 
btille pnpalo), Johannos Jrteobi, 13(U (Haiiehin et bulle jtapale). rlcihaiHios de 
Tarnamiia, 11*'>1 (CnstcUan et KatiL'liin). Joliannc-s de Finis, 1410 (Raïu^hin). 
Jacobuïï Angeli, 1433 (Uamlun), triiiUtdmus Moriien, 1405 (KaDehin). MartiftHs 
àvt GfïiôîIhw'O. 1470 (Kanehin). Dracoidi* de Beûiicnire, 1 173 ( AstPne). Peodatiis 
JloAäoh (Uitudotîu BasüoliK 1470 (iiiHcrîption et Kauebin )- Jeun Trosselier, 14.S4 
tiOHiTiptiPu L't Kanfhiß). Jean Cofnndi dit Cabridg«?, 14JJ6. Jean Gnrcin, 1498. 
HonoriJ Piquet, 1513. Gilbert Gry phi, lô2-l. Jean Sfhyron, liiiiO. Guillaume 
ßoiidflel, lô.'jli, Antôittô Saporta, 15üf>, Laureut Joubert, 1573, Jeun Hucker; 
1583, Aiidn? Lui j rent, 1(303, Françojii Üauehin, 1612. liieliLr de Ik'J levai, 
1611 — 1<UU, liOîi (.'liicoyncau, avec survivance d*! pîre en fils, de 10*>7 à iWh 
Jean Pranvois Imbert, ITOO. P. J. Bartbez, 17H5. 

A suivre* 



ZUR VORGESCHICHTE ZWEIER PHYSIOLOGISCHER 
PROBLEME, i) 

Von Dr, MAX NEUBURGER, Dozent in Wien. 



Mancherlei äussere Umstände, besonders technische Fortschritte 
haben es im 19. Jahrhundert ermöglicht, dass alte Ideen, welche 
zur Zeit ihres Entstehens wissenschaftlich nur unvollkommen oder gar nicht 
beweisbar waren, eine Auferstehung feierten. Pflicht des Historikers der 
Medizin ist es, die Embrj-ologie solcher medi?.inischer Probleme darzu- 
stellen, welche in der Gegenwart die Forschunr; beherrschen, in der Ver- 
gangenheit abtT zuerst entrollt wurden, und nur deshalb zu keinem Abschluss 
gelangten, weil es an geeigneten Untersuchungsmittehi fehlte. Ich möchte 
in dieser Hinsicht darauf die Aufmerksamkeit lenken, dass zwei Probleme, 
welche in der Pathologie der Zukunft eine grosse Rolle spielen dürften, 
und in der Gegenwart das Interesîie der Forscher sehr lebhaft beschäftigen : 
Die Beziehung des Nervensystems zur Ernährung und die soge- 
nannte innere Sekretion, dem Gedankenkieis der :ütt'n Arzte durchaus 
nicht fremd waren < 

Herrscht auch heute trotz Hekatomben von Vivisektionen noch immer der 
grösste Zwieïipalt in der Frage, ob es Nervenfasern mit spezifisch trophischer 
Funktion gibt, gewinnt man auch aus der überreichen Lilteratur, die das 
verflossene Saeculum hervorgebracht, keine befriedigende Gesammtanschauung 
darüber, was unter trophischer Funktion im letzten Grunde 2u verstehen 
ist, in welchen Bahnen die angeblich trophischcn Fasern \'erlaufcn, so ist 
es doch nach Dezennien langem Bemühen festgestellt, dass die nutritiven 
Vorgänge, namentlich in den Drüsen und in der Musculatur von Seite 
des Nervensj^stems eine Regulation erfahren. Ohne auf spezielle Fakten 
einmgehen, sei darauf hingewiesen, dass die Einwände gegen die trophische 
Funktion widerlegt sind, dass man die bekannten, im Verlauf von Nerven- 
krankheiten auftretenden Gcwcbsalterationen nicht mehr auf Inaktivitäl, 
otler auf Anaesthesie oder bloss vasomotorische Störvmgen beziehen kann, 
dass man aus zwingenden Gründen experimenteller und klinischer Art von 
einer besonderen Trophik der Nerven und ihren Störungen sprechen muss. 

Fragen wir nach dem historischen Ursprung des Problems, so finden 
wir dasselbe bereits im 17, Jahrhunderts auf der wissenschafdichen Tages- 
ordnung, jedenfalls Idsst sich vom Beginn dieses Zeitraums die Kontinuität 
der Forschung herstellen. Den Ärzten war es schon frühe aufgefallen, dass 

1) Vortrsy, geliAlten nuf der 74. Versftmmluiig DcutBcher Nsturforachtr und Aerjtte 
ia C»rlsbad. 



Lähmungen nichi sehen mit Atrophie des befallenen Gliedes ein hergehen, 
obiwar die Nah rungszu fuhr durch das Blutg:efa,sssy stein intakt vedäuft. 
Man wusste sieh aber im Sinne der galenischen Kräftelelire die Sache so 
iurecht zu legen, dass die atrophirte Extremität nicht bloss den EinHüsscu 
der facultas aniraalis, sondern auch der facultas vltalis und naturalisa entzogen 
sei. Manche der Spat aristo teliker begnügten sich mît einem solchen Wort- 
spiel keiiiestt^egs, sondern leiteten die Emährungsstömriij gelähmter Glied- 
massen davon ab, dxss die Empfindung aufgehoben ist. So meint noch 
Cesalpini, ohne Empfindung können sich Thierc nicht crnithren^ gelähmte 
Körpert heile entbehren derselben, also vermögen sie aus dem zugeführten 
Nährmaterial keine Stoffe an sich zu ziehen. Diese Erklärung befriedigle 
aber die wenigsten und stimmte auch nicht milder Erfahrung. f)cr Wider- 
spruch, dass ein Körperthcil abmagert, obzwar ihm Blut /ugefül rt wird, 
wurde noch auffallender, als Harvey's Entdeckung Gemeîngutder Ärzte wurde. 

Gerade in dieser Zeit stellte aber eine ansehnliche Minoritiit von Forst-hern 
eine Hypothese auf, welche anscheincml eine befriedigende Losung Itrach te, 
die H;TK>these^ dass das Blut nm erwilrmend wirkt, dass die Ernährung 
theil weise oder gänzlich, nicht durch das Blut, sondern durch den hyj o- 
ihetischen Xervensaft iîustande kommt. Im Lichte dieser Hypothese war 
es jetzt begreiflich» dass Extremitäten» deren Nerven lädirt sind, nicht nur 
gclähnit werden, sondern auch abmagern; freilich blieb die Frage offen, 
warum denn nicht jede gelähmte Extremität abmagert. 

Wie kam man zur Hypothese, dass die Nerven die Träger der Ernährung 
sind? Hier wirkten raancberki Umstände concurrirend. 

Vor der Entdeckung der Capillaren, glaubte man, dass das Blut durch 
die Gewebe hindurchströmt, vielen stiess daher das BeJenken auf, wie 
das Blul bei diesem schnellen Durchströmen imstande sein soll, ernährend 
zu wirken. Andere meinten auch im Anschluss an embryo logische Beo- 
bachtungen, dass die Gewebe sich aus einem so groben Material^ wie es 
das Blut sei, gar nicht aufbauen könne, dass hiezu eine feine, zähflüssige, 
ciweissattige, samenähnliche Substanz vonnöthen ware. 

Da man auch bei verhungerten Thieren, Blut in den Gefässen vorfand, 
so erhoben merkwürdigerweise gerade manche Landsleute des grossen 
Harvey scheinbar erfah rungs gemäss gestützte Zweifel über die Nâhrkraft 
des Bluteî und besonders Ent» Glisson, Wharton, Charleton, Cole lehrten, 
nicht das Blut, sondern das Ncrvenfltiidum, der Nervensaft, bilde das 
NâhrmatcTÎah 

Diese abenteuerliche Hypothese dankte einer ganz merkwürdigen Ver- 
kettung von Wahrheit mul Dichtung ihren Ursprung. Wie so oft, war auch 
hier die Sucht, ku analogisiren, verderblich. 

Eine spanische Philosophin Oliva de Sabuco hatte den schon bei 



*8 



Aristoteles vorkommenden, später auch von Buffon und Lecat aufgenommen 
Gedanken^ dass der Mensch einer umgekehrten Pflanze gleiche, zu einem 
ganzen System verarbeitet. Auf Grund dieser Analogie sollte das Gehirn 
den Wurzeln, die Nerven den ^Vurzel faden gleichen. Da nun tlie Wurzel 
das Nährorgan an der Pflanze darstellt, so sprach die Philosophin folgerichtig 
auch dem Gehirn die gleiche Funktion zu^ die Nerven und «/^r diese sollten 
trophisch wirken. Die englischen Är^te Ent und Wharton führten diese 
Speculation in die Physiologie ein und glaubten sie durch mancherlei 
empirische Erwahungen stutzen zu können. Dahin gehörte die angeblich 
drüsige Natur des Gehirns^ die Verbreitung zahlreicher Nerven in den 
Drüsen, wobei zu bemerken ist, das Anton Nuck die Abhängigkeit der 
Drüsensekretion von Nerven zuerst behauptete, femer die Verbindung der 
Drüsen mit Lyraphgefässen. Aus diesen drei Grund fakten scbloss man 
Folgendes: Das Gehirn sondert ein Fluidium (Lebensgeist, Nervensaft) ab, 
dasselbe strömt durch die Nerven, erhält in den Drüsen eine Beimischung 
und gelangt als Nährmaterial in die Orgjine; der überschüssige Rückstand 
wird durch die Lymphgefässe aufgesaugt und auf dem Wege der Blutbahn 
wieder ins Gehirn zurtirkgebrachl. Das Nervcnfluidum nachzuweisen, schien 
vielen Forschern des ry. Jahrhunderts keine Schwierigkeit zu machen. 

Durchschnitt man einen Nerven, so quoll eine kleine Menge von ciwc iss- 
ähnlich er Flüssigkeit hervor, es war dies fr ei lieh nur die Lymphe der 
Nervenscheide, man glaubt aber den Nervensa ft vor sich zu haben. 

Bekanntlich wurde die Irrlehre vom N er vcnkre isslauf später noch mehr 
ausgebildet, als Paccbioni und Baglivi experimentell bewiesen zu haben 
glaubten, dass die harte Hirnhaut sich selbständig bewegt und als musku- 
löser Motor den Nervensaft durch die Nerven hindurchtreibt. So war denn 
zum Nervenkreislauf sogar ein Herz gefunden worden, die Dura mater. 
Dass Cartesius noch Klappen in den Nerven röhren entdeckte, bedeutet wohl 
den Gipfel der Phantasie. 

WiT wolleii uns wetler mit den verschiedenen Spielarten beschäftigen, 
welche die Hypothese durch die latrochemiker und später durch Hoffmann 
und Boerhaave erfuhr, noch die Ansichten über die Natur des Nervensafts, 
noch die Wîderlegungsversuchc durch Thomas Bartholiuj Job. Bohn oder 
Theodor Craanen verfolgen. 

Was uns hier interessirt ist bloss die Thatsache, dass im Zeitalter von 
Harvey bis Haller ein grosser Theil der Physiologen die Ansicht vertrat. 
die Nerven wirken neben ihren übrigen Funktionen» trophisch und zwar 
direkt durch ihre Substanz, durch den dickeren Theil des Nervensaftes. 

Wiewohl die Hypothese nie zur vollen Herrschaft gelangte so wurde sie 
endgiltig doch erst durch Haller beseitigt, durch ihn wurde das Blut in 
seine Würde als ausschliessliches Nährmatcrial eingesetzt, 



99 



Dennoch fehlte es auch in der zweiten Hälfte des 1 8, Jahrhunderts nicht 
an verspäteten Träumern, jzu denen 2,B, Le Cat mît seiner Drüsen - 
Nerventheorie, der Neuropatholog CiilJen und ganz besonders der hollän- 
dische Ar^t van der Haar zu zählen sind. 

Der letztgenannte veröffentlichte 17 88 eine (6 Jahre spater in's Deutsche 
übersetzte Schrift, in welcher er mit einer Fülle physiologischer und patho- 
logischer Argumcute nochmals die alte Irrlehre verthcidigt. Zu den physio- 
logischen gehört der Hinweis auf Thierversuclie (Ischiadicusdurchschneidung 
naît nachfolgender Atrophie der Extremität) der Hinweis, dass sich in der 
embryonalen Anlage Rückenmark und Hirn zuerst ausbilden und beim 
Foetus und Neugebomen eine hervorstechende relative Grösse besitaen. Aus 
der Pathologie führt van der Haar an, dass bei Paralysen, bei Ischias, 
Podagra, Tabes, Bleikolik, Lues sehr oft Abmagerung der l>efallenen Glieder 
zur Beobachtung gelangt. Man sieht, wie die Zahl der klinischen Erfahr- 
ungen inzwischen gestiegen war. Um recht modern zu sein, vergisst van 
der Haar auch nicht, die Organtherapie anzuführen. Er meint, da Raub- 
thiere am liebsten Hirn fressen, da seit alten Zeiten zur Kräftigung 
schwacher abgezehrter Menschen das gallertartige Hirn junger Thiere mit 
Erfolg verwendet wird, so sei schon daraus zu schli essen, dass die Nerven* 
Substanz das Nährmaterial bildet* 

In einer Gegenschrift de nutritione imprimis nervosa {Francof» 1789) 
suchte Voss die Argumente van der Haar's zu entkräften, jedoch nur in 
dtm Sinne dass die Nerven nicht substantiell nähren; hingegen vertritt 
dieser Autor die schon früher von mehreren Autoren ausgesprochene Lehre 
dass die Nerven indirekt, durch Beeinflussung der Blutcirkulation trophisch 
wirken. Die Idee stutzte sich auf die anatomische Beobachtung, dass Nerven 
die Gefässtämme begleiten und auf die bekannte Thatsac he dass im Zustand 
des Affekts, Röthung oder Blässe des Gesichts, also jedenfalls eine psy- 
chischer, nervöse Beeinflussung des Blutkreislaufs zu beobachten ist. Angeregt 
durch eine Bemerkung des Sylvius, versuchte im 17. Jahrhundert Vieussena 
diese Wirkung des Leidenschaften damit zvi erklären, dass er annahm, die 
Nerven verflech tun gen j welche der Carotis, Aorta, Axillaris benachbart sind, 
vermöchten durch mechanische Const rictionresp.N ac hl ass der Zusaramen- 
schnürung, das Lumen des Cicfässe bald zu erweitern, bald zu verengern* 
Mer kwuriltger weise dehnte gerade derjenige Forscher, welcher späterhin 
den Nachweis crbraclue, dass die Nervensubstanz nicht contraklil sei, diese 
grobsinnliche» grob-mechanische Hypothese auf die kleincfen Gefässe mit 
ihten angeblichen „Nervenschlingen" aus, nilmlich H a Her. In einer Disser- 
tation t) entwickeile er die Theorie und erklärte mit Hilfe der angeblichen 

1) IffttthiM LudovicuR Kudnljibus BorokelmiuiD, Diiput. de nctrvDrum In arterii&s ûn{>erio, 
Pi«««14o Alberto imicTt Qt>Uingw 1744. 



âo 



Zusammen Ziehung der Nervenschlingcn bei der Erection, bei Affekten, die 
Beeinflussung der Ernährung durch die Nerven. Das war der Anfang der 
Lehre von den Vasomotoren, 

Wir dürfen nicht versclnveigen, dass Haller selbst, Whytt u. a. nüchterne 
Forscher die Hypothese recht bald verwarfen, der vasomotorische Emfîuss 
der Nerven galt aber seither als feststehende Thatsache. Man versuchte 
das Faktum z.B. dadurch ku erklären, dass man den Blutgefässen einen 
verschiedenen Grad der Reizbarkeit iniltheilen Hess; wichtig für unser 
Thema ist nur die seither übliche Erklärung der Trophik des Nerven- 
systems aus üirer vasomotorischen Funktion ^ eine Erklär iingsweise die 
bis 7MT Entdeckung der sekretorischeu Nerven in der Speicheldrüse durch 
Carl Ludwig und bis slu den Versuchen Samuers vorherrschend blieb. Die 
kinetische Auffassung der Nerventhätigkeit, wie sie seit Entdeckung des Galva- 
nismus, immer starker hervortritt, vermochte keine rechte Erklärung für eine 
spezifisch trophische Funktion, als einer chemischen zu geben. Nur Aîex. 
V, Humboldt erkannte weit vorschauend, dass im Grunde zwischen 
chemischer und mechanischer, zwischen cltr Wirkung auf die Muskel- 
zusammenziehung und auf die nutritiven Vorgänge, höchstens ein gradueller 
Unterschied Ijesteht, weshalb man einen chemischen Eînfluss der Nerven 
wohl zulassen könne. 

Inzwischen war durch Bichat die Aufmerksamkeit auf ganz bestimmte 
Theile des Nervensystems, auf die sog. organischen Nerven, d.h. den 
Sympathicus gelenkt worden. Den synipath. Fasern schrieb er aus anato- 
mischen Gründen Einfluss auf die Nutrition zu, obzwar, wie er sagt, keiü 
einziges Experiment zum Beweise heranzuziehen wäre* 

In den ersten Dezennien des ig. Jahrhunderts glaubten aber einige 
deutsche Physiologen, wie VVedemayer und Treviranus durch Beobachtungen 
am Ca]jillarkreislauf, die nervöse Beeinflussung der Blutbewegung und damit 
der Ernährung beweisen zu können. 

Grösseren Fortschritt brachte Dupuy, der iSi6 nach Extiqiation des 
I, Halsganglions bei einem Pferde, Röthe der Bindehaut, Abmagerimg, 
Oedem und A^isschlägc an den Extremitäten beobachtete. Später sprach 
Marshall Hall dem Gangliensystem eine trophische Funktion Kti, endlich 
war es Claude Bernard, der durch sein von Brown-Sequard richtig 
gedeutetes Experiment die vasomotorische Wirkung des Sympathicus zur 
Thatsache erhob. 

Pathologische Thatsachen verschiedener Artz.B. die halbseitige GesichCs- 
atrophie, die schon von van Swieten, Sommerung und Prochaska beobachtete 
symmetrische Gangrän bei Rückenmarksafifectionen, zeigten aber allmählich, 
dass man in allen Fällen mit einer bloss vasomotorischen ErkUrung 



3t 



trophischer Störungen nicht auskommen kann, und führten zu den be- 
kannten T hi er versuch en Samuel's über trophîsche Nerven, 

Zum Schlüsse dieser Skizze möchte ich nur hervorheben^ dass bereits 
im Jahre iSi6 der italienische Forscher Vincenzo Rachetti in seinem 
Buche „Delia struttura delle fiinzioni e delie malattie della modella spinale" 
alle zu seiner Zeit bekannten pathologischen Erfahrungen, die troph. 
Stönmg^en bei Kyphotischen, nach VVirbelverietzungen, Verrenkungen^ l>ei 
Spina bifida, Tabes, Hydrocephalus, Rachitis, zusammenstellte und die 
Erkenntniss der trophischen Funktion des Nervensystems für eine der 
grössten Errungenschaften der Physiologie erklärte^ 

Das zweite Problem, die innere Sekretion, leidet noch heute an so viel Unklar^ 
heiten, dass wir im Hinblick auf das gegenwärtige Jnitiabtadium einer grossen 
Zukutift, keine Vorgeschichte erwarten können, wollen wir nicht die dunklen 
Vorahnungen vom harmonischen Zusammenwirken der Theile, wie sie seit 
Hippok rates gang und gilbe waren, in diesem Sinne deuten. Unseres 
Erachiens lässt sich vor Brown-Sequard nur cm Autor ausfindig machen, 
der im Wesen auf demselben Standpunkte, wie die Gegenwart, stand, 
nämlich 7h€<^phtk de ßordeu der berühmte Vitalist, ein Forscher, der die 
vita propria der Theile, zum erstenmale nach Paracelsus wieder kräftiger 
betonte. 

Wenn wir uns erinnern, dass Brown-Seq«ard bei Begründung der Lehre 
von der inneren Sekretion von der Ulngstbekannten Thatsache der sekun- 
dären Geschlechtscharakters, d.h. von dem wahrscheinlich causalen 
Parallelism as der scKUellen Entwicklung und gewissen Phänomen z.B. der 
Stimmbildung, des Haarwuchses, der Körpercntwicklung etc. ausgieng, 
dass er die Charakteristica des Eunuchenthums aus dem AusfiiU der 
Sperm albildung, die Eigenthûmlichkeîlen der Pubertät aus der Auftiahme 
gewisser spermatischer Stoffe herleitete, so müssen wir sagen, all 
dies war langst vorher bekannt, oder wurde wenigstens angedeutet. 
Neu war nur die praktische Anwendung der Spermininjektionen, über 
deren Wert übrigens keine sicheren Resultate trotz zahlreicher Versuche 
vorliegen. Was aber allgemein als ganz origine lie Leistung Brown -Sequard 's 
und seiner Nachfolger ausgegeben wird, ist die Er^veiterung, die Verallge- 
meincrung der speziellen Beobachtung zur Lehre, dass nicht nur die 
Testikcl, sondern jeder Korpertheil, namentlich aber die Drüsen gewisse 
StofTe an 's Blut abgeben, welche zur Gesammterhaltung der Organismus 
miljslich und nöthig sind. Wir wollen nicht bestreiten dass diese Lehre erst 
durch die Thierversuche, z.ll Ausschaltung der Schilddrüse und anderer- 
§cits Einpflanzung in der Bauchhöhle etc. an Wahrscheinlichkeit immens 
gewonnen hat. Was wir aber leugnen ist, dass diese verallgemeinernde 
Theocie nicmal früher ausgesprochen wurde. Denn wir glauben, wenn ein 



3ß 



Autor sagt: „Jedes Organ, lebt sein eigenes Leben, nimmt bestirarate Stoffe 
aufj und scheidet gewisse Stoffe wieder in's Blut aus, und ich betrachte 
diese Emissionen als nützlicli und nöthig für die Existenz des Individinms"', 
so muss dieser Autor als wahrer Urheber oder mindestens als Vorläufer 
der Lehre von der inneren Sekretion betrachtet werden. Dieser Autor 
existirt aber vor Brown-Scrjuard, es ist Bordeu^ seine Ansicht hat er im 
Gegensatz m den Chemîatrischcn Doktrinen, trotz der Einwände der 
Anatomen in seinem Buche „Recherches sur les maladies chroniques 
(1775)" und ïwar im IL Abî^chnitt, der „Analyse Médicinale du sang** 
betitelt ist, entwickelt. Dürfen wir Bordeu hintansetzen, weil er weder die 
Stoffe chemisch bestimmen^ noch die Wege ihres Eintritts nachweisen 
konnte? Gewiäs nicht, denn auch die moderne Wissenschaft hat dieses 
Ideal nicht erreicht. Im Cîegentheîle wir müssen die geniale intuitive 
Auffassung aus klinischen Fakten bewundern, und mit Rücksicht auf das 
Zeitalter besonders anerkennen. Ähnlich wie für Bro.vn-Sequard^ bildete 
auch für Bordeu die Erwägung der Ausfallssymptome sexueller Funktionen 
den Ausgangspunkt; wie dieser, lenkte er zunächst die Aufnaerksamkeit 
auf andere Drüsen, und wie die neueste Forschung, führt er verschiedene 
Affektionen auf das Übermass oder den Ausfall der Drüsenstuffe zurück, 
und unterscheidet demnach mannigflilitige Cachexien. 

Wir müssten zu lange bei den Einzelheiten verweilen, wollten wir genauer 
auf die Theorie Borden's eingehen, es war nichts anderes beabsichtigt, 
als ein kleiner Hinweis auf diesen wahrhaft genialen Forscher. 

Als gauü! besonders interessant sei nur ein dmi^ic^s Moment hervor- 
gehoben; Bordeu beschränkt die Theorie^ dass von den Scxualorganen 
gewisse Stoffe an das Blut abgej^eben werden, nicht auf das männliche 
Geschlecht, sondern dehnt die Theorie auch auf das weibliche aus. Die 
Ovarintherapie unserer Zeit beruht auf diesem Grundsatz ! , . . 

Im '^Tf. Capitel der oben angeführten Schrift, >:agt Bordeu; Ein weiblicher 
Eunuch ist ganz gut denkbar. Er erzählt, dass man in einigen Provinzen 
den Hühnern ihre Tuben beschneidet, und dass man bei denselben 
eine ganze Reihe von Veränderungen hinsichtlich ihres Verhaltens, 
ihres Wachsthums clt. bemerkt. Diese Erscheinungen, sagt Bordeu, zeigen, 
dass die W'eibchen, ebenso wie die Männchen gewisse Stoffe von den 
Zeugungsorganen aurnehmen^ welche auf das Leben incitirend einwirken. 
Er Verweist sodann auf Beobachtungen an sterilen Frauen, welche sich 
von solchen, welche geboren haben, in vielen ümgen unterscheiden aollen. 



L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE DE LA MÉDECINE 
EN ESPAGNE. 

Patï m* le Dr. RAFL. ULECIA. 



La ensenanza de la Histôria de la mecîicina es bien antigua en 
Espafia. En el plan de estudios de la Facultad de Medicina 
de Madrid — Uamada Colegio de San Carlos — de r7de Septiembre de 
1S45 figura la a si g natura „ßibiwgraßa é hîsiària fit ias Ciéncius médkas*\ 
En el plan de estudios de S de JûIio de 1847 figuraba con elnorabrede 
,,ßtbiio,^rdfia, Ah/ârùt y Hicraùtra mt-(ikas'\ En el plan de estudios de 
2S de Agosto de 1850 îxxé tambien incluida dîcha açignatura de la cual 
era profesor el Doc Lot D. Jaima Sal va. 

En el plan de estud:03 de 10 de Septiembre de 1852 si que figurando 
con el nombre de /lis/pria crt/ica de ia mididnay mcimtes de bibHo^raßd 
de cuyn auignatura se en cargo D. Gabriel Usera el 27deOctubrede 1856 
por baber failecîdo el profesor D, Jaime Salvà. 

La ley de Instmcciun publica de gde Septiembre de 1S57 incluyo en 
el plan de estudios la asîgnatura de ^^Histériu critko-Uteraria de ia 
medkînd** que continué expHcando el Dr. Usera. 

En el cufîjo de 1875 â 1876 estuvo encargado de las explicacignes de 
esta catedra el Dr. Don Francisco J, Santero, por fa il ecj mien to del Dr, 
Usera y sîguîo explicdndüla à principios dd curso de 1S76 a 77 hasta 
que por Real ôrden de i6de Novierabre de 1S76 fué nombrado profesor 
de dicha asignatura su padre D, Tomas Santero que era catedrdtico de 
Clinîca médica y el cual ia desempefiô hasta su muerte acaedda el aide 
Febrero de 1888. 

Para sustituir al Dr. Santero fiié nombrado su ayudante, el Dr. D. 
Mariano Sanclio Martin, en açde Febrero quien expiicô la asignalura 
hasla iode Enero de 1889, des de cuya fecha ha sido desempeflada por 
profcsores interinos hasla c^ue en 3 2de Febrero de 1892 fué nombrado 
por Real Orden catedratico numerario de la asignatura elDr, D. lldefonso 
Rodrigue^. 

En Ës])ana lenemos dos titulos en la carrera raédîca el de Licenckdo 
y cl de Doctor. 

Para el ejercîcio de la i^rofesion basta obtener el priniero. Los que 
deseen poseer el segundo han de cursar un ano mas y estudiar las 

11103. 3 



34 



asignaturas siguieiiles, Hisfôria attka de la medkma Zurinka htoié^ka 
con su ariaäsk, An/ropok^kij J mi k sis t/tkmka y Psia^k^^h exJ>orimenfaiy 
ensenanza que solo se da en la Facultad de Medicina de Madrid. 

Para ser profesor en ctialquiera de las FaculUides de medîcina se 
requière tener el ti'Uilo de Doctor. 

I/pnseif|^^in«iit dl^ rLiatuiro àf lu rnt^lrcïm* oi ËaptL^ne est ltîf>n anttquo. Dunä If' plau 
dcfl iStuiles (le la FiieuUt.^ tte medocùtio ik' Mûdrifl — Cnl1ê|fe de Sun Carlo» — du lï 
sept. 1845 fi^uratl; raiinotip* *^v- la BiUlhi>jrnph'é. et histoire deâ utient'és mMîcnîfn. Daua 
le pliiH d*in étud«ii du 8 jinllet îi^47 vlk- fi^uruît »tCO 1p tiütn d*" ùihfiof^iitfihif, ïugtoirt 
9t titféfalitre ât la mâffcine, Unlii li^ iriêidr ]Ài\n dv 28 uo^t IfliÛ t-Jle f«t liTiiifmepe bob» 
le mêjne nom; U* dooteur J. Jaïme Sftlvii lii pr^fcissiiît. 

Diina 1g plan des iftiidea du 10 sept. 1S5'2 rhistoîre pnruiftftn.it aous U* inmi „Hi'i/tfih'e 
critîqitf df la ni(«V#ei«« ft notiotH^ lir l^t hif/fioyrujJ4it"'\ dp qut'llc* liranclu' ^tiiit ehftPjçé 
AU â7 d'octobre 1856 le Dr, Gabriel Ui^pra ^tmiit auDe«ä«e'ur du. Prof, Jiiîme SnlvAf dt'i*édis 

Par la loi d'iiistrm'tUm publique du 9 sppt 1837. ^rHi»toirf critique ei Hititmif rfe 
în méâefiité'\ «tait Inclu«« dun^ le plnn di^e l'tiidf^j^^t If Dr ÜHCrA.^'fMitinuait'diEyla proft^nser. 

DanH le pour« de Iö7j — 1S76 1p Dr. I>oii Francisco J. Siftnti.'ro i'tiiît cliurgo do pH 
enseignement en »ufipt'dflut au l>r. User«, iléin^^d^, l't It- cimtinuA jij!*<iu'rtu i-ununt^mH^njent 
du oüura df IÖ7C à T7 parco <]ue, par Tôdit ruyjil du lu nov. Î87H, Tu« iitinin*é pmfpjisi'ur 
de cette chaire Dr. Tlii>m*i8 Santf-ro pt^ro, profoajtc'ur dt^ {-linujue nii'dtcwlo et qui lVH*:n[itt 
jusqu'à ft* mort survcnui; U' SJ février I8ft8. 

Ftiur Hubstitmfr If Dr. 8aiit*ro, mxk ii*?*iJjmt U» Dr. D. MnrLanci Siiniho Murtîn fut 
niïmnii^ h* 2Ü ft'vrîpr. Cduî-ci profossiàît Jut^qu'au 10 jnnvtfr IHHSI; »pn-u lettö date 
pluaîeura ^treffeaupur« ocpupèn^nt la ahiiin? m t*ïur tîe rt'dp, juriqii^ik o** ijut" le ^3 février 
IBflJ fut noraini* par ordre royal profeiïseur titulair ik> cette chaire le Dr. D. lUiefouao 
Rodri[^ui^z. 

On donne en £»pa^ne deux ilXe^i dtuiti la tntrri^fe nii'dicale relui de Lîeencwdu 
[lifsenclt^J et celtiî de DùcUur. Pour le droit d'exfr*cr il auDit d'obtenir le ]ireniîer. Ceux 
qui déairent le detijcième doivent BuÎTre lu roars d'un an et étudier lei^braneliett Muivantea; 
Hht&U'f crliiqHf de la médecine^ CMmte biologfqitf avec ae« analysea, AnthropoJo^l*^ 
Analysen ch/iHicnlrs H P^tffhohtfh e,rpi^imfntftfe, enfleigti einen t i|ui i*eul ^e dtttirje û 
r Université de Madrid, 

Four pouvoir l'tre nommé Professeur à unp des Faculté» de niédccîiu', Il faut étrtt 
[Miurru du titre dé Docteur. 



VARIÉTÉ. 



Le Umpk d'Asl-kpios à Koa 
Les journftu.K nous appreiincnt qu'à la fiii d'iH-tobre onÄil<5L*oijiH'rt lecélÊbnî 
Asclepeion Av- Koa. Le temple, sittië sur une oolHiie ii % h. do la rille est 
un magmlîque marbre, -Jusqu'it'i on û trouvé non pna la statut* du diou mt^inc 
mais utie partit- du acrpent qui raccompagne. Le direeU-ur de l'expédition, 
le Dr. Herzog tapfere trcmver de très i m portante! s autiqiiitéa en eonlinunnt les 
tfftTftUJC Yété prochain. 



REVUE BIBLIOGRAPHIÇUE, 

L HISTOIRE DE LA MÉDECINE. 



ALLEMAGNE. 



MiCHiËLiSt Hisa. Etn Beitrtttf jwr G&ichkKtf des für dk Extraction 
tfe.li mtchfiilf^eiidiH Kopf en hetttc iihlichcH Hitntïgnfff, Nebst ci lier 
Uebersidit über dîi* Gcscliiolitp der Wendung auf die Fusse. (Con- 
tribution à l'hïstoLPe tie la luanipulatiQu eïcrcëe à préseat pour 
Textractiatt de k tf-te suivaotu. Avec un résumé dw Thistoire du 
toui'uement aüs pieds.) Inaujçural-Diàsertatioû etc. Milucheu UH>2. 
(Thèso de Munkli.) SID pp. in-8o. 
La tlièse de Mons. Michaelis est travaillée sous les auspices et avec Taaais- 
tance du Traf, fhtstav K/cin, Prof, agrégé di- gynécologie â k fiu-ultt? mMicale 
de Municlu M. Kiein est le „Iwatus posüideua" d'une bibliotliènue extra- 
ordinaircment riclie pour rhiatüire médicale, bibliotîièque, dont noua avons eu 
t'oocttsion d'admirer une partie exposée ici (à Berlin) avce une rare colleetion 
de manusoritfl, tableaux, im-unabk-a ete. C'était au niois de mai de l'annéo 
passée (23 mal 1RI2) ijsie M* Kht'ft dans la SoL-iétt^ Berlinoise pour Tart 
obst^tncal«' ft la f^nécologie a fait une exposition partielle de ses colleotionii 
précieuseB et une demonstration par projection de quelques raretés concernant 
riiiatôin? de l'aaatonvie, ebiruT^je et pjnéeologîe. Parmi un grand nombre 
de Confrères nous avons eu rhotmcur d'assister à etîtte démonstration et il 
faut eon venir, qu'elle était admirable et méritait l'applaudiasement reçu, C'eist 
par cette démonstration que M. Kfehi a donné tout à la foia une bonne modèle 
et a montré nn m* »yen par lequel on peut faire les leçons liîetoriques intére»- 
soute» et attractive». La priorité de eetle idée — eVst-a-dire — de l'appVieation 
do 111 projection pour les dé m austrat ion a liÎBtoriiiuéa, appartient, eoïutne je 
croii, à. Mous, Marcel Baudouin de Paris. Mais pour revenir à la thèse de 
MicliflëLis» graco aux rieUes collections de M. Klein, dont Tauteur a pvi protîter, 
son travail mérite dVHre npi)«l^e exeellente. Après avoir fait dans l'introduction 
le réRiimé mentionné [p. 5—34) il s'oecupe de la nomcndature variable pour la 
manipulation connue surtout chez les Allemande sous le titre; „Mundnacken- 
^iff". DauM la littérature sont cités beaucoup de noroe d'auteurs comme les 
pitres de TencheirHse ; il y aj MiebaëlJ« le démontre» la plus grande confusion. 
Les 8melHe, Maurieeau. Lachapclle, Braun, Veit et antres j sont joints, Lew 
Peehcrehes de lu véritable paternité ne sont |xa8 faciles. Afypuyeimmediaiement 
MMf r/tude des aeuvrcs ongtnaitx M. Miehaelis en donne une exacte analyse et 
la preuve, que îea Smellie, Levret, Laehapelle ont été, a tort, mis en relation 
avec l'encheiri^'He mcntiûiince. C'est à Guillemeauj élève de Paréj qu'appartient 
la premiere place parmi les auteurs de cette acquisition, dont Mauriceau a le 
mériti.' d'avoir fait une amplißcation et Gustav W'it de l'avoir recommandée 
Pe«p. introduite vn Allemagne. La ihèm de Mieliaëlia-lLlein cat digne de 
louange. Paoel. 





I 



EüNST Weber. Uvhtt rlie ^escAîchtUchf: Eniicîckluaff der rtnafomhckc» 
Kenntnisse von den treiblii^hfu Gt'sûhMitjttWfanm . ïlièse, Wurzb., 1899. 
L'aiitcur croni^aere environ 18 jm^^es de sa thèi^e à l'étude de riiiatoire de 
ranatomio des or{*ftüeH sexuoh Je la femme. Il Teelierclie le» notions anato- 
miqiica tout à fait à leur origioe. ànna le traité de Susruta ponr Tlnde, dans 
le papyrus d'Kbers pour k vieillf Egypte, II notis incmlre le di^eloppeurpnt 
de CCS notion!^ dans la niédt'fîne greeque primitive, pnis à Alexandrie, cn^mite 
à Kc*me. Mais on doit ta védUibîf oonuois^aïu-e de cei* organes ans n- forma tenta 
de l'anatomie; Vénale, Eustat'liî et Fallope qui tirent la lumière dansToliseur 
chaos de Tanatomic (Talénique. E. VV. eaiitinue cette intéressante étude qui 
noua amène à trnvers le X^'^e et le X Ville siètde jujiqit'aux rccîierches de 
fine anatomîe de Hcnle et Kolliker. Dr. P. Pansier, d'Avignon. 

Heinrich Bebgeb. Aa^ dent Ram^ier lasten. Verlag von Seit-^ und 
SeliauiT, Müneliea 19(V2. 110 S, Oktar. 
Der Verfas^ser, welelu-r zur Zeit die t^lellnng eines Kroispbysikus ^i Han- 
nover bekleidet, bietet in dietiern Buelie buebst ititeresMUte SHjiblerungeii aus 
äciner arÄLliebcu Tbätigkeit. IHe Sebreibweiae Bergcr'a erinnert an die Klein- 
muloreieti eine!» Hcinrieli Seidel, Fritx Renter oder Cbarlee Dickcna. Wie in 
den öt'liriften dieser findi-t »îuli aueb in den vorlîtïgonden Anfzeidinungcn 
titrenge Realistik mit Huuior und Cietuüt gliieklieli vereint. Zs'^ieht selten hat 
itideitsen der Mak-r in seine Bildtr mit dum 8pitzpinsel aueb gewisse Tinten 
und Töne aus dem Farbentopfe der ätzenden Sotjre eingefügt, wodureb oft 
tR^htine Lieliteffekte eraitdt sind. Berger scliildert in seinen vorliegendem 
Erinnerungen die Leiden und Freuden de? Arztes au der Wende des lÖ, Jalir- 
hunderts und zeigt uns die Menseben, die iUm begegnet sind, mit Fleisch und 
Blut, wie sie ^imU Seine ,\uf£eiebnungen sind dadurch von kutturge!?ebtcbt- 
lieber Bedeutung. In dem Kapilul „der Feld-Wald- und WiesenarÄt" treffen 
wir den VerfaiSäer ak Asüititenzurzt in Hessen, dann als Landarzt in der Alt- 
mark, in der fröblieben Pfalz und iu >'icdcrii!ieliÄcn. Im zweiten Kapitel 
begegDüil wir ibm aln Kreisphysiku«. Als solcher verlebte er aunaehst ein 
Jahrfünft in einer kleinen ytadt in der Kühe Hannovers. Eeeht ergötzlich 
erziiblt der Verfasser von dem zwar gemiitlieben, aber reebt philiütrosen und 
kleinst ädtisebeu Leben und Treiben si'ines Wohnortes, „'^'on Aar uud Halm" 
zieht er dann „zu Staub und Qualni'^ der Grosisstadt. Da Berger die Kunst 
versteht, die Welt mit offenen Augen zu betraebten, so weiss er aus allen 
seinen Wohnorten in gedankenvoller Weise liebenswürdig au erzählen. Indem, 
was er bietet, linden yieb viele intcressauto Betraebtungen über die arsîtliebe 
Praxi ri, die mediziniaebc Kunst und die Hygiene der üegenwart Besonders 
den mitemptjudonden Ar^t wird duliev die Leetür*? dieses kleinen Buebcs 
anregen und ihm «ine genusaroiche Stunde bereiten. Hehmanx Petkus. 

TheoIior Hampe. Dh fahreuden Leute in d^r detttächen Vepganffffnhtit. 
Verlegt bei Eugen Diederiehs in Leipzig 19l*2. 127 Seit. gr. C>ktav, 
4 Mk. geb. 5 Mk. EO I'fg. 
An dieser Stelle sind »chou wiederholt, die Monographien £ur deut^hcu 



lifhe kuUurgCüii'llioLtlit'lip Arboitcn Tiürvorgcllmn hat. lu dem „faliTL-niU'n 
Volk", wek-hes uns ilurt-h Wort und Itild liier in wintnn Üuclie jjeis^tig JiJiUor 
gcrüi'kt wird, Iwinideri sîrîi scwisflioii Spicllou ton, Sängern, Possimmssern, Mu»i* 
kanten^ Gaucklern, Zigeunern und audereni laiidnlreichenden Gcsindtd mich die 
wandernden Kurpfnaeliep, Quaeksalber und Aorite. So aeigt ein reprodiiziertcip 
HolÄStdinitt (Figur 6(ÎJ des KJ.Jaliriinndt'rta einen falirenden Arzt* der bii Pferde 
dio Landî? durtHuicIit uin Htnluiittfl zn verkaufen und um seliwindelliaflo 
Heiluugen äu voUzielum. Uiri dÎL' AitfmerkHUitikint des \'olkes auf sicli zu 
lenken, ist er mit einer Fahne avisgerüstet, auf der Ahbildun|jeu von Arznei- 
j^effflàscn und ehirurgiselicn TiiBtrumcutcii zu Beben sind. Aus der \*orrede »u 
Drjfatiiie)'*ü Arzucibucb eitiert Rampe; „Ea haben solehc Landstreieher" und 
Leulcbesi-beit*wr zu allen Gebreeîieu eine Ariînci, einen Trank, eine Salbe, ein 
Prta'iter, odep ehras eo Un^iereiiides, das?ï maneher drts Leben darob verÄetl et," 
„Zum rieht ifjen Marktsebreier ans der UliiteKeit der Quaeks^alberei geliürten 
aber nieht nur Träuklein, Salben, Pilaster und Pillen u.s,w,, nieht mir Thcriak 
«nd Mitbridat, die Allludluiiltel der landfahrondejj AcT7to damaliger Zeit, es 
gehörte' dazu vor allem eine gcwaltii^e Kekhime, die wir nirgends früher als 
bei den Quacksalbern der ilürkte tind Blessen in isüleher Weise entwiekclt 
finden, und es |TL.börte aueh dazu — daher der ^ame Markt*elireicr - — eia 
durebdrjngendes, unverwiLstltehes Organ. Auf den Abbibluijgen «eben wir du 
meist auf einem Podium oder einer ßüime über die gasende Menge erhöht 
dieser ihre Wundermittel anpreisen, Selion in den Fastuaehtsspielea des aus- 
gehenden 15. Jahrhunderts tritt gelegen tlieti ein solcher Wunderdoktor ftiif, 
der etwa üeiue lîede mit den Worten anhebt: 

„Hi>rt ihr Herren alle gkieb! 

Es kommt ein Mebter kütiütenreieh. 

Er nennt sieh Meister Vivinn, 

Der sieben Künsfc er wohl echt kann. 

Er kann mit meisterliehen Saehen 

Die Bliodeii reden machen'* u,s.w. 

Dieser Meister Vivian mit seinen Wunderwerten hat viele Naebfolger ge- 
funden, im Doktor vou CnlabrieD, dem Doktor Wurmbrand, dem Doktor 
Paffnuzius oder î^ebnauKÏus Eapuutius von Keapolis und anderen \m Äum 
berühmten Doktor Eisenbart des 18, Jahrhunderte. ,, . 

Aber mit Reden und Sebreieu, mit Henommieren und Auf schneiden allein 
wnr ea nieht getbnn; es nvussten stärkere Anrcizungen für daa liebe Publikum 
ausfindig gemaelit werden, „ITampe lif'fert aus alten Sehriften intereâsautc 
Sehildenmgen von dem Treiben der fahrenden Aeriîîte, Heelit ausehaulieh 
werden dies^e dureb die vielen Wigegebenen Bilder niieli alten Originalen. So 
bietet die Abbildung ito die Kurikutur eines Quaekaalberis der ehemjatrisehen 
Kielitung, wek'her mittelst Destillicrofen, Brennofen, Walzen u, dergl. seine 
Kran lien behandelt. Die Abbildung Ö7 zeigt Jeu Bruehschueidcr Karl Uernurdin, 
weleher 1673 in I^egenaburg iu brennendes Werg gehüllt vom hohen Heil 
herftbstür^tc und umkam. Auf einem Kupferstiebe des 18. Jahrkunderts 



^ 



^ami daïier besondcra jcticin Modit'ohiatoriker empfohlen werden, der es Hebt 
Heben den Belebrnngen kÜDi^tlcrm^be Genüsse ciiizviUiMtiHLMi. Wie bei den 
Änderen Bünden dieses sebOucs Werke», ist die Ansstaltnng nndi bei diest^i» 
juustcrgütig. HEtiMiKS Peters. 



FRANCE. 



P. Pansier. IltMiotre th Vophtalm>ihffk. 19Û2. Eneyclopt^dic française 
d'opbtölmolögie. 

Auf 86 Seit<!n hat Pausior die Gescbiebte dor Augenlicilknnde zuüiammeü* 
gedrängt. SelbstveMandUeïi stttnd dem geelirteii Verfasiier nicht mehr Raum 
zur Verfügung und so i^^t aas ganze ziemlich knnpp gehalten. Wie in dneiD 
Ktneroatograpli eilen die Perioden und dîe Gestalten vorüber und werden 
gerade in dieser Fassung den französiaeben Augenarzte a willkommener sein 
als wenn das Ganze ausfübrliclier imd lait Angabe der Quellen ausgearbeitet 
wäre. Vermisgt man doch im de Weoker-Landolt'eebeti Traité die Gescbiebte 
Tollntäudig ! Einiges miige hier herausgegriffen werden, sowie ein Paar Bc- 
merkimgon geraaeht werden ülwr SaeLen, welehe wir anders auffassen als der 
Verfasser. Lange (1555) bat schon die Enukleation Torgenommen. Captain Cook 
«ah auf einer austrnliijeheu Insel eine Frau, welehe die Lider ihres augen- 
krauken Kindes umgestülpt hatte und mittelst eiues hölzernen Inätrumentea 
eine Bîntiing daraus liervorrief. Dass Beer'i* Work eine sehr unangenebtüo 
Leetüre iut, wird niemand beüweifeln ; seine Schüler standen an der Spitze 
unserer Wissenschaft, und dieses, die Mühe, die er s:eb gab einen praktiseîien 
Unterriüht zu geben, die Bildung einer Bibliothek wie «ie damals nirgends 
bestand und woTon ein Theil noeb an der L Wiener Augenklinik Torbanden 
ist, haben ihm einen grösseren Eubni erworben ala seine Lehre von den 
Augenkrankheiten- Etwas befremdend erg:chcint urift pag. 53 die Zusammcn- 
fagung der holländiaehen und der f^kandiuavi sehen Augenhcilkiiudc; ebenso die 
Yorflt«llung von A, v, Graefc als „eontinunteur de Desmarres*'; zu pag. 56 
bemerken wir dasi die Ärckhcs d'nphfffafnifjht^te de Janiain drei Jahre 
erscliienep sind (IS53— lfl56, six volumes); pag. S:l ifteht dasi^ naeb Leeat'a 
Zeuj^isB Taylor den MuskelBcUmtt gegen Strabismus gemnebt habe; Leeat 
(V. Antonelli, Arehheji d'vpftf, 1^102, p. 45 ff.) bat aber ein eonträres Zeugnias 
abgegeben. Zur operativen Behandlung der Myopie möebteu wir Joseph Higg» 
anführen, weleher nach Huiler, Bihltotheca chtrntytea Bnd. II pug. 105 , . . 
mt/opiiim depressa h»(e ctysfoinjut i^ttrarit. Aueli dasi kfinstlii'he Auge wurJo 
im fünften Jahrhundert schon getragen (Talmud, Nedur IX. 8\ Mit Vergnügen 
»oben wir pag. 55 Bcval von Pansier gut gewürdigt; diejenigen, welehe Dcval 
gekannt haben, betiscn sieb gegenüber unjs gerin f^gebittzend über ihn aus, und 
docb sieht man in seinen Werken, dass er selbslytandig gearbeitet bat, denn 
man findet bei ihm Angaben, wehhc nieht in anderen »Sc-liriftrn über Augen- 
heilkundc enthallen hind. YAix ziemliehe Anzahl llruekfehler in den griecbiöehcn 
Benennungen fallen dem Druüker £ur Last. 

PfiBCiHNS. 



41 



Dr. p. GriotJEÄ, Prüfcaseur à la Fat'iilU' Françiiinc de Méilceine ofc 
de Pharma fît* de Bcjrtmtli (^yrio). yttjnt al-Dj^n MtthitHxfil, Un 
MMi'dn arabe iuodît. 

Pur une trî»to ironit», lu biographie dû Najm ad-Dyn sera courte. Si, en lui 
donnant le nom brilkitt d'Etoile de fa ReUpnn, sos paretils crnront qu'il 
passerait h la- pos^ rite, ils ac trompèrent grandement, c$,v il i st diflicilç d être 
jdus euscvcti dans l'oubli que ne le £at celui qui nous occupe. 

Xajm ad-Djn Malimoud i1)ti Uya îd-I)yii Ilya» adi-Cliyrajîy vivait au 7c 
sîèeli? do J'lît5t;îre. Il devait efro originaire de la Peruse comme l'iTidît^ue son 
nom. C'est là tout eu quo l'on »ait de sa Tie et lea historiens moderne», 
Am{ft'euà\ Ltvîerr, Wû/ttenfeldf ne le citent paa, 

On ne connaît de lui qu'un ouvrage, et encore les manager Us en sont-îla 
rarefl: je n'en ai trou?*? niontion que dans les eatalo^vies des biliîiotîièques 
du British Museum, de Gotha et de Ley de. Celui qui m'a servi appartient h 
rrniveruit«î Hnint-JoaepU do Beyrouth, 

L'ouvrage porte ie nom de Kitâb al-hàtmif fj/ Ihn it-faiihuy que Ton peut 
triuluire jmr ,Je Livi^ d^ l'Art du TfaifemcHt" 1). Il no fiut pas îe eonfondr« 
avec le Xitàb al-hft,ouy de Abou Bikr ar-Rtvzy al-Ausnry. 

Quoi qu'il eo soit, IVuvmge est une vôrilable encyclopéciie; il comprend 
cinq partie»; les maladie» en g*!'U*^ral, 2o fièvres, 3o mala Uei apperautes des 
membres, lo niédieaments simples, 5o médieîiiuents eampoaés. 

Le Kitâb ttî hàouy figure sous le No. SOS dans le Supplemnit du catalof^ue du 
British Aïusmmiî „A trcattsc of médecine, by Najm al Diii Mnhmtid B, Piya 
riyas Siiirajti. The author, yielding, lie says, to the instanees of some of his 
frienda, deserihed in tUia corapemlium the ordinary and indispen^nbleTemedita 
that should he kept in store, or carried about in travelling; nothing i* 
knowu of the author's life, or precise date. He eannot howcTer have writ tin 
this work later than AH 737, for a eopy bearing that date exists in the 
Gotha library, , . ," 

Dnn« le catalogue de la bibliothèque do Leyde il K^ure sous le No. 137f>: 
„AÎ baouy fy 'iîm it-tadàouy auctorc i^'Mjmo 'dnUn ^Mahmud ibu Caîno 
M-din Kliat» ni Shiozi, enju^ mtatem nuUibi video memoratam (dee«t mentio 
elm in Hbro Ob Wüjstenfeld, die anibiselien Aertze). . . /* 

Le kxique bibliographique de Hadje Khalifii (Mostaplia ben Abdallah) le 
mentionne sous le No. 13S5: „Hawwi fi ilm al ted^wy, conquisitor de arte 
»ibi ipHJUfi niedieiuam faciendi, auctore Nejni ed-diii MahTiiud ben elnebeikh 
ÖÄin etl-diti Shiraai. 

fie nc ponvai» songer ii publier tout IVnivrage qui forme un vohmiineux 
»januiterit de ô'J'I pagO'«, suuvent d'une tk-riture très Horrêe. Les trois premières 
partie'* ne pre^'ntaient d'ailleurs ym grand intérêt pour tuoî et c'étaient 
•urtout le« quatrième et cinquième parties qui m'attiraient. Leu parties lais- 

1) ÎM tparluotinn lUU'mlf! est; it IJpr« qui i-mtifut fhnfx t'Art rfir Tvftittiuaêt, 
L't-xprtsiiioii nt h*n»»tj KHt ft jjfuu prèi intriultiiMililc* «ti friiiu;»!''; l'Ilc Mii|fijini- ^ij[iij renfcrmi'i 
■fttl cinl>rA(i'U:", l'ii Imbi mtiitHtn»-, On Pa rendu pitrrds pur ep itidt Cmttmfiti qui n'tfnit 
pa« ffuii^uîs vt pur *;Qji*LHiui''nt ne convient pi»ö. 



4« 



sees de côt6 rcnffrmoiit poiirlant d«?s* pnssitgcs curieux : en voii'i doux spécimen 
qui inotîtrerit sur qui^lleB bases reposait la, oiëdefine des Arabes, liostiles à 
toute ranatomîf et oitmtours du ijiystt'rîeux ; 

Erptivatioft dtt fji^urdüniict/iciU: „Ta"^ bnurdonnenicat est une voix que l'homme 
i>ntend et qui ne provient pas du delioi-F, mnï* qui est causée par des (lahio- 
sités ^ossih'es qui »e di^>ça^etjt dos superflus içrossîers Je Iti tôte."' 

Propn't'f^ji ihvj'apeutiqiujt fin coinff-, „Le« eong-î üont froids, sec^j .... 
ré|<missent te foeur .... Ot\ a dit. que le prtqjïiôte (que Dieu le bénisge et 
lui ftct'orde le salut) ue connaissait pas eiieort» le tujîiig. Un jour, arrivé, de 
Damas, un de ue« diseiples ayant des coings avec lui, en offre au proplitte 
(que l>ieu lui accorde le sâlut). Ausntnt il en prond dans aä timüi et tilt: 
Dieu est grand, ceci ri^jouit le coeur." 

Ce fîirent doue les qu,itrième et cinquènit" parties sui" lesquelles se ft\s 
mon elioix. La (juutr^ême r'otupreml les dro^uc'S «întples rangües pur ordre 
alplmbiîtiqut'î lu einpiièiiic träte des mëdieamenta composés. C'est cette 
dernière que je publie tu r^'fensa 1) ; elle est divisiîe en 50 Bâh ou chapitres. 
J'en donne k la fois le t^xi^ et uno tratluetion aum\ littt^riile que possible. 
Les 50 idiflpîtréH ne s'adrt'si«ent pan tous à des formes pbnrmaeeutiqueai 
il faut rctraueber de ee uondw quatre elmpitres qui ont trait à desfçéu^raliti?», 
à TosMai de» m(?dieanients, aux propriétés des viandes, etc. Ce nombre de 
4Ö pourrait même encore être réduit, far, i\ coté des cliapîtres traitant do 
formes pharmawntiques reclk's; troidiimiucii, robs, huile», ttc^ il en 4^t d'autres 
qui saut plutôt une réunion de formnleîi ayant une môme aeî (ou thni'Äpculiquc; 
ém^tiquea, cmménagogues, remèdes eontre la stérilité, teintureFi, cet. C'est 
donc II la fois un Cndex, c'csit à dire un reeucil di' formules j^oupiîesd'ayîrès 
leurs affiiiités pUariurtcoutiqucft, et un formulaire magistral baaé sur lea actiima 
thérapeutiques. Il faut ajouter que t^'est plutôt un Codex qu'un formiilairo 
magistral, et qu'on retrouve chvî Najm toute;* leü formes pharmaceutiques 
arabes. 

La quatrième partie m'a lyervi de base pour les* ghisj^airc» qui atvonipngmmt 
l'ouvrage. Les drogues Kimptes eîteea dans cette partie, auxqueîlcis j*ai ajout« 
celles reneontréea en cours de traduction de la cinquième partie, forment 
trois glûssaireB: 

Le premier eut arabe-français; les drogues î^ont rangées d*aprês l'ordre 
alphabëtiquo arabe et écrites en cai-wctCuvs nndtes. Le second est le glaesatre 
frauçais-aral>c, les dropues sont rangées d'après Tordre alpliabétiquc français; 
mAiii, iei, les caractères arabes ne Jigurent plus et les noms arabes »ont tmtis- 
crîts en earactèrea latins; à càt«? du nom vulgaire se trouve le nom scientitique* 
Eu outre, ce (glossaire a une partie originale: j'ai reîevtî dans ]c Pfimfeetiiftim 



l) Lk LtVRt: i>E u'knr nv Tiuitkmot ik Xnjmad-Dyn Muliniomt; RcniHva compo»^ 
TpÄtp, traduction, glnnitiiir^s, jm-tuVlt^ iJ'inii i's»tti (»ur la I'liarimtik Aralvo, par Ir THirlcur 
r. Ouiffiu'!*, l'rofpasfur À \u Finiittt; FriMi^AiftC dp MMocirit» i-^t df Fljurmurii! (to Hpj-rautti 
1 vt>l. In-WO (tt Ti^i) piigeft »vfO wrif rti|irufhirtî<tti iilicitoynipltl<)u« d*ati frngmt^ut da 
taanuBcHt. à Bejrnuth, choK l'i*uteur. Prix 15 frauo» (envul ff»nc(» ptir lu, poste]. 

Texte Atahe seuls V vol. 240 pageÄ. Pfix 6 francs fmnco. 



43 




tk* MattliHOUü Sylvatuniü, k» S^mtslma Simplottîn ((rrtiUiflîoti fJt'rard de 
l'i*«^monel K' fh Stiuplta Minfichta de f^érnpîon (irîi.liuliini iSiuioii JcHittoiiHis), 
II»« Commt'iifitirc^ de Dtomconife do MaUhioli», 1rs pritu'ipiiilcf* alli'mtions 
Hu'ttVttU'ßl äuH l<^s noins arabes cIicä ces atiteurs vi j'o i ui cloiine tk-P cxcmplt^s 
|Hmr eliaqiio mot. Ainsi ordotinöM, Ici trois gkiM^airi?» pcrtneftent à cli Alauns, 
connainäant on non l'écriture arabe, de retrouver la t m Ineti m eM'iik'utifTeation 
iks noms dvs ilrojrues eitées dans ['ouvrage, 

Enfin, dîin^ rintriHluc-tion j'ai donne un vmiû *ur ki Plai'o jii^îe iTihc el sur 
leri formes pliarmaféutique» (qu'elle employait. A ectte ]i.troduct on font sirite 
quelques noies çxplieativcB sur !q nature dt' diver» pro luif^. 

A tua connnissam'o, i) n'existe pas de tvaduetion française d'Aniidohiire 
araW ; les traductions qrie nous avons (Mt^aui^ Pt^rapion, Avicenne, Hc- sont 
en latin et dnteüt du Moyen-îigc ou de la EenniiSi^a- rs it à e» p< înt de \m\ 
mon tntvîiïl est original. Dans leai 650 fornuile» et sui de l.\ qt;e ri t) ferme 
rouvragc il s'ctt trouve eertainemfiit qui àont antt^rieires auv Aiab.'s, telles 
les ihêrîatiues, les eonfeetioti», eti\ tjue l'on retrouve dais loim les fortrudaircs, 
et «uHn*?, comme IVmplàtre diaeliylon, dann les Codex moJerne«; iiini* «n 
grand nombre appiirlîent à l'Et^ote arabe elle m'ino, et sous ee rapport 
rAutidotaire de Najni ad-Dyn nous fournit des exem;>!es de tiuttö le^ forme» 
pliarinareuti<|(ies arsibes, ^sitjftfs^ i^htiâfiif\luoi'hi. smnjahhiiî, hohouo^ ele. Kona 
compter les uoud>reux collyres et Ica teintures p>ur îew elieveis. 

Tel est l'ouvrage que je présente aujtiurd'hui. 11 r.'nfernie, je le sais, do 
nombreuses imperfeetiong, mais pourtant tel qu'il es(. Je eroia qu'il pourra 
rendre *erviee. J'ai CsiMayé d'apiKtrtcr ma pierre à I'Milkn», qu'en mViteuse de 
l'a porter petite. 



Pr. C. Chatveat. Hlsfoirc Jc^ nuifitdkfi du phtn\t/t>.t\ Paris, Bwlliere 
et lils, S vol lyOl et liH.i2. (\'oir: lïevuc dm IVriodiquc« pg. 10). 



ITALIE. 



J. AltiTA. L'iivfe ttiedk'd inlîc mcrhimii lu fine ; iHinfrlhttft} nturteo Momano, 
Geuova, P. Pella« edit. UI02; broeb. in-Ho, 72 p, 

L'uuteur a eu l'lieureuüe idée d'e\traire de lu vaste eolleelîou épïgrapbique 
coontit* sous la lU'nomiuûtiori de C'urjîtta iff^aùptofum htdnurnmj toutes les 
i ri «er i plions relatives à In médecine et aux inédeeiti« et de les réunir dans 
celle importante liroeliufe. Il a classé en trois séries les 203 inscriptions qu'il 
rehired u il i-t pour cbaeune il donne la référence bibliographique au Corpus 
inscriptiounm, rindication de la matière sur laquelle l'inscription est gravée, 
du lieu ou elle a été trouvée et de la collection lapidaire dans laquelle elle 
est aujourd'hui eon«ervée, enliu il y ajoute, lor^iuc cela est nécessaire, quelques 
brefs eoniinentaires. 

La première série eoinprend les Tmcripiiones tacrae au nombre de 82 1 ce 
«ont, presque uniquement, dés ex-Toto dont un certain nombre se rapporte sa 



44 



culte d'Esculupe, La seconde aériç conlient l()l inscriptians rt'latiTes aus m^dc' 
eins dp la cour impériale et à ctnix qui cxcr^'aîent *iüit h Eomo. »oit ilnns le 
Latiuni ou dan» los autres parties <li' rilnlie; h uoffr (inclqucis inNi'nptioniî 
funéraires d'awouoliousea et do ft'mnu'!*-mt?di'i-iu8. La dernière sJrie i-ouerriio 
les médecins établi»; dans les diverses provineea de IVinpire; eilt- ne eontiint 
que 9 inscriptions, une trouvtîe en Esiïu«ne et hn autres que 11. A rata attribue 
à la Gaule Narbomiaîse, it est eertain, toutefois, qu il faut en distraire lea 
trois inseription» de Ncuiour», aucune loeaîité de ce nom n'existant dansi la 
Narbonnaise, il s'agit, peut-être, (U- la ville du" ^'emoitr« dans la province 
d'Oraij, laquelle répond à l'antuenne «tntion rouiaiuc Ad Fvah-r« de la Maurê- 
tanie Tjngitatie; l'auteur a joint, en outre, à ectte série, la transcription de 
H pierre« Bigillaires de médocino-ocuHstcd; je ne puis ntîtrnicr que toutes swot 
inédites et que quelques unes oe m frouvent pn« déjà dan» l'un des EertteiU 
fies i'uehtfs d'neuJiêfcs romaine publiés, il y a quelques années, par Espéra ndî eu 
ou par Hérûu d(? \'illefosBC" et Thédcnat. Ed. B. 

J. Ahata. Shtîuii r<iifittf'î td iiîiistri médiei di Atbi'nrfit. PaumatOse, 
Arcfiivio iiudko dt'ffti Oitpcduti civtH dî GcnocUi X. 3 del 1902. 
(GfiUoYa.) 
Sous ce titre le Dr. Arata public Ica statuts d^Allienga de 1350, qui se 
réfèrent pnrtifuUèremeiit aux lépreux ,./V utjfrmi« mtuiatlihtts >tjmd Suitvtui» 
Lijzttrttm", t'et hôpital était obligé de „red^^ere omntu hjifrmtjs maerhufhjt vf 
femtimschrs Cii'itaiîis Alhinfjanr htthihtiores iiiftrjunndiclhuvin haju« Civiktth,..''^ 
tandis qu'il ne pourait accueillir sans penuîssion de l'autorité publique ,,/e/»ro- 
mm maschii/fut» rel fcminitm qui fion mi Cire^ et dklvktud diète Cirifittî«...** 
Un eertaiii utaître JacqucM reliait une petite souiuie i\ cet bupitaK Albeiijja 
avait de plus des autres bôpilauv; parmi cenv un des OLevaliers Jérosolimitains, 
rappelle plui*itHirs fois en un (cütnuient de 12tii>, Vu hmpiddts de putitv (de 
Santa Maria dft PoMtehutg») existait dès Hîl2- Le Dr. A rata donne des rcu- 
seigncmeutjî do plusîour.'^ médoeinu. Parmi eeux il rrippelle le célèbre empirique 
du XVJe s ècle Léonard Fiomvauti et uti médcciu du XVIIe siècle Mathieu 
Giorgi, auteur de louvrivge Phfebotomùj vindieatu (1607). 

M. i»EL Gaiäo (Napleiî). 

P/¥> Petrti Andrm Matthiotn, A;fedlco Srnenst {l5fXf — Î$T?). 
Sou« ce titre le Professeur t'Uarlcs l^aimoudî pnldie un excellent tnémoirc 
biographique et bibliographique sur Mftttioli. Il énumèiv les éditions italiennes 
et latines de la Mafcritt /r^ft/iVcï de Diosi'orideB, laquelle fut traduite par Mattioli 
sur l'original grecqiu*. Il imliquo Im traductions français»» et allemande» de 
cette traduction faite par Mattiolî; et ensuite les oeuvres qui ht rcBumèrent 
ou la commentèrent. Il îijoiitc l'index des autres oeuvres de Mattiolî et l'dpisto- 
laire de celui-ci. 11 donne aussi des notices des biographes de Mattiuli et de hch 
portraits. L'opuscule du Dr. Kaimondi rapporte le mot de Manjt;etug„7Vw*/Jo*** 
nuiiqttam intentura tua e&t ffhria MafiAwlv". La publication de Mr. le prof, 
Itaimondi fait part des travaux de L^Istiittfo farmacüJagico dcfh R, fJnffrf' 
situ di Skna (1902), Le travail est pri^ccdé par un autre, écrit> lui auasij par 



i. ±. 




45 



Baimondî „ Una Icttera lU P. A, MaUînîi al Colltgio dei Medu'i di Ltieca, 
eon fa n*jny*tn^ nra per la prima mita pubhlicate,- Siena Î9or\ C'est une con- 
tribution À rhlstoiro de Thj^drolofcic mjnérakv Mattiolî, le 35 mni 1576, écrit 
de Spruch (InnHbruck) au CoUtgii mtidical dt* Lui'<iueH pour Bavoir si l'eau des 
bains de Lupqncâ i»t «pf^t-inknm'nt celliMlc la funtaînc dt' In 77/ /o, employée auöj^i 
jTOur boiason, pourmit coiiäferver «on eHicaciti^ lorsq 11*011 voulut la transporter en 
bouteilles de verre n.\i\ pays lointains. Cette eau devait «eririr pour l'arehiduc 
Ferdiûatid d'Autrielic, agi? de 40 ans, et ilui araît souffert du calcul rt^nal. 
Mattioli présente 10 queations, qui ont été résolues par le Collège Médicale 
de Lticquest, dan« une lettre de VIII juin lô7fK M. del Qxizo (Naples). 




REVUE DKS PÉRIODIQUES. 

IIISTOIBK DE LA MEDEClNB, 



L'p^racia dfJ ma<fh(ero délia Ckie^a shI ptotp'eMo délia ttcîîvtna; Note 
ad un Ca pi (o lu dl JSforiti dtlla Med ici »a. 
Ce Biint cinq articles, que j'ai publié» dans la Rivistu dt Seit'Hze e Lelfere 
{Sapali 1902). Parmi les doeuments il y a une notifîeation (1731) de Prospère 
Lambertinî, eonnu sous !e nom de Pape Benoit XIV'. Lambertini dnnne la 
juste siîj^iiîfieatîon à la h«th' de lîunifnee VIIT, latiuelle ne visait pas à empÊL'ïier 
les anatoniief; faites dans le but seientifîquc.ninîa: à faire oUstat-Ie à la mutilation des 
eadavres. Faite pour eanseâj+uperstitieuse:*, LamWrtini fail Teloge de lanatomiei 
il rend lu unmade ù la f^lorienso tradition de l'Université do Bologne, ot en 
particulier au ^rand nom de Malpi^hi. II donne d'utiles diâpo»îtions aßn qu'on 
prenne «diu de« eadavres non seulement deg juBttfléK, mais encore des per- 
sonnes, morteH ào,w» les hôpitaux. Je donne notice des excellents anatomiitea, qui 
fun-nl protégée par les Papes ou qui dédièrent à eux leurs oeuvres seientifiques 
Iparmi !ea autres, Masaa, Arantiim, V'arolio, Malpîgld, JJafilivi, Laneisi,., et 
un forte groupe d'anatomiste», qui floriuüaient en Bologne, dans lea sîèclca XV lie 
et X Ville). I! me plait à relever la pieté relijijieui^e de certains grands 
itiaitn^ laijuelle non îteulement brilla dauH leur vie intime, urnis ejieore dans 
leiiTfl oeuvre», et dont iU lîtvnt prtnivt» ïiuit [innr gloritier les mec veilles de la 
créfflti'^n^ soit povir pouvoir soif^iier le« intîrnjes, partieulièrenient lea plun pau- 
vre« L'omme raédecini* ou ehirurgiens Christo doceute. Je rapi>elle bous cet aspect 
let* page« splendide!* de A. Paré, H, 8am'toriu», N. Sténon, .J. A, BorclH , . . 
et surtout eelk-s de J. iï, Morgagni. M. hkl Giisso (Napîe«). 



La hthlioiJiFi^ue d'un médeeim du ^Ye »iiûle, 
DaiiH VAn^liirio Storiiy> Napulttum) (1901, fascicolo 1) le Dr. J. Dreaciani 
publie un article „/wrfw/«m invdifi del aovûIu XV, eofitenenti lihri a xtatnpa 
e matioscrilfi'\ L>ana ces invent» ire« nous retrouvons de* index de livrer qui 
ap]iarteiiaieut mn bildiolîiiiques de* médeejn» du XVesii^ele, et paHieulièrement 
il Antoine »Solimene, déjà médecin de l'Ecole de Saicrne* D. (r, 



46 

Dr. C. Chauvbau. Histoire des maladies du pharynx. Paris, Balliere 

et fils. 2 vol. 1901 et 1902. 
Jonathan Weight. The nose and throat in medical historic. Eeprint^d 

from tlic Laryngoscope, St. Louis Mo. U. S. A. 1901. 
Prof. Dkjekinb. Ouverture du cours d'histoire de la médecine. XI nor. 
liK)2. Progrès médical, 15 nov. 1902. 

J'avais Tintcntion de fixer l'attention des lecteurs de Janus sur les deux 
monographies citées ci-dessus, lorscjue, en lisant un résumé du cours d'ouver- 
ture du Professeur Déjerine, je ne pus m'empêclier de dire : Les beaux esprits 
se rencontrent. M. Déjerine, après avoir donné un exposé rapide de l'évolution 
de la médecine, s'est posé la question: comment peut-on enseigner l'histoire 
de la médecine? On peut suivre plusieurs méthodes différentes: exposer, par 
exemple, la suite des doctrines dans l'ordre chronologique ; prendre une de ces 
doctrines, étudier se naissance et son évohition; faire la biographie successive 
de tous les médecins illustres en indit^uaut leur influence sur la marche et les 
progrt's de leur science, ou bien se borner à un organe, à un groupe de 
maladies et en étudier l'histoire. C'est cette dernière méthode que M. Déjerine 
adoptera. Elle permet d'ailleurs d'embrasser l'histoire des doctrines médicales 
en général et est assez vaste pour remplir le programme de plusieurs années. 

11 va donc alwnler l'élude de l'histoire du cerveau et de ses maladies et 
montrer à ses auditeurs les progrès inouis faits brusquement par les sciences 
médicales au XIXe siècle dans cette seule branche de Tanatomie et de la 
médecine, qui était restée i\ l'état nidimentaire jusqu'à notre époque. 

N'est-il ivis vrai que ^L Chauveau et M. Wright se sont bien rencontrés 
^nnir montrt^r d'avance jwr leur exemple que la méthode préconisée par M. 
Déjerine est bien la méthotle du jour. Quiconque poussé par l'intérêt qu'il 
|K>rte soit i\ la rhinologie ou à la laryngologue, lit un de ces deux ouvrages, 
qui sont l'un tvmme l'autre d'une lecture agréable, acquiert insensiblement 
un a^H^rvu do l'histoire» de la médecine eu général et de ses principaux repré- 
sentants, qui autr^nuent innit-ètr*^ ne l'aurait i«s intéressé. 

Il va de soi que ces deux ouvragées, qui sont évidemment le résultat d'études 
st^rieuses, ne se prêtent jvis à l'analyse; je voulais simplement fixer l'attention 
des Uvteurs de Jittms sur leur publication. J'esjvn» que M. Wright ne m'en 
voudra i«s de noter en {xissant deux erreurs tyjxvgraphiques, qui prouvent, 
que quand on fait des citations emprunttH>s à des langues étrangères, il est 
utile que la ri^visiou des èpr^Mives soit faite ]xir quelqu'un qui connaisse ces 
langxies. Dans rintrvvluetion vp. «"^ *^w ^vkrlant do rötymoKMsio du nez, l'auteur 
dvMino r«S|uivalont do eo mot dans une s^^rio do langtiagos, et on citant le 
hollandais, il impriu»o »mw. où il y a un < do ttx^iv Kt à la j^age» 5. en parlant 
do la physit^ïomio du no«, il cite un vers latin, qui *nm«too il lo fait ol^server, 
n'est j>«s tiri^ d'une littérature ompru^into dos idtvs do ljiv»tor. 
,.Nas*'itur ex Ubris quantum s-it xiT^inis antrum; 
.„Nas"»'itur o\ naso qtiant^t sit ha^ta viri." 

l>ans los doux vers il faut lir«^ «,>*."«tf«rr ot «»^n »^w-t'/wr, GrrB. 



47 



Les foUe^f de la Science h la cour de Rodalphe II pai' Henet 
Càbbinotos BuiTOîT, (Pliarmaccn titrai Eeview.) 

VL Les triîsors artlsticiacs do lîodolphe. 

Lo Mécène *li» la lioliiimt* — i-Vst sitiHi (^u'oti apptduit TEmpereur Hodolphe — 
»*? fut pas seulement \\q t:uricu,'ï peu iiiHlruit et pou liviné dea choses de la 
science; il fut cm^ore un eollüelioniicüt' d'oeuvfeei d'art. Il dispensa beaucoup 
d'argent mais sans iHrt; ^uidë par une idéo maîtrease qui fait les tolleetions 
nitiqni?» et supérieures qui n'ont que desii pièces dt* clioix. 

Le nojnu de son musée avait été forme par la rénniou de deux grandes 
eolleetjon»; l'une i'uUe de MAximilien II ïi Vit^nne, raiitre eel le d un amatriir 
et d'un l'onnûiîjMeur Jnequt's de Stradn de Maiitoue. Ce dernier avec sou i\U 
Oetave devinrent de^ fauiiUer^ Ct do» eonseillei's du rûi fli bien que Jaeques 
de Strada fut élevé à la dignité de olievalîcr „de TlosalnTg", On dit que la 
be«uté de »a fille dont Kodolplie eut trois* fils et trois* filles ne fut pas 
étrangère à eette grande fortune. Il eiivayait de» agents dans ïe monde entier, 
mémo dans le Nouveau Mondt? pour irouver dta pièct^ rares, que le peuple 
payait \mT des impi'Vts nouveaus — sous prétexte de guerre arec le Grand Turc. 
CHte colleetion fut encore augmentée par des dcuus piirtitniliers de prinees, de 
niagniitji, de villes, qui voulaieut obtenir les bonnes grâees de l'Empereur. Il 
j avait un peu de tnut dans ee cabinet que Joseph Ivatek, historien de ta 
Bohème eorapare h un „Musée de Uarnum" — à eôte de piêees d'art uniques — 
comme certaineB oeuvr<?s nmîtresswfîs d'Albert Durer, d'Holbeîn, il y avait des 
pi&eeîj fantnstîftuea et fausses comme des clous de l'arche dû Noë, Ou citait 
encore une table en pierres prceieuses évaluée lOtK) ducats par le Dr. Guarîno- 
niufi et consideriîc comme une de« merveilles du monde. Il ehereha à {«'attirer 
des artisitett qui furent tous de second ordre tels que le hol landai.s Barthélémy 
Sp ranger, et l 'allemand Jean von A eben qui derorbrent son musöe, 11 voulut 
aiussi collectionner des inatrument»« de musique et avoir i\ sa cour de» musiciens. 
Philipp*-' de Monte et Andre Mosto furent npindes d'Italie et eberehè reut par 
leurs compositions musicales îi eainier la mélaneolie île rKuipcreur, qui mà(-s 
par Jean Leonard Husler de ^"uremberg et le maître de Iwllet impérinl 
Alphonse Pa*etti de Ferrare, u'y réussirent iju'à moitié. Il garda trente ans 
cette superbe collection qui ne dispersa en Europe, eu Allemagne, en Suède, 
en Autriche, et avait été estimée en 1ÜI8 h. sept millions de llortns eu or. 

h. M, {A itvîvrt.) 



GEOGRAPHIE METUCALB. 

La Société pour les étudea de U malaria en Itulîc a publié le troitième 
volume des se^ travaux: Attt det.la Socikta vrh iïli mtitpu dellâ malauia; 
K'>Mi lîWfâ; vol, III, p. 1 — tîôG, avee^O tables crumiditlujgrapliiqueB et p)u!*îeni8 
ligiifes (dans le texte) de topographie uiédicu le. Il y a trente travaux publié«, qui 
donnent les observation« failen eu pluHieurs localités d'Italie, u'est-à-dire de lu 
r%îoD la plus septentrionale de l'Italie (SoodrioJ jusqu'à la plus méridionale 
(PàCÏdiio dana la «Sicile). Le volume a aussi un travail (pp. 189—208) du Dr. 



48 

H. J. M. Schoo »La malaria in Olandà". La dernière partie du livre 
(pp. 628 —656) donne un important mémoire du Prof. A. Celli de TUniversité 
de liome „La malaria in Italia durante il 1901. Ricerche epidemiologiche e 
proßlaltirhe. Rîepilogo di A. Celli". Ce travail est aussi publié dans les 
„Archive« italiennes de Biologie; Turin 1902; t. XXXVII, pp. 209—241". Le 
Prof. Celli distingue dans l'Italie deux régions malariques, séparées, relative- 
ment, de la ligne isothcrutique 4- 15: dans la première la malaria est légère 
(nord et une partie du centre de l'Italie); dans la deuxième (sud de la isotUer- 
mit^ue + 16) la malaria donne un autre type épidémiquc. Dans Tannée 1901, 
selon le mémoire du Prof. Celli, la malaria en Italie fut en général »plus 
bénigne que l'année précédente". (Voir le volume de la Société Italienne etc., 
et les Archives italienne« de Biologie.) M. del Gaizo (Naples). 



The Journal of Tropical Medicine. 

No. 18 (15. Septi'mber) enthält 2 Originalartikel. Der erste ist der von Zomî» 
W. Samhon auf der Versammlung der British medical Association in Manchester 
gehaltene Vortrag „licnicrkungen über die Nomenclature Aetiologie und Prophy- 
lujtc der intcrmittircnden Fieber \ der an anderer Stelle kurz referirt worden ist. 

In der zweiten verbreitet sich B. Jf. Kl Hot über die Xachcomplicationen 
Itei der ojtcratiiH'n Itehandlung von Katarakt. 

In No. 19 (1. DctolH'r) berichtet Auhretf Jfodges über Schlafkrankheit und 
Filaria fH'rstans in Busoga und l'nigegcnd im Vgauda-Pi'vtectorat. Seit etwa 
6 ilahren herrscht im Norden des A'ictoria Njansa unter den liusoga eine 
Sehlafkrankheit-Kpidemie. Woher diese ihren Ursprung genommen hat, hat 
sieh nicht mit Bestimmtheit feststellen lassen. Verfasser bespricht auf Grund 
von lx'^2 iH'ob.nchteten Fällen die Symptomatologie. A'ergrö.>5serung der ober- 
flächlichen Drüsen scheint eine fast constante und wahrscheinlich sehr frühe 
Krschoinnng itu sein. Dieselben sind selten empfindlich, und es scheint keine 
Neigung jtu \'ereiterung xu lH»stehen, Für die \"cnjK>sseruug mögen aber oft 
ändert* Trsachen veninl wortlich xu machen s<Mn. denn Drüsensehwellung ohne 
sichtKire Trsache i^t viel häutiger Ihm den KingeWrnen als in Europa. Am 
häutigsten sind die Nackendrüst»n geschwollen. Hei den wenigen Sectionen, die 
gemacht wurilen. wunlen die Mediastinal-. Mesenterial- und andere Lymph- 
drüsen ge<i*h\\ ollen gi»funden. IVuritus ist ein sehr iinistantes Symptom, ein 
sjHvitisches Kxantheui wurde alvr nicht nachgewiesen. Tremor der Zunge ist 
sehr constant und tritt früh auf. allgemeiner Tnnnor häutig in vorgeschrittenen 
Fällen. Statt des Tremors weilen nicht sehr stallen Ivi jungen Leuten in den 
früheren Stadien ehor»nforme ZuckungiMi Uvlvichiet. die sich manchmal auf 
Mund, lîesieht und Hände, gelegentlich s^^gar den gauju^n Körj^er ausbreiten. 
Die Muskeln der olvreu Theile des iM^ichis soheixion weniger liäutig oder 
weniger hervorNi^vhend Ivfallen «u wervleu als Ivi echter Chorea, daher ist 
das für diese so charikleristis**he Grimmassiren viel >Äenigt'r ausgesprochen. 
Kine eigentümliche KrM*hwenxug der Sprache ^sler Muffeln Ivsiohi in vielen 
Fällen, in wenigen Stottern. iiehirnr^M.-unc vslcr Manie kam in Verhältnis- 
KuäMig wenig Fällen lur Be\AHichtuug. Telvr ScUxxiîuiel uihI Niederfallen 



klagen dio Kranken manelimal ïdi frülien Stadium ; ein Patient hatte epilepti- 
forme Krumpfe in eiocm gpdten Stadium. Vorübergehcndo linksaeitige Ptosis 
imrclen in einem Falle beobaL'Tifcet, murmelude Delirien gefçen das Endo in 
2 Fällen. Die meij^ten Kranken klagen über Selimerz in Kürpcr und üliederu. 
Am eoniîtan testen int aber Kopfsehmcrz, der oft das qiiiilendste Sjiiiptom für 
den Patienten ist, sehr früh auftritt und wahr« ehe inlieîi in der Rnogel während 
der ganzen Krankheit anhält. Er dehnt sieh nicht selten auf Hinterkopf und 
Nucken aujs. Muskelsch wache ist constant und progreasir und erzeugt früher 
odei* sjjütct einen schwankenden Gang. Öehhifrii^keit, Lethargie oder Somnolenz 
ht früher oder später vorhanden, ihr kann aber eine Periode mit Kopfschmerz, 
Tremor der Zunge» Drüsunvergrüaserung und Ttelleiehl Pniritus und mani.-hmal 
Gehimreizung oder Manie vorausgehen. Die Temperatuj* ist gewÖLnIieh suh- 
normal, aber alle einige Zeit beohaehteten Fälle zeigten etwas Fieberbewegung, 
and 3îM*ar in einem oder 2 Fällen an.scheiuend giinz üu Beginn der Erkrankung. 
Abmagerung ist selten, solange Jfahrung genossen wird, aber manchmal gegen 
dftä Ende sehr stark. A'^erfasser fichätzt die mittlere Krankhcitsdauer auf 3—4. 
Monate. Von 452 öuhlaf kranken beherbergten 341 = 75.4 %, von 567 öesunden 
33y = 5ÎÏ.K % Filaria perstans. Diese wurde durchwog hei Kranken in einem 
höheren Prtxientsatze gefunden als hei üesunden, derselbe war uher in ver- 
schiedenen Gegenden ein vcrstihiL'dener. Bei Kindern, kranken sowohl als 
gesunden, faud sieh Filaria perstans weniger htiufifc oder weniger zuhlreieh ah 
hei ErwaeliJ^enien. Verfasser hat weder Örhlafkraukheit noch Filaria perstans 
bei einem Kind unter 1 Jahr, aber 1 Fülle von eraterer bei etwa V/^ Jahr 
alten Kindern, von denen 2 Filaria perstans beherbergten, beobaehtet. Das 
frühste Alter, in dem letzte bei einer gesunden Person gefunden wurde, war 
2'/2 Jahre. Ett bestanden keine Eeziehungen zwischen der Zahl der Filarien 
und der Schwere oder dem Stadiiim der Krankheit, A ersehiedone Arten von 
Mosquitos, die Blut von Sehlafkrankea mit Filana perstans geaogen hatten, 
warden untersucht, aber keine Entwiekelnngsverändertmgen der letzteren in 
ikncn gefunden. ScHSUBB. 

Aitnali di Medicina Namle^ Novembre 1902, ßoma. 
£ö pmtarùt nella ^tia^^n milttare murittimu dl Taranio, ia a praet leal study 
of maUria iu its topographieiil relations in the malarious region of Taranto, 
tiie details of whieh are rendered intelligible by a map of distriet. Although 
it ii generally i^uppoaed that tUo malignant foïms of tbe infection predominate 
in the south of Italy, it appears that the prevailing type in Taranto is the 
«impie tertian. Malignant tertian is uomparalively rare, but the author observes 
that it is thiîi form which furaishes the new cases oeenrring in the winl^^r and 
thi0 spring, even when the cold L» intense, tm was the case in the winter of 
1901, a faet whieh a priori would scarcely have been antieipated. The preva- 
lent« of the disease varies greatly in different ye^rs. From time to time It 
beeome« épidémie, and invades regions usually exempt, and one severe fever 
year ia usually followed by u second not quite so intense. A rainy spring i» 
folloived by a fever year, while a sharp fall in the temperature and atrong 
Hale« in the end of October put an end to the epidomy, 



S9 



From his oliscrvations, the author concludes that a distance of ôOO metres 
from tlie land affords absolute protection to a TesifcL This may be true of 
Italy, but longer distances do not giro Bccuritj in the tropiea (*cf the case of 
ih-e '■Muffo Pah' ferorded bi^ Kt'iedrit'Jisen (tt Zaniihar), 

As regards treatment the author relics on the ajilts of niiinine mtlicr than 
on the rcecntly vauiited remedies, and the acid hydrochloride given hypoder- 
miea.lly, in jçEumme do^e^ is the method lie employs. In the mild cuscj« the 
injection is made two hours before the paroxysm; in the Eslivo-autumnal 
form otic injection la given ht^fore and another after the attaek. and in the 
continued type three injections arc given daily-uiorniu«, noon, and night. After 
the patient Ims been diacharged a gtanime of i|uînine, nlooe or couibined \iiith 
arsciae, is continued weekly for two months to prevent relapses. Such, in brief, 
is the treatment which has been found most eOieacious. 

The effect of meehanieal methods of prophyla.vis - gauze netting, protective 
helmets, and gloves ic — has proved disappointing fi*om tbe diJlicuUy of 
ensuring that tlu'y are thoroughly and conwianlly attended to. Daily doaen of 
SO centigrammes of quinine have been tried and founil ueeleHs. The author 
recomniends gramme doaes weekly, but this rather on the experience of otliers 
than his own. Such arc a few pointa which we have noted in passing, but the 
artiele will repay pernsaL We may further mention that in the aection on 
„Patologia e»JOtiea" there is a very useful summary of the recent researches on 
yellow fever. Andrew David&ok, 



Archiv für Sthi^^' tmd Tt'optn-H^f^hne^ November and l^eeember, 
1902, Leipzig. 

In the November number wc have a jmper by Dr. t\ Plehn on "Ucbcr- 
gangsattttionen fur Tropenkranke" which contain» many uaeful hints for those 
who arc called upon to select a winter or spring climate for patients returning 
from the tropics, and whom it woukl be unadvisüablc to send home direct. 
For practieal pinrpoaes fuller information respecting the climate and resources 
of different loialities will be neeesaary than could be eomprt^ssed within the 
limita of a magazine article. From l)r, ilaus Ziemann we have an interesting 
contribution to ^ledieal geography entitled "üesundheita Verhältnisse auf den 
Farôer", and another by the same author Uchet' etn nettes Jlitttct^idium und 
ein Trtfpatioêomu hct ehter kfeitittt urisgni Eiile in Kamerun. Dr. Friedrich sen 
on tthey Gvsttndheltiizmtatid in ^ünüi bar wahrend der Monate Januar bis Marz"' 
liN)^, relates tlmt eases of malaria occurred on board the Marcti Palo anchored 
at a distance of 5liO to OtK) metres from tbe land, îiifeeted mo^îiiuitoes having 
been carried that distance by the landwind, a point of considerable im portanee 
as regards tht* safety of ahips near a malarious or yellow ft^vcr port. 

In the December number the sole original article m one by Dr. Panso on 
malaria among the natives of Tonga (Uerman Ku«t Africa). The author lind» 
that malaria in Tonga is by no means eonfined to infants under 2 years of 
age. The ögc-terio<l mosit liable to the infection Is tliat from 2— 5 years, which 
furnishes 73.2 per rent of Hufferer?. Even adults suffer in the [roportion of 



Sï 



15,3 per eeiit^ éo that here, Ht leaat, the imniiiDity acquired hyfreiiuetit a( tuck» 
U imptrfect. One would like to know why it is that adults in one place 
contimic to suiTer from the infL-ctioD. The proportions in which the different 
forms of parasites are met with do not appear to haye hcen deternuned, but 
luahgusmt tertian, simpic tertian, and quartan are all présent. The author 
states that the gametu*s of tropiL'al tertian anron^ the natives of Tonjca aro 
«jïhercs and not tT«?f<eont-4. As it has hitherto been looked npon m a spécifie 
eharaeter of the small pnraülte^i that tliey form ereseeuts, we arc disposed to 
suspend our judgmtMit aä to the aeuuraej of these observations, at the samo 
timt», it is well to keep an open-mind on the subject, for aBsuredly the kat 
wctfd n» to thé relation of the different parasites to eaeh other has not yet 
iH'tn» said. Tvpieal temperature eitrves are seldom seen in the coloured raeea. 
The author advoi-iitv» the initifltion of j^yntematie attempts to root out malaria 
in East Africa by mennti of cjuinine. Time will show whether this ia practieahle. 

As DHE w Davidson. 



Arrhh'cs dt- MMceittt- Xtinth, I>ei\ 19^32, Pari;?. 
A niinistorial circular „sur le service de santé i\ bord pendant le combat" 
deals with the rclhtvmettt dct bfàxéi sur h champ de batailh^ the iuataîhiiott 
tlfx jweieg de ptemici'ê sccotits à /mw^itntlé dei camhaifaniit ; the tnnUtlhithn 
d'une timlnthiiiev jM'itr k^t jtattJtemtufjf tt hg opêntthîts d'urgence,' the t'i'aciuttîon 
des bkxitt« pit HSV» gttr kê faiwls; and the t'tdtur à bonL So far as we can judge 
ibc details bave been earefully thought out and clearly stated, and will no 
doubt be attentively otudicd by the medical ofUcors of oilier marines. Dr. 
Arritleaud furniuhes a uscftd paper on the ,J16pitftiis et laaaretsj de la mcr 
lîouge*', viz,, Djibouti, Massouah, Hodeiah. Cameran, and Suez. The description 
of the pilgrimnfje to Mecca is entertaining; as well as instructive, although 
«eecîi-'iarily short, Otlier articles in thiK number .ire .JIiSHton hydroprraphiquc 
du If€n(fiilf dans le golfe de Siam", by Dr. Lafolie, and „Hydro lo^:ie médicak'" 
(oxaluriej by Dr. Dedit. Andbew Davidson, 

EPIDEMIOLOGIE 

I>KS PAYS rHAUDS, 



A. Peste nvBOîîiQrE, 1. Chute. Hinttjhotif}, du 2 au 8nov, (2), 2. Ausfraîk, 
qu€CiishiHÎ, jum^u'au 17 aet. S8 (31) i du 17 au 23 nov. 1 {i)\ du 24 au 3<> 
nov. 1 (1), 3. Indes aittjlahe« uricfiiakê: 

!fi Mt-I PMJT. !-Sfl(iï, M5nr»?. K-tîmi. t^-3mh 30 noT.-«! 4«*^, 7-18 ik 



fpde* attihrtg 


10iÖ8 


10441 


— 


— 


— — 


mmbttt/ (Pi-hid.) — 


— 


6877 


— 


8201 (5935) 


— US2 (ßi<>6) 


Pftitjtib — 


773 


Iü7i 


— 


— 


— — 


A'rfW'A/ -^ 


— 


— 


— 


12(11) 


15(10) 


Cfifcufftt (H) 


(10) 


((i) 


<9) 


{Pi) 


(25) - 



BoTttbity {Vilh], du 12 au 18 nov. (131); du 23 au 29 nov. 127 (131); du 7 au 
13 miv. 13 1 (\'IH}, k I/c de Uaurke, du 7 au 13 nov. 23 (11); du 14 au 20 
nov. »7 (21); du 21 mi 27 nov. 17 (12); du 5 au 11 déc. 23 (H>). S. A/njvi- 
méridionale. Coionh dn Cap {ie la Hanne JCnpirance). Port EHtahethf le 17 



sa 



nov, 1, JVataL Duirhn»f le 11 àé\.\ 1. ß, EittU-Utiis d' Amtrh^ut tiplculthiutie. 
New-York^ le 19 dec, A bord d'un vapeur de Piirban 3 cns. 7. MeJtique, 
Mitsatlaii, le 23 div, La nmiadie e^^t éelaU'i*, 8. Br/ixif. Hîo de Jana'ro, du 
16 au 31 Qct. (32); du 1 au f.i nov. 21 (23); du 7 au 15 ii^sv, (1:1), 9. Partiffuay, 
le 30 oct. 12 (6)j le 1 uot. 2 (1). 

B. Choléra asutiqcu. 1. Chine. Hongkong, du 15 aept. au 30 oct. 10 (yj. 
2. Japon, Natfamki, du 30 sept, au 13 nov. 21 {10}, Kitbé, du i oet, auSaov. 
183 UG5). 0*äjt-fl, BU 3 iiov. 7M (5Ö8). Tif;>pA (i'"<inîit>jra), eu sept. 148 <121), 
en oct, 75 (61). Kihmng {Formosa), eu sept. 71 (02), en oct, 57 (15). 3. J7(« 
Fhilippiim. Manih\ du 1 au 15 oct. 52 (:iU); du 10 au 31 oct. 35 (25); du 1 
au 15 nor. 2lH (149). Dans les pruvinces du 1 au 15 oct. 16931 (f>963)i du 16 
au 31 oet. 13470 (78^5); du 1 au 15 non 2753 (1172). 4. Indes kolhtnffaiêe* 
OiHffitit^es, Ile de Jara. Baiavut, du 10 oct, au Ü nov. 162 (liO). Semarang^ du 
24 st'pt, nu 21 oet. 441 (350). Smrahat/a, du Ut oct. au l oor. 226 (135); du 

2 au 15 nov. 165 (115); du Iß au Vè nov. ,S7 (55). Tjihifjnp, du lU au 35 oct. 
8 (1). Bantam, du 26 sept, au l) ot-L 23. //c //c SHmatra. PalembaN^, du 4 au 
31 oct. 672 (471). Ile de Bornéo. Bandjcnnadn, du 26 sept- au 23 ot-t. 44 (42). 
Ponthimh, du '11 au 20 oct, 22 (20). Lahûitau, du 36 sept, au 9 oct, 17, 5. 
Indv* anghtiâen ûrimUtte». Cirhutfn, du 26 m't, au 1 nov. (22); du 2 au 8 noT. 
(32) i du 9 au 15 nov. ^24); du 16 au 22 nov. (2ti)j du 23 au 29 hot. (42); da 
30 nov. au ö dec. (51). 

C. FiÈVBE JAih'E. 1. Colombie. Pmtama, du 21 au 27 oct 5; du 28 oct.au 

3 nov. 6; du 4 au 10 nov. 4; du 11 au 17 nov. 5; du 18 au 24 nov. 4. 

2. Ecouado^r. Gttft^ffqtiil, du 10 août au S nov. (14); du 9 au 15 nov. (4). 

3. Mfjrvpie. Ciiatzai'oiili-f}g, du 14 juin au B nov. 74(21). P/^ü/y^'c^ö^ du 15 juillet 
au 24 Oft. 13 (12). Tütf^^aa, du 14 au 21 oct. (1), Vera Cntz, du 7 juin au 
15 nov. 376 (154); du 16 au 22 nov. 16 (II); du 23 nu 29 nov, 14 (2). Tampico, 
du 21 oct. au 1 nov. (5); du 2 au 8 «ov. (7). t. Ik de Porfo l^ûo. San Juan, 
le 29 oct. 1 (1). 5. Ih de Co«ta^Rim. Part Limon, du 24 au 30 oct. 4 (3)f 
du 31 oct, au 1 iiov. 4 (2); du 2 au 8 nov. 1 (1); du 9 nu 29 nov. l (1). 

(D'aprèa les miniéros 50, 51, 52 et 53 de 1902 et 1 de 1903 des „ VePölTent- 
lît'huugen des Kaîserlîckcn rîi'sundîicitsamles", les numcros 21SS, 2189, 21fl0, 
2191 et 2192 du „Britiaîi medical Journal" et les mimt^ros 48, 49, 50 et 51 
des „Public Health Reporta" (dea Etats-XTniB).) 

Amsterdam, janvier 1903. EisoExiira. 

CIRCULUS THERAPIE. 



Xf« receliez eompoiécs du m&yen-âge. 

Tandis qu'on se proposait une base scientifique qui. quant à la tliéi-ftpea- 
tique, laisse encore bien k désirer ou a critiqui?, toujours bû-n stH-èrcnu-iit, la 
polyprajTmasie et la compîeîtite de« nn^dicanieuts, dont se servaient l'antiquité, 
le moyen-âge, comme aussi nosi pères et g^aIuls-p^rea nuldicoiis. * 

De temps en autre noxia avons communiqué du milieu dea contres soîenti' 
fiqaesj comme des grands hôpitaux de divers paya, des recettes prouvant, que 
le beau maxime pour le médecin moderne de ne se servir tjue des rcmMe« 



53 



simpler dont il peut cömpn^ndre l'action, prîndpe toujours admijv, pouriaat 
iiVal pas encore fré né rai cm eut reçu dans la pratique. Pour le proiivci* noua 
eopious de l'Atfenda mèiimtl r(3ei>nt; uni? rct-ette, noinra5 d^apivs la aijiiilla et 
preserite dans Thopital de la CharUé ecuntno diurt'tiq^ie de ronontmi5o» KotiH y 
reacontrüns avetî plnisir maintes eonnaiasaaeea que nous avions cru obsolètes 
dan» notre ère alealoido-phile. 

E. Kad. Aaelepîac 15 

iïad, Ange lie ao 16 

8quillaû iiieeat. lô 

Cortic. eioL-honae (Imauaco) 60 

Cortie, aurantior. 60 

Cortk'. guttltUeriae 60 

Maetra p. 10 dies et fiitrn. T>. untna» 111, TX tl. tîjc. 
De telles i-ceettes empiriques noua les rencontrons [ar iloiizaines et de partout. 
Si leur aelioû est Lonnei nous n'ûvan« rien à ivfuttT, st^itU-ment ici l'enortoe 
progrès dt* notre science fait dt^faut. Et tout cela ce que nous nous vantons 
d'KTOir changé es^t encore plein moyen-àgff. 



Fol. ftlayntii. 
Melissa.^ 
Baee. ju.'ii[Hr. 
Maei« 

Alcohol (0 ;. 
Vinl alln -; 



COMMUNICATIONS. 



The Stttd^ of Medical Hùtory. 

The Royal College of Physicians of London has accepted the gift of 
£2,000 given by Mrs, Fitz Patrick to found a lecture b'p on the history 
of medicine, i) 

The benefaetion is intended to perpetuate the mranry of T>r. Fitz Patnclf. 
her huslmnd n distingiiirthed Meuiber of the Coilei^e, who vraa horn at Virginia 
in Cavsn, Ireland, in the year 1S32- The f;ift is of ^ood on ea for the study 
rtf medieal history in this country, and brings us into lin? with recent advances 
on the Conti rient of Europe and in the United States of Amerjea. It wan 
determined in Germany at the hetçinnîng of the year that more attention 
should in future he paid to legal medicuio and the history of medieine, and 
thttt candidates should be questioned on these aubjeL'ts at the "Staotsexameu", 
ifhieh is compulsory on every eandidate before ho receives a licence to prac- 
tiae. In like manner the French Government has sho^rn a tendency to make the 
Imtory of medicine an obligatory subject in every course of university instnic- 
lïOn. Our contemporary t Janiw, 2) in eomnienting on these announcements, says 
that in the United States lectures and professor^ï of the hi.Htory of nietlieiue 
Uavi' already been appointed at several centres. But the beat work, perhaps, 
is (lone by the John Hopkhu MmpxUtl Ilhtomal Cluh, where the ffuhject of 
medical antiquities in carefully foratered, and wheneu emanate a number of 
intereating and valuabîo papers published in the pages of the Juhna llvpkitu 
Jfvrpihtl BuJktm. Tlic hiatopy of medieme has received but Bcant attention in 

%\ Xoua nttms, rtt expusiu Bfît. »ted. Jonrmif i!u it nov. 1001, iH. H3'i €» blur pour 
rîmpfiriftTiçp dp In commüolcAtitin et des juatc^i ob^orvutiime (\nn In R^îiluutioii f«it suivre, 
l> Ct^mparez Jatms VI, 9, pg. 190. 



H 



ttese islands of late years, and tke general attitude of the *'|irfletieal" man in 
the profeösion ia one of contempt tempcnnl hy iudiiTerejioe. To .so low an cbl> 
lias the history of British medicine fallrn that it appears to be omitted entirely 
from the great History of Medifine whii;h U now being pubhshed by Fiseher 
at Jena, whilst the United Kingdom is hardly »uffieiently represented in the 
littemationml Socieit/ for the Stud^ af the Iltsfory uf Medicine ftttd Mf^dtCiil 
Gea^raphtf, whieh h now in course of fcjrmation. It is a (^*eat pi(y that this 
should be so, for ours is a goodlj- heritage alike on the medieal, Gurj^ieal, and 
obstetrieal side. Harvey, Willis, Htinter, Lister, Young, Waller, Bowerman. 
Hujcley, Stoke», è5iiupaon, and Spencer Welts, are known throughout the world, 
ftnd the lustre of their name» does not grow dim with the lapae of years. But 
there ia more than a sentimental value attaching to the study of the history 
of medicine. A writer in the Eieett'îeai Bett&tc has recently pointed out that 
a man who knows a great deal about electrieity and nothing about anything 
else ia not nearly so valnable and is much h-s« likely to succeed than one who 
knows half aa much about eleetricity, but has a good general education and 
the degroo of euUure that goes with it- "In the Unit<Hl Stati's", the artick 
eoucludes, "we need at present two kinds of electrical men — skilled and 
thoroughly trained artii^ans, and nuni of liîgli scientific attainment:« combined 
with wide general culture. From the (irst class we may expect practical work 
of the utmost value, and from the second we may loi>k for discovery and 
invention, research and ealeulation, that will form the basis for the labours 
of ensuing generations of artisans." For the half educated electrical engineering, 
it IS not less true than for tiu^ profennion of medicine, wîiich still ha ^ vast öelds 
waiting to be cultivated, and wIk.iko trium])hs are out of all proportion to 
those of engineering, for they deal not with the comfort but with the rery 
life of mankind. A knowledge of the history of medicine \» an indispensable 
aid to these triumph». If heljied llart'e^ to his fjretit dimnrrt/ uf fke ci ten J a- 
iion tf the hhmd. The irttni vf it ttlouc ja^cvenécd Jtfhn Httnti't frtim hchiff his 
fqttai, for Nttnicf ofhn n'lUthd his time in redtsrotrnittf irhtit tvtis tilrmdif ktttnfn. 
And every hour of i^uch a life was precious, for, as he used to »ay of himself, 
"When I am dead you will not soon meet with another John Hunter"," 



L'histoire de let méd€ciHe à Berlin. 
îîous sommes informés que le Dr. Pagel jusqu'ici Privat-docent et Professeur 
tttuh de rhtstoire de îa médecine est nommé Professeur extraordn à l'Un iTcrsité 
de Berlin. Assurément eett>e distinction est des plus mL^riti^cs. • . ■ 



L'hiidoire de fa production et pruyinion dit hn't. 
Au mai prochain une exposition gdnt^mle pour la prnvisioti hygiénique du 
lait se tiendra à Hambourg. A cette exposition sera reprissent é l'histoire de tout 
ee qui concerne îa production du kit h travers tous les utyigea de développe- 
ment. On collectionnera des repréaeîitalions de bétail, des instrumeuls a, qui sont 
oa qui ont été en usage chez nous pour la production ou provision du lait, ou 
b. qui le sont encore dans quelques eontr^es. Il y aura c. des modèles oti tableaux 



55 



de ces înstruracnts, d. des gruriirea des umaièreB de produire ou pourroir le 
lait, e. des indications ou règlements a3'ant rapport au lait et à son commerce. 
Choac entiourageflute pour l'iiîstorieii de eonstnter que Tliintoire pagne du ter- 
rain non seulement sur le territoire de* la «u^deeine et de ga branL-be Fliygièiie 
mais eucore là où celle-ci se combine ÎL l'industrie. 



Zië eoHffris tiv F his toi rr k KitviC. 
Le comité du Contres iiitei'uutiomil dos scîtfnces hi atoriquea, Pri^ä, le Sénateur 
Past^itAle Villarij Prds. de TAcademie royale ,,àe Lineei" et de l'institut royal 
îtaliciL pour rhistoiro, et M. Ciiacouio Gorrini, délégué de S. E. le Ministre 
de rinairnctîoii publique, iinnonee que le congrès se tiendra définitivement ii 
Rome du îi— 1> Hvrîl proebuîn. Les set'tiona sont formées eorauie suit: „L Storia 
antieni Epipniîia, Filologia classiea e comparata. II. Storiu niedïoevalc e moderua, 
Meto^lica t? sflcnae auMÎliiin. HT. Storiii délie lettcrature, IV, Arcbeolojiçk e 
numisniQtk'a, Storia délie arti. V. Storia del dirilto. VI. Storîa delîa fçeografïa, 
GeogTftfia storica. Vil. Storia dellc filosofia, f?toria délie reli^^îoni. Vil L Storia 
délie wîemîe nmtematielie, fisidie, naturali e medîehe.'' Foiir section VI M l'in- 
Titati^JU est fîtit spéeiulenient par MM, Pietro Bla$erna, Dir, de TiDstltut 
physique. T^'al. Cerruti, l'rof. de l'inst. des ing^nieura, Vi to V^oUerro, Prof, de 
rUniyeraîti? à Rome, Gino Lo^îia de rUjiiveTBitc de GÔnes et Pietro Giaeosa, 
Dir. du laboratoire de matière nuîdicale à Turin, riiiatoirien bien connu de la 
roédeeine. i^'adresaer au seerétariat du comité: Via del Collefi;îo Romano 26. 
Un a' inscrit comme membre du eoiitcviia à raison de l:ä L.; comme fondateur à 
raison de SO L, * , * 



Le cni$tfr^g (îe ntAhrint: ait Caire. 
Le eoni^res de mtîdeeine, qui m tennit au Caire le 19 déc. est fermé. 
C'était en Egypte, tout près du Caire, ù Alexandrie, que Ptolemée Soler eon- 
roquait, il y a plu» de 20 i^ièeles, le grand (.'onj^rts de^^ i^fîieneeo. d'où aortaieut 
le Musée et l't?eole tant vantée, où ont tmvaiJlée le» Erasistrate, les HéropUile, 
le* Sérapîon, C'était là quy le?« peieiieca et la littérature brillaient encore une 
fûia, après le déeliu de la Grèee. Et pourtant quoiqu'il y eût laut de données 
pour se rappeler le pnasé de ces lieux classique», une seçiign pour l'histoire 
do notre aeienee ne s'était pas formâe. 



Utivttnttmi'nt de Th'ustnli'e de Ja médetiine. 

Dapri'S le JS'cir YorA- Midivoï Juarnal les doetcurg John S. Browne et Alb. 
T. Hnntiiigton éditeront un de ces joursj un nouveau Journal trimestriel, le 
Metîmil LihtHiiy and Htstotucaf Jottfnal. La premiere livraison contiendra des 
article^ de MM. Pileberj Kug. P, Cordell, de Baltimore, Frederick P. Henry, 
de Phtladelpbia. Janu-s M. Wîntîeld, de Brooklyn et autres. 

\^ y. Y. Med. Jottninl en tlit : "Jt i« desii^nml to fïU a placi; occufied 
Iiy MO other journal, ittid will be the only tnaj^azino publtahed in the English 
I^iguage devoted to tbe mibject of medical hi.'«tory. Its original articles will 
rmbraee the subjects of medical history and biograpby, praetical medical 
lihrary adminiatration and economy, medical bibliography, the eare of books. 



s« 



the hhtôtjf construction and nue of uaedical lil»rarios, etc. A bibliograpliicnl 
feature will Iw tlu» public nti an of a complete index medicus of evei-y current 
medical book, both Eüglish aiid forcii;ii," 

VARlETKti. 



Uae épidémie de hi tmth^ie du torn mer Î tritnfrefmë. 

Le Dr. B. Scheube réftVre sur la malndio de Roiumcil t[ni a présont fnit ses 
ravages à Ugaudd (pg. 4S), Le BriL Mftl. Juumal parle d'une maladie myKl»?- 
rieuae la „Modorra" aur la quelle ua m^deciu anglais ^critù ce jouraal, d'avoir 
trouvé dû» trrtccH chciS auteüi' espagaol Josiî Viera )' Clavyo (1731—1^^*13) qtii 
la iDetitionnait déjà ùiiTin&i.'^^ ,,Xotivti}stit' hi» lahtsCanarkts'. Cet aiiteur racùîite 
qu'Alonsa de Liigo eambatUiit lîcncomo, le demi i-r roi dr?! Guanelies. J>e Lu^o 
trouvait que le« eoUiaoa étaient couvertes de ciidav res. Kii mnnOiant le guerrier 
retteontre une femme qui lui dit: ,.Oîi allez vous, Chri^tien! PmiriHioi hésiterez- 
T0U8 de prendre le pay«? Lea Guatiebes tous sont uinHa." L'auteur^ Cîavyo, 
observe que Tëpidémie cflatait après une saison bien bimiide ot cjtu» le peuple 
était asais par terre et „s'endormait pour toujours". 

Dans àm caves de ta villo d'ieod el k\lo^ on trouverait ent'ore à préseat den 
corpB, Msia, hi tête penehéo sur Iob armes, eomme s'ils s'étaient endormifl. 

Il s'aofit probablement d'une aneîcnue observation aur l'étrange maladie qui 
se nomme maladie de Bommeil, 



Sommaire do La FrttRce Médicale 10 janv. Tra veaux et Critique. L. de 
Hitlder. Notes biblio|rrapbiqm'a sur quelques niédeeins et chirurgiens de la 
Haute- Auvergne boub l'aneÎL'n regime. Vieh)" Nicake. Cbirtirgiens et Barbiers 
aux Xlle et XlVe siècles. Documents. Eapport des eonmiii^saîre;« de l'Eeoîe 
do mtîdccine de Paris sur plusieurs k-ttrca qui lui out été adressées par S. E- 
le Mîniîitrê de Flntérîeur (au XI 11). — L'iüslruetion des élèves sa^es-femmes, 
Z. de IL Met'tre cniiquv. Documents inédits sur les grandes épidémies. Sous- 
cription pour la conservation du vieil hopilal de Tonnerre. — La Revue. *." 



NECROLOGIE. 



CLAUDE-SÏÉPflEX LE PAtTLMlEK. 

Le Dr. Stephen Le Paulmierj de Paris, est mort dans le courant dt^ 
décembre 11K>Ü. Normand d'origine, il fit se;* études de inédeeiuo à Poris 
et y fut reçu doeteirr en IHîîtî, Il fut lié nvee Gambetta et Spullei% ma:s 
ne i'oceupfl point de politique^ D a publié : lo. Mondor et TahatH», 
sciff neufs féodauxt 1884; 2ü. Ambt'oisc Paré, d'après do nouveaux docu- 
menlH découverts aiiîf Archives Kalîouales et des papiers de famille, 
ParÎA, 1-sSi; ;^o. Dotnhiltine Amouio, (jaifif homme iiciîien, IS93; 4o. L'Or' 
m'étffu, bisloire d'une famille de ebwrltitans du Pont-Neuf aux XVIIe et 
X\*llle r*iêeles, P&rlsj 1H113; 5o. JuHeti Le Paufmhr, docteur-récent de 
h Faculté de médecine tte Petrîit, lHl>5i 6o. Les Siatuls des maitres 
cuiêi/iiers de fa i»(7/f? de Bu^eu^ (1473 — 17 al), liny eux, 1897; 7o. Xn/ire 
snr Gervtth CA/rV/en, fondatetir du eoHêgr de Moître Gervais, i\ Paris, 
et sur Guy Chrétien, trésorier du Hoi, Evreii>:, 1897. P. D. 



ESQUISSE SUR LA PESTE BUBONIQUE EN TURQUIE PENDANT 

LES CINQ DERNIÈRES ANNÉES 1897—1902. 
CommunkaHûn faite au Congres tk métùcîtié dit Caire Unit en déamhrt 1900. 

Par le D. C. S T É K O U L I S. 1) 
Délégué des Pays-Bas att ConseU Infernaaonai d€ Santé de Consianiifwple. 
Afçmhrê de la Hajité Cûmmission d^IIy^ièffe de ta VUle. 

Depuis répidémie de peste, en 1885, de Bedra, Zotbatia, Djizan^ 
Mendéli situés non loin au Sud-Est de Bagdad, entre la rive 
auche du ba*5 Tigre et la frontière Turco-Persanej et jusqu'en 1S97, la 
Turquie est restée indemne de peste; ce n'est qu'en Ast^yr, dans l'Arabie 
Sud Occidentale que la maladie a continué à sévir depuis 1826, mais sans 
sortir de son foyer dVclosion. 

C'est en 1897 que la peste bubonique est tout d'abord signalée à 
Djeddah. L'épidémie se manifeste chaque année dans cette ville jusqu'en 
juillet 1900, Ainsi en 

1897 du 3 juin an 15 juillet 54 décès et 11 guérisons; 

1898 du 22 mars au 25 25 avril 35 décès et 11 guérisons; 

1899 du 23 février au 30 août 121 décès et 15 guérisons; 
'et en 1900 du 27 avril au 6 juillet Sa décès et 23 guérisons. 

En tout à Djeddah 352 cas dont 292 mortels* 

A Yambo la maladie est constatée en 1900 du 2a mars au 3 juin. 
13 décès et 4 guérisons, à La Mecque i cas^ en 1899 chez un pèlerin 
de Boukhara, venu de Djeddah. 

Jusqu'en 1900 La maladie reste confinée dans la Mer Rouge et c'est en 
Mai 1900 qu'elle fait son apparition à Smyme* 2a cas dont 9 décès; du 
7 Mai au 31 Juillet. Un cas en septembre 1901: et un dernier cas en 
septembre 1902. En tout 24 cas dont 9 mortels, 

A 'rhoma50., village situé près Smyrne, ra cas de pneumonie dont les 
II suivis de décès sont constatés en janvier 1901, Bien que ces malades 
étaient dépourvus de bubons et que l'examen bactériologique n'avait 
pas été fait, il n'y a guère de doute qu'il s'agissait bien de 
pneumonie pesteuse, d'autant plus qu'un cas analogue chez une personne 
provenant de T ho maso et tombée malade à Smyme a été vérifié par 
l'examen bactériologique (bubon axillaire), comme uu vrai cas de peste. 
En Î901, la peste bubonique apparaît à Constantînople; un cas isolé, 
suivi de décès, en janvier^ en avril, d'autres cas sont constatés, soit du 7 
janvier au 20 septembre, 26 cas dont 7 décès. Pendant la même année 
(12 octobre au sS nsvembre) 6 cas dont 3 mortels; et en 1902, (29 juin 
au 25 octobre) 6 cas dont 3 mortels encore; en tout pour Constantinople 
5S cas dont 13 décès. A. Beyrottih 4 cas sont constatés en juillet 1900, 

1} 3fi.ius remorcitMiH hiIUp in%% Me, li» Ür, Bt^knuK» di» oe qu'il n bkm voulu npusprr^t^r 
Cftt« oomoiuiilcBtïoii nvitnt i'4^<UUoti iju rapport offici«! du CüJig^r&H. M.h\. 



s« 



et un décÈs en novembre 1901. A TrébîMnde^ (Mer Noire) un cas en 
1901. A. Samsoun 9 cns dont un mortel (30 septembre au 3 octobre r 901). 
A. Bassorah (au C hat- eU Arab, Golfe Persique) la peste est signalée en 
1901» du 25 Avril au 20 Mai 14 cas dont to mortels. Un cas suspect 
à Bagdad chez une femme indigène. 

A part ces cas constatés dans les villes, il y eut quelques cas à bord 
de bateaux de passage en Turquie. En septembre 1S99, un malade de 
peste est observé en rade de Beyrouth , à bord de l'^Equateur" des 
Messageries Maritimes. Un autre sur le même batcaw à Constantinople en 
Octobre 1901. Un cas à bord du „Niger", aussi des Messageries Maritimes, 
en août igoOj en rade de Constantinople. Enfin un cas à Camaran, à 
bord d'un voilier provenant d'Aden. 

Somme toute, bien que la peste ait sévi pendant ces cinq dernières 
années à Djeddah, Yambo, Smyrne, Cûtistantînopk, SamSoun, Trébîzonde, 
Bassorah et Beyrouth il n'y eut en tout que 471 cas dont 33S mortels, 
parmi lesquels 370 cas dont 205 décès appartiennent à Djeddah et à 
Yambo, et le reste soit loi cas dont 33 décès dans les autres villes de 
la Turquie, y compris Constantinople. 

En Assyr, province dépendant du Vilayet du Yémen, la peste est en 
état endemo-épidémique. La première manifestation remonte en 1816. 
C'est les troupes Egyptiennes qui avaient importé la maladie, mais c'est 
en 1844 que Tepidemie a sévi avec violence et elle a décimé la tribu de 
Béni-Chéhir. De 1844 jusqu'à ces jours, le fléau Orientai n'a pas quitté 
ce pays, avec des apparations presque annuelles, plus ou moins graves, 
qui commencent ordinairement au printemps pour cesser en été. 

Mais bien que cette partie de l'Arabie constitue un foyer quasi per- 
manent de la peste bubonique, l'épidémie e,'éit toujours confinée sur le 
plateau de T Assyr, pays relativement frais et tempéré par suite de son 
altitude estimée à 1500 — 2000 mètres, sans envahir la plaine ou Téhama 
s'étendant le long^ de la Mer Rouge, probablement à cause de la chaleur 
très- élevée qui regne dans cette contrée. * 

Dans toutes ces épidémies de peste, les degrés et les formes connus de 
la maladie ont été constatés. 

Ees cas observés en dehors de la Mer Rouge appartenaient généralement 
à la forme bubonique, quelques cas de pneumonie pesteuse avec ceux du 
village de Thomaso, qui représentent sans doute la vraie peste pneumo- 
nique grave (11 décès siu- 12 cas); des cas rares de peste fruste et fou- 
droyante sans aucun signe extérieur. Par contre, à Djeddah les formes 
prédominantes étaient les pneumoniques, les cas pyohémiques et les cas 
foudroyants. La première manifestation pestilentielle (1S97) a été précédée 
même par une augmentatation du taux ordinaire de la mortalité, qui 



J 



59 



avait pour cause principale la pneumonie avec hémorragies pulmonaires. 
Sans doute c'étaient des cas de peste dont le cj,ractère n'avait pas encore 
été fixé. Mais avec tous ces cas graves, ks formes bîînignesj états bubo- 
niques, engorgements ganglionaire^j ont été con.staté^ à Djeddah. 
Beaucoup de nialadi s portant ces engorgements ganglionnaires, contîmiaient 
à vaquer à leurs affaires, tout en gardant leurs bubons indolents et sans 
suppurations pendant plusieurs mois aprùs la cessation de Tépidémie. 

Inutile de dire que partout oii Texamen bactériologique a été fait soit 
directement, soit par le moyen de cultures, et d'inoculations, le bacille 
classique de la peste a été trouvé. Nous donnons ci-aprèa (Fig. I) une reproduc- 
rion pboîographique du bacille, recueüü sur un malade à Constantinople 
par le Dr. Ibrahim Ferid Bey. 

Toutes ces épidémies de peste ont eu lîcu dans les ports de mer, 
centres de communication des vo:es maritimes. Djedtlah a été d*al)ord 



ir/i^ 



Fig» I. Ba'jiJlc's die la positft. 

infecté en recevant clanJe-tînement des voyageurs et des objets provenant 
directement de pays contaminés fiar la peste. Il en a été de même de 
Smyrne et de Constantinople, ces deux grands ports de la Turquie qui 
sont en communications directes et fréquentes avec TEgypte, la Mer 
Rouge et la Mer des Indes. Chose encore à noter; c'est dans les quartiers 
fréquentés des ports et notamment à la population d'épiciers, de 
boulangers et d'hôteliers que les premiers cas de peste ont été constatés, 
pour se limiter presque entièrement à cette population. Même obser- 
vation à Djeddah, oi\ de plus, les porte-faix, les marchands de vieux 
habits et les habitants pauvres vivant dans les Houches ont payé un 
l«ge tribut à la mortilité par Tépidémie. 

Les rongeurs n'ont pas joué partout dans ces épidémies leur rôle 
particulier et Constantinople, bien que des cas de peste étaient constatés 
dans des dépôts de céréales et de comcsllbles de toute sorte, peu de ron- 
geurs ont cté trouvés crevés, A Smyrne une épizoolie de rats et de souris 
avait été constatée autour de la douane quelques semaines avant la 



6o 



constatation des premiers cas,» mais le bacille spécifique n'a pas été 
trouvé. Par contre, les rares cas de peste constatés à Samsoun dans 
un dépôt de céréales ont été précédés et suivis par une épizootie de 
rongeurs chez lesquels le bacille de la peste a été trouvé. Avant k con- 
statation des premiers cas, (18S7) Ton trouvait beaucoup de rongeurs 
crevés dans les mes ainsi que des animaux de basse cour, chèvres» chiens 
et chats^ mais ces epizootics ont disparu aussitôt que la maladie eût 
pris la forme épidémique pour ne plus reparaître dans les suivantes 
manifcsatadotis pesli l en ti elles. Mentionnons aussi, suivant une communica- 
tion faite par le médecin sanitaire de Beyrouth, que le bacille de la peste a 
été trouvé parmi les moustiques vivant autour d'un malade atteint de la peste- 
Les mesures appliquées pour combattre les épidémies de peste, ne 
différent pas de celles en vigueur aux Indes et ailleurs. Isolément du 
malade et de ses parents et leur déplaceraeut hors la ville dans des 
hôpitaux ou des locaux si>eciaux Isolément et mise en observation pendant 
10 à 15 jours de toutes les personnes qui ont pu être mises en contact 
avec le malade. Ininération des objets susceptibles. Désinfection sous toutes 
les formes des effets non susceptibles, du local occupé par le malade ou 
les personnes contaminéeSj et des égoiits. Visites médicales jôurnaUèrcBde 
tout le quartier où des cas de peste ont eu lieu. Mesures générales 
d'hygiène et de salubrité publique. Inoculations préventives de serum 
Yersin aux personnes accompagnant les malades et traitement par le 
même serura des malades mômes avec effets encourageants. Destruction 
autant que possible des rats et souris. 

CONCLUSION. 

Bien que la peste orientale s'e-st manîfesiée durant ces cinq dernières 
années dans les possessions ottomanes de la Mer Rouge, (Djeddah etJ 
Yambo), du Golfe Persique, ( Basso rah), de la Méditerranée (Smyrne, 
Beyrouth), de la Mer Noire, (Trébizonde, Samsoun) et dans la ville de 
Constantinople même, elle n'a pas formé un foyer épidémique et ne 
s'est pas propagée nulle part dans rintérieur du pays. Il est donc à 
déduire après cette étude, que la peste bubonique une fois sortie de ses 
foyers permanents de l'Extrême-Orient, s*achemine bien vers le Nord et 
l'Europe, mais qu'elle perd son caractère expensif ou qu'elle est vite enrayée 
par les mesures que les Etats opposent à sa marche envahissante, Clîni- 
quement, c*est bien la peste des temps anciens, mais au point de vue 
épidémiologique nous observons rien de commun que le nom. 

Sauf ce nom légendaire, les populations seraient moins effrayées de la 
marche de la peste, et les mesures sanitaires seraient modifiées confor- 
mément au progrès de ia science sans nuire aux iiuérêls commerciaux. 

Constantimplc^ novembre 1902. 



EIN BEITRAG ZUR GESCHICHTE DES AUFTRETENS DER 
SYPHILIS IN DEUTSCHLAND, 

Von Dr, PAUL RICHTER, 
Spmaiar^/ fnr Ilauikrtinkhäten in B^rlin^ 



In ]. C- \V» Moehsenä' bekannter Geschichte der Wissenschaften in 
der M^rk Brantknburg, besonders der Arznei Wissenschaft, (Berlin 
und Leipzig 1781, 4^) findet sich auf Seite 369 im Anschluss an die 
Schilderung des Streites der Leipziger Professoren Pisloris und PoUich, 
welcher den Anlass zur Gründung der Universität Frankfurt an der Oder 
abgab> i) Ati Ausspruch : „m muss Engel sich in seinen märkischen An Baien 
irrent wenn er ihren (d.h. der Syphilis) ersten Ausbruch in der Mark in 
das Jahr 1493 seit. So stark war damals die Galanterie in der Mark wohl 
noch nicht, dass sie dem Siz des heil, Vaters darin zu vorgekommen wäre." 
In den „Annales March iae Brandenburgicae" des M. Andreas A ngclus aus 
Straussbsrg (Frankfurt a/O, 1598 fol.) heisst es auf S, 257 ' ,Jm tausend* 
vierhundertdreyundneunzigsten Jahr nach Christi Geburt / ist ein untreg- 
Uchcr heisscr Sommer gewesen. Pomarius. Buntingius. Hierauff schickte 
Gott eine neue und zuvor unerhörte Krankheit in diesen Landen / i(so 
man die von Frankreich nennet) welche schnell und behende überhand 
genommen / nnd gäntz Europam durch wandert hat, Achilles, Gassarus, 2) 
Mechüvius lib. 4. cap, 77, Potnarius, Buntingius." 

Die darauf folgende Erklärung bringt nichts neues, interessant ist indessen 
zu sehen, was die Gewährsmänner wirklich geschrieben haben. Von diesen 
ist der Mechovins genannte Matthias, ein polnischer Arzt, aus Miechow 
gebürtig, der in Krakau promoviert hatte und daselbst 1523 starb 3)^ der 
älteste und der einzige, welcher den .Ausbruch tier Krankheit selbst erlebt 
hat. Er schreibt (Chronica Polonorum Cracoviac, 1521 fol, lib, IV. cap, 77 
Blatt 557, auch abgedruckt in Joannis Pistorii Polonicae historiac corpus. 
Basileae 1592. fol. Tomus IL S. 344): 

Morbu« GaIUcus Itot- anno domini 1493 «üb oppositione duorum pondt-ro- 
«oruni, Satumi et Jori«! in partibtiä modus inter meridit^m et occidcntem ubi 




1) Wird von Prof. Ou«tiiv Bdueh In Brcsldu n(?u&i^tn^ä bi^strUtf-n, siehe densen ^Oe-. 
•ehichtv dfrs LdpjEigFir Frühhumanistnua". CtTitmlblatt ffir Bibliotht^ksweiitin^ XXII 

Z) I>as Coiumu twbchen Achilles und Oass^nu tat ein Schreib — roap. Druckfehler 
bet En^C'l. 
3) 81i]he Jäohc» Oebbrten Lexicon 1150. Bd. III, Sji&Lla gOl. 



62 



est dominium Martis scilicet in Mauritania, Caesarea, Hispania apparuit. Et 
anno sequentil) in Italiam et Franoiam renit. Dcinde pcdetentim ad orientales 
processit regiones, apud no» in Ciraccovia prima mulier hoe morljo infecta, 
anno 149Ö, quae ex pere^rinationc <lc lioma redeundo, praefatum morbum 
secum Graccoviam ottulit. Doindc ex H angaria eodem anno ItOfi et 1496 
advenac tali morbo infecti adveniebant, et morbus \\ot Graccoviam «par^i ae 
multiplicari caepit. Merito plagn dei voeitandns. quoniam praovaricatores et 
homines superflue vivcntes, in libidine. vino, acutis ct grossis, i\i}\\n vindcx 
malorum, hoc morbo tanujuam singuhiri plnga punivit. Kt ex advcrso homines 
sobric viventes, perraro ant numquam hoc morln) laborare comperti sunt. Knde 
et moderamen huiusce male I'Vanczose, potior cura inter alias reperitur. Et 
quam caelestium riniatores Matlicmatici et prognostici hunc morbum molcs- 
tissimum a conjunetione Saturni et Jovis, quae consequenter fuit in Cancro 
anno cliristi loot destituendnm et liniendum praedixissent, tarnen (praedietio- 
nibus eorum hand veriticatis) usque in banc diem, anni 1521, post pracdietam 
conjunclionem debachatur et sevit, quamvis minus acute et paulo toUerabilias 
quam antea. \'ocatiir autem haec labes pro varietate regionum in quibas aceidit 
varus noniinibus. >'am It«lici malam Franczosam aut morbum gallicum vocitant, 
quia rege Karolo cum Francis circa annum domini 1494 Italiam ingrcsso, haec 
pernicies in Italia scviro caepit, et nomen ab eventu eorum a<;cepit. Parisiis 
et in aliis civitatibus Galliarum. grossa variola nuncupatur. In Hispania 
propinquiori et in Aragonia, morbus sancti Sementi. eo quod malum praedictum 
invocatione sancti Sementi. qui in Britannia recjuiescit, curatur. Cuius sororium 
ac proximum in morbo gnllico mortuum credunt, ultra Hispanias et in Granat« 
morbus curialis (quia curiose ac crnpulose viventes insequitur)appellatur. Ego 
vcro sub deflorationibus prout a])ud Galienum in deccm tractatibus etAlsaha- 
phati, prout apud Avicennam in 7 fen (|uartac, aut sub scabie foeda hoc 
perniciosum malum locando curabam, et deo propiciante affatim prospcrabar. 

Diese Stelle scheint der 1561 in Straussberg geborene und daselbst 1598 
als Pastor an der Pest gestorbene Kngel (Jöcher I, 413) nur flüchtig 
gelesen zu haben, so dass er fälschlich Mechovius als einen Autor citiert, 
welcher die Lues schon 1493 in Deutschland beobachtete. 

Der nächste Autor ist Achilles Pirminius Gassar, Arzt aus Linda, der 
von 1505 — 1577 lebte (Jöcher II, 875). Dessen mit dem Jahje 1576 
al>srhliessende Annales Augstburgenses kann der recht flüchtige Engel 
nicht benutzt haben, da sie zu seinen Lebzeiten noch nicht gedruckt 
waren. Sie sind erst 1728 (Lipsiae in fol.) in des Jo. Buchardus Menckenius 
scrijJtores rerum Germanicarum praecipue Saxonicarum (Tomus I, Spalte 
13 15 — T954) nach einem codex autographus bibliothecae ducalis Saxo- 
Gothanae zum ersten Male gedruckt worden, und auch dort weist die 
schon von Hensler ((ieschichte der Luslseuche Hamburg 1789, Bd. I. 



1) In den Originalen sind din Jiior pesperrten Stollen sämmtlioh nicht goHporrt gPHCtzt. 



63 

Exceq>:a p. iiS) i) angeführte Stelle (auch bei Hensler ist das Citât nicht 
gaLm ohne Fehîer) auf Spalte 1719 in arabischen und römischen Zahlen 
rtis Jahr 1495 auf. Thntsächlich benutzt hat Engel Gassars „Histonariim 
et chronicarum muntü epitome", eine (ieschichtstaiwJle, welche Hensler 
(ib. p. 1 13 Anm.) aufzuschlagen nicht für nötig hielt (evolvere non licet). 
Dieses AV^crk %'on dem Brtinet (manuel du libraire. Paris. Tome Tl. rR6r. 
S, 1499) eine französische und 5 lateinische Ausgaben erwähnt, deren 
Erscheinungsort und Jahr mit den von mir benutKtcn nicht übereinstimmen, 
scheint sehr viel gebraucht m sein. Ich habe die 4 in der Rgl, Bibliothek 
txi Berlin vorhandenen Ausgaben durchgesehen imd folgendes gefunden. 
Die erste 1532 Basileae (alle in is**) erschienene erwähnt nichts dies 
bezügliches. Eine zweite Basileae 1534 hat auf S. 164 tinter der Angabe 
am Rande links anno mundi 6692 und rechts anno domini 1493 den 
Passus: „Inaudila lues» vulgo morbus Gallicus cÜcta, nunc primum tem- 
poris mortaîes tota Eurojja inficereoccipit," (Mit dieser Ausgabe zus:immen- 
gebunden ist eine Chronicorum mundi epitome in singulos annos curiose 
digesla ...... Casjjare Urshio Velio Authore. a) Francoftirti 1534 nnfl 

cnlhaU — das sonst genau so, wie das vorige gedruckte Werk ist nicht 
paginiert — unter der Angabe anno domini 1495 folgendes: „Milites e 
KeojKjlitano hello Germaniae intulerunt pustularum morbum." Die Angalje 
anno muniU fehlt hier am Rande links wie in den folgenden Ausgaben 
der Gassarschen Schrift. Sie wird fast stets nur einmal auf jeder Seite der 
Zahl anrio domini entgegengesetzt,) Die dritte Lugduni sine anno erschienene 
Ausgabe (das letzte darin ei-wahnte Ereignis ist aus dem Jahre 1556 und 
steht S. 343) bringt auf S, 236, wie folgt; „Inaudita lues, vulgo morbus 
Galliens dicta, nunc primum temporis (dum sf:i licet Galli NeapoHm hello 
capiunt) morlales tota Europa inficere occipit.*' Am Rand rechts steht 
deutlich die Zahl 1495. Dasselbe ist mit der vierten Ausgabe der Fall 
auf S, 269. Sie erschien 153S sine loco, ist aber jünger als die vorher- 
gehende-, da ih^'i leliîte ebenfalls aus dem Jahre 1536 stammende Ereignis 
erst auf Seite 277 steht. 

Damit fällt auch Gassur aus, der nur einmal 1493, sonst aber stets 
1495 schrieb. Es folgt M, Heinricus Biinting, Piarherr der Gemeine Gottes 
m Gnmow (so nennt er sich selbst am Ende der Vorrede des nachfol- 
genden Werkes, er lebte nach Jöchcr 1, 1462 von 1546 — 1606). Ersaglin 
seiner „ Braunseh vveîgisrhen und Lüneburg ischen Chronica", Magdeburg 



1) SîdiP «Uc.h F. A. Kinmn, krltirtoln- GcnchU>hti* de« TrapruTiffu tlpr Syphili«. Theîl II. 

2) CikHpAr \>] In Bt^iliwi'iiliiUz 1-IR3 f^cljortn, Wiir Dr. jiirÎH utrtu^juf* iitul Muri» 1&3S 
[JfH^ht^r IV, 14W«]. Von ihm lirinjft FuHi« |1>U* HltfH.ti"n Hnlirifuti^llfr ühi-r die LuütMucIte 
in t>«?ut9L-l)lftnd, OîJtlliiîff'M ltt43, H, H73J eine Stelle ftUa einem antltr^n Werk- 



64 



15S6 i), Fol. Blatt 123: „Anno 1493 îst ein unlrechtlîcher heisser Sommer 
gewesen / und hat sich nach Verzeichnis des Doctoris A chillis Gassari / 
die schedliche Seuche uml Kmnckheit der Frantzosen in diesem Jar zum 
ersten mal in Ueulbchlaml ereuget." Es ist klar, class Bunting die zweite 
von mir angeführte, durch die später fglgenden überholte und verbessertet 
Ausgabe benutzt bat. 

Endlich betsst es in der „Chronica der Sachsen und Nidersarhsen durch 
M. Johannem Pomarium 2) j wcilandt Pfarherrn zu S. Peter in der allen 
SLidt Magdeburgk." Wittcnbergk, 1589 fol., auf S, 544: „Anno 1493 ist 
ein untreglicher beisser Sommer gewesen / und hat sich cîie schedliche 
Seuche der Frantzosen in diesen Landen am ersten ereuget." Die Über- 
einstimmung Kw^ischen PomaHus und Bon tin g ist so gross, dass es wahr- 
scheinlich ist, dass der eine den andern abgeschrieben hat. 

Danach versagen von den 4 ( Gewährsmännern, welche Engel anführt, 
Evvci als luiznverlässige Abschreiber, während die beiden andern grade das 
Gegenteil aussagen, indem sie die Ausbreitung der inandita lues richtig in 
das Jahr 1495 setzen. 

Ich habe Mechovius und Gassar ausführlich citiert, weil beide auch den 
neueren Cieschichtsschreibern der Syphilis unbekannt sind. J- K. Proksch 
er\^'ähnt Mechovius weder in seiner Geschichte, noch in seiner Litteratur 
der venerischen Krankheiten imd führt von Gassar nur den Abdruck in 
Menkenius (Litteratur I. 343) an. Auch die Cieschichtslabellc des Caspar 
Ursinus Velius ist ihm unbekannt. Eljenso hat Iwan Bloch entsprechend 
den in seinem j,Ursprung der Syphilis/' S. 261 angeführten Absichten die 
drei Autoren nicht angeführt. 3) Nachdem auch der Historiker Armin Tille 
(„Die Franzosenkrankheit" in seinen „Deutschen Geschichtsblättem". 
Leipzig, Bd. III, Heft ii/ia, August — September 1902, S. 314 — 320) den 
Wert einer derartigen Einzelniitteilung bestätigt hat, möchte ich meinen 
gelegentlichen Fund, dessen Angaben absolut au verlässig sind, schon jetzt 
dem Druck übergeben. 



1) HennlpT I.e. ]i. 113 iK'niit/.tp Hue Ausgabe aus dem Jahre läSO, 

2) Er starb nach Jüclu-r lit 1074 im Jahre 1SÏ8, rtl Jahre alt. 

3) OaudArä Aniiulcn werden ä. 15& nut^h Simon cttieri. 




On peut sc demander si ces cxpcrimenia ont ctd rédigtf.s par (UllilicU, 
ou si ce seraient des notes recueillies par un de ses audîleurs. l^a rédaction 
de ces pages affecte une forme i m personnel le r maître GUUbéri dit , . * . 
Ptlluks d€ maître GUÎiberi. Mais nous savons que fréquemment les auteurs 
roécîicaux du moyen-âge employaient cette fonne^ (tels sont la pratique de 
SiJrapionj ie traite des yeux d' Alcoa tin). 

On ne peut donc rien inférer de ce seul fait, surtout quand il s'agit 
d'un simple recueil de formules. Dans ce petit traité de thérapeutique, 
toutes les formules ne sont pas de Gillibert, mais elles nous apparaissent 
comme éprouvées et garanties par lui. Maître Gillibert avait même une 
clientèle aristocratique: il a guéri im cardînaîm, un cupictianus^ un 
nobU sci^mur suspect de lèpre. Un chancelier de IVcole était sans 
doute un personnage de marque à cette époque primitive. U était même 
possible qu'il fut dans les ordres, car nombreux, à cette période, 
étaient à Montpellier les étudiants portant Thabit ecclésiastique. Nous 
trouvons en effet dans les statuts de 1220 un article disant „que nul 
professeur ou éttiiliant ne sera admis à aucune réunion, à aucune solem- 
nité magislrale, ni â aucun cours» sans porter la tonsure, s'il jouit de 
([uclque bénéfice eccléisiastique ou s'il est dans les ordres sacrés. Nul clerc 
régulier ne sera admis non plus sans l'habit monastique qui lui est propre." 
Cet article nous montre qu'à Montpellier en 1220, il y avait de nombreux 
ckridy monactti vti canonici étudiant b médecine; ce qui nous indique 
ijue la défense qui leur fut faite par Alexandre ïll, au concile de Mont- 
pellier en 1162, A'aicedere ad pïtysuam iâj*cndam^ c'est à dire de se livrer 
\ Tétude de !a médecine, était tombée en désuétude. 

Ces formules, avons-nous dit, ne sont pas toutes de Gillibert: elles n'en 

at que plus intéressantes puisqu'elles vont nous indiquer quelles sortes 
[le praticiens se trouvaient à ses cotés à cette époque primitive. Ces 



66 



praticiens ne sont pas d'un rang bien élevé : voici d'abord le médecin juif 
(formule 5) auteur d'un collyre. Nous savons qu'à Montpellier les juifs 
pratiquant la médecine étaient nombreux. 

Dans l'Espagne musulmane, les Almohaves (1146 — 1276) s'emparantdu 
pouvoir commencèrent par proscrire les juifs de leurs états. D'autre part, 
fort malmenés par l'Espagne Chrétienne qui se plaignait de leurs sympa- 
thies pour les Arabes, les juifs inondèrent le Languedoc. Ce sont eux qui 
contribuèrent à Montpellier à faire connaitre et à propager la science des 
médecins arabes. C'était la concurrence de cas praticiens qui causait qu'en 
1272 une ordonnance de Jayme I leur interdit l'étude et l'exercice de la 
médecine dans tout le territoire de sa seigneurie de Montpellier. 

A coté de celui du médecin juif, voici le remède de la bonne femme : 
c'est une formule contre la dysenterie. Gillibert la tient d'un paysan 
{rusticus quidam) qui avec elle guérisrait tous les malades. Puis vient 
l'onguent d'un chirurgus exàcrtissimus dont il ne cite pas le nom. 

Ce sont là toutes les autorités mentionnées dans les expérimenta Magisiri 
Gilliherti. Pas une seule citation des auteurs grecs ou arabes les plus 
célèbres et les plus répandus. En sorte qu'à travers ce travail l'auteur 
nous apparait comme plus riche en connaissances pratiques qu'en connais- 
sances théoriques. 

Gillibert est d'ailleurs souvent plus partisan du traitement par l'hygiène 
que par la thérapeutique. Il assure n'avoir jamais guéri la dysenterie avec 
des médecines. Toute sa cure est dans le régime: le chou, les lentilles, 
et la chair de bouc, voilà le secret de la guérison. Et il cite le fait d'un 
cardinal qui avait vainement été traité par médecines (qui per medicinas 
curari non potuit) et qui fut débarrassé de son affection intestinale par ce 
procédé. 

Contre l'obésité, il ordonne les bains de mer et de sable chauds. 
Signalons son long régime contre la lèpre. 

Malgré sa préférence pour l'hygiène, il ne dédaigne pas les médicaments. 
Le plus fameux, c'est l'écorcc de frêne contre les affections de la rate: vous 
pouvez faire l'expérience sur un cochon, donnez lui pendant trois jours à 
boire une décoction d'écorce de frêne, si vous l'abbattez ensuite, vous 
verrez qu'il n'a plus de rate. 

C'était alors le cochon qui était la victime des recherches anatomo- 
pathologiques. C'est sur le cochon, à défaut du singe, que se démontrait 
l'anatomie à Salerne. Aussi un maitre salernitain, Cophon, avait écrit une 
anatomia porci qui a été reproduite par Renzi dans sa coUecHo saîernitana. 
Mais le remède le plus admirable que nous rapporte cet excellent maitre 
Gillibert c'est la formule qu'il a reçu d'un chirurgus experiissimus. C'est 
un onguent bon contre les fistules de toutes sortes (sauf aux oreilles et 



aux tnameUesJ. pji outre cet onguent merveilleux: répare les Ijlcssiires, 
cicatrise la cliair, consume les cancers, fait dispaiviitro lc5 polypes dans 
le Deï, détniit la vermine, ronge les fies, guérit la gale, sèclie la rogne, 
cure le nuit me httt^^rt^ 11 est efficace contre les maladies vént'ricnncs 
puisque valei côntra tancrum in preputm €l conira sacrum îj^ftem. Enfin 
il peut encore ser\*îr pour créer des ulcères révulslfB. 

Les praticiens autrefois aimaient beaucoup ces formules mirifiques à 
vertus si multiples. C'est ainsi que Bienvenu de Jérusalem, célèbre oculiste 
sa! ern itain, un |>eu antérÎEur à Maître Gillibert, avait ton fameux (V^i'WW/t'ff/ 
J^ ijhibauîfrum qui non seulement était bon contre le panniculc des yeux 
{le pannus), mais encore contre toutes les douleurs en quelques parties du 
corps qu'elles siègent, contre les affections de la maire (matrice) chez les 
femmes, contre la migraine et les maladies d'estomac: vertus aussi nom- 
breuses que varit^es, En analysant la longue formule de l'onguent de Maître 
Gillil>ert, on volt que c'est un caustique à base de vert-de-gris. 

En oculislitjue ^laitre CTÎUibert n'a pas des notions bien étendues. Il 
connaît le collyre d'un praticien juif ad cûeiknditm dimpnum £i adsfrin- 
^rndiU kcrimat. C'est un collyre assez actif dans lequel il entre tie la 
pierre d'hématite (oxyde de fer natif), du vitriol, de l'oxyde de cuivre. Son 
origine est certainement barbaresque : c'est une des nombreuses formules 
de caustiques employées jadis contre les granulations, 

Moins actif i^t son remède contra fluxnm iactimiintm (formule 3o): il 
ne contient que les sucs de différentes plantes. 

Sa formule contre les taches dans les yeux etît une réminiscence de Celse ; 
instillation de sang chaud de colombe dans roeil, i) Cette première partie 
lie la cure, quoique Gillibert ne le spécifie pas, était, nous le savons, 
employée contre une catégorie spéciale de taches, contre les taches rouges 
dans le blanc, les échymoses sous-conjoQCtivaks. La poudre que Gillibert 
donne ensuite dans In seconde partie de sa recette est employée contre 
les taches blanches dans le noir, contre les leucômes. C'est une de ces 
formule dont sont remplis les traités de pharmacopée de l'ancienne médecine 
arabe. 

La formule 30 est un collyre efficace contre toutes les affections oculaires, 
il rétablit la vision à ime condition : çitmi insirumcnia sini $ana. Quelles 
sont ces affections qui troublent la vue sans altérer l'instrument de ta vision? 
Ce sont les vkm vcùtsiissima^ caù\;iH€s e( obs€urlht(es^ c'est à dire tous 
les troubles visuels résultant des inflammations chroniques des paupières* 
Le remède, c'est le collyre aux fiels des anciens* Celui que recommande 
l'auteur rontient du fiel de taureau et de vautour. 



Anti'PÎiHiPn ill' 1)1^ l'omtV et de 1« »cli^rotiquc IJanaa VII, 13, pu?. «ïfllj. Rikl. 



68 



La formule suivante s'adresse au contraire à toutes les affections des 
membranes profondes : ad €ûs t/tu pttkros htibent oados et nkkil videni. 
Le reiiïède de l'auteur contre ces affections est un vin fcrrugineux auquel 
il faut ajouter l'emploi d'herbes en emplâtres et en collyres, 

La pathologie oculaire de Gillibert peut donc se résumer en quatre 
petits chapitres: les trois premiers comprenant les affections des paupières 
ou leurs complications cornéennes (flux de larmes, leucômes et caligo), le 
quatrième comprenatit des affections dans lesqtjelles Toeil reste clair malgré 
la perte de la vision. 

Somme toute Gillibert connaissait les conjonctî viles et blépharo-con- 
jonctivites et leurs complications cornéennes, et ce que nous appelions 
avant la découverte de Tophtalmoscope les amauroses. Mais tout cela 
naturellement d'une façon très vague et confuse. On voit que Gillibert 
n'est pas un praticien de l'oculistique comme Bienvenu de Jérusalem, ou 
maître Zaccharias, il ne possède qu'un petit nombre de formules destinées 
à parer à tous les cas qui se présentent. 

La bibliothèque nationale de Paris possède un autre manuscrit (fond 
latin No, 7091) intitulé; cxperhui^nia tyrur^ka tan cellar iL 11 traite des 
affections suivantes : 

L De tinoa et alopocîa. 2. De pustuliiï. 3. De dolore capitia. 4. De nibowî 
oealorum. 5. De dolorihus auTium. 6. De fetore narimm. 7. Ds poîipo et ^lU« 
Tosncca. 8, De dolorîbii* dentïuni. 9, De squinnutia et Hcrophulin- H). De tussi. 
IL Ad t'onfortfttiuiiem stomaei, 13, Pt^ ytcriein. 13. Do Iiqjide frangendo iti 
reuibua et vesica. IL De suffocationc vesiiee. 15. Dl* iuflatione tewtieiilorum et 
de ruptüra, 16, De fluxu ventria. 17. De suffüealiono tnatrieis. 18, Do s^^itta. 
19. De dormitatione pedum. 20. De cura lèpre, 2L Do maturatiris. 22. D© 
proToentiono aompni. 23. De t^iiartaTi». 24. Chapitre »ans titre contenant des 
formule» do tout genre. 

Dans ces chapitres on trouve la recette souvent citée par les auteurs du 
moyen-âge, dont les femmes -^le Montpellier se serv*aient pour teindre leurs 
cheveu.x, la formule des pillules du roi de Sicile. Rhazes, Hali-Abbas, 
Galien, Constantin^ les quatre- mai très, sont cités une fois chacun. Nous 
trouvons encore mentionnés toute une série de pratiiciens inconnus: 

Magister G. de Tervalla. Magister G. Normannus. Magister Lucianus, 
Magister Laurentînus, londonicus, mcilecin du comte d'Urgel (comitis 
Urgelli). Magister Antlreas. Magister Benedenaricus. Magister Henri eu s. 

L'auteur donne certaines de ces formules comme lui étant i>ersonnelles. 
Parmi les autres, nous en avons reconnu quelques-unes empruntées à 
Jamier et à Hugues de PLiiïance. 

Nous avons étudié ce manuscrit pour savoir sHl ne pourrait être attribué 
à GilliberL Mais de sa lecture, nous avons acquis la conviction qu*il n'y 



69 



a rien de commun entre GUlibcrt et l*auteur anonyme de ce compendium 
ou anddoktrium de chinirgie, recueil de formules ou de pratiques glanées 
dans les oeuvres des chirurgiens du XI Ile siècle. 

Voici donc dans son endcr le petît bagage sdentifiriue de maître GJUibert. 
1^ où le lecteur trouvera des points, le copiste avait laissé des blancs dans 
le manuscrit: les abréviations que nous n'avons pu déchiflfrer, nous les 
reproduisons textuellement, celles qui nouy ont paru douteuses, sont entre 
parenthèses, comme d'ailleurs les mots dont nous avons cru radjonction 
nécessaire au sens de la phrase. 

{A smvrr.) 



VARIÉTÉ. 

Urne ténia live pour empêcher une nouwlh ptthïkaîion (fun oufratje th 
FMix Fontana (I78d). J, Bcltroni, Attî delV Acc<tdemia Pontaftidita, 
NapoH i90a. 
Du grand oiivrnj^e de P. Fontana sur Ica effets soit du renin do îa vipère, 
soit d'autres venins, jt* connais los éditiona suivantes : Lacques (1767); Florence 
(1781. texte français)! Naples (lT87)i Londres (1787 et 171)5); Lf'ipzig (1785), 
Celle de Naples a le titre: „Tratiato del t^eleno délia mpet*a, dei vaUni 
iimertrunit dî quelh del lauro reifto, e di alcttni alfri vêlent vegetabili. Vi êi 
aiftfÎHflottt» ah'utie aîtrc amcrva^iurd $t>pt*a la »Imiiura p/^imitit^a deî eot*pii 
(tninHfit; parte cspenenze sitfhi riproditzhne dà nervi, « ht dittrr^izione di rni 
nttorG ûuruth dell' oecfiio, NitpoU, preaso ht Nuoea Societd lettentrîa e fipai^ra- 
ßea, 1787. -^ Une «éric de documents, publiés à préaent par M, Jean Beltranî 
(în appendice à une ëtiide sur l'histoire politique do rUniversité de Naples, 
démontre que, tandis qu'on préparait à Naples le livre dé Fontaua, on tenta 
d*en cnipôeiier la publication. Une autorité dans la matière, profeaueur d'ëeo* 
nomie politique, Troiano Odazi, quoique reconnaissant îe grand mérite de 
Fonlana, réelama afin qu'on ne publiât pas cet ouvrage, far la manière de 
préparer les venins lea pliti puissant», y étant très nettement indiquée, ee livre 
pourrait servir de guide aux méelianta pour pratiquer de« cmpoîsonnemonta. 
L'antorlt^ rojale is'intéreasa à în réelamation et chargea troii* médecins illustres 
jl>omini4ue Cirillo, Dominique CoUiguo, Joseph Vairo) de juger s'il serait 
utile d'ttceueilHr la rt^elaination, Lea trois médecins par une eonscieneieux et 
savant rapport [S décembre 1786] ponsrillèrcnt au roi de permettre U publi- 
ealion de l'ouvrage. M. Del Gaizo (Naples). 



DIE ENTSTEHUNGSGESCHICHTE DER I.EHRE VON DEN GASEN. 

EIN BEITRAG ZUR KLARSTELLUNG r>ER NATURWISSENSCHAFT DES 
JOHANN BAPTIST VAN IIELMONT* 

Von Dr. phil. FRANZ STRUNZ {Gr. Lkhferftidi b. Berlin). 



E 



L 

j line exaktere Scheidung der Begriffe Luft, Wasserdampf und Gas 
Jj bïw. der Vorstellung von im gasförmigen Aggregatzustande In^find- 
licher Materie, beginnt urst da, tih Johann Bapt. van Hdmoni i) [geb. 
1577 zu Brüssel, gest. 1G44 daselbst] mit einer damals seltenen Feinheit 
des naturforschenden Instinktes den Sinn für die „luftförmigen" Köqier- 
zustande zu wecken verstand. Und dieses Interesse allmählich der späteren 
wissenschaftlichen Vergegenstandlichimg und Begriffsshcrausarbeitung ztirecht 
gelegt zu haben, ist zweifelsohne die stärkste Seite seiner Lehre vom „Ga^*\ 
Überdies war ja van Helmont als experimenteller, bereits induktiv denkender 
Chemiker und Kenner der Naturwissenschaft des XVIL Jahrhunderts dem 
Theophrastus Paracelsus voran, da er schon den quantUaftvcti Ge- 
danken mehr als noHvmdi^cs Erkenntnismittel für chemische Vorgange 
und als ErkUrung von Verbindung und Verbindungsgewicht mit dem Gnmd- 
theorem von der Erhaltung ties Stoffes günstig 2U kombinieren versteht. 
Der spatere sich rein stoecbionietrisch entwickelnde Gedanke hat zn van 
Helmont kausale Beziehungen, die in seiner Auffassung von „Gewicht" 
und „Wage", Wechselwirkung von „Saure" und „Base" einerseits, und in 
der Negation der „substantiellen Form" des Aristoteles andererseits ihre 
Anknüpfungspunkte finden. War es doch van Helmont, der als einer der 
ersten durch Empirie die BrhaUung des Stoffes in den mannigfachen 
Umsetzungsformen chemischer Komplexe unzweideutig nachwies. Und ins- 
besondere auch das grundlegende Verstiindniss für die Vorgänge und 
Eigenschaften des .^'rfjförmigen Aggregatzüstandes stellte er wie schon 
angedeutet in den Vordergrund, chemisch-physikalische Begriffsbildungen 
die dann später Boyle, Haies, Cavendish, Bergman, Moîtrel d'Élément, 
Mayow und in jüngerer Zeit Priestley und Scheele, der grosse Entdecker 



1) Ifäh«rc3 Übvr acia Lehen und Hein« Lébra er»cLe ruaD tiua d«r Terfiiaaer« PublicA- 
tioDen: Jüli. H. van llflmoiit und dir O^ruodla^n B(>iRGr Kulurjibllosnjihie, Moustaliefte 
d«« Comemus-deü^aUdiuft, iJL^rlm, li^Ol, ßd. X. 8. 274—2%. — ^ur Tlit-raplc de-» Jtih. 
Bapt, Y, fTelmutit, Wi«?aar nifd^in. Wuubcnaolirift Ko, 37—30, 1901, — Ifttmfbemîai;he 
Studien; Die i'ht'td, Präi*Jiriite witii-r diu FIuHm Hi>î Jf»)i, B. vmi Ttelinutit, Cljpitiîker 
Zeitttng^ COthi^n 194)1» Ko. 11 und lt. 



7> 



des Sauerstoffes^ ausgebaut und einer systematischen Durchleuchtung unter- 
zogen haben. Wohl alle waren die berufensten Vorarhelier der modernen 
Verbrennungstheorie i Lavoisier hatte dann auf Grimd dieses reichen 
experimentelien Materials unter dem erheblichen EinRufss seiner Vorgänger 
den Sclilussstein ein gefügt, uuleugbar eine der gewaltigen und durch- 
greifenden empirischen Verknüpfungen \ Die Wissenschaft vom Reiche der 
Natûrgesetïlichkeit hat letztere dann übernommen und so Sprödes und 
Elastisches in sich verschmeizend, das Problem auf eine neue Grundform el 
gebracht. 

Eigentlich niQssten mit einer Schilderung der ersten Anfänge einer 
Gastheorie auch die Vorläufer und Zeitgenossen van Hei monts hier ein- 
bezogen und einer näheren Besprechung wert gehalten werden, welche 
— ich erinnere an David van Goorle, Jean d'Espagnet, Tommaso Campa- 
nella oder gar an die alte Atomistik der Motakallimûn (Medabbenm) — 
wieder das antike atomistische Körperproblem zu erneuern versuchten. 
Also zu einer Zeit wo noch nicht des Petrus Gassendi Epicuroismusb^w. 
Neubelebung der leucipp-demokrit^chen Massentheilchentheorie für das 
Korpuskularproblem in Frage kommen konnte. Doch haben wir für die 
vorliegende Untersuchung die synchronistischen und vorgehenden Denk- 
uad Empfindung,^elemente nicht so sehr in Anspruch nehmen zu nniss^en 
geglaubt. Sie fallen schon darum nicht ins Gewicht, da gerade van Helmont 
in seiner Gastheorie eigentlich fast meistens auf seiusisiämil^ begrifilich 
und experimentell erschlossenen Zusammenhängen fusst und jenes Problem 
daher einen in sich geschlossenen Ausschnitt vorstellt. Kr hatte diese 
grosse Idee spontan angeschlagen und den Keim gelegt zu einer 
neuen Einsicht und Beobachtung der Wirklichkeit: die Pflugschar seiner 
forschung^kräftigen Originalität und einer neuen kritischen Erregsamkeii 
hatte in brachliegendes Feld weite Furchen gerissen. 

II. 

Vorerst Einiges zur Etymologie des Wortes „Gas**. Helmont gebraucht es 
wohl überhaupt das erstemal und es ist auch als seine Wortbildung anzusehen. 
Er hat sie wie er selbst behauptet, gewiss aus jjChâos" [^ gähnend leerer 
Raum] abgeleitet, denn wir finden bei ihm die^ Hinweise die den Wort- 
gebrauch im Sinne eijies „luftförraigen, subtilen Dampfes" ausser allen 
Zweifel lassen. Und so wurde dann diese Voratellting in den neuen physi- 
kalisch-chemischen Begriff „Gas*' umgedacht. Er fand für die ihm bekannten 
Eigen thüralichkeiten der Materie ein neues Wortzeichen. Und das war vor 
allem ein Neues, wenn auch das ursprüngliche Verstänüniss sich noch in 
oft farblosen und minder eindeutigen Anschauungs- und Dcnkformcn 
bewegte. Dass aber besonders in jüngster Zeit der Be^ijf des öfteren 



7a 



dem Umfange nach erweitert und corrig:iert wurde und das alte helmondsclie 
Wor/ aber geblieben ist, durfte gentigsam bekannt sein. 

Alle Körper, meint er, geben soweit sie sich nicht in Wasser verwandeln 
oder fix sind einen „wilden Gdst und Dunst** [spirîtus sylvester], was er 
z.B. an der verbrennenden Kohle nachzuweisen versucht- Hier i) fuhrt er 
auch seinen bisher im bekanntet; chemisch-physikalischen Wortbegriff „Gas" 
ein: Hunc spirltum, tnco^nifum hacteniis, novo nomine Gas, voco, quinec 
vasis cogi, nee in corpus visibüe reduci, nisi extincto prius semine potest. 
Es ist — wie die Verdeutschung 2) des Ch, Knorr von Rosenroth 
[1631—1689] hinzufügt — ein subtiler Dunst oder Klein-Dunst, Diesen 
Geist resp. diese luftförmig entwickelte Flüssigkeit besitzen die Körper in 
sich und können zuweilen ganz und gar zu einem solchen Geist werden, 
Wir erfahren also : er lässt sich weder in Gefässe einsch Hessen noch auch 
wieder zu einem sichtbaren Körper machen. Er ist ein spiritus concretus 
und corporis more coagulatus also ein verdichteter und „erstarrter" Geist. 
Frei wird er, sobald das Gärungsstadium eintritt, was wir theils am VVeio, 
saurem Traubensaft, Brod, Mcth, ihetls bei Zusatz eines gewissen Fremd- 
körpers beobachten können, oder letzlich durch eine verändernde Zu 

reitung hervorzurufen im Stande sind [ excitaturque acquisito ftr- 

meniöf ut in vino, omphacio, pane^ hydromelite, etc. Vel additamento 
peregrino ..... vel tandem per aliquam dispositionem alte rat Iva m ... 3)]. 
An der Kohlensäure demnach hat van Hei mont seine ersten Untersuchungen 
durchgeführt Doch daran schloss er die weitere Reflexion: Weil aber das 
dtirch Killte zu einem „Dunst" sich verwandelnde Wasser ganz anderer 
Art ist, als der durch Wärmewirkung in die Höhe getriebene „Dunst", so 
hat er einfach ersteren aus Mangel eines anderen Namens „Gas" genannt. 
Die Ursache hierfür ist die, weil zwischen dein Chaos der Antike und 
seinetti „Ga$" [d.i. „Dunst" j.Wassergdsf] kein û\m grosser Unterschied 
ist. [. . - . tdco paradoxi licentîa, in nominis egestate, halitura illum, Gas 



1) Uiteerp ln>t«l]i« Cttat? ^ntueljmiyn wir; Ortüs mcdleînne. Id cat, initm plivälcne mmidîta. 
ProjrreBftUB niedfc4n«« novui*, iit mart^inim uHiuncm, ad vUflm longiam. Authdre JuAnno 
EaptiiU^ van Iii.>lniont, Toparcha in Merodc, Rojcnborüli, Oorgühot, Pellinea, etc. Eduntc 
Autbom filio, Fraiiciico M^rourb voü TU'lmunt, cum cJms PraefAtîuoccï ^r^^iVo tninslftitt, 
— Àmiterottjimî, Àpud LurloTicuœ Elievtrium, ctitûcxtvitt — 4fl. — Crunplei. atqun 
mUtioDum (>l<>nit?iita1tùn] Rgmentum. pa^. I0<ï § 13 uud U. 

8) Auff^Ang 4er Ai-tztiy*y-KunBt / Das Ut: NopIi nie erlißrtc Öruüd-Lehren von der 
Nntur / . . . Ton Johann Baptbto vau Itt^lmotit / , , , auf Bf yrfiliten dcfinen ttcrrn 3ohnp« 
/ Herrn H, Franclsol Mcrcurîî vöii Iltlraout / In f\w lloolitcuhclie Sprni'hi' filî^rsctzH. . , 
Sultïlmfli / In Vprlüg-ung Johann A 11 d reap Kttilt<«r» Sei, SGhno / Qcdrutkt b<*j Joliftiifi 

Ilols*. — Aliiiu «ÏJCÎ.XÏXIII. FnU — pilg^. 145. 

S) Ortui med, p. 106. § H und 15, 



75 



vocavi, non longe à Chao veterum sccretum . . . . r)]. Dieses „Gas" ist aber 
viel „subtiler" als tïer gewöhnliche Dampf, als Russ und Rauch^ aber 
dichter als die atmosphärische Luft: , , . . quam quam m u holies acre adhuc 
densius. 2) Der Materie nach ist es an sich noch Wasser. 3) 

Dies wäre die Grundidee seines neuen Begriffes. Nun habeQ wir aber 
vor allem die Fragen zu erwägen: Was ist ihm „Gas" im Gegensatz eu 
i^Dampf" nnd wie weiss er diese Vor^itellungskreise in seine Naturerklärung 
zu verspinnen ? Es wird nun erstlich zu untersuchen sein wià van Helmont 
als ersler Erforscher der Gase d:ese Problemstellungen experimentell und 
begrifflich unterbaut und gleichzeitig zur Aufstellung von Gesetzen kommend 
die gewonnenen conslanten Grundformen auch in andere Naturerscheinungen- 
und Veränderungen hineinzutragen versucht. Und zweitens wie seine Gas- 
theoretischen Vorstellungen insbesondere die Physik der Atmosphäre 
l>erühren. 

Des Verständnisses wegen, wollen wir die Formulierung der zwei 
wichtigen Grundbegriffe „Gas" und „Dampf gleich hierher setzen : 

Gas [subtiler Wasser-Geist] ist ein trockener, luftförmrger Hauch, der 
sich in der KäJ/e entwickelt und nimmer mehr in eine tropfbare Flüssig- 
keit verwandlungsfahig ist. 

Dampf [vapor] entwickelt sich in der IVdrmc und wird in der Kälte 
wieiUr zu Wasser. 

Aber beide sind in ihrem höheren Ordnungsbegriff Dtmsi äi\ Aa/i/M. 
Versuchen wir diese zwei^ Definitionen festzuhalten. 

Seine Voraussetzung bew^cgt sich also in dem Gegensàtxe : Der „Dampf" 
der aus dem ^V'asser durch die \\'ärme erweckt wird, ist unterschieden von 
dem der in Kälte entsteht. Er fährt fort: Ja, es ist bekannt genug, dass 
das Wasser durch die Gewalt der /fi/s€ in Gestalt eines Dunstes in die 
Höhe steigt ; gleichwohl ist aber dieser Dunst nichts anderes als ein dünn 
gemachtes Wasser (aqua extenuata) und bleibt auch so wie zuvor. Daher 
kann er mittels des Alembtk4) [alembicum] als das Wasser vom früheren 
Gewicht wiedergew^onnen werden. Doch möchte man vermuthen, ob nicht 



i\ OriDS med. j^g, 73, g SS. 

S> Ibd. § 29, 

3) S»eh t»n Helmont liAt ein tintQrlicher Körper twei imme Ufmehe» '. 1. vtateria 
[Initiuin t^x quo] aU Su^mtrnt der Diii;i;tt und «ils dus iFlbsIftandliEfe Wcavtt d«a hervor* 
^brftcbtcn Üinjafps 2. dk< tvirkemie V mache [cttufa efßcifns\ iatttum per (|uodJ d.i, (]a§ 
Inwx'udig'é otid «cmln^le a^én». Btlde ab grundlegende BestanÜ!«t(icl(eftE>iD(^rgiinjE<>n ?fatur- 
wiaaen^itiUaft enttiAiten die Wurjiet des Lfhftin ia %\c\t, hifi EfetfU'iikt primOjjfeHitt alnt\ Wuêna' 
utid Luft d,9* die zwei absoluten riidit trMismutathen Urfermetite oder Ureli^ment«. Sic 
lA»ien »ißli *l*(j uielit yet'etisoUig iii einander Tcrwandeln. Die Erde «Iwr bt »us cli-m 
\VA»*fr eiltet A ridt'ii, weil sk* tu Wasser gemaii.f!it werdt^n kann. 

I) iirab. U-vinUtg [Ambix] ^ DeaUllirlielm [Rctnrte], BrannkolbeTi, 



T4 



eventuell das Wasser, wenn es durch die KäiU der Luft absorbiert wird, 
die Natur und Eigenschaften der Ltifi annimmt? Nun wissen wir i), dass 
die elementa primogenia Wasser und Luft die zwei absoluten und nie und 
nimmer transmutativen Urfermente vorstellen: duo dixi priraitiva elementa, 
aerem et aquam, eo quod non in invicem recédant! Die Luft kann also 
nühi aus dem JVüsser ihre Enisiehung abldien^ denn letzteres vermag 
niemals „auch durch die Kälte nicht \iX\\ vergeben / oder durch einige 
Bemühung der Natur oder der Kunst in Lufft venvandelt [zu] werden : Und 
hingegen auch die Lufft könne durch keine Zeit / wie lang sie auchsey/ 
noch andere Mittel / zu Wasser gemacht werden / solt es auch nur ein 
einiger Tropffen seyn. Denn das Wasser leidet nichts leeres in sichj last 
sich auch nicht zusammenpressen / man mag es pressen mit was för 
Be wegungs- Arten man will ... . Im Gegentheil aber kan die Lufft / ohne 
etwas leeres nicht bestehen / und darumb leidet diewol dass sie zusammen 
gepresset werden / und wieder auseinander gehen kan. Und sind demnach 
zwey bestandige Elemente verhanden / welche ihrer Naiur und Ei^en- 
suhaßlen nach weit von einander unkr schieden sind; also dass es un mü gl ich 
ist / dass eines in das ander verwandelt werden könne." a) 

Wichtig für die Erkenntnis des Folgenden ist noch eine Klarstellung 
der Begriffe „Russ" „Tau" und „Nebel". Russ 3) ist ein Abkömnding bzw. 
ein Dunst oder trockene „Ausdampfung" des Wassere. Fuligo, est mera 
aqua! Der „7i*w" ist eine „rechte Wolke, die aber noch nicht stinkt; und 
herab fället, ehe sie den Ort der Kälte erreichet, denn es „verfugen sich 
alle die Ausdämpffungen / so von der Erden in die Höh steigen / zu den 
Wokken ; und deswegen haben auch die Wolcken Gestanck . . . Hingegen 
ist der Nebel eine stinckende Wolcke / die noch nicht gereiniget / und 
ihr Urbeb [ferra en tum =r „säml icher Anfang" ufodurch ein Ding entsteht 4)] 



1) Vgl. p. I, Amkg. 3. 

2) Aufg. d, Arti,-Kat. p. 102 [Progymiiftsnui meteari]. 

S) Diea© AuirMSung-eo beruheji nicht alltin auf subjektiver Bchäteung, die ^Theorien" 
aller „Duti!»t"bHdußg sind urnlt. Iiit:eroä»ant Ut m 7M crfAhrcti, wlu man £.B. iüderiiach- 
parftocldisclipn Zeit darüber dadito; wir ^rpifeti dJâ Ansoliauungdeei urdsUoDen PidAgogcn 
J. A. Cûmenius herauii, der in seiner „Phyaîca" [1G33] eîn prâfîhtigçs Le)ir1>tiflh geichftSen 
hatte. Ër s«gt z.B, ; Duntt [vapor] iat ein verdünntes Element [elctnentum ctH*m^aiHni\ 
do« mit einem zweiten Element zusoLmm en gern lacht tat. Der IfotM^^unat ist verdütuitca, 
durch LnJl in seinem YcrbAfide gctrenntca und Eeratreutca Wasaer. Der Ri%t\ch ist eine 
VtrduniUmQ [exbalntio] ema fiufyglösiem Hnlxe pj^o resoluto] oder aonet einem Stolfe. 
Dar Dunst kann aus den dichteren (ind g'l'oberpn Elementen Enh^ TTnÄgcr und Luft erseug^l 
werden, gleichwie auch aus nîleii gemlachten Körpern. Die wirkende Ureac^iie de» VÄpor 
i«t die warme, diu die materin verdünnend [iLttenuanB]^ Dünste liildet. 

4) Wir k5nnea hipr auf diese höchlutoruflitiintc ocht Iitltnontiavlie Bildung oloht näher 
•iag:«hftii. 



75 



f 



Faulen ist Denn die jenigen / die mit mir tlber das Alpen- 
gereiset / die wissen gar wol / wie die Wolckcn / die man daselbst 
mit den Händen durchgreiffen kan / stinckcn; und was hingegen das Regen- 
Wasser / so man aus denselben auf amlet / für einen lieblichen / ja schier 
keineti Geschmack habe / und schier un verderblich sey. Denn wenn ein 
Ding ansdtlnstet / es sey nun un/er dir GesiaÜ eines Wassers \ oder 
OcUs I oder Jùtsses und Rauches j oder Damp ff es \ ob .solches gleich die 
Gesärae [seniina] seines Gewächses nicht mit in die Höhe führet / so 
traget es doch dte Urhebe [fermenta] mit sich dahin: Sollen nun diese 
gant« und gar daraus vertilget werden / und die ilber bleibende Materie 
wieder in die Natur des Wi:ss€rs treten; so müssen sie in der Gegend 
der allerkaltesten Lufft / vorher in einen ^antz suhitkn Wtisser-Geisi 
{Gas) verwandelt / und in eine andere noch höhere Gegend hinauf gefiili ret 
Tverdeo; also dass sie die Beschaffenheit der ii//ifr^V^/fl,f/if» Lhithdlhtr kellen 
{Ätomi) an sich nehmen; und also die Urheber [fermenta] alldorten / so 
wol wegen Kälte des Ortes / als Subtilheit der Stäublein gleichsam 
ersticken / und erlöschen und also absterben, Und ist demnach ^v^ Kalte 
iwar ein Anfang / aber nicht zum Leben / sondern zum Vertilgen: Indem 
sie nemlich die Theile der kleinen Stäublein annoch mehr subtil machet / 
und genauer eintheilet .... Und ist also die Lufft der Ort / wo alles das 
jenige / was dahin gebracht wird / und wieder in das vorige Etemeni dei 
Wassers aurucfee geben muss. Denn in der Erde und in dem Wasser / 
faulen zwar die Côrper so atts^ einem Samen entstanden sind / auch tiach 
mid nach j und werden zu einem Saffi; sie werden aber /i/M/j^ K»^«;V/^/i!itr>' 
/ und bald in die Natur eines ehifacheu Wtissers j wie auch nicht in den 
sH^Hlen Wasser-Geist [Gas] verwandelt," j) Von diesem „Gas" nun, hatte 
Theophrastus Paracelsus nie „etwas" erfahren — und das betont Helmont 
auf das eindrücklichste — gleichwie nichts von den Wirkungen der Kälte 
in der Luft. Man muss also immer wohl scheiden : den „Dun st "der dure h 
Wärme veranlasst in die Höhe steigt und den „Dunst" der durch Kälte 
entsteht, d.i. Gas — verum quia aqua in vaporem, per fr^^us del a ta, 
ai tenus fortis, quam vapor, per cakrem suscita tus 2) — , Wie haben wir 
uns nun den Vorgang bei Gasbildungen eigentlich vorzustellen ? Die innere 
Wirkungsweise kann nur dann erkannt werden, wenn wir die Lehre von 
der Zerlegung [anatomia] des Wassers in den Kreis unsere Beobachtungen 
ziehen. 





III, Le troisième niémoire intitulif: {fbservitäons prn/iqti^£ sur rêpidémk 
qui r^^na dans l'armée française en Syrie (an VII) est consacrée à la 
s>miptomatologie. 

L'armée française pénétra en Syrie après beaucoup de fatigues. Ce fut 
à Gaza et à Ramleh que débuta la peste: mais ce fut à Jaffa qu'eïïe se 
trouva confirmée. En deux jours plus de 200 malades entrinnt à l'hôpital. 

Pugnet décrit quatre formes de la maladie, une première bénigne, 
presque apyrélique, avec léger gonflement des aines^ (peste mineure, 
abortive ou ambulatoire des auteurs contemporains), 

UxïQ seconde, inflammatoire que caractérise vers le quatrième jotir des 
bubons et quelquefois des jiétéchies. Cette forme n'est pas accompagnée 
de charbons. Elle correspond à la pesle bubonique vinie des auteurs 
contemporains. 

Une troisième forme, putride, où les bubons se développent rapidement, 
elle s'accompagne de charbons, d'exanthèmes, de délire, de comaj on not^ 
souvent des complications internes comme la pneumonie, les ulcérations 
intestinales. Cette forme comprend toutes les formes graves actuelle, 
pneumonie pesteuse. 

Une quatrième forme nerveuse (adynamique) se terminant par le détire 
et les convulsions souvent sans bubons, ni charbons, ni pétéchics. La mort 
est rapide. Cette forme était plus rare que la putride, plus commune que 
l'inflammatoire. Elle correspond à la septicémie pesteuse actuelle. 

Toutes ces formes sont contagieuses. Ainsi huit français à Caïpha se 
sont successivement communiqués le germe de cette maladie en se trans- 
mettant une pelisse, cinq sur six à Gaf:ia en se disputant un habit de drap, 
quatre à Jaffa en mettant aussitôt à leur usage des mouchoirs de cou 
qu'un pharmacien de 3e classe avait apportés d'Italie. Un contact prolongé 
est toutefois nécessaire. L'auteur cite les exemples de Bonaparte, Desgenettes 
et Larrey. La forme déî>end du tempérament. Ln peste est plus commune 
chez les Français que chez les indigènes, plus commune dans TinfanLerie 
et la cavalerie que dans les autres corps Elle frnppe surtout les faibles 
ou ceux qui sont affaiblis par des maladies antérieures. Un émétiquc pris 
sans précaution, un bain de propreté, une marche piéci pi tée, la suppression 



d'une dîarrhde peuvent la faire naître. Chez la femme enceinte, elle produit 
prest:jue toujours ravortemetit dès le début, 

,J.e plus grand nombre des malades nous offre seulement ou des bubons 
„ou des charbons ou des pétéchies. Cependant il en est qui accumulent 
„tous ces symptômes." 

Les bubons sont les plus frt^quents. Ils siègent le plus souvent aux aine?, 
aux aisselles, aux ganglions sous-iïiaxillaires, très exceptionnellement an yjli 
du bias ou au creux poplité. 

Les charbons se rencontrent partout excepté au cuir chevelu; ils sont 
ronds et aplatis d'un diamètre allant de quelques lignes à cinq pouces. 
ïjes pétéchies se rencontrent sur tout le corps. 

L'affaissement brusque des bubons est un signe fâcheux. Les bubons 
sont moins dangereux que les charbons, ceux-ci sont rooius dangereux 
que les pétéchies. Les vraies crises paraissent se faire par les sueurs ou 
les seîles. Après le septième jour, les malades commencent à être hors 
de danger. Contre la forme nerv^euse Pugnet employait Téther, ropium, 
le camphre, mais surtout le quinquina administré à la méthode de Torti, 

Contre la forme putride l'émétique au début, les purgatifs doux à la 
lin ; quinquina, café, cannelle,- safran, thé, tbériaque avec sel ammoniac ou 
opium avec sel ammoniac, en raison de ses propriétés toniques et anti- 
septiques décidées. 

Comme révulsifc, à défaut de vésicatoîres, il se servait d'eau ou de 
vinaigre bouillant. Il a eu recours au mercure sans avantage. Une première 
atteinte confère Tim m uni té, 

IV. Le quatrième mémoire est consacré à l'histoire de la contagion 
pestilentielle qui s'est développée à Damiette pendant le cours du premier 
été de Tau VIII, Pugnet note cette circonstance assez singulière et qui 
mériterait d'être relevée que la maladie a presque constamment débuté 
vers la fin du jour ou dans le cours de la nuit, subitement par un frisson, 
un violent mal de tête. L'auteur signale encore Pengorgement des glandes : 
les hémorrhagies nasales, les pétéchies, les pustules, les ecchymoses, les 
flux de ventre involontaires, les mouvements convuîsifs, les hoquets, la 
paralysie de la langue, des paupières, le refroidissement général. Enfin la 
mort survenait. Au contraire de la première épidémie, elle paraît faire 
surtout des victimes chez les gens jeunes et robustes. L'éruption d'un ou 
pimieurs bubons affectant surtout les aines était un symptôme constant j 
Je plus souvent ils se terminaient par résolution. On notait encore îa 
diarrhée (selles très liquides et très fétides) les urines d'abord abondantes 
claires et limpides devenaient ensuite plus troubles enfin se teignaient en 
noir ou se convertissaient en sang. Ce qui revient à dire que les formes 
graves et hémorragipares furent très fréquentes au cours de cette épidémie, 



7* 



La rigidité ca<îavdriqvie ne survenait pas. Le ventre était ballonné, rempli 
de gaz fétides, 

A i'antopsîe Pugnet signale: le collapsiis du cerveau et du cervelet, 
*espècc de fluidité qu'avaient acquise les deux substances qui les composent, 
enfin ]*excès de plénitude des sinus et des veines, queltiuefois épanche- 
ment sanguin, 

Dans la poitrine; les poumons étaient rarement altérés, le coeur était 
très dilaté surtout le ventricule droit; le péricarde était rempli de liquide, 
quelquefois sanguinolent. L'estomac était ulcéré, le foie augmenté de volume 
de mente que la rate. 

La contagion s'e,st rigoureusement circonscrite dans Tenccinte de 
Damiette. ,,Un bataillon de la 25e demi brigade pendant son séjour dans 
jjcette ville faisait seul plus de pertes que tous les autres corps réunis. Il 
„partit pour Mansonrah, laissa un malade en route et dès lors fut exempt 
„de toute infection." Cette donnée, non moin'i que la suivante est inté- 
ressante au point de vue de répidémiologîe. Il a suftî à la garnison entière, 
pour se mettre hors l'atteinte des miasmes contagieux de traverser le Nil 
et de camper sor la rive opposée. „La peste n'atteignit que les Français 
ou les trrccs," Au cours de cette épidémie, l'auteur n"a rencontre que deux 
récidives; encore la seconde atteinte fut-elle plus modérée que la première. 
„La 2e demi brigade, qui Tan VII avant son départ de Syrie, avait été 
„si cruellement maltraitée par la contagion vient de souffrir incomparable- 
„ment moins qu'un seul bataillon de la 25e de ligne qui jusqu'à ce jour 
„avait été exempt de l'infection,'* 

V. Le cinquième mémoire est intitulé r „Notes sur la peste observée 
au Caire en l'an TX.'* — Les symptômes et la marche furent les mêmes 
que ceux de l'épidémie de Damiette, I^ peste apparut en pluviôse an IX, 
précédée d'une fièvre catarrhale simple à laquelle personne n'échappa et 
dans laquelle on peut reconnaître la dengue ou plutôt la grippe. Cette 
fièvre catarrhale s'accompagnait eu effet de coryzas, de points de côté, de 
douleurs rhumatismales, de maux de gorge, d'aphthes au voile du palais, 
et d'éro.'^îons aux gencives. Pugnet menuonne trois rechutes de peste." 

„Ces cas sont raies, dit-il, mais ils se présentent et en général on n'est 
pas absolument à Tabri d'une nouvelle infection quand celle dont on 
relève a été bénigne ou modérée," 

Le Vie mémoire „Essai médical sur le demel-Mouia, est une étude sur 
cette maladie," 

Littéralement ce terme arabe signifie je crois, sang tourné en eau 

*j demm, sang 5^-.^ö mouiha un peu d'eau. Le dem -el mou ia ne paraît 
pas d'ailleurs être autre chose que la fièvre pernicieuse palustre. D'ailleurs 
c'est ainsi que l'envisage Pugnet. 




„Ce n*est pas toujours sous le masque de la plirénésie que la fièvre 
„pernicieuse se présente; tantôt c'est une léthargie profonde qui résiste 
„aux plus puissants excita tifs {accès comateux) ; tantôt ce sont des syncopes 
„d'autant plus alarmantes qu'elles sont plus fréquentes et plus soutenues 
„(accès syncopal).; tantôt c'est un pincement d'estomac horrible qui arrache 
,,aux malades les cris et les hurlements les plus affreux (accès cardialgique);; 
„tantôt c'est un froid extrême qui occupe seul toute la durée de chaque 
„paroxysme (accès algide); tantôt ce sont des sueurs froides visqueuses et 
„excessivement abondantes qui s'échappent à chaque accès de tous les 
„points de la surface du corps (accès diaphorétique); tantôt ce sont des 
„vomissements bilieux ou des évacuations par le haut et par le bas d'une 
„humeur porracée érugineuse et assez acre pour corroder les organes qui 
„lui livrent passage; tantôt c'est un flux hépatique c*est à dire presque 
„interrompu d'excréments semblables k de la lavure de chair; tantôt enfin 
„ce sont des chutes épileptiques, des attaques d'asthme, des points pleuré- 
„tiquesj des douleurs intestinales. Le plus ordinairement les urines sont 
,,épaissi^ et d'un rouge plus ou moins bçun." 

„Qu'est-ce que nous sommes convenus en médecine d'appeler /ihrres 
»permdetiseSf fièvre msidktts^y fihre proldforme^ sinon une fièvre inter- 
„mittente maligne?'* Elle se montre en Egypte pendant le premier été. 

L'étiologie, pour Pugnet est assez banale. Il incrimine le chagrin, un 
accès de colère, une grande frayeur, une vive surprise, une diète prolongée, 
l'usage des aliroeats malsains, une dépravation humorale, des travaux 
pénibles, des veilles foutenuesj l'habitation des lieux bas et mal aérés, une 
atmosphère chaude et humide, des exhalaisons putrides et marécageuses, 
les grands trauniaiismes. Il eue un mémoire de Duncas sur les flèvres 
rémittentes survenues après de graves blessures ou l'amputalion d'un membre* 

Le pronostic est toujours fâcheux. Il l'est d*autant plus que Tindividu 
est plus affaibli, que la maladie est plus aiguë, son in%'asion plus brusque, 
marche plus rapide et les accidents dont elle s'entoure plus graves, 
délire est toujours d'un mauvais augure. La mort suit également de 
„fort près l'écoulement des urines, noires, épaisses, fétides"; peut-être y 
a-t-îl là une allusion à la bilieuse hémogîobinurique. 

La thérapeutique montre bien si Ton pouvait en douter qu'il s'a^t de 
la fièvre paludéenne grave autrement dit pernicieuse, alors très commune 
en Egypte. 

„Le dtm-el mmm^ demande toujours à être combattu par le quinquina 
„et ce médicament réussira presque toujours quand d'une part, on aura pu 
„prévenir l'accès qui doit être funcite; quand d'un autre côté les symp- 
„tômes alarmants ne seront que le produit de Taction fébrile/' 

„Le quinquina doit être donné à haute dose au moment de relâche 




8û 



„quelque fugitif qu'il soit; Taccès terminé, le continuer pendant quelque 
„temps, en diminuer insensiblement les doses, l'interrompre môme enfin y 
„Te venir," Méthode de Torli, que Pugnet a acceptée, „Quand ruction 
„fébrik domine avec spasme Tindication étant de diriger les mouvements 
„au dehors, tout ce qui peut rompre leur concentration doit concourir à 
„cet cftet" C'est ainsi qu'on lut associe selon les circonsLinces le musc, 
1 ether, le camphre etc., les lavements acres, les frictiom sèches, les v es ica- 
toires, les ventouses, les scarifications et même la saignée si le malade est 
pléthorique. 

„Quand l'action febrile domine avec atonie, luidication étint de con- 
centrer les forces, tout ce qui peut réprimer leur expansion vicieuse peut 
ûtre combiné avec le quinquina. 

Tels sont parmi les astringents, le cachou, les sucs d'acacia, de coing, de 
grenade etc. Parmi les cordiaux, le café, la muscade, la ca^carille, l'opium, 
le bon vin etc. Tel encore à Textérieur, l'impression iî'un air frais et pur. 

„Nous disons plus, ces différents moyens ne doivent être mis en usage 
„que dans les cas d'une nécessité évidente et indispensable. On doit en 
„effet sentir combien la saignée, combien Témétique et tous les évacuants 
„peuvent ajouter ou à Tirritation, ou à l'affaiblissement que chaque accès 
ne tend déjà que trop à opérer." 

VII. Du septième mémoire „Essai sur la topographie de ITle de Sainte 
Lucie", j'exlrairai quelques indications médicales. La mortalité d'après 
Pugnet était de i sur 30 pour toute la population, elle était de to percent 
pour les Européens. Cette mortalité n'est pas d'ailleurs pour l'inquiéter. 
„Nous pouvons donc établir que le climat de Sainte Lucie n'e.st pas à 
„beaucoup près aussi funeste qu'on le croît communément, que cette 
„colonie dans son état actuel, état de naissance et de développement n'est 
„pas plus redoutable que les autres soit pour les étrangers, soit pour les 
„habitants ; que les causes existantes de son insalubrité sont la plupart très 
„remédiables; enfin que ces remèdes apphqués il n'y aurait peut-être 
„aucune de nos possessions lointaines où l'air fut plus sain, la santé 
,^des colons plus soutenue et les maladies des Européens arrivants moins 
„funestes." 

Parmi les maladies régnantes à cette époque, Pugnet signale îa fièvre 
jaune et les fièvres intermittentes pernicieuses, auxquelles les Européens 
sont plus spécialement exposés. — „Celles des colons ont rarement un 
„caractère aigu. Ce sont en générai des fièvres intermittentes, simples ou 
„composées; des obstructions de viscèreF, des hyrlmpisJes, des affections 
„scorbutiques, des affections rhumatismales, des affections psoriques, des 
„catarrhes, dés diarrhées, des ténesmes, des dysenteries, des hernies 

„Ce sont en particulier chez les femmes des affections hystériques^ 



J 




„des rellchements du vagin et de matrice, des pertes blanches et ronges," 

Chez les enfants l'auteur a noté ilcs mouvements ronvulstfs, le tétanos 
môme dans les premiers jours de la naissance; le carreau dans les temps 
co«s6:uttfs et la petite vérole de mauvaise nature, 

Chejt les noirs, Pugnet cite le premier et le second degré de rél<fphan- 
llasis, le pian et les débilités d estomac, 

La fièvre jaune et les fièvres pernicieuses appartienne U plus particu- 
lièrement à la saison de Thivernage^ on voit ciuekiuefois s'élabliren même 
temps chez les colons des fièvres malignes. 

Les catarrhes, les péripneunionies, les affections rhumatismales, les té ne s- 
mes et les dysenteries occupent de préférence k saison suivante. Les 
insectes dont on était le plus bcoramodé étaient „les chiques ou poux 
|)enelranls qui se nichent de préférence sous Tépiderme des orteils/' 

Le Ville et dernier mémoire est ceriaînement le meilleur qu'ait jjubljé 
Puguct. Il est intitulé „Observations et recherches sur ,'es fièvres malignes 
„et insidieuses des Antilles," la première et la plus cnieUe de ces maladies 
dit-il est celle qu'on paraît assez généralement convenu d'a]>jK'ler fièvre 

i jaune, mais qu'on nomme encore matehik^ maladie des BnropéenSy mai th 
Hiamy fth^re de ia Barèiide, {vphm du tropique ^ ßh're nmli,^ne des Indes 
oceidenia^es^ typhus kiéroîde, fih'rc putride rcmiifenie janne^ ßhre ^rdetite 
mitifgne^ fih^re bilieuse maligne^ ßvre gastritieo hépatique, 
{A suivre.} 



VARIÉ T É, 



OjftciüUe GcfêHgnimrzte der îtitUcuUi'hen Sfdéte tm Iß. JahrhunderL 
Im i^wi'jtvn Gfîtpriicbf der „Kögionwinenti" dea PiV/ra --Ire^/^m {Neue dotitsdio 
Ausgabe von Jfnnnrh Connid, IjcipKÎg 1903, Bd. I, S, 171) ist die Eede von 
einem an SyphiMs leidenden Vorbrecher, der „im Cn-'fUDgnis von dem Arzt l>e- 
Iiaiid4.<lt wurde, der mn dtr St mit für die Pjftrgc dte armen Gf/angeufn htzahU 
med*'' Hunuarh Hi-hcirien ivUty viele itnlieuisehe Stidte einen otlleiollen Gefängnis- 
arzt ati^psteni ku liiibeu. da hier ciavoti iil» einer panz allgemeinen Eiiiriclitung 
die Rede j«t, die niebt bloss mif Floren» (nach //Eirjer„Grandrifla der GeachielUü 
der Mediein", Jena 188-1, Ö. 148) beselinlnkt wnr, Iwmu Bloch (Berlin). 




DU RÔLE DES MÉDECINS DANS LES ETUDES HISTORIQUES. 

Par le Dr. PAUL FABRE (de Coinmentry). 

Les médecins Annalistes 



{Stti/e de pag, 60 1.) 

Après Napoléon 1er, il y a eu, dans le siècle dernier, d'autres membres 
de familles princières qui ont eu à subir un emprisonnement. Témoin la 
duchesse de Berry. Et de même que les divers médecins qui eurent à 
soigner TEmpereur découronné ont fourni à l'Histoire des détails on ne 
peut plus intéressants sur Taigle prisonnier, c'est également un médecin, le 
Dr. Prosper Meniere qui, appelé à donner ses soins spéciaux à la Royale 
héroïne, nous a laissé de très précieux renseignements sur l'Histoire delà 
captive de Blaye. 

Prosper Meniere avait d'ailleurs toutes les qualités requises pour gagner 
la confiance de son auguste cliente. Médecin instruit autant qu' homme 
lettré et bien élevé, Meniere arrivait cependant à Blaye sous de mauvais 
auspices; il était envoyé en somme auprès d'une prisonnière par les soins 
du geôlier. Aussi la duchesse de Berr}- serait-elle excusable d'avoir, de 
prime abord, manifesté de la répugnance pour un médecin qu'elle n'avait 
ni réclamé de ses persécuteurs, ni choisi. 

„ . , . Timeo Danaos, et dona ferentes", aurait-elle pu dire, si elle s'était 
piquée de savoir le latin. Mais les préventions se dissipèrent rapidement. 

On voit par la relation de Meniere, que le général Bugeaud, à qui avait 
été confiée la garde de l'énergique captive, ne fut pas le geôlier sévère 
que déj)eignirent alors les journaux légitimistes. Nous avons d'ailleurs un 
autre témoin de la véracité de Meniere en cette circonstance. C'est le 
docteur Léon Dufour i), qui eut l'occasion d'aller rendre visite à son ami 
Bugeaud durant son séjour à Blaye. Le général essaj-a même de décider 
le naturaliste à rester avec lui auprès de la duchesse pour la conduire 
ensuite en Italie. 

Prosixîr Meniere était né à Angers en 1799. 11 fut reçu docteur en 
méiiecine ;\ Paris en 1S2S. Nommé chef vie clinique de la Faculté dans 
le service de Chomel, il concourut avec succ^ ix>ur rAgrêgation en pré- 
sentant une thèse sur Lfs v^temtnts ti Us %\^fmitiqnfs. Ses tra>*aux sont 



n Voir ht M0mi>n%tf du «mina n«niT«)bh\ Wl*»U»y *< <«Kv»«ki|:i>tv^ Lfoa Dafour, de 



assez nombreux. Nous citerons, en nnédeclne pure, un Méftmre i 
Grûssessâ inierstiiklie (1S26), un Afémoin sur Phémorrha^ù cérébrale 
pendant ta ji*rûssess€y et pendant et aprls P accouchement (1838), deux 
mémoires ^iir les abcès chroniques développés sur le trajet des cétes 
(1829 et 1830). 

Ensuite, Manière, ayant en quelque sorte spécialisé s;s travaux sur les 
Maladies des Oreilles, publia en 1841 un Mémoire miïiMXé'. L'exploration 
dt Papparei! auditif \ en 1853, un travail sur la gu -rison de la Surdl- 
Muftti et sur P Education des Sourds- Afnets et, en t%S% un mémoire sur 
le Maridi^e entre parents^ cùtisidéré comme cause de !a surdi-mutité 
congénitale. 

En 1838, il avait succédé à Itard j) comme médecin en chef de Fln- 
stltut des Sourds-Muets de Paris, 

Mais tout en restant praticien consciencieux et che ich ear, il savait 
trouver des loisirs qu'il consacrait à s'entretenir avec les classiques. Car il 
^tait un excellent humaniste, et Meniere, dans ses lectures, prenait des 
notes. Aussi a-t-il pu produire à la grande joie des médecins lettrés, des 
livres fort curieux^ tantôt sur la Médecim dans les Poètes latins z), puis 
sur Cicéron tncdedn ^)j et en dernier lieu sur Madame de Séz^i'^ié ^), Le 
dernier livre fut posthume, car il commença de p.irsître en feuilletons 
dans la Gazette Médicale quelques semaines aj^rtïs la mon de l'auteur. 
Ce ne devait pas être la dernière publication parue sous son nom, puisque 
au bout de vingt ans, en 1S82, son fils, le docteur Emile Meniere, a livré 
à rimpression les Afémoires sur la eapiivité de Blaye 5}, mémoires qui 
valent à l'auteur d'être placé dans cette galerie. Prosper Meniere avait 
d'ailleurs un autre titre pour y figurer. Car en 18^0, il avait publié une 
Relation sur l'Hôtel-Dieu de Paris en juillet lâjo {Relation de ce gui 
s'est passé dans cet hJpita/, suivie de détails sur le nombre, la gravité des 
blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales), 

Meniere fut enlevé très rapidement. Il mourut d'une pleurésie aigué, le 
7 février iS6ï. Trois jours a%'ant, son livre sur Cicéron médecin avait été 
présenté a l'Académie de Médecine par le Baron Hippolyte Larrey. 6) 



1) Itant ^Uît mort en juillet lS3i, d'âprè« k Diiition^aisk Excyclofedique des 
SctK!fcii<» UÉiiiiALKH de Dechanibrc*. 

d> fcVri^e mâiiicatt sur h» jioftf« Inttuf^ Parii^ 1657. 

4> Le* cûiiâultutlouK tnédktilrif tlf Maditme df SMijné^ Part» [1864], pablté«« d'abord par 

U OàEKTTK MÈKHÎALE DR PARIS, ISeS— 1&C3 — 1864. 

5) Dt'Uï ■»«Uinictt In-So, Purlin J8@Ü, 

(t> M<ï(ilère « 1ats»é aussi den Mt'tnoirp« qui pnraiiaent mouh le titre: IJouttutl du Dottéur 
Prvtfm' Méiièif, dant la Ebvüe lîraDoaiADAiRE 1901—1903, dlHfée pAV le Dr. K* Il«lia(?. 



«4 



Pourquoi à côté de ces médecins historiographes de têtes couronnées, 
ne s'en serait-il pas îxomé aussi dans notre siècle démocratique pour être 
l'historien de ce faiseur de rois qui s'appela Ln Fayette? N'y aumilil pas 
d'autres hommes que ceux qui portent des couronnes pour avoir un médecin 
qui se fasse leur historiographe? La Fayette a eu cet honneur. Honneur 
d'autant plus grand que son biographe n'est autre qu'un des princes de 
la Médecine ou mieux de la Chirurgie, le baron Jules CloqueL 

Nous avons donc devant nous une figure assez imposante pour mériter 
mieux qu'un simple coup d'oeil. Nous allons nous y arrêter. 

Né â Paris, le i8 décembre 1790, Jules Cloquet fit ses études classiques 
au Collège Sl Barbe. Durant le cours de ses études médicales, il fut 
prosecteur et remplit aussi les fonctions de modeleur de pièces anatomiques 
de la Faculté. Reçu docteur le 17 juillet 1817, il était nommé, en 1819, 
chirurgien adjoint à l'hôpital St. Louîs. Il eut le mérite de deviner Velpeau 
et d'aider, en guidant ses premiers pas dans la carrière qurl devait si 
brillamment parcourir» le jeune élève de Bretonneau, arrivé à Paris sans 
ressources et n*ayant avec lui qu'un Manuel du parfaîi MarklmL 

Dès iSi5> Jules Cloquet avait fait paraître un travail sur la 5^/y(?/c/^'/(f^. 
En 18 17, il publiait des Recherches Anatomiques sur ïes Hernies de 
tabdomen (in-4'^ de 96 pages); en iSiS, il traduisait i) de l'Anglais, avec 
A. Bécîard, le Trai/é des I fermes de William Lawrence (in -S**), et, cette 
ntéme année, il donnait un Mémoire sur la Alembrafie pupiliaire ei sur 
ia fûrmafim du petU eereie artériel de i'oeil. En 1819, paraissent ses 
Recherches sur les causes cl rtmû/ûmie des hernies abdûminaks (in*4<', de 
176 pages) presque en même temps qu'une seconde édition de la Si/ue^ 
leilopée^ En 1S20, vinrent un travail traitant de V Influence des efforts sur 
les ûrgunes renfermés dans hi cavité ihoractque et une étude sur les 
Fractures par contrecoup de la mâchmre inférieure. C'est en îS3f, après 
un mémoire sur V Existence et la Dispositimi des voies lacrynniles chez le 
serpent que Cloquet commence de publier son grand travail, cette belle 
Anatomie de l'homme 2) qui n'a fini de paraître qu'en iSji, En 1824, il se 
présentait au Concours de l'agrégation et soutenait une thèse sur la question 
suivante 1 An tn eurandd ocuH suffustone lentis crisfallinae extractio hufus 
depress tone praestanlior f 

Déjà lauréat de la Faculté pour le prix Corvîsart, Jules Cloquet fut 
aussi lauréat de l'Académie des Sciences pour son travail fait en collabo- 
ration avec son frère Hippolyte, sur I'Akatowir des vers intestinaux: 



1) Vuîr l'Ëlo^Fi d(> Vt^lpcau, (>iir Jules B4c]ftri dnni U làt-net^ publit|tie de rAend^mie 
<1e Mijdeclne, la liV déucmbr« 1868. 
S) 5 vot, i a-folio publK^s pur M. B, tic Lutejrie, «toc 300 pl^nc^^B. 



«s 



Ascartiüs iambrkuîdes ei Echitwrky tiques gianis> (Paris, 1S34, 10-4° avec 
planches) 

Eu 1S25, on doit signaler un Mémoire sur VAatpuncùire, et sur ce 
même sujet, sur cette même opération, dont l'idée première était empruntée 
à la médecine des anciens Chinois et des Japonais, paraissait, l'année 
suivante, un traité plus complet, publié sous les yeux et d'après les obser- 
vations de M. Jules C loquet, par le Dn Dan tu, de Vannes i). C'est à cette 
période de laborieuse fécondité que ce rapporte encore le Afanuei d^Ana- 
icmk dtscripiîve du corps humain reprcseniée en planches lithographiques. 2) 

En 1830, Juleâ Cloquet est chirurgien en chef de TEtat-Major général 
de la garde nationale et chirurgien en chef de Thôpital St. Louis. En 
1831, la chaire de pathologie externe étant devenue vacante, Jules Cloquet 
y fut nommé avec une thèse intitulée : Paihûiûgie chirurgicale, plan ei 
mééhmie qu'il cmvieni de suivre dans rensei^nemen/ de celle science, 

^'^ ï833j î' passait à la chaire de clinique chirurgicale. 

Outre divers articles qui marquent sa collaboration au Dictionnaire de 
Médecine, c'est vers cette époque que Cloquet rédigea ses Sûtwenirs de la 
vit privée du gênerai La Fayeite. (Paris Ï835.) 

On voit quelle activité, tant scientifique que professionelle, déployait 
Jules Cloquet. En 1842, il publiait un Mémoire sur la Psoitis (Archives 
GÈNJÊRALEs DE MÉDECINE t. XV), en 1846, un travail sur V IIcmahHHe\ 
de plus, diverses observations sont consignées dans les BuLLETrNs de LA 

SOCIÉTÉ ANATOMlQtJE de 184 t à 1844, 

(/'7« au prochain numéro.) 



IJ Paris iti-Bo (te 270 papt^, 1826. 

â> ?arii, 182&— 1831, 2 vol. în-Bo, üveo 2bii pUnohn. 



REVUE DES PERIODIQUES. 

OÉOOEAPHtE MÉDICALE. 



Pebitbt, Gsobok (London). Ä noie on the number of Leper- kou-aet in 
Murttpe in medmemi fmcs, 8ep. Abzug aus Lepra-Bibliothecn intcr- 
nBrtioiialis, Vol. 3. Fasc. 3, LoipzJg 1902, hrsg. v. EIiIcpb (Kopen- 
hngeji), p. 143—145, 
P. widerlegt von neuem die langst rIs Fttbel erkannt« Behauptung ton def 
K^b^t^?ll^ to» UJCKW Lcproaericn im Mittelftlt^îr. Die Veröffentlichung von Itpau 
Bloch (\üg. M. Centrjàl-Zeitung 1HÎÏ9, No, 61», p. S37), in weicher auf dio 
Prîorîlat von J. 1'. Sirnfttott imeh Kdinb. Mod. a. S. J. 1841/42 hingewieaen 
wird, eitiert P. nieht, chonsowenig EhJtrit in »inucr redact i one lien ZuHatETiote. 

PvOBt. 



GOETHE UND BBRZELIPS IN KABL8BAD, 

VON 

Prof, Dr. G. A. KAHLBAUM,!) 



Wenn u-h ah Titel mcinor kurzen Mitthellung gewählt liabei „Goethe 
und Betzeliuö in Karli^bnti" so it*t da?; nicht ganz wörtlich au neliincn. 
Getroffen haben aîch die beiden Geistesgewaltigen nieht in Karlsbad selbst, 
sondern in dem nahen Eger, wo Goethe avif der Hdmkehr von Manenbad, 
Berze-lius auf einem Ausflüge yon Karlsbad durchreiste. 

Also wörtlieh zu nehmen ist mein Titel nicht, doch mag zu seiner Begrün- 
dung hinzugefügt werden, da sa m-h der wiehtigî<t<» Teil des Zusammentreffens 
auf einer gemeinsamen geologischen Exkursion nach dem Kammerbühl und 
in einer Kontroverse über die Natur dieses Vulkan-Embryo zusammendrängte. 

Da nun «eine Karlsbader Beobachtungen massgebend wurden für Goethes 
Auffassung und die Grundelemente seini>9 geologist-hen Systems blldet-e, so 
mag es aus dem Grunde gestattet sein, den Begriff „Karlsbad" etwas £U dehnen 
und von „Goethe und Berzeliua in Karlsbad" zu sprechen, auch wenn das 
Zusammentreffen {lelbst nicht in unserer Thermenstadt stattfand. 

Ueber den „Kammerbühl" von dem eingehend beriehtet wird, einem Basalt 
Hügel zwifichen Frnnzensbad und Kger hat Goetho zuerst im Jahre 1808, 
wahrend eines Aufenthaltes in Franzeusbad geaehrieben, Goethe hielt sieh 
damals etwa 3 Monat in Karlsbad auf, einmal, in Beginn des Monat Juli 
während dicE^ea Aufenthaltes und dann ftm SchluFse desselben im Anfang 
September weilte^ er, jedeBuinl 10 Tage in Franzens bad. Am 14. Juli besuehle 
er von dorl aus den Kammerbuhl »um ersten mal, Wie sehr ihn der Berg von 
Beginn an iutereaaierte, — im Tagebuch heisii^t es: Schone Ansicht und inte* 
re«9Änt4?r Vulkaniamuss — beweist, dass er ihn am 15. und 17. noch einmal 
bcfluehtc, und für den Iß, 11), 20 nur âl, den Tnge seiner Ruckkehr nach 
Karlsbad, ausdrüeklich Beschäftigung mit ihm oder seinem Ge»teb bezeugt 
wird. Am 30. August verliesa Goethe Karlsbad zum zweiten Male und trat 
am selben Tag „bis Zeiten" in Franzensbad wieder ein. .Schon am 1. September 
besuchte er den Vulkan und diktierte am 3. den Aufsatz über denselben, den 
er naeh wiederholtem Besuch des „problematischen Berges" wie er ihn nennt, 
am 8, Beptembcp umschrieb. 

Noch drei Mal wurdo der Hügel bestiegen, gezeichnet, die Peripherie 
gemeftsen und am 12. Franzenabad wieder verlassen. 

Ein Nachtrag „Kammerberg bei Eger" üborBehriebeu^ stammt aus s]mterer 
Zeit Noch konnte ieb denselben nicht genau datie^en^ soTiel aber ist sitiher, 
d&§s die Angalw „aus dem Jahre 1822" in den Glossen der grossen Weimarauep 
Goethe Ausgabe, Abteilung 31. G. S. 311, ftiht^h ist. 

Der erste Aufsatz erschien zu Jena 1800, Er beginnt mit einer Nator- 

1) Vortrug ^«littlt^n tti tli*r Btiction für Oeachiçhtç der Ui'dlolft und Nttturw. flt'r 74. Vpr- 
SiiiiimT. der D, Ües^tilhciliHrt Nnturfor^vhcr und A^rjste [a KarliïUitd, 



87 



Schildemag von aculit Goothischer Plastik, der sich dann eine geologische 
Bislctistion auäcKliesat. 

Auf der Spitze dca Bcrpos befand »leh ein LastbäuHcben, von dem gesagt 
wird: „Geht mau toîi dem Lus tli ansehen den lîuckoii gcgoo NordoBtea hinab, 
80 IrifTt man sogltiieh auf eine kleine Vertiefung, die offenbar ron Moii»(;hen- 
liäiideu ausgegraben iat. Die Bemerkung ist, wie wir sehen werden, richtig; 

Dann heiast es weiter: „Hat man auf dem sanften Abhang etwa 15Q Schritte 
zurückgelegt, dann gelangt man an die Stelle, wo zum Gebrauch des CbauHseehauä 
die Seite des Hügel aufgegralK'n, eine grosse Masse wegf;e fördert, sein Inneres 
aufge&chJoeseu uüd für den Betrachten ein bedeutendem Profit gewouticn wurde. 
Den Durchschnitt, der sieh hier beobachten Liisstj kann nn »einer höchsten 
Stelle etwa 30 Fuss hoeh, sein. Hier ;scigen sich Lagen vnteanisi'her Produkte, 
icgehiaxàge Lagen welche sanft nach Nordosten abfallen." 

Von eigentlich geologischen Bemerkungen interesâierea uns besonders ÄWei* 
Erstens: 

qLa.4é)en wir ako dienen Hügel an der Stelle, die er einnimmt Tuteanisch 
entstehen, »o sind wir wegen der flachen, flös^artigen Sehiuhten genöthigt d.o 
Zeit der TÖlÜgen Wassorbedeckung zu dieser Epoche anzunehmen.*' 1) 

Noc^h zweitens : 

„Ebenso aclieint es. uns, dasa der eige:ntlie]ie Krater, der Ort woher die 
Eiploiüioiien gekommen, den wir südlich am Fusse des Hügels suchen würden, 
durch die Gewässer gngc«pült und vor ungeru Augen verdeckt worden/' 2) 

Die« also sehrieb Goethe 18(>8. 

Vierzehn Jahre apater am M. Juli 1822 traf er auf dem Huckwege von 
Harienbad, wo er zur Kur geweilt hatte, wieder iu Eger eilt und blieb, in der 
Ton ihm gern liesuehten Ötndt, his zum t. August; dort besonders mineralogische 
und geoh^ischo Studien mit dem ihm befreundeten PoUzeirat Grüner 
betreibend. 

Für uns wichtiges berichtet das Tagebuch darüber iu folgenden Aphoriemen; 
lînter dem 26. Juli : Mit Rath Grütter äu Wagen noch Prokscb, Eisensteingrube; 
Eum Oeîlwrg; in's Thal jîur Thongrubc, hiunuf Rum Kieaberg. Mineralien aus- 
gepackt geordnet und besprocJien. 

Vom 27. Mit Grüner auf Döliz die Reste des dort gcbrocheuen Kalkstoini 
aufsuchend. 

Vom 2S. Loealitiiten und Bemerkungen des gestrigen Tages dicktiert, das 
Geatein zurechtgelegt. Nach dem Kauimerbühl gefahren. Übeln FHeudovulkanF 
Pro und Contra. Mit Schlacken bepackt nach Hause. Eath Grüner brachte 
Granitc und sonstige« Gebirg, blieb bis Mitternacht. 

Vom 29, Bezeichnung mehrerea Gebirgsarten woher^ auch über Tersohiedene 
Tbonarten. Keich mineralogische Karte des Egerbe^lreks. Kath Grüner, während 
des EaSvn». FortgeJäcl^tteB Aufsainmeln der Mineralien. Abendcs die lange Tafel 
anfge«tcUt, mit blau Papier überlegt. Rath Grüner, das nächste durehgesproehen." 

3) A. a. O. S. ST. 
Î) A. a. O, S. B9. 



REVUE BIBLIOGRAPHIQUE, 



L HISTOIRE DE LA MÉDECINE, 



ALLEMAGNE. 



Bekendes, J. ^Professeur à Goslnr). De^ Pcdtmios Diogluridcs tjtis 
Anazarbos Arzneimittel fehr» in fünf liüehfys. Utbtirsetat und mit 
Erklärungen verseilen von etc. Stuttgiirt 11>02. Ferd. Erike. (Les 
cinq li\Tes de la mfttiöro m^dieülc do Dioscoi-ides. Tradiiiti? et eom- 
mentés par etc. VI FL 572 pp.) 1) 
Il y a de nombreu*«e8 ëditiotjs de la matiète tinîdiciile de Diöseofid^s. Clioulaint 
dans son manuel de biblioj^raphie de la mt^deeîrie aiitinue, „Handbueh der 
Biit'herknnde der îilt^rtn Medieîn", Leipzig 1811, p. 78 tiq, a énnmdré à peu 
près vtugt-cïuq Mitions frrecques, groco-latînes, ïtaliennee, française», une 
ûllcmande, espagnole ete., en dehors de bcaiieoup de commentaire.? ote. La 
plus connue, la plua modomo et k meilleure édition tîtaît jns<iu'iei r^ans doute 
celle de Curt Sprengel, père de riiistoriographiç médicale allemande, formant 
deux volumes de la eolketioti de KüUn. (Leipzig 1S2Ö/3Ü). Ornitilbeureuseuient 
toutes ces éditionsi isont sans aucune cxeeption rares ou obsolet cs^ pres^que 
inutiles pour lea médecins modernes qui manquent des connaisyanee» nt^e^js- 
sairea pour la Iceture de l'original. Une traduction moderne était devenue de 
plllâ eu plus indiicpensablc pour toua iea amiü de lliitjtoire médicale. Enfin 
noua Tavotia. Habemua papam! C'est le travail infatiguable de Monsieur le 
ProfûBaeur Bcrendes, auteur bien mérité par de nombreux éerîts historiques 
et pharmat'ologiques. C'est grâce à lui que lu lacune est eomblde. M. Berendesa 
fait une oeuvre utile, magnifique, satisfaisant mémo aux plus vigoureuses pré- 
tentions. Il a donné non seulement une introduction littéraire détaillée (avee 
un nppendis sur les poids et mesures ehe7, Dio&eorides) — profitant des résultats 
dea reeherehes pkOologiques — , ma!« il a encore ajoutt^ à su traduction, des 
comme titui res étendurf> pleins d'i^nidition et de savoir immense, commentai rc?, 
qui font presque la moitié de l'oeuvre entière et conti onnent un véritable 
trésor de la matière médicale ancienne et moderne, de la chimie, botmique^ 
Pharmacol ogi que. Sans doute les commentaires de Sprengel sont k l'égard 
de bien des parties «urpassé», complétés et supplééij par ceux de la nouvelle 
édition. Car Sprengel, orientaliste eseellent, a tenu compte principalement de» 
rapports entre l'étymologie arabe et hébraïque et celle de Dioscorides^Berendea 
ou contraire, sans négliger la phiîologie, a outré la partie pragiuatique, h 



I 



l) Voir l'«nntinee en »rrière. 

*) Dam une livraison pruelmme noua publirmaa an article ie M- lo Dr. Ed. Bnnnct 
auf \m plftßtf^a d« DiosuoridpB pt lour diu^nnatiiiup d'^prè^ u» MlïS, illuBtr^ a« trouvant h 
la Biblîotbt't^utf oatioTiale de Pnrîu. Cet »rtit^le ne tia»)int Aur te» iltutilnitjouH, donne (\m 
loFH |tHr un l'IiiMUÎiL îmlt'pi?nd:iut tlvs Aiiuroc« Cüuntic<it, riilnntitiniliii-n *U:» iiljiiito^ vl gf\xi^' 
nileitient ti'accürd« qvih- U^i rtUattata du M. Bitici^iino«, 



89 



mattere meinem faisant 1« parallele diia reüultats des siâonces naturelles modcraes 
ftvoc l'état de la plmritiacologiü nncii'uno. C'eat par non *?ditioii q^uc M, B, a 
Eoit «n vt^ritablü manuel tiKnU'rm'. ulile aussi bii^n pour le niwiU-fiii que pour 
k speciölmk'. II iiou-s fallt félit'tt4?r l'autiMir i\ ctniäv de non travAil, de son 
deÄmterc*äoiticnt piSounîaire, par lequel iï il rendu possible lui tel cnriclûsflemcnt 
dt' notre literature. l\ noiiif faut aussi f<.-Hciter vt remercier î'Miteur, Mous. 
F. Eiike de Stuttgart^ qui a vu le courage de faire imprimer Toeurre de Mona. 
B. et de lu doter d'un splendide extérieur. L'auteur a consacré son édition à 
„SOU auii de jcuaesst'" au etUèbre Profi-Hseur IVtrhh'^er dt* l'Université de 
Btîrlin. qui, coiumc peu de sca Confrèrea, à toujours montré le plua ^^rand 
intérêt pour les études hi^^toriquea et, qui eomme uu vrai sectateur et gardien dea 
Irailitions de V'ircliosr, le« end>ras!jc avec son uniYersalité singulière et digne 
de sa position exeellerilo, Paqel. 

K. LiKDAr. Zttt* f}es(*htchtlkhefi MntiàekeîUHff der Schulhi/gît^nr. 19tï3, 
Vortr. gclialteu 74, Vers*, d. üeseüach. deutjsch. Nntnrf. uad Acrzte 
zu tarbbad, und Wien. med. Presse, No. 39 und 40, 
Les pays alleniands pîiraiswut devoir leurs premîêrca écoles à Cbarlcmagne ^ 
II? Concile de Mayence (813) enjuif^naît aux parents de faire fréquenter ces 
institutions à lenv^ enfanter«. Après la mort du grand empereur une décadeneo 
intellectuelle surriut. Mais en 12ö2 Lübeek eut une école coiumunalc, 1267 
Bresiau, l*2^il Hambourg, ete, Lca Pays-Bas semldent avoir possède les pre- 
mièrci* écale;^ pour jeuues filles; ensuite Mayeiice (1240), Spire (13G2), Puis lefl 
Confrériei fimdée.-* par G. Grate établirent de nouibreusea écoles, Luther (1524) 
indique la nécessité de rinBtruetion obli<^atoire. Frédério Auf;uste II adopta 
les écoles prussiennes comme écoles de letat (1794); mais en 17ÜÖ la direction 
*e plaignît encore du manque de bois! C'est seulement on 1817 aous Frédérie 
Guillaume III qii'ua ministiîre des cultes et de rinstructîoii fut établi avec 
Stein eomme ministre; e\'«t d*alor*i quo dato rétdlemeut la fréquentation obliga- 
toire des école». En Autriclie Marie Tbérèse et Josepb II érigèrent de nom- 
breu(»e(i écoles. On trouve déjà au Bcizîènie siècle queb^ues iridications hygiéniques 
qui prescrivent le renotiv elle ment de l'air, qui défendent l'eneombroment esce&aif 
ptindant la peutte. A il leurs on conseille de lui^s^er au^^i^i jouer les enfant^ aprèi 
les le^on«; puis ce aont surtout des preseriptiona eontro les coupa trop forta 
on appliqués à deü régions dangereuses, Au 19e sièele on rencontre l'instituteur 
qui œnupe une seule chambre, oii il habite aireç sa famille, ses poules; il y 
est tailleur, tisserand etc., il y fait sa elasseî En 1770 rAutriobe connaît l'in- 
«*t)tuteur-anborgi«te; les enfant* s'instruisent en «o plaçant sous les bancs, sous 
le» iaUeï*; il y eut des bergers, des reilleurs de nuit qui étaient instituteurs! 
Catherine II de Ifusî^ie prescrivit Iq propreté dans les écoles, ta ventilation* 
Eu 177i> rObcHauüitü preumt de contrôler la position des enfant» lorsqu'ils 
écrivent et la façon de tenir la plume. Un édit de Minden (IS3S) signale les 
rftp|>orts «*nlrc la [Kwitiou défectueuse et les déviationi de la colonne verté- 
bnlc; la niènie aunéo la Bavière prcHi^rivît de bonnet mesures eoncernaut 
l'hygiène de Itfiuc (bâtiments en fu-c. petite impression, encre pile, le port 
1903. 7 



9Ô 



de lunette» seulement autorisé nprès certiß&at médical). On trouve beaucoup 
de données tfès importantes dans J. P. Frank, Systew einer roîhiandi^ 
medîziiiisr.hcn Polizei/ i. Il, ITÖ^X Lfi comiminîcation de M. Landau deTra titrai 
lue dans l'original, car les détails sont nombreux, et ne penreot être condensés. 

Pbqgkms. 



Dr. JuLira Jolly. Median. (Grandriss der Indo-arisclien Philologie 
und Altertumskunde. III. Bd., 10. Hrft). 110 pp. Stmsslmrg, J. 
Trübner, l!)OK — jyKi mhxic, Zui' QttelfctilvHdi^tfer îndtsrheH Medtciu, 
2. I-ttin(f. (Zeitschr. d, deutet'lu mopj,'euland. Gesellaehnft. t. LVI, 

p. mb-m.) 

L'ftuteuT de l'important ourra^^e dont je vien« d'insuriee le titre, ainsi que 
de l'intéressant memoire qui en eat comme un nppeudiee, n*est pas nu iJieonnn 
pour le» lecteurs du Jmtujt, I! a d^jà honor<î cette rente de Ba collaboration; 
le volume de IflOl t*ontient une note de sa main, et dans In livraison dm mois 
de mars dernier, M. le Rédacteur en chef commuaiqnait la nouvelle de la 
distinction que rUniversit^ de Göttiu^ue venait d'accorder i\ M. Jolly, en lui 
conférant le titre de Docteur en mi^decine hmtm'u causa, justement ù la suite 
de ta. publieatioii du livre dout j'ai le plai&ir de rendre compta?. 

La f^Medirtn" de M. Jolly n'est pas le premier travail qu'il ait publié dans 
le Grutidriss der Indo-anschen Phihhffte und Attet'titmskuade; ce recueil di^jà 
eif'lèbre lui doit plusieurs autres ouvra^çcs, entre autres un livre couaidi^rablc 
Kur le droit et les coutume« indicnneg^ Mevkt und Sitte, riebe de la meilleure 
érudition. 

On trouve dnns la Medhin une description serrée, concise, CB^eutiellement 
méthodique de la médecine de l'Inde. C'est une tiorte de tableau d'ensemble, 
aussi complet que le permettaient l'étendue du livre preöipie flxt^e à, l'avanee, 
et le flcul, parmi les quelques oeuvres analogues que l'on posisédait àéjk, qui 
ait été eompoiîi^ dann d'aussi »atisfaii^autes conditions, au point de vue de 
r^^pudition et des eiïorts préparatoires de l'auteur. 

Parmi les oeuvres antérieurement eonsacrées h. rexposition de ta médecine 
des hindous,, noua rapellerona, comme livres encore consultés aujourd'hui, d'abord 
celui de J. F. Kojîe, An t:ma^ of the auiiqvifj^ of htfidfjo-mvdit'ÎMe. Faru en 
1837, ii fut dès 1831Ï, traduit en allemand, par .T. Wallach, avec une intro- 
duction et des notes par Heusînper; puis les deux ouiTages de T. A, Wise, 
Commentary of the hindu System of Mediûifia, L847, réédité en 18Ö0 et Rethw 
fif the hhtor^ of Medkîne, 1867, dont le i^ 2 premiers volumes, («eu l>! paru») sont, 
pour les trois quaTt-ï, conssacrés à la médeeîne de l'Inde. La Medtct^i de M. 
JoUy laisse tous ce« livres assez loin derrière elle. L autenr a eu, en outre* a 
aa disposition quelques ouvrages moderoen a^sez importantly, ganä compter les 
pubMcatioDB nonibreuse."* de moindre étendue, spéciales mais souvent, quoique 
brèves, plus HU^'fçeNtives. Parmi ces ouvrages, il n'est que juste de citer de M. 
Udoy Chnud Dutt, ofRcîer du service médical civil de l'Inde, The muteria 
fntiiiea ttf Ihe Untdus üumpili-d ffom Sittukni Mcdhal Wot'ks, Calcutta, 1H75, 
excellent manuel récemment réimprimé, puis, A skoH hUtor^ of the ar^an 



91 



Metllcaf Si'ieji^et ayant pour aateur nn ptTSomiage pri«i;icr, H. H, Bhagnvnt 
Sifih Je«?, (Londres, 1876)* assez curieux truite où l'on peut, urée précautîoTis 
et reserve*, pui«vr diuléressants ronät-ign^meDts. Ci tuna fnfiii, oommo une 
mine inépuin.ihlo tlü notions acientiflqnei* et m^Hne liistorif^ue«, U»ri «îx volnmos 
an Dlctitmar^ of Traf ut t\ ceonomir produvfs, Lomlrcs, IHSià — Ö3 ; ce YûBtc recueil 
B été très utile au hü vaut prot'cBsour dt" Wiirzburg. 

Mais, an supériorité s'explique eneoro, en dehors do sti viik-nr peraonnellB, 
par Ti^tadi.' qu'il a pu faire th ni>ml>riuii textea iniidicmix, devenu» fai-ilcuierd 
oIjordabJt^B ou qui 3t>nt pnbliëît aujour<rhiii, parmi luaquels il s'en trouvo 
plusieurs que, k l'époque où WÎbo écrivait, ou resftirdail t-neore eomnie défini- 
tivemeut perdu». 

Lïi Mt'itîriA eomprcnd huit eluipitrirs ou üeetions, divisés méthodiquement 
en i>"j paragrapht^s portant clmeun un titre partieuîier. La première partie est 
consacrée à !'i*ludi> des scmn-cs., i-.iVd. à la hibliograplue rai3onn^lîe et aux 
relatipnp de la nn^decint* hindoue aree eelli» de^ euntréeé aroi^inante» ou loin- 
taîjies; la seeonde section a pour titre: les médecins et la tlit'rapeutique ; le 
sujet de la troisième o*t l'étude dm théories et des iddes fondnmentales ; la 
quatrième est consaerée à la doi'trine dt; la foneeption, de l'iîvolution du foetus, 
de l'eniliry*'îo*îic et à la gynécologie. Dans les quatre dernières, rauteur passe 
en rerue ha mu la di en internc-d et externes, eel les de la tôte et des organes des 
sens, les maladies nerieuses et psyehiques et la toxicologie. 

Ou remarquera de suite qu'vl n'est question dans cett* dnumération ni d'ana- 
tomie ni de physiologie. Cfdle-ei, en effet, ne tient aucune plaee dans les traités 
médicaux des hindous; leurs eonuaiHsancea à eet t'gard sont insignifiautes et 
»lia y supph?ent parfois, e'cst par des élucubrationa à peu près uniquement 
fantaiuiates. Quant à l'anatomie, elîc u'oücupe que doux pages en un seul para- 
graphe dans le livre de M. Jolly, Elle ne consipte guère qu'en une série d'émim^- 
rÄtioüH dea parties du corps, dos organes, dea membres et sections de membres, 
dea os, dea viscères, etc. Ces dénouibrement«, qui se retrouvent aussi dans 
oertains livres de droit,, et encore ailleurs, varient d'un texte a l'autre aasoK 
amiTCUt} leurs coofroDtatiouft a fourni plus d'une foie à la eritique quelques 
indioaiions suggcetire». Mais on s'étonne que les vieux traités médicaux des 
hindous, assez riehes en notions exactes sur les autres branches de la seienee 
uiMicalc, révèlent une ignorance sî complète de lanatomie, er qui fait de 
l'Ayurvéda (seienee mMicale) une oeuvre notoirement inférieure à la collection 
liiplKHTatique. On s'en étonne d'autant plus que, d'après un passage de Suçruta, 
y «eul auteur, probablement, qui eu parlo, il est vrai, l'investigation des 
i-adiivri'» pour l't^tudo des organosi, n'était pas complètement interdite. 

Daurt ta prt'mit're section, consacrée k l'étude des documents, M, Joltypaüso 
en revue la plu* imporlante partie de la masse énorme de k littérature médi- 
cale de l'Inde, eu commençant par les publications coutetnporaiues pour remontei' 
mëtkodiqaeuieut, de siècle eu aièele* et de période en période, jusfiu'aux plus 
ancieune« relique^, qui sont, jusqu'alors, le« manuscrits vénérable» trouvé» dans 
la Kachgar.i\ le manuscrit dit Boivor (v«^r8 450 A. IX) et une autre collection, 
un )H>u plu4 ancienne encore, sur lei^quelles M. Jolly lui luAme a publié 




pluaieara petite mémoire«, et qui, comme leurs textes le révèlent, sont des 
oeuvres d'inspiration botiddliiqiie. 

Il y a une littérature inédiciiîe hindoue eontt'inporaîno, jMreequ'il y ft une 
mtÈdecîine liindoue ayarvédique, c'cst-à-dirc tradîtjoniielle, euforo at'livo de nos 
joura. Les Kamrâjat, qui en sont les représentants, obtTcnnent ce titre à la 
suite d^examena, muia se coiit^Dtent souTent de l'i5tiule de quelques maigres 
manuels eompil«^s d'après Ica anciens et eélèbrea auteurs, comme Ouçruta, Curaka, 
Vàjrljhata, etc. dont néanmoins lee oeuvres sont aujourd'hui encore eonatamiiieiit 
réédit^ea ou traduites dans les lanf^io;» moderne» de l'Inde. 

Oblige de ao limiter dans le clioix des innombrables traités niédicnUK, dont 
le clasBomout ehronoîogtque est encore aujourd'hui un problème si ardu, M. 
Jolly & aagement agi eu ne aoceupaut que de ceux pour ïefjqucl* on possède, 
à eet <^gard, quelques renseiguemcnts on auxquels il est possible d'assif^ner une 
date approximative. 

Un certain nombre de ee« trait<5s sont dntoB daua \m manuscrits; mais, e'c«t 
reieeption, et, comme le fait remarquer M. Jolly, il suffit de remonter d*un 
«iî^cle en arrière pour se trouver en face des plus graves ditlifultés. On se base, 
pour les recherehea de ce genre sur Ica citations réciproques, sur Ica mentions 
de certaines substances dont la dato d'iritroductioti ù^t connue, de mi^me pour 
celle de certaines maladicjf;, etc. Mais*, il eat facile de comprendre que tout ce 
qu'on peut aranccr sur cette épineuse qucatiou reste sujet à révision. On 
trouvera dans cette ]mrtio des notices brèves mais substantielle» sut let grands 
nom» de la tradition médicale indienne, en ttUe desquels se trouve toujours 
la fameuse triade, composée des deux émules antiques, Caraka et Suçruta et 
de leur illustre eontinuateur \'âgbliata. Ost à cette partie que se rattache le 
travail complémentaire de M, Jolly, eelui qui est mentionné en tête par le 
nom de I-taing. Ce nom est celui d'une pèlerin bouddhiste qui, après ses 
eélèbrea prédécesseurs, Fa-liién, Hiouen-thsang, et beaucoup d'autres qui ne 
nous ont pas lai^îi^é leurs récits de voyages, nous a transmis le sien, y compris 
de nombreuses remarques eu trois cbapîtresi spéciaux, faisant connaître Tétat 
de la seienco médicale dan« l'Inde, au Vile siècle de notre ère. 

Cetto première partie se termine par quelques considérations sur fa médecine 
dans les Védaw, et plus particulièrement dans l'Atharvavédn, le quatrième 
Véda, en se basant surtout sur le Kauçika Sûtra, dont le savant indianiste 
Caiand a donué, dans son „Altimitsr/tes ZaiilcrritHtiT' une très remarquable 
traduction. C'est la médecine populaire primitive, avec ses eonjurationSj ses 
charmes, ses pratiques magiques, dout quelques-unes »e retrouvent dans les 
livre« elasBÎquee, ce qui a fait dire que, daud t'Iudc comme ailleurs, le médecin 
est îe successeur direct du sorcier et du magicien, (Winternite.) 

La deuxième Kcction du livre eett eonstacrée au médecin, eonstdéré comme 
étudiant et comme praticien. Ûu y décrit Bucces«ivement ses étudt-s, sa tenue 
dans l'exercice de »a profession, ses méthodes de traitcnieut pour In médecine 
et la ehirurigic» les médicaments et les instruments dont il fait usnge, les pres- 
criptions hygiénique» auxquelles it doit tenir la main, ete. L'iuüt ruction da 
médetjin est dépeint« d'après les livres classiques; ces retmeigiieiuents ont été 



maint«?» foin publiéïî àé'ih. Dans un récent nîémoire (Ffaneê médicale du 10 
juin UM2) le Dr. Corilicr a. frtit l'emotiter cotte enquêt-e jusqu'aux temps anté- 
rieurs à notre ère et donué d'après les livres iKHiddhiques des notions cnrieuses 
war de vieilles écoles t^ui aurnicnt exista à lepoqitti oîi fut fondée la société 
bouddliique ou même auparavant. Un certain nombre d'orientalistes consentent, 
ten effet, h reporter jusqu'à cet âge, les Jâtakas, le Matav^agga, eto, où ecs 
données* sont puiséeii. 

Lea dwtrinea iiiédieales fout i'objet de la troisième section; ks idtîes fonda- 
mentales sur leatiuelles elle» reposent soufc en eouformité avee ce^lles de la 
pliUosopUie du Samkliya, ou rationaliste- Ellea compreuntmt eelloa de la tliéorio 
cL's troTü Iiumeurs radiealejs, l'air, la bile et le plilegtne. On eomplÈte la liste 
des huniienrä par radjonetîon du aang; alors apparaît la conformité prcsriue 
exacte avec la doctrine grccijue, ce qui soulève un des problèmes historiques 
les plu^ ctiricuîL et les plus intéresîJatjts, mats, lui aussi des plus epiueui. 

Les eounaissianees et les erojances concernant la meniâtruation, la conception« 
JVvoïutîon foetale, Tembryologie, la ffroasesse, puis les pratiques de raceouclie- 
lucnt, de i 'allaitement, des soiua à duuiier à l'enfant et à la iultp, remplii^sent 
les 11 paragraphes de la quatrième partie. Toutes cea pa|;es offrent à rétude 
le plus vif intérêt, quoique certains sujets aient déjà été exposés, à plusieurs 
rn'priaes. surtout d'après la SambîtA de Suçrut«. Le premier travail de ce genre 
fut le mémoire de \V''ullers qui parut en 1846, dans le t. I du Journal intitulé 
alors aussi Jtotus, Le j^Iua étendu a été le parallele rédigé par Fasbender en 
1S07, dans! un chapitre „Dk Uehet'Ucfcruvgen mn dai ttlicn Iiidet'n", {k-II—GS 
de ses »♦ £Vi i tr k'kchi ngxh-h i*f , G ch u r Uh ü Ife u w d &tf h cco h^ te m den h l/tpocra iîtch en 
SfAfi/em'\ pour lequel il n'a guère pu utiliser que la traduction si peu uûro 
de Toeuvre de Suçruta, par le Dr. Hcfisler. L'exposé de M. Jolly, si méthodique 
et «i clair, précise et complète celui de Fasbender, très curieux déjà par lui 
niAme et uiicjuel il tiVtit que juste de rt-ndre hommage, 

Le.^ quatre dernières parties, e'es«t-iVdirc, un tier« du livre, mo ut consacrées à 
la dcHcriplionj en 4ö alinéas, des maladie«) intcrucH et esternes, des or^^oues des 
»cns et dii système nerveux, Dans toutes eea deiJcriptiona, exposées daprèa le« 
lejttes les mieux réputés, on retrouve consitammeût^ appliquée avec une rigueur 
métliodittue, la fiubordinatiou de» espèces aux altérations humorales, dont les 
combinaison» forment la trame d'une «orte de pathologie générale. Cette doctrine 
impérieuac qui, d'après l'espression pittorcw^uo de M. JolJy, se laisse suivre 
l'omïwe nn lU rouge circulant à travers toutes les deäcriptions spéciales, je viens 
d'eu rappeler encore la conconlanee aveu ïa doctrine humorale des Grecs; mais 
il faut reconnaître, comme un fait important, que chez les Hindous, elle a 
toiijotirt» paru jouir d'une force de pénétration plus grande que chez les Grecs. 

La lecture de ce» chapitre.^* est nécessairement fort attrayante et instructive. 
On y constate, malgré vine uniformité de rcnseml>le qui convient bien k une 
(tcienee qu'on donne comme révél.'e, les diverses étapes marquées par les 
influenccHi du dehor«, des Arabes, des Portugais, cte, comme par l'introduction 
de« nudadie» nouvelles, des remèdea exotiques, ete. Quelque)) pageiî d'histoire 
s'écrivent ainsi d'elle* mémea, quo 'que l'auteur du livre semble avoir presque 



94 



BysU^mÄtic^ucB«?tit évité lea discuHsiotiH et s'être limitô- à un fîtpOîsiS impartiaU 
Su Mt'dieifi est grandement utilo et justifie bien la iiualifîi-ûtion de CcUe 
moderne qui a été récemment ftttribu(5e ou savant professeur h i[in nous la 
devons. Dr. Liétàbd, 



Br. Haks WeyuBMasX. Grscliichiîichi' Eniiciek-fitag der Änakimie des 
Gi'hivfts. Inftitgurnl-DÎBBertution. Wiirsilnirf? liKll. 

în tUis Tliesis, llr. AVo^'ermaun distnis^es llie hitjtorît'nl dcvelopmeut of tbo 
Ruatomy of tlio brain from the earliest timt-s to liie bt^ginuiiig o£ the last 
trimtury at wWvXi opocb & firm foundation bad buyn cstablîtiîicd for "that 
»t'icntific învestîj^atioû of our soul-organ, its nature, funetions and disçaspa 
Tvbk'b iiidisimtably forma one of the glories o£ the X I Xth century." The long 
and iia^nful i.irepivration ftjr this rapid advaot'e i^ port my cd with intereJ'ting 
detnîl from the gradual disproof of that strangely mistaken instinct of mankind 
which placed the seat of feeling and thought in the heart instead of in the 
brain» down to the practical completion of naked-eye cerebral anatomy in the 
work of Reil and Burdacli. The author bejjins by pointing out that all per- 
manent advances in medicine dnring tlie period of which he treat« were marked 
and determined by nnatoiiiical dlpcoveries, and he concludes with a warning 
against "the false pride which secK perfection only in the present, and looks 
with contempt on or ignores the work of the old investigatoTü". 

Among the mo«t striking pointu brought out in the 'Dissertation* are the 
persistence with which false ihconcâ have bccü maintained, and the readiness 
with which faets once discovered have liecn forgotten to such an extent that 
tlioy had to be rediscovered. For examplej the Aristotelian doctrine that the 
brain is û great cooling ai>i>flratuB, a gland for the secretion of phlegm, which 
filtert down into the none and throat through the i<tmi»a trtbrosn of the 
ethmoid bone was maintained in its essence for 20 centuries, till the publication 
of Schneider's work 'J)e citfttrfhW 1060. Similarly, Galen's rcfe minihih or 
vascular network at the base of the brain in which the npirt'tu» t-ihifin vras 
supposed to l>e distilled into the moro refined 'animal spirit* was even figured 
in the first publication of Vesaîius 1538, On the other hand, the great 
Alexandrian anatomij*ts, HerophiltiK and Erasistratufl. appear to have possessed 
a knowledge of cerebral anntoniy wliieh was nut regained till the XVlth century. 
So, too, spécial points, such as the Jiijrîllar structure of the medulla, the 
crossing of the pyramidal tracts and the connection between the veatriclcs» 
were diseoTcred and forgotten, and discovered again. 

It is very interesting to read the original dc,«criptions of various parts of * 
the brain as given by the anatomii^ts whose names they now recall; to Imv* 
Varolins deneribe hi^ •bridge', lîcil his "island", Paechioni his gland^J, or Monro 
hifl foramen, and Dr. Weyermann enables us to do this by frequently giving 
the very words of the dci^eriber. 

An English reader will note with pleaüure the high position ascribed to 
Thomas Willis and his "immortal work" Be oimtamc ctrebrilfàatwhMiVmtRl 
characterises as follows "The oi'count of the brain and uorv^s la &clit^-<Vtfçuvrf 



of intüllect and labour; genius «liines tliere as much as observation". Willig 
was tlie fouDdcr of n more nahirnl method of hriûn cxummation, a method 
afterwanU dovclopcd by Gaîl and Spui^heim, aa contrasted with the plan then 
and afterwards usual of shaving the organ in slices or 'ialeofas^ as Willis calls 
th<M)]» Dr. Wejermann quot<?s his description of the spinal aecessory nerve, 
which ho discovered mid whieli is Bttll sometimes calted Nervn» WilHm. 

The following h a transbtion from the Latin of Willis*. "At the back of 
the occiput there arise from the sides of the medulla oblongata where it pas^ei) 
into the spinal cord another pair of nerves consisting of many fibre», wldeh, 
ipa»*iing toward» the spinnl cord, penetrates the dura mater where the vertehml 
artery aacends into the cerebrumj but only leaves the bones bolow the ßrst 
vertebra, so that it is doubtful whether it should be called the la« t cranial or 
first vertebral pair/' 

The writer ventures, to think that Dr. Weyermaun and other medical 
historians are mistaken in attribiUing the fiagure and the "aqueduct*' of the 
brain to Jacques Dubois, {Sylviu«) of Amiens the Gakuiist, rather than to 
François de la Boe (Sylvius) of Leydeo, the iatroehemist, who lived a century 
Idler; and suggests with greater confidence that the elder Sylvius cannot bo 
correctly described as foUavving VaroHuH m hîa method of dissection, since he 
died 1555, when Viirolius was otily 10 years old, E, T. W. 




AMÉRIQUE (Etats-Unis n). 



I 



/Lcj tfof'fcitt't Guéfaiv Bronui da Büä-Mmr^htnd^ travail lu à la Société 
historique de John Hopkins Hospital h^ U avril 1902 par Euuène 

F. COBDELL M.D. 

I4» Docteur Gustave Brown 1er, le premier do la famille qui vint en Amérique, 
^tttit né en 1589 à Dalkeith pre» d'Edimbourg; il débarqua en 1708 à Chesapeake 
Bay et commença à exercer la médecine à Nansemond, Md, Il s'y fit rapide- 
ment une grande rt'putatîoji, se maria dans une riche famille, voulut rentrer 
en Ecosse, maia sa femme s'y déplut et il revînt au Maryland où il se fixa à 
4 ihilles de Port-TaUcco à „Bich Hill", 

Kn 171 <1 il avait époun^î la fille du Colonel Gerard Fowke dont il eut là 
cafards parmi lesquels !*urveuirent: un fils et sept filles. Francis Fowke mourut 
en 1711; il hc remaria et eut de sa seconde femme un fila et une fille^ C'est 
ce fik qui fut le (second Gustave Brown, Gustave Jiiehard Brown dont il sera 
que^tioQ plus loin. 

Praticien remarquable, Gustave Brown fut auasi un homme public mêlé aui 
afîaires de »on pays et do sa ré>;ïon. 11 fît de nombreux élèves dont deux 
devinrent ses gendre,'* : le Dr. Michael Wnllacç et le Dr. John Key, Il mourut 
d'apopleïie on avril 1702. 

Î50II fiH Gustave Richard Urown lî, né de son mariage avec la veuve d'un 
gentilhomme écoïîsaio Margaret Black Foyd, était né à „Eich liWV en 17'i7i 



1 



il tit <lt"* etinîeu A Edimbourg; fut ivçn uiyikriii en 1708; eama^adl^ d'école 
du fameux lîiisli, il lit sa tlitae sur Vori^jine de la rlmleiir an iuiuli% puis après 
iivojr visité Londres, séjourna nux îlett Mudèn? oîi il fit uiio ainplt? folU'ftion 
de plaotes, if reyint ea Amérique, t'xercer d'abord à ^NBUseniotid. puis à 
Alexandrie et enfin a. Port-Tabncco. En 1769 il ^pouaa Margaret Grahntii dont 
il eut quatre enfants; deux tillea et Aonx garçons. 

Praticien émérite, iL fut auiîsî mèk* ûiix affaires publiques, eomnie non père. 
En I776ii axvc fou neveu le Ih. James Wallaec, il étublit un ïiôpital d'iu- 
oeulatioD, Il fut appelé auprès de Washington à m dernière mwlndit? pur le* 
Uhrs. Craik et Bïrk et fut impuissant eontre le mal du grand hümme. 

Pour lui il mourut à ,j.Küse Hill",, a preis am- eourlc mal »die, en plcino 
arlïTÎté cerebrale. On lui (it deji furi(!^ni!lleî< magnifiques non seulement eomme 
inédeein, mai« eomme pliilosoylin et comme patriote, ('"t'tait de plus uti vrai 
go ntl e ma n . t ré» d i p t i 1 1 gu t^i d'un eu ra m eree Ktlr c t d ' u n ox t é rî eur d es pi u » a gr^abl t'è. 

Le Dr. Gustave Tîrovrn III était le petit fil» de Gustave Brown I i*t le 
neveu de Gustave lîiebard Brown IL li ^toit le (ib de Keverend Utehnrd 
Brown et ét«ait ué à jVIamside preis d'Kdimbourg en 1741. Il fit des études 
dans eette ville et [lassa sa llièse en 177n üur 1 angine ]^ihlogi»itique. Il vint pou 
de tempH ajirês en Amérique, fît la guerre de l'indépeud.inee avee les troupes 
du Maryland (F). En 1782 il efwusa la veuve d'un de ses amis le l>r, Ireland 
de fauiîlle îiugiu^note. Il se fix« d^^ormais h „Siiramerseat*" où il mourut en 
1801 à Tà^e de 56 ans «ana lai^tser di- deHecudnnee. 

II fut aussi appelé auprès do Washington eu eonsultÄtioii lors de sa dernière 
nuvUdie. 11 était parti la nuit h elieval, tpiand arrivé au grand Popt on lui 
apprit quü Wanliington était mort; il tourna bride et rentra de eoucber. Ce 
fut comme son grand père et son oncle tin grand praticien. L. M, 



Quelques phtisiologues ttutSt'imim lilstinguêi pnr Hjîkiiy B.4ÄToy -Tirous 
M.D., Assoeiate in Médecine, John Hopkins University (travaiUu à 
la Société Lacnyec de rHopital John Hopkins le 26 fév. 1902). 
Le premier est assurément Henjauiîti KusU ..!e Sydeuliam du Nouveau- 
Monde". Il étnit né en 17i5 prCü* de Philadelphie, re<,nit sa première îuatruetion 
& Nottingham (Maryland) vînt en 1759 à Princeton ou il obtint le grade do 
bachelier ès-arts en 17C0 puia il l'âge de 15 ana commença ses études médical«« 
tous la direction du Dr. John Hedmau de Philadelpliie, Il traduit en anglais 
Bur le texte grée les oeuvre.^ d'HippocrAte. Kn 1766 il alla à Edimbourg au 
moment de la grande renommée de CuUen; puis h Londres et à Parii, et 
retourna à Philadelphie en I7(îîï pour y exercer la méducî ne, H professa d'iibord 
la ebimie, le cinquième d'un groupe qui fonda la faculté de la premi^ro 
Ecole de Médecine d'Amérique; les quatre autres étaient les Drs. Shippon, 
Morgan, Kuhn et Bond. Puis professeur de clîniquo, pendant quarante quatre 
ans il forma deux générations de médecins, ayant enseigné son art à plus de 
2250 étudiants. Il se spécialisa dans l'étude de la tuberculose qu'il consideraît 
eomme l'effet d'une consomption générale, et qu'il soigna dans ce sens par 
l'kygièûej, roxercîce, la cliîDfl to thérapie. Il mourut à C8 ans d'une pneumonie. 



97 



liait un gTaiitl ciîpdt, nn osecllenl proft'sseur, ud nier vt'î tie uï t^iTÎTaio, un 
tardecin d'LöpiUil tivü soifiçuonx et Irèa cxnvi. J:?» dcvtae ttait ct-lle-ci: 

„La îïnîJi'L'int' est mon «fpousOf în iscience ma maîtresse, les libres Dica com- 
pagnons, vaoa cohinH d'étude est mon tombeau où jp m'ens^vûlis, oubliant le 
' moiirlc, oublié tic lui/' 

Ap1'^s Tient Samuel Gcörgeü Mortoti qui nnquit t\ Philalolpîiîe tm jativier 
Î7Ï*Ï», fut é\l-yc du Dr. JoaopÎL Parrish et grand ami éli I)t. Hîc'uird Hnrlan. 
Doclçuir en médecine à 21 ittits, ü fut immédiatement olu mem1)re do T Académie 
des 8eicnecs. Puis il va en Irlande clicz un onelo, et à Edimbour^'; eu IS21 
îl pas«c i\ Fttria où il suit les cours de Laenuee qui roûtUouaîasmetït. 11 revient 
en 1S23 a. Edimbourg el i-eutra en 1824 à Pliîlajclpliîe pour rj|niidrc en 
Amérique la cfvunik' dtJeouvert« de Lttemiec. A 35 uns} il fnit pamttre son livre 
sur la eonsomption, qui reflète les idées du mt5deeîn fraji^ais, admettant comme 
hiJ rujiilo do la tuberculose et la apceiticîté du tubercule, lu 1S39 il publia un 
traita d'iinatomîo pour les étudiant«. 11 s'occupa auss: d'anthropolof^ic collce- 
tionnatit des erunea aveti passion. 11 mourut le 1.*! mai 1951 d'ime atlaquû 
d'apoplesie à 52 ona. Homme aimable, nature arliste, po.to ii se» lieures, 
eoura^îeux i*t ferme dmta ses eonrietions, excellent pratioion, liommo de scienco 
il fut une des gloires de la mMeeine amérieaine. 

Parmi leä amerieains que rensetguemeut de Laeuuec avait att'rL^a â. Fans il 
faut citer Jame* Jackson Ir qui naquit en 1810 et mourut en 183'1 d'une fièvre 
typhoide et qui îe premier öignale eommc signe stliethoscopiquc de la tuber* 
euloi«e pulmojmire au début, l'expiration prolongée, 

Après lui William W. Gerliard qut naquit i\ Pliiladtdpbic eu 1809. Elèvo 
du CoUt^ge Diekinsoii, revint à Phikdelpliie étudier la médecine »oua la direc- 
tion du Dr. Joseph Parrisb, suivit les cours de rtJniyer:iit5 de IVnnsylvanîe 
et fut reçu docteur en IS33. Il vint h, Paris suivre remc-gncmeut de Loui» et 
h eetle époque fît paraître en collaboration avec le Dr. Uasjar W. Prunock 
un petit travail aur le clioklra aîtîatiquo. Il s'oreupa aussi des maladies dca 
enfant« et contribua à Tliistoiro médicale de la méningite tubtreuleufle s'il no 
fut pas le premier à la signaler. En 1833, il revînt à Tliapital de Pennsylvanie 
médecin resident: y étudiant plusi particulièroment lea maladies de la poitrine 
]Knir Ifsquellcs il était appelé en consultation de tous les poiats de son pay«. 
Il mourut d'apoplexie à 63 ans, le 28 avril 1872. 

!^' [lie du grtntpo d'Américains qui vinrent h Paris suivre les leçons de Oliomel, 
d'Andral et de Louis est Henry Ingcrsoll Bowditeb, î^'é à Boston en 1808, il 
éifiit le lîh d*un eminent niathynmticien, 11 prit ses grades à Hnrvard et en 
l^'32 d'autre» a ^bl^pital général de MassacbuBetts; passa ensuite deuï ans en 
Kiirope étudiant la médecine avec Andral, Chomel et surtout avec Louis dont 
d devint romi, et qui le Jit nommer membre de la Société d'Observation de 
Paris. PuiN il revint à Boston plein d'cntbouaiasmc pour les métUodea do 
l'Ecole fmnçaifie. Tour k tour médeciu de l'îiopit^î général de Massachusetts, 
de riiôpital de la Cite, puis profe^^seur de lUinique mcd(i*ale à TEcole d'Har- 
vard il laissa partout la réputation d'un lionune juste et idiari table. On raconte 
qu'il donna üa démission de médecin de l'Hôpital de Maasacliusetts parue quQ 



98 



le JircL'ltnir [l'avait pas touIu y recevoir un nègre atteint Je pnc*amonte. Il 
Boceupa d'hygiène, pensa que la tubcreuloao était parfois contagieuse; p rati rina 
dès 18S0 eouramnictit la thoracentcsc avec le trocart du Dr. Wyman et mourut 
k 84 aa^ en lï^92 le 14 janvier. 

Noua arrivons maiutcuant à un plitisiologue américmn qui ne quitta jamaia 
les Etat4*Unis exerçant à Harvard, à iNortkamptou à Buffalo, à Chicago, à Louis- 
vilk», à la Kouvollo Orléans et îi New-York, (|ui naquit en 1312 et mourut en 
1886 d'apoplcsie et qui s'appelait Austin Flint. Il dét^rit le premier „larc^ipi- 
ration eavenicu&e", ,,la respîratbii l)ronflio*v)i:iion1ûiru" introduit dansran&tul- 
tatîon et la percusaion la notion de tonalité. Il n'admettait pas la sp^i-ifidté du 
tubereule, rapportait la consomxîtiou ou catarrlie il la pneumonie eatarrïialû 
ebroniquc, 

Citons eneoro Fliek de Philadelphie franchement eontaj^îonîgte qui signale 
le danger des craehatî* et demande rit-olement dçs luhcreuleux que Bowditch 
do Boston »oignait déjà dans des ^natoriums; Trudeau qui eomeille ta eure 
d'altitude, L. M. 



ANGLETERRE, 



D'Arct Poweb, F.E.C.S. Eng., F. S. A., (London). TAe Elhahethan 
re ci vu i »/ su fff er^ . H épri n ted from t lie „ SL Bu vi h *> ïom c le'n Uo^p i ta l 
Journal". 20 pp. 
Dieser in Toynhee Hall auf einem Meeting der Elizabethan Literary^ Society 
gehaltene Vortrag unöerea hochverehrten Herrn Mitarbeiters k-sühaftigt sieh 
mit der Darstellung der Wiedergeburt der Chirurgie in London unter der 
Hegentsc im ft der Konigin Elisabeth, also während des IG. Jahrhunderts. In 
Betraeht kommen hauptsüeliHeh Leben ttnd Leistungen von TJiomas Gale, 
William Clowcfî, John Halle, John Eead und Julin Banes^tcr. Verf. uiftt'kt 
hierüber ausführliehere Mitteilungen. Einleitungsweise sehildert d'A. P. aueh 
den Zustand der Chirurgie in London in der Zeit i*tji> dem EegierungaantritÈ 
der Kontgin, namentlieh die Kampfe und Streitigkeiten zwischen den die 
niedere Chirurgie vertretenden Körpcraehaften, der Earbierergilde vi. Chirurgen- 
brüdersehaft einerseits, uud der vereinigten med. ehir. „FaeuUët" anderersei tu. 
Hierbei spielten besonders John Ardeme und Thomas Morstcde eine Rolle. 
Zum erat^^n Hector der vereinigten Facullüt wurde 1423 Gilbert Kymer (f 1462) 
ernannt. Pül. 



AUTRICHE, 



KoBEETUS ToPLY. Änatomtü Mtcardi AiuflicL (1242 — 125ïî) ad fidem 

codieis no. 1634 in bibîothoca paint f na Vindobonensi as^servati. 

\'indoboniae UK13, uu vol. in-4o de 60 page 9 aveu une planche en 

phototypie. 

Cette publieation de Toply est le corollaire de acs reehcrehes aiiti^rieures et 

de son trèa intéressant et très documenté travail aur rhistotre du lanatomio 

au moyen-âge {de 300 à 1300) paru eu 1898. 



99 



dans cette piililiration est revenu à un usftge i\iiî s'tMfiit nuilïieureuj*emetit 
perdu : sa préfnei' ot les notes qui aeeonipafjnent le texte »ont en latin, Je no 
saurai trop le fiälieiter do cette Ue«reui*e initiatire. Ce r^^tour à nue langue 
s>eientiü([uc universelle, s'il ac génërnlioûit, faeil itérait singulièrement lea reclier- 
cW« et les Biaiplifierait. 

L'auteur dnnt T. nous présente ranatomie est Eiehar.l FanglaiH ou M. de 
WondöYrei né «?n Augletorre, il devint sous Grifgoire IX (1227— 1311) mtff/if/fr 
àoirpikïlrê SiOii-h's JoJutunh à Rome, Vers la nit^nie époque le pupe en faisait 
son mëdeein et ami* Au décès de Grégoire LX, Hichard vint se fixer à Paris oîi 
il meurt en 1252. Nous avons de lui un eertain nombre d'ojvrages que Littré 
s très superficiellement et incomplètement 4Îtudiës dans le 2le volume de 
rUt^toire Utteraire de la France, vohirae remarquable surtout par le désordre 
qui y règne et lea erreurs dont il est t'maillt^. 

Irira manuÈcrits de ioetirre de Eiehard que nons pos^sédons en France 
paraissent être diffc^rcnts de celui que T, nous pressente. Pour l'anatomie en 
IMirtieulier, le« niaouserits de la bjbliotbèque nationale de Paris 0"^^^ et 7056) 
ne comprennent que trois folios et demi in-8o. Si done cette anatouiie c«t 
vraiment de Rieliard ce n'est qu'un réi^umé personnel ou impersonnel. Le 
manuscrit de la biblîoth&que pakUnc de Vienne qu'exhume T. date du XlIIe 
iiMei il contient toutes leü oeuvres de Bieliard, l'anatomie vieut k derniêro 
dans Tordre des matières. La trauRcription que nous en donne T. cat minu- 
tieuse, -le lui ferai iTu^ine le reproche d'être trop minutieuse: l'auteur a poussé 
Texaetitude just|^u'à reproduire le» mots exponctu^s du texte. Ce me i arait 
inutile et gênant; gênant pour ceux qui, inexperts en la Icittiire des vieux textes, 
ignoRMît qud tout mot exponctué est un mot biifé dont il ne faut pas t^uir 
compt« dans la lecture; inutile, si le mot eat judicieusement exponctuë. 

Le texte que lioua donne ïi'ply ent remarqiiaUemont elwir et precis*. Sa 
eonnaisHànce de l'anatomie du moyen-âge à permis h T, de rectifier lc8 mois 
déformés par le topif^te, de rétaldir ceux omis: t ran fs format lena et omîsuioua 
sont d'ailleurs toujours scrupuleusement iudiquëes. De plus un trouve à la fin 
de Tüurntge toutes Icît notes et explications d&irables. Une pbototypîe donne 
Iti reproduction d'une page du manuscrit original, 

Ajtri^H avoir lu ce beau travail avec TintiirÔt qu'il mérite et enavoir fi?licit«S 
vivement Tauleur, exprimons le voeu qu'il ne s'niTiJte point en route et qu'il 
nous offre bientôt ^ lire la suite dea oeuvres de K te Imrdd' Anglais. 

Dr. PansieBj d*Avignon, 



FRANCE, 



Lb Maitkk, Maurice, ML^dccin de la marine (Nantes), Rechcithes sur 

Icf prm'édvs c/iîi'Hf*ffhmtx th Vévûle Jionîchihe de^ offffhtes à fu 

rt'tohtfmt, Bfjrdoaux lïKiii, Imprimerie G, Gounouilbou. 70 pp. 

Dieee «eböno Tbeae berubt auf Quelleuniateriftl, du^s V^erf, auö Departi^ments- 

und «ittdtisclicn Arcbiren, aowic aus der Stadtbibliothek von Bordeaux geschupft 



too 



Kat. Verf. hfginnt ziinäehst mit einer allgemeinen Eutwîckcliin;;8gu<!L'liiilite der 
t'tnnir^io in Boi'lU'eiux. be^^ooders im 1'5. JahrluitultTt unloi" Hennti^iiiig cU-a 
„liTrc dfs ahhés des CünipnirnonH t'liinirgi<?ns ot dt" lour liL'Utcunnta'*, ausdem 
er einen längeren Auszug veröffentlicht. Die weitere Dai'ätelluug ist nach 
pragDintisebcQ Gesielitspunktfn gegliedert. Für die Trepanation wird als Para- 
digma die Methode von Simon Mingelousauji UÖ"äJ, dem be kannten Verf. 
einer alleren Uebcrsct^tung von Guy de Chauliae, angeführt; für die Kopf- 
wunden schildert L. das Verfaliren von Gnillaume Martin (1769), Bei der 
Cbirurgio am Thorax giebt er emo Uobersteht über d;e Methode der Empyein- 
bebandhing, wio a:c bei den Chirurgen in Bordeaux zu Ende des 17. Jnlir- 
buadert üblieli war, sowie über Behandlung von 13 rust Verletzungen naeh 
Dupont (1735). Dann folgt dio Chiriirgie der Abdomînalorgntie, wpeeiell die 
Heriiierithcrapie iißeh dem schon genannten Simon M inge loa sa n\, die Methode 
dos renonimirten Eandagisten Perron, die Eataeblage und Massnahnieu von 
Guillaume Marlin, \'erJt'tïungen der Bauehwand und ihre Behandlung naeh 
Lafourüade (1764), ein Fall von Appendieitis ftus dem 18. Jahrhundert. Sehr 
reichhaltig sind die Mitteilungen ubt-r die Genitourinar- and Aual-Chirurgie, 
Lithotomie lu Bordeaux, liatula ajii ete. Kin Anhang bandelt von der Oataraet- 
üperalion naeb Louis Béranger, i?ladtoeulist von Bordeaux 1757—1707, mit 
Abbildungen. Kin Verzeiehnia der von L. benutzten Manuserîpte und der 
Bibliographie von C3 Numaieru ist am J^^ehlui^HO beigefügt. Pgl. 



I T A L I 



Gaïro, Prof. ^FoDEsTixo itEL, (Napoli). Dl tai nrngfimo euf'ittjihtrc drl 
libi'o „^fiT}■i^fHi SttHi'fi JJitt'olifttiil, Ue lapide a relied per t/tcUhnrrn 
twli'tfhendi), Eumae Î532'\ Eslratto dagli Atti della \l. Aeead. Med.- 
Cliir. di Napoli. Anno LVI. K. IIL Xapoli 11H}*2. 28 pp. 
Prof. MüdeBtino del Gaiüo entdeekte in der Bibliotheea Angeliea zu Bom 
die allen Biographen und Historikeni biüher völlig entgangene älteste Ausgabe 
von Mariano !:^nncto's bekannter ^ehrift über den Steinschnilt. Del G. besehreibt 
dûû „libetlus survua", d^r durch ^etne Seltenheit thati^ächlieb tda eiu „eode^c 
anreiiB*' zu beüeiebnen ist — er rührt au» dem Jahre 1523 her — und giebt 
eine nähere InknlLsanalytiü dit-sefi kostbaren Budie«. Vorauf gdie« diTsellicn 
a Uijfübrli ediere Erörterungen über Lciütungen tnid Bedeutung des Mariano 
Santo besonder» auch über die Beurteilung und Würdigung, welche jene bei 
den bekannten GeschîehtîSïiehreiberu und Vertretern der Chirurgie, bei Hüller, 
Sprengel, Porta], Troja, Catani, Sabatier, Malgaigne, I*îicaîae, G. Cori"adi, 
Fabbri u. Ä. gefunden haben. Gleiehzeitig bewiirieht del G, dio Schrift „de 
lapide renum" (1535) desselben Autors, — Es handelt nieli um eine grund- 
gidtdirte Studie, das Ergebnin scharfsinniger, hiatoriaeher und britiMeli-eompiira- 
tiver Forscbnng, eine dankenswerte Bereicherung unserer litterarhistoriaehcn 
Kenntnisse, Pol. 



I 




II. GEOGRAPHIE MEDICALE, 



TURQUIE. 



l>r. Anm'EÉos a, 8tamvtiu>es. Cttmarait. PariM, A. Maloine, 1903. 

I>ie»c3 Uüchk'in ist du Leitfaden für Aerzte, woïclic? vin Dienste des Otto- 
man t sehe ti Hcklis treten wollen und flpcci(?ll für die SauitflU-Dienstc auf der 
Insel Camnran heittîinmt.. 

Man (iiuii'L darin eint» Auffj;ubt' der Krforderniaae dea Examens, die jader 
Amt zn erfüllen hftt. IHese sind nicht leicht, Weit^^rKieht cm due Beschreib uiijç 
der Insel und der sanitairen Einrichtungen, Die VerpHiehtnngen des Dienstes 
werden aüÄführlieh crwülmt und einige eliaracteriaehe KeDnzck'hcu der MuhuI- 
noatinisehc Pilgrim« erzählt. 

Einige der meist Torkommendo GesprücUo mit dieaen Leuten werden in elf 
HpM^-hen niitirethoilt, dabei sind die^iO oräentalieelie Spriiebe in Lateinisehen 
JJucli5tal>en geschrieben und nämlieli so, wie der Autor sie gehört hat Aeeurat 
kftDtt m&n diese rel>ersetzun»en nicht nennen und fiir die f^praehen, irelehe 
i(îb kenne, fand ieh sehr viele Ungenauigkeiten. V'ielleieht wird man skh dcKch 
damit helfen können. 

Wiehtig Bind die genannten Massregelri m-lj-Iie nuf Carnarau genommen 
werden gegen die Verbreitung Ton ansteckenden Krankheiten; zwölf Anatehten 
tlltLitnrenden Test* T. D. B, 



REVUE DES TERrODIQUES. 

msTOlttB DE LA StÜDKCrNfi. 



Let fulki de lit Science à la cour de Rudolphe II par Hexbt 
CARBiifOTON BoLTOX. (Pliarmaccutieal Review.) 

VLI. Les ehereheura de la Pierre Philosophnle. 

Aa Moyen^Agc Albert le Grand avait donné lea préeoptes de la reelierche 
de la Pierre Philosûphale parmi lesquels le plua important était le secret: 
ftu^ eonseï liait-il de n^avoir pas affaire ni aux Priuee» ni aux nobles. Peu 
d'nlehimi-^te» obéîsRaient à cette dernière recoramaTidation, on ne connaît guère 
qu'un Westphalien qui demandé à La cour de Rodolphe fit cette réponse. »ï la 
JJiogene. „Si je suis possesseur de la Pierre Philosophale, je n'ai pan benjoin de 
l'Emperenr; ai je ne la pooaèdc pas. l'Empereur ua pas besoin de moi." 

Cette folie de pseudo-science gagna los Toiâios de Rodolphe: le Duc de 
Wurtemberif; dont on dut restreindre les dépenses); Auguste, Electeur détaxe 
qni avait un laboratoire partieulier qti'on appelait la „Gold-Haus". Parmi ses 
op,.TÄteurs i^laricäf se distinguai un eertain Uar id lient her, que Ton crut pouToir 
fabriquer dy l'or par ce qu'il dépenwiît beaucoup tL'argeut, trouvé par hasard 
«lans un«.' eassette du Palaii» de TEleeteur. Il fut condamné à la prison, torture, 
ne tit [JOS d'aveux; bref ou le mit eu liberté et un beau matin on le trouva 
mort dana son laboratoire, il s*étiiit sîuk'idé, Lti femme de TEleeteur Auguste 



k 



102 



et Anne de Dancmarck „la mère Anne" s-raiÈ aussi son laboratoire où trarailla 
le fils de Martin Lutlicr. Paul Tjutlior. Tous les ûvenlurîûra se doimaicül 
rendez- TOUS à la. cour de Rodolphe, moins prudent que Léon X qui ayant reçu 
d^AuguTelli son poème épique sur ralchimic, lui lit présent d'unts l>aursc vide, 
ajoutant que puisqu'il satait si biön faire de l'or, il devait nusBi savoir le garder. 

Qu'était-ce donc que ectte Pierre Pkilosophalo a vet' la rtcliercbo dt' lutpielle 
ees eliarlatans abusaient de la ereduUté de l'Empereur d'Allemagne? 

Paraeelse la dei^rirait dure, couleur rouge sombre, transparente, flexible, 
passante comme le Terre, Borigard de Piae la disait do la couleur d'un eotiue- 
licot eau vage ayant Todcur di? sel fondu, Atcc elle on pouvait eonn^ser 
„l'Elixir de longue Tie" qui, disait-on, avait fait Tivrc 147 ans un hermite de 
St. Michel. Les aleUimbtej entouraient sa fabrication du pîus grand seeretoa 
donnaient pour les imiter de formule« inuompréîiensibk'S. 

A la lin de son règne Auguste nrait éhé mystifia par un alchimiste fameuï 
qu'on appelait Sehald Seliwertzer, et qui parvînt à se faire nommer Dir^teUr 
des mines Impériales de Joauhimsthnl, 

Pendant le séjour du Dr. Dec à la «our de llodolphe on reçut la 
Tisïte d'un autre fameux aventurier lils d'un jouai UiiT suisse et disciple dt' 
Paraeelse, Leonbard Tburneisscr, qui changeait un elou de fer en or, en faisant 
chauffer la pointe. Le truc t^ait bien simple: c'était uu clou doré recouvert 
d'une couche de fer, qui s'en allait ù la chaleur et découvrait le métal primitif. 

Une autre fois e'cst un Arabe qui fait des expénencea avec explosion de 
cornues, créant une panique telle qu'il fait main basae sur des objets précieux 
et s'enfuit chargé do butin. 

Citons encore: un Grec qui se ftiisait appeler Comte Marco Bragadlno ei^ 
qui fut condamné à mort; Alexandre Seotta, toua nrenturiers ne etierchan 
qu'a vivre largement aux dépens du trop crédule Empereur d'Allemagne. 

L. M. 



UMêrédilé mentale et fiwrafc dam h Eoififuté pur Fbedeeic Adak 
Woods M.D. UnLvei-sité d* Harford. Popnl. Science Mont hit/. 

La menta.lité, la moralité et les earaotferes physique« de tout être humain 
sont sous la triple dépendance de Ttiérédité, du milieu et du libre arbitre. De 
ces trois causes, quelle est celle qui peut ^'tre considérée comme prcpoudérflote 
dans la production des faits higtoriques aecomplts par de hauts personnages 
comme les prin^ci^ et les rois? C'est ce que l'auteur va essayer de mettre eu 
lumière en étudiant les ascendants de grandes familles royales; la maison de 
Hanovre et la maison de Saxe-Cobourg en Angleterre; la familte de Hohen- 
£ollera en Prusse. 

Il admet avec Galtoo que rinfluence héréditaire est très marquée pour lu 
père et la mere moitié par exemple ; que l'autre moitié est difisée entre les 
autres ascendants de la façon suivante; un cpuirt pour les grands parents, un 
quart du quart pour les arritire grands parents etc. Il admet aussi avec le même 
auteur que ni le génie ni l'imbéeillite ne sont héréditaires; que ee sont des 
eieeptions et des raretés j que l'hérédité ae mérite dans une sphère moyenne de 




qualité» mentales morales et physiques moyennes qui peuvent être très-utilea 
BU gouTPrnement d'un pouplo que du reste lo génw n'est ntilloment néceisaire 
taix rois. Il prend pour premier exemple la maison de Hanovre en Angleterre 
„pour étudier la qualité du sang introduit dans la lamille royale et »on 
rapport arec le caractère de la génération suivante et l'histoire du pays lui- 
mômo"\ Il nous montre Georges I, faible rejeton d'une souche illustre parmi 
laqaeîîe se trouvait sa mere „rintelloctuelle" tîophîe Duchesse de Brunswiek, 
qui, dû* deux eotés descendait de la grande maison d'Orati-^e, et sa aocnr qui 
fut la femme de Frédt^ric I de PniHse „la Reine Philosophe'*, dont la deseen- 
danec de mentalité plutôt faible fut relevée par un,c alliance avee la maison 
de Saxe-Cobourg, dont le représentant le plus éleré fut le malheureux prinee 
consort Albert, mari de la lîeino Yietoria. C*f?t«it un esprit très cultivé ardent 
et noble, époux dévoué, réfonnatctir enthousiaste de tout eo que toueîuiit au 
bonheur de son peuple. Heienee» 1 it tt^ rature, musique lui étaient choses fami- 
lières et aimées. Il semblait bien tenir toutes ces qualités de ses nuciïtres 
remaniuahles par leurs vertus et lours aptitudes littéraires scientifiques et 
artistiques. Au eontraire le groupe de Hanovre était remarquable par „ils 
dullness". 

Parmi aes aseendanta on remarquait en effet Ernest lo Pieux (1601 — 1675) 
homme sage et vertucuîc et tvï'S religieux à }ïartîr duquel jusqu'au prîuee 
consort se fait une v*éritabîc sélct-tion qui permet lo Telèvemcnt de la maison 
de Hanovre eu Angleterre par la maison de Saxe-Cobourg, et cela pnr dea 
qualités abBoîiinicnt dues i\ l'hérédité, qu'on retrouve en Alleroagne, en Belgique 
et en Grèce et en Aut riebe. C'est ce qui a prolmbbment aussi sauvé les 
Bourbons de Portugal. 

„Le milieu, le bien otre, le luxe n'amènent pas la dégénérescence d'une race, 
qu/md les bonnes qualités sont eonservé^s par des mariages avec des famillea 
de valeur égale, et que des éléments mauvais n'ont pas été introduila dans 
COQ sang/* L. M. 

{A Éuivre.) 



féCM premitr^ moU de fa peste de Marseille iraprhi len documeitU tiiédits, 
Tm Froiife M^dicah du 25 janvier communique lo reaumé d'un artiele de 
M. S, Piot dans la Remc des Ettuies hUturiques. M. Piot s'est pu *iervir des 
lettre» inédites du célèbre évèquc de Mar^ei Ht* M, Belzunce, de l'intendant 
Lebrel. du subdélé^ué lîieord et de bien des autres source» moins eonuues «ur 
la (îrnnde peste de 172S)J*Z\, (Le,) Nous voyons dans ee rceit tout ee qui ee 
rcpète dans It-s ^^randes épidémies; la négligence tout d'abord si les prcraiers 
cas SI* montrent. Ou nie le mal, le peuple t'omme toujours est aitscjî m,ilveîllant 
et areuNé les médecins d'aggraver la maladie pour en profiter. Si le nombre 
croÎKsant des morta efface le doutv, la panique commence à régner et un vrai 
chaoe de remèdes se présente. Citons M. Pîot dont les faits commémorés 
nous rrippelleut ceux de la peste noire, décrite par Boeeaee ou de in célèbre 
}K'8te de Milan que le publie littéraire connaît par M aiizoni (I promenai sposi). 
M. Piot nous nu^ont« les évonemcata de la peste Le. : 



104 



„L^uu at> ttiit ftirt. il^arr^ter la pcatt? par tluH feiix allmnés duns lu ville, «^Prnx diint I A 
cdpfur reHtoiitrttitt ff>t fiirpttHCHhjt iufri'tn ïV/w^hj/mw fhtnfi f'tiiv, IfiH. cljlutcront Hvct- virtleufP, 
kîs mt'ttrüiit on pipcei* i*t kur cnlèvi^roni Ip Vfiiîn morkl »iutit ik sutiI- rctnjtlS:* «vaut iitrils 
puiaaent Être» eumnmnii^uL'a", et^ dit un k'tuoin, „ce fut un spt^otädc qui punit iiia;*iiHliq,uo 
di* vuîr uti oLri^uU à^ muraillt*» ai grand, »1 vasti', 8î étondu, limt illumina, ft si la vlUo 
gu<^rîftaalt par là, cllt gui^rimit ccrtuinc^mtut d'une- inftuièr«f Uien rn^oubianto et bien 

L'autre ppi'tend cjue 1» pf.'ur fieult' propagt« In pt^att', Ht vùnt rasaurûrlii papulHtlun. „Quct 
lea tnédi.H'ui9 tt« moutrt'iit dans Ica proinonadeM nvic un air gui, que Tou pnk< df>a viotonN. 
et dcFi tamlKJura pnur ItH fuirc jnuer dunn dlff'éretitH quariiorifs d(.> la ville, pfiiir donner uux 
jeune* getis rm'fy»uiii di* t*'é|^ftyep, et pnuf éloîffut'r lit trisU'ase vt la mi'laueolic* ^oSb", 
dit uu 4iutre ttiraüln, „pt-ux qn& ji» vis danëiT le iiiAlUi, je U'ä vi», k< mU% (!<tendus morts 
dam 1« riie.** 

Chtusun a h^ui rojnÈde. L*un dît: prenez u» {^rnin de rbue nu pluü jiAut île lu pliintc, 
un g^raiii d'ail, m» trmin de nel, un i[Utirtier de ïmx, muxigfi^ «et» tnus les matin», voun 

L'autre reuommiinde tu HAÎj^nt'e, la sai^rm'ü juaqu'ù In défuUUmev, ou 1(>a purgatifs, ou 
l«a. Tomitîfs. Partout on nITre? dea préparntûma infii'dlitdeHi ii 20, t^O, ir»0 Frnne» la botitf illf«, 
à ba«e d'huilo de vitriol, dt* ijrcnièvrt^, d? rime, d'éeureo d<? bouleau« de savinîyr, dceoriu« 
â$ bono ou dei cWvaU 

I>'«afcTVH avoueat leur Impuisaunce: il f*iut Appeler &ur sui Ijv misérloorde de Die u, ft'Ati«- 
cbef one croix: «a brus, uffieher sur srt pwrte le^ prie ri- s de Knîut-Frani.'ola. 

^H»iB, la plupart [des eiitcrreUlTii] »Ut Ri^^ord, août Ava invuHd^.^. IIb ont \v. p<'iiir nu 
Ti*n(ro et Jj'iipprothiMit Wb eadavreH fjucde hdn." — .Lfur enstume môme [e.it^.d, celui des 
médcplnal nVst-il pa» capnbk t[ii propager la pauïai]e¥ J) Vt-Ui» d'un* lonj^ue ruhe, d'un 
maQteuu, d'une cultitte, d'un rh^ipenu de tinle cîjrûe, nu vreuK ài- Vv-itomna un «aelu^t 
aoinponé de poudre de t-ainplirc, île Iseîijttïn, <\f- vipère *t de urApaud dcs-iiH-Ué, li» ßfi-ure 
couvert«* d'un nutsique de inaruqulti routço, jiv(-l" Avs jeux de eristnl et tin (le« en tanne 
de bec rempli de purfunifl ou de iiïiitïiVert ImlsiuinUjuett, eu eneore dan» la hnuelte un 
bâton d'an gt' Li que ^ on les toit fi'avrtllcer, nri IjAIwU ilt Saint-Rodi  la tHuin pour t't'arti^r 
les paytaus, prici*iés d'un infirmier portaut un p«<t d*.* TÎuaî|^re nb lia trempent la maîu 
fiTAnt de tâter le pnuVn des malades.'' 

TriHt;cs souveuLra mais eiicore bien înstmetifa, soui^ bjcn den rapports. 



l) Voir leA gravures Jaiius 1896, p. 98 H 298. 



Le maffoétiimc en imaffêt par UEîfKY Mkioe, ArHiives gétiétales de 
m^deuine, No. 1, IHOä. 

C'est fiveo Meamer^ on le sait, qu'un pou uvsml la Kévolulioii, le magnétisme 
animal acquit, très rapidement, tine voffue uniTurseîle. 

Il di3butQ à Vienne, où îL fît seaiidalo; puis s'iniutalla à Paris, plaee Von- 
dôme, oh son succès devînt t'otisidérable. 

Se» pPAliqiuvs perpétuées par lei* nonibreuK adeptei^ qu'il avait faits, prôtèreiît 
aisément ù la satire. Une comédie intitulée „lea Doeteur?^ modernes" ridieulîëia 
durement les magnétiseurs. Nombre de carieatures virent le jour à la raômc 
époque, M. Henry Meige en reproduit deux aperîmens. 

Üanfl le premterj on 7oit un personnage i^rotcaque qni mngnétige un fine. 
La légende dit: „Nos faculti?« sont en rapjorl!" Le foud de la pit^oe ou se 



a^i 



*o5 



pa^se k Mène principale, i'onTre sur une sorte d'officine, intitulëe „Plmrniacie 
mmgijiî tique", où iiu fervent recueille sur aea niaîtis les éfluves d'une oau 
magnétisée. A eùté, »v trouve un pain, TTaîsoml)lublement niasuétîque; au dessus, 
une tétc de veau rangnétkée, ûccompmgn^^e de pied« de t-ochon satur^H - , , ,, 
nssurément de fluide magnetiijue. 

Cette conception du mafl:netiHme cosmique o. inspiré plusieurs earicatiiristes. 
Dans vine jEçrarure repréisontnnt riipotliéose l>urleJitine de Meumer, (eoUeetion 
Cliûi'i'ot) Mesmer apparaît puisant le fluide daim in lune pour le fûire dériver 
sur une jeune et jolie patiente, cependant que la Folie, enlevée pur une 
montgolHtTe, couronne le célèbre magnétiseur. 

Vu second doeuraent est une gravure allemande, coloriée i e'ost «ne satire 
acerbe contre le magni^tisme animal; le mot même est tourné en ridicule: 
mognëtiseur et niognétisée sont pourvus de tt^tes d'aniniausf; le liouc magnétise 
la brebiî*. Pareil choix est encore intentionnel. Les pratiques de Mesmer avnient 
donné lieu ù. plus d'une critique; h tort oîi t\ raison, on suspectait leur moralité. 
Cette gravure porte eette légende: „Eine erste BeschäftigiLng für tiefe Denker 
and gläubige Oomiither'*. C'est assez dire le peu d'estime attaché par Tartiate 
»nt pratiques du magnétisme. 

Uu détail a aon intér(>t. L'opérateur est représenté appuyant BOn poing droit 
sur labdomen de la patiente. Ce n'est jïaa sans intention que le graveur a 
choisi ce ge&te. D'abord il pr<^te à des suppositioua incongrues, et c'est bien 
surtout celles qu'on veut nous inspirer. Mai."*, c'est aussi parce qu'il correspond 
à nne pratique, déjà en honneur du temps de Mesmer, passée depuis lors à 
l'état de manoeuvre thérapeutique : la eoraprossion de la région ovarienne, 
siege fréquent des zones h3'fitérogènes. 

Dans une aquarelle de la collection Charcot, le magnétiseur eat figuré debout 
BÎi»i que sa patiente, une grosse femme ridiculement aecoulrée, dont il enserre 
la Tafte taille. De k uinîn droite, il comprime l'abdomen. La légende est: 
Ah ! je conçois qu'il n'est rien tel 
Que ce fluide universel, 
.raiine fort qu'on me magnétise: 
Appuies f docteur, feuere en crùte. 
Rien ne prête davantage aux commentaires équivoques et aux allusions 
griroîies du publie extra-médical que c<*rUincs attitudeu et gestes des hysté- 
riques en crisefs. Ainsi ti'explique surtout la vogue des nllégorie« aatiriques 
dirigées contre le magnétisme. 

A. B08B. Grtek in mtdknite, 1D03. The Medical Magazine, pp. 48—53. 
L'auU^ur est peu salîafait de notre nomenclature médicale ; il s'élève notam- 
ment contre la connaij^Bance du grec classique seul, à Texclusion du grée 
moderne. Les tiomêmi auatomica (1HD5) a valent pour but de donner une nomen- 
elaturo en lalîn correct; mois plusieurs termes Nont greca. M. Kose en colla- 
boration arec le Dr. H. Zimmerer, le Dr. Basile os Leonardos et des professeur« 
d*AtlièneH fera une réorganiaatton de la nomenclnture médicale. Noua serons 
lieureux dé« que lu tache sera terminée et que nous pourrons annoncer une 

liofitie réuA'iit«' aux h-c leurs. pKUOKjfa. 

IÔ08. 8 



lofi 



WoLTiJB. Det' Pap^yût Eber». Wiener medicinisclie WocheDwhrift, 
1901. No. 10 ff. 

Vorfftsser erörtert in tier EînleiLiinp; deu Stand dor medicinisdicn Wiâsen- 
«eliaft zur Zeit der Abfassung des Pajjyrori Ebers, die üedeiituiiff desselben 
aJa eine« der ältesten medicmischen WerW' ; dann seim- Auffindung, Bearlwitung, 
seine äuaaere Form; die Venimtliiitigen über den Verfni^stT. den /jvceek und 
die Verwendung diesem Bnt-hes. Ferner die Äuffnsäung des Werkes seitens 
TeTseliiedener Autoren und den Stand der bisberlgcn ForsebunKen über dieses 
öchriftdenkmal. Zum Inhalt dea Werkes im All|j;emtnnen übergehend, WspHebt 
Verfasser die Semintik und Üiaj^nostik und allgemeine Tberapîe der Aegyi^ter, 
die Art der AbfitHUUUg und die Technik der Ausführung ihrer Keeepte. Nun 
kommt VerfasÄer zur Bespreeîiung der einzelnen Abschidtte des Buebes und 
bemüht sieh, das über die Uedeutuug der weaentliebsten Begrifl'e Sicber- 
gestellte lierFor^uheben, Er verweist lusbeHondere auf die Tbatsaehe, dasa die 
ÎÛ den einaelnen Ik-eepteu gobrauehten Aasdrüukc niebt immer nörllicb auf- 
aufftssen sind^ um den ihnen innewobnenden Begriff auäüudriieken ; ferner auf 
den Umstand, dass die Aegypter oft heutzutage vollkommen differeazirte 
Kranit heitsbilder xusainmenfasHtea, anderseits vereehiedene Symptome, oder iu 
mehreren Modificatiouen ersehdnende Symptomeneomplexe in einegnnae îîeiîie 
von Kraukbeitsbildern aerlegteu ; ein ll^mstand, dessen Ausseraelitlassung viele 
MUfidüutungen veraehuldetc. Bei der Aufzählung der jtaldreieheu lîceepte 
finden aieh viele Anknüpfungspunkte an tberapeutii^eheD iMaasnabmen, die bei 
anderen uralten Völkern geübt wurden und ee wird insbcsundore auf thera- 
petttischf« Metboden hingewiesen, die bis in die neueste Zeit an Bedeutung 
nichU eingebüsst haben und noch iu der modemcu Therapie Venrendntig Endeni 

,, Mit feU w nff tn zur Gesehu'k fe der Medizin mt d der 3'rt t u rw Ijssi-nst^fi a/ten ' ' . 

Organ der Ges*ellsebftft. Ked. G. W. A. Kablbaum und K.öudbolT, 

Dec.-Januar. 1902/03. 
I. Originalabbandlnngen. Ueber einige in Phrygien auBgegrabene aetr alte 
Gegenstände, von LStaittsrat Prof. Dr. Ä. JCoheH, p, 271, Nevie Beitrüge 7.ur 
Vorgesrliiebt^^ de« Thermo me terv*i, von Dp. J'^mil Wûhhvill in Hamburg, p. 2H2. 
H, Keferate. Natur wisgenBchaften : Allgemeines. Anthropologie Botanik. 
Chemie und Alchemie. Geographie, Ueologie und Mineralogie, Matliematik, 
Astronomie tmd Astrologie. Phytäik. Technik. Zoologie, p. 291. Medizin: 
Allgemeinesi und uesamidarstellungen, Altertum. Mittelalter. Neuzeit. Epide- 
mien, Endemien cle. Therapie, Bäder, Krankenpflege ete. Lokolge-tehielite, 
KongTCSsheriehte. A'olksmedizin. Tiermedizin, p. 347. HI- Naebricbien und 
Notizen, p. 38 i. IV. Namen-Kegister, p. 393. 

OÉOOUAVHIK MÉDICALE. 

La pfsfe dang h Pvnjab: une campaff ne dlnocidaflon, (Indian Laneetj 

11 août 1902.) 

L'auteur, qui signe avec humour Anti'Tu^î», oxpo^e les eomUtou» fuites au 

l*unjah par Tepidfîniie pe-steuHt» qui SL^vit depnî» pusieurs années dans ec 

dintriel. I! montre qu'à chaque poussée nouvelle auccédiuit à une pt^riode de 



I07 



àéeUn tlu iUau, îc cbiffri* des dM's augmente Ji' fn^iun inquiétante, Eu 189Ö 
on eom,i>to 5410 morla; en UKX) VI. 31>i> (sept dîstrîets anglaifi et neuf indigimcs 
furent cnvaîiis) en 1901 20O.4X)O moris portant sur vingt-troU districts anglais 
i-r neuf iiidigî^ufrt. 

Depuis Tonp^ine de l'épidémie tout ce qui peut être tenté pour enrayer sa 
tnarelie a été fait. Isoléineut, désinfection, mesures de tout ordre ont éclioué 
devant rignorance obstructive dejt jjopuktioiis. 

Le corr»c*rpotidant de VlNdtatt Lancet estime que l'Inde entièro est mcnaode* 
Aussi le moment lui semble venu de mettre en pratique le seul remède ayant 
une eflicacité ridelle, et dans It-quc«! il aliîrme que les population auraient plus 
fatrilemeut eoutianec. C^est l'inoeulation. Il recommande eu çonséqueuce Torga- 
nîBtation d'uûc eampagne de prédieation eu fareur de l'inoculation, dont le 
«erriee serait plaeé sous h i'outrôlo du Capitaine Wilkinson, L>LS, Officier 
médical clmr^L' du serviee de la peste dans le Punjab. Il y aurait VI. 5O0.CKTO 
inoculation» A faire au total. En sup]>osafit qu'un inoculat^zur puisse faire 700 
opérations par jour, et par consétiucut IG.HIX) par mois, it faudrait pour une 
campAgne de etnq moig 77 médecin» inoculateur» pour remplir la tàt-^bo pro- 
pos*5e. Pans ces eonditions, il eonviendrait de demander en Angleterre iin 
r<?nfort de 37 mt^lecins commiasïonnéa ti^mporairemeot, afin do compléter lo 
L'adre dc§ médecitui actuellement en service. G. Tsellls. 



Lrs Uniivrsitt's Tndicnncê. (In Indian Lancet, du S janvier 1903.) 
D'après lea recherclies réeentes de Mr. Xali Oharan Cbatterjee le vi^ntablo 
fondatieuT des Universités indiennes de Calcutta, do Bombay et de Madnis qui 
s'établirent en m^nie temps fut an uii^deein an^çlais le Dr. Mouatt, qui était 
venu un 1810 aux Indes pour y exereer sa profession. Dèa 1811 à la mort de 
Mr. David Hare, il fut nommé à »a pla<îe siupcriut^'udant dti Collège Médical 
de Calcutta qui avait été fondé quelques années auparavant. Grèce à son 
impulsion personnenc, à son titre de docteur il décida de la prospérité de son 
département. Lea étudiants du Bengale qui allaient parfaire leurs études en 
Angleterre restèrent de» lors dans leur pays d'origine, où le Dr. Mouatt 
remania les programmes universitaires sur le modèle de eeui de son ami le 
Pr, Maiden du Collège de l' Université de Londres, Mais le plus remarquable 
de ces établissements fut celui de Calcutta qui servit de modèle à tous eeui 
de la Péninsule. En 1B70, le Br. Mouatt, qui avait rendu les plus granda 
services à la population indiennne. quitta les Indes; et pour perpétuer sa 
mémoire elia4[uc année une mé^bille d'ar^jent (Prix Mouatt) est décernée à 
rétudiâut le pUts méritant. Il mourut en janvier 1S07 emportant avec lui les 
regrets des Indiens qui l'avaient connu et auprès desquels il n'a jamais été 
remplacé, L, M, 

Dk AvHuhgie ihr Ban-hirL {Brit Med. Jountal, 7 Feb, IW)3.) 

Dr. E» A. O. Travern, ßtaatsar^t in Scdangor meldet das Auftreten der Beri- 

B<*ri in einem der Gefängnisse, \Yahrend meUrere dieser Gebäude ILren Beia 

von demselben Contractant und von derselben ijuelie empfingen zeigte sieh 

nur in «inem Gefangniss Beri-Heri. In li^fll trat die Krankheit ia diesem 



k 



^1 



loS 



Gefançniss, einem ganz neuen Gebäude Buf, da die Gebäude (von 1892—1894) 
Ton der Kranklieit frei geblieben waren. Bmclitc man die Kmnkcn in eins 
der alton Oobäiidc Äuriiek so lieilte ein grösserer ProeeutsatK wio im neuen 
Hause. Alle Nahrung für beide Gefängnisj^e ïvurde im ne non Gebäude gekocht. 
SiM'isen und Diät waren für beide ganz fçWidi. Auf diese Weise brncb die 
KraiikUeit im altcu Haus gar mAit aus, im neuen zt^'i^Q. sieb mouallieb ein 
Proeentsatz von 9% Kranken. Wdlirend in den näcbstcn Munaten die Nahrung 
in beiden Häusern abgesondert gekocht wurden blieb das Verbhltnisw das gleiche. 
Im alten Hause so wenig wie in den andorri alU^reti Gebäuden, die von der 
sellien Quelle Nahrung boKOgen, Irnt die Kmiikheit auf j das gcscîirib imr in 
dem einen neuen Hftuse. Wenn dieser Berieht richtig ist, giebt er wemgtttens 
keine Stütze für die Eeis-Tlieofie der Beri-Beri, 



DÎC Schlafkrankheit in Uganda. (Idem.) 
Dr. CasteUttni Mitglied der KÖuigb Commis^iou zur Untersuchung der 
Aeltolagio der Sehlafkrankheit meint dass er den Parasiten entdeekt hat der 
die Krankheit Tcnirsûcht. 



^c 



Jan. 



ifM'f* rftf Médecine Na 

La Pexie chez les AnimatWf ^j^ecfiahmenf daitt ses rap/jorixaveeht prophylaa'le 
gattihtlre by l>r. Ford is a useful summary of what is known on the subject. 
The animals include monkeys, rodents, the Carnivora, the horse, wine, sheep, 
Ifoats, cattle, birds, repttlet}, frogs, and inHocts. Au the rat is most suseeptiblo 
to plague, and takes the ehief place in it« propngation, it naturally receives 
the most attention. The varying susceptibilities of the different species ia 
noticed. The authoi% and I think justly, refuse» to admit an iramutiity for the 
sewer rat (mn* dtvumanas) for which nome have contended. He considers the 
migrations of these rodents in relation to the spread of plague, the symptoma 
of plague in rats, and records an autopsy showing the lésions met with in 
animals that liavo died of the disease. He theu di«eu8î?es the sources from 
which the rat derives the infection, and the manner in which the eontngion 
is transmitted to man. The author liciievcH tliut the plague bacillus iu a uou- 
pathogenic form exists in the &oil, until it meetti the conditions necessary for 
its pathogenic evolution. In common with Biuiond, the author holds that the 
flea is the common agent for transferring the bacillus from rat to rat, and 
from rat to man. .\s this is a jioint of the first importance in the etiology 
and prophylaxis of plague, we could hftve wi«lied that the author had given 
his reasons for arriving at this concbiKÎon. The paper, although necessarily not 
exhaustive, ia a viiluable one, A few errors in respect to pi*oper names and 
dates — for example, placing Boccaccio in the XV^II eeiitury — might have 
been avoided. 

Dt. Lafol ie complete*« in this number his medical report ou the Mùmoji 
hifdrop'aphiqttv du ^BmßtiiV divn le ffffff de Shnn, and Dr. Le M^îhautë 
commences what promise« to be a useful study cm La prophjflaj^te pttr l*eaa 
ilf heiaoit dan*, lu marine. 

Dr. Couteaud contributes to the February number an article on the LtttU 



109 



confte fit tuJjerfufonc à ltor<L He pointa Dut tlie froquency of jhtliisis in the 
marine; explains in dvtail the various wayi^ in which tlic infiH'lionis introUufrU 
into and spreads in aliips of waf, nird tlip t'irL^um^tances coimpctod with lifc^ 
on iKsard modern ahipa of war wliich favour the evolution of |hthiais. In^tauces 
of the spread of tlio diseaae by contajicion observed bj the author, are given, 
and the cTil efftvtü of alcoholism in predisposing to phthisis is insisted on. 
The author is evidently well aetiuftiiited vrilh recent baetorioîo;|ieal work, and 
hi"* own personal obserirations jfive »pecial value to tlic artiele. Jrlis Butrgestions 
A» to prophylftyis, founded on the etiology of the infeetion, aro wiae and 

pnict*!c&I. AnDE2W DlYIDBOK* 



EPIDEMIOLOGIE 

DES PATS CHAUDS. 



A, Pkstb orBONiQUE. 1. Australie, Qmçmîand, TatmsnUe, le 21 nor, 3 (2). 
2, Indeë anglaise« arien tahs: 

ï.1-2ÎHni. MuoT.-6ife 7-13 rk 1J-2fhk 2HK.-:ijmi. Mfljwi. 

JudeÊ entihrs (1203Ö) (I240t^) (13115) (li203) — — 

Bùmha^ (Prtf*kf.) (5935) »313(6132) 8tîl3(6il6) 10000(705«) 6423(5143) 828rt(61Mil) 

105(100) 306(251) 

33(29) 27(25) 



M (Vim - 


— 


— 


~ 


A'tJrtirAi — 


— 


„ 


— 


Punjab {Um 


(1695) 


(2145) 


(1734) 


Bengale (878) 


(865) 


(1186) 


(1285) 


Prot. Nord-0»C4i 








et ÛKdL (1175) 


(12Ö3) 


(1473) 


(1639) 


Iffiorr (Etat) — 


— 


(805) 


(871) 


Muiffdt — 


— 


(336) V 


(478) 


ff^âi'rahfid {ïù^tf) — 


— 


(652) 


(fUl) 



3. Ih de Mmtrice, du 11 au 1Ö àéc. (10); du 23 au 27 àée, (H); du 28 àéi\ 
aiL 1 janv, 9 (5); du 2 au 8 janv, 8 {%), 4, Colmnc du Cap {U Bonne Eapî- 
ran^). Purt Etimheth, du U au 30 dée. 2i du 21 au 27 dt^c. l{l)j duSHdée, 
nu 3 janT. 1. 5. AmérîqKr svpiaHtnonah {Etata-Unis), San Francisco, le 28 
wi. il); le 15 nov. (1)^ le 18 uov. (1); le 27 nov. (1). 6, Mt^îqttc. Mazatlan, 
Du bout de déeejnbre la maladie est éelatt^e. 7. BrètiL Bio de Janeiro, du 16 
nu 30 nov, (1«); du 1 au 15 déc. (18). 

B. CiiOLÊBA ASiATKjrE* L Japon. Jliogot du Ü au 23 nov, 3 (2). % Iles 
Phifippiiteê. Mrtiiile, du 18 oct, au 1 nov. 4173 (3141); du 2 au 16 nov. 184 
112-4); du 1« au 30 nov, 119 (98); du 1 au 15 di^e. 21 (18). Dans les provinc-es 
du 18 ot't. au 1 nov. 90087 (50646); du 2 au 15 nov. 252 (I7f<); dû 16 au 30 
nov. fl3Hl (5258); du 1 au 15 dtV«. 4154 (25tMI). 3, Indfn hofhrnduiseforieHftihs, 
Ih de Jam. littttnm, du 26 oi-t. au 15 nov. 109 (88); du 10 au 22 nov. 16 
(12); du 23 au 29 nôV. 6 (2); du 3i> nov. au 11 déc. H (6). Scmarantf, du 22 
ot-t. au 25 nov. 212 (207). Soumhaya, du 3t) nov. au 13 di?c. 135 (SI); du 14 
au 27 dtîe. 157 (DD). Grissev, du 1 nov. au 5 déc, 6 (4). Ik de Sumatra, 
Palanhang, du 1 au 28 noT. 76 (63). Ile de Bttrnéo. Bandjerma*ifff du ai oct. 



tfO 



AU nov, 4 Ci), 4. ÏHtht muiktis*:« nt-kitUth», Butnhifif^ ilu ly an 25 ùov, (1); 
du 7 au 13 d(ïf, (3>K CaJrutia, du m au 22 nov, [2Ü); du 23 au 29 nov. (12); 
du ;W nov. AU 6 déc. (51); du 7 au 13 déc. (35). Sîraitë seUhmeBd, Shgifporft 
du 1 au 15 nov. (22); du l*î nov. uu 6 dé(.\ (62). 

C. FiÈVBE JAiTTE, 1. BrésiL Rh de Janeiro, du 21 «ept. au 16 nov, (10), 
2. Colombie. Panama, du 1 juill. au 8 dée, 101 {16); du 16 au 22 dtV. 6 (2); 
du 23 au 2iî déc. 4. 3. Kvùuaditr, Gita^nquU^ du 10 août au 22 nov. (19); du 
1 au 6 déo. (4); du 1 flu 13 dée, (10); du M au 20 dde. (12); du 21 au 2" 
àév. (13). 4. Mcj:iqu€. Métrique { VU h), du 8 au 14 àéc. (3). Vera Cmz, du 
7 juin au 13 dée. 131 (174); du 14 au 20 déc. 14 (3); du 21 au 27 déc. 14(4); 
du 2B di^fl. lïKtg nu 3 jauv, 10O3 6 (2); du 4 ftu 10 janv, fi (4). Tampico, du 
7 au 13 dëc. (8)5 du 14 Ûéc. 1902 ûu 3 jftuv. 1903 (24)^ du 4 au lOjaav. (14). 
5. Cusfu-Jîtca. Pu ft Llnum du 4 juiil. au G dt'c. 27 (14). 

(DVprta les numéros 2VM, 2104, 21115 et 2im du „British mcdiealJouriiÄr'. 
les numéroa 2, 3, 4 et 5 des „VerötTeutlidiungen dea Kniacrliülien Gesund- 
heitsamtes", et les numéros 52 de 1002^ 1, 2, 3 et 4 de 1903 des „Public 
HoaUîi Reports'' (des Etats-Uni»).) 

Amsterdam, février 1903. Bingeluîg. 

COMMUNICATIONS. 



Deux iwueêatue enseignement dans V U vivent té de Najßh'jf qiti appar- 
tienne» i à la Gét}ff raphia ntédicale. 
h Pitthitlifffk erotique, — Cbar^»^ du eoura le Prof, Dr, F, lUio [eollabo- 
rateurl) du Ja)tt(4i], 

2, S^ffièMe eùlaniafe, — Chargé du eouM le Pi-of. A. Pasqiiale. D. G. 

Un hthonttüire. de biaiotfie ^itr les Alpes. 

En Italie pttr la noble protection de S, M. la KeineMèro(Htnne Mdrgiicnte), 
et par le savant et f^énial t'oncoura du Prof. A. MdhsO;, a é\j^ (établi sur le 
Mont Bosft à 4ô6<3 mètres d'altitude (Pointe Guifetti) un Observatoire ijui 
donne une nouvelle et durable impulsion ^it à la Météorologie alpine, soit 
aux études de Pliysîolapie sur la vie de Thomme dans les Alpes; études, qui 
furent dt'jà initiées, surtout par le Prof. Mosso, dans la petite CVf/w/i/iff Jîf^iwtf 
Mafgheriiii, Une motion au Cougr&s des physiolopisteii (Turin, 1901), émise 
par Sir Mii-bael Fost^T, de la Société Hoyalo do Londres et par le Prof. 
Bowditeli de riTniversité de Boston, déclare „le laboratoire pbysiolos^ique 
du Mont Ro«a une inatitution internationale". Encore de par la YioyaXc Aera- 
demia dei Lincci (séance du 4 mai lÊNJl) le vice-président Prof. P. Blaaerna 
est bien heureux de pouvoir neeueîllir le voi-u dit Congrèt dû Turin, [Voir: 
Rciidicmiti il f fia J?. Amendent ia dci Lituri, Huma IWl^ t. Il, fan. S); et les 
Ârthii^e* itttUenne* de Biol(njk\ Turin im2, t. 37, p. 309.] 

On peut dire que par le mérite du Prof. Mosso en Italie l'tilpiuiHmc s'est 
avancée dans une troisième période. Dans k première période, à Tinitiativo 
de Q. Sella, on commença les asceuH'ons alpines dans le but de réducat:on 

I) Lé Prof, Rho & bîen voulu noa« fiivoyer itn pi;tit myffiflir* sur tôt enfldgticmetit, 
mémoire, qui pAraltra ilan« l« Uvroîwn proetinïne. 



iH^ 



1 



hjgîéiùque. Dana la deuxième période, grâce à M. le P, Denza, on commença 
Téttide do la MélnSoroloRie alpine. M. Del Gaizo (Naple»). 

EHSciguemcnl de V Histoire de la Médtrine. 
Le 15 novembre à T Université de Naples, le Prof. M. Del Gaizo 
eommença la treizième annét? de eon c tine i gnome tit de THistoire de lu Médenioe 
par un diseours sur le thème „Leâ études de Rmlolpht Vi}*ehou* mr rHîstott'c 
dt la Médecine itaUi'nne, et »jiéciahmotf itiir h* nenvces de JùistachiOf l^ahnzto 
ah Aquapendenie, Mafpiffhi, MorffagitT. D. G. 

Une eolhetimi de portraits de hotmfUtu itaîkm et éiMnger» [ancimi 

et modcntûs), 

A été ffiite dajis l'üniversite de Padoue par M, P, A. Saecardo. Il y 

a 1173 portraits. Le savant Prof, 8accordo i>n donne Tiiides en deux Articles. 

[Voir; La Iconofeca d-ti JJotafiici nel iî. IniHuto botaiiico di Padouc. Genova 

JB$9—1902; pp. 1—35, 1—22. Extraits du journal botanique ..Ma/pitfkia".'} 

D, G. 



Cjfühts medietis. Le médecin fonctiofirtaire de rEtat. 

Noue apprenons qu'une assemblée de 275 eaisaes pour lea malades à Ol ten 
(Snîisv) a t'noneé presque à l'unanimité le voeu que la im^decine dorénavant 
dericnne fonction d'Etat. On s'adressera pour cela au Conseil de la Confëdératioîi, 

Certes il eat apparent que la Soeiét^ va se développer de nouTeaii dans 
cette diroetion. Le poids que Tbyj^iene prend dans la vie de* peupli's, le fliom 
pour la vie et le bien iHro de.s ouvriei"», lÄJiKuranec contre Ich aeeidents qiti 
oblige l'Etat de s'adre*iser de plus en plus aux médeiuns, le néeessitera enfin 
d'organiser une caisse pour les malades qui comprendra tous les eitoyena de 
l'Etat et de fondre une bierarcbie médicale civile. Comme rhierarchie des 
inécleeins militaires telle organisatîou cxi^tf déjà dan» le service de« médecins 
d'Etat. On n'aura bcaain que d'éteindre le principe qui a ses avantages tant 
pour l'Etat que pour Ich médccinfi. Peut-être nous verrons enuore revivre une 
organisation médicale semblable à celle qui a existé dans l'empire de ByzancG 
et dont on peut trouver les détail« dans les manuels médico-historiques. • . ' 

Index medicùjs. 
ü'eat arec plaisir que nous venons d'apprendre la réédition de Yltiâex 
M$dieui „montKly clnsaified record of the current medical literature oî the 
world". Second série». Publislied by the Carnegie Institution, \Vn«liington, 
U.C. Editors liobert ElftcLer, M.D., Fielding H. Garrison M.lVj nu prix de 
ô 1)1. pour l'Amérique et Canada, 2ö sli. ou marcs, 3*) fre><. ou lires pour Tétranger. 
Lb nouvelle édition sera la continuation de l'Index Medicua de I87t>, qui a 
6U discontinué eu 1S91>. On y trouvera Ici titres (in pleno) de livres, pamphlets, 
thèaex, eoutributions au se travaux coopératifs, Icü articles originaux de toute 
I mria d'éditions médicale» cl scientitîqiu^B, La classificntion res.'^embleni à celle de 
rißd^ catalogue of the Library of the Surgeon General"« „office", L'lndes 
Medii'us paraîtra mensuellement et chaque numéro sera pourvu d'vme table 
de n1ftti^^tfs, 



Une plante ho*tih au-x momtiqueê, 

La Btlt. m^. Journal (31 janvier 184)2) qai cite U „Katars^' nous apprend 
que roüymum viritlt' {Lab.), cliasserait les moustiquca et qii'imo scale do cos 
planlos y suiUrait. L'e-^pî'Ciî trofynuim qui àSîerru Leone est t-omiu sans le nom 
iroc^^miim febrifugKiTi, plnnte contre la fièvre, est utiiveraeJîement utilise là 
bas dans la thérapeQtiqvie* On donne une infusion des feuilles contre les 
fièvres de toute sorte. 

De même une autre espèce, l'ocymura basilicum qui, elle aussi, sent le baume, 
se donne aux Indefl, paya, oîi elle croit abondaninient, contre les paroxysmes 
dcB fièvreB int^î^mittente8. Dans ee cas on ajoute da poivre noir et du gingembre 
à rinfusîou des feuilks do la plante. 

L'enieignement des maladifs tropieales.. 

Deux cliaîres pour lea maladies des pays cbauda ont été fondées an „Mïcbignn 
College" de médecine et de ebirurgie. Les Drs. Kob. S, Linnet Dr. V.. F. Hooper 
qui tînt aervi à la guerre avec TK^paguo sont élus h préparer des praticiens 
pour le traitement des malÄdies régnantes aux Iles Philippines et t\ Cuba. 

Le Dr. Stephens a été élu lecteur à l'école des maladies tropicales à 
Liverpool. (Angb) 

JL* h Ufa ire de ht m^d^mne en Ilof fände 

D'accord avec les fondateiirs de la soei^liî hollandaise pour l'hiatoirie et U 
g<?ographie mMiealea Mnis. van Ketel, Jarobus Pokk et Prof. Dr. Vçràt'halïelt 
se sont adressés aux Départements hollandais de Pharmacie pour faire appel 
à leur Qppui. On a l'intention de s'adresser de mémo aux représenta ni s dos 

aeienees naturelles. 

Krankheiten der war men Länder^ 

Du livre bien méritoire de notre eo-rédncteur le Dr. Scheu bc, „Krankheiten 
dor warnion Llinder'', sou» le titre „The diseases of warm eountrios, A Hand- 
book for Medical nien" une nouvelle édition anglaise |»«rslt en ce moment. 
C'est une dame Mme Pauline Falcko qui soigne la traduction. Le livre aer* 
est édité par James Cantlie, M.A., M.B., F.E.C.S., D. R H„ Lecturer at the 
London School of Tropical Medicine. Nous sommes assurés que en Angtetorrc 
le travail trouvera également le même accueil favorable qu'ail leursi 
j,F'^tichntiin" y« Médecin / 

Dans notre cntrotilot sur ia Modorra {Jamiji VIII, 1, pg. 56) cîti^ du BriL 
Mvd, Journal, nou« avons posé M, Cunningham Graham comme docteur ca 
médecine. Le Brît. Med. Journ., corrige notre communication en remarquant 
Mr. C. G. rejette généralement la science et qu'il ne souhait era it que d'être 
nommé „fétiehman" tout au plus. 

Dans ce cas nous n'avons pas besoin de revoir notre titulaturc car médecin 
or fétichman c'est absolument la môme clioso. Seulement lo fétichman est le 
premier stage du médecin naissant. Le fétichman, „médecine man", G,itiga 
médecin-sorcier tout en se développant à la tin de ses métamorphoses ne trouve 
changé en médecin ordifiaîrc. 

En observant eeei M. Cunningham Graham n'aura pas à se plaimire. • , • 



•ENSEIGNEMENT A ÉCOT.E DE SANTÉ MARITIME ET 
COLONIALE DANS L'UNIVERSITÉ DE NAPLES. 

Pak le Prof. Dr, FILIPPO RHO (de Naples). 



L'Italie n'a pas de colonies importantes^ maïs elle a une grande 
émigration et beaucoup de sujets établis à l'étranger; plus de 4 
millions d'Italiens vivent hors du royaume, i million et Va s'est fixé dans 
le Brésil et une bonne moitié ^'y dédie aux travaux agricoles. L'émigra- 
tion italienne a été toujours forte depuis une trentaine d*années et mainte- 
nant elle est supérieure à celle de toute autre nation* Dans le premier 
seraestrc de 1902, 354.000 individus ont émigré, 14S.000 définitivement 
ao6.ooo pour un temps indéterminé. En effet les travailleurs italiens, avec 
la moderne facilité de communications, voni et viennent d'un pays à l'autre 
en quête de travail et retournent souvent sous le ciel bleu de leur beau 
pays ; aussi l'émigration temporaire est supérieure à l'émigration permanente. 
Ce phénomène social a cessé de préoccuper les sociologistes et les hommes 
d'Etat» depuis qu'on a vu que la population italienne augmentait toujours 
du même. Mais d'autre part les classes dirigeantes ont cru leur devoir de 
soustraire, dans les limites du possible les emigrants à l'avidité dess^-jécu- 
lateurs, agents d'émigration, compagnies de navigation etc* On a fondé 
des sociétés de patronnage, et une loi est depuis un an en exécution pour 
régler l'émigration et pour prendre sous tutelle économique morale et physique 
les pauvres travailleurs. Pour ce qui a trait à l'hygiéne et aux conditions 
tanîtaîres, les paquebots qui font le transport des emigrants doivent 
embarcpier un corn missa ire iiu ^i^ouverncmerti qui est toujours un médecin 
de la marine de guerre. Si les emigrants à bord sont plus de 700 un 
autre médecin civil italien est embarqué en qualité d'aide du commissaire. 
Tous ces médecins de la marine doivent avoir des connaissances sur la 
elimaiologie et la pathologie des ports ou vont mouiller les paquebots, 
sur rhygiènc navale et la pathologie exotique en général, La même instruc- 
tion doivent avoir les médecins des ports en Italie, qui sont à la dépendance 
du Ministère de l'intérieur et particulièrement de l'Office central de santé 
publique. 

Dans la discussion de la loi sur Témigration qui eut lieu dans 1901 
â la chambre des députés, plusieurs oiateurs et surtout l'on Nasi, ministre 
de rinstruction publique ne manquèrent pas de faire ressortir la nécessité 
de la fondation de chaires spéciales pour l'enseignement complémentaire 
d« pathologie exotique et d'hygiène navale» au moins dans quelques 
universités, mais surtout à Naples, Gènes et Palerme, ports de partance 



114 



de Vérnîgratïon pour T Amérique^ On a conimeiic<e par TUniversité de Naples 
et les deux chaires ont été confiées aiix privai-docents Dr, Filippo RJio et 
Alessandro Pasqüale, qui sont en même temps officiers supérieurs de la 
marine royale. 

Mais pour intégrer les intentions ministerielles ü fallait avoir outre les 
deux enseignements principaux, des enseignements de bactériologie et 
microscopie clinique, de diagnostic médical, de bromatologîe, de la pro-, 
phylaxie internationale des nialadies infectieuses (lois, règlements et leuri 
application pratique), de mercéologie (connaissances des marcbandises)^ i) 

Le professeur De Giaxa, directeur de l'Institut d'hygiène de l'Université 
de Naples, pensait alors d'ouvrir une école spéciale pour les jeunes méde- 
cins qui désirent s'employer dans les carrières maritimes ou exercer l'art 
salutaire dans ks pays d'outre mer ou se dirige l'émigration italienne. 
Tous les enseignements nommés sont donnés par des spécialistes en cours 
théoriques et pratiques dans le susdit Institut qui est le plus grand des 
universités italiennes, avec de grands laboratoires très bien outillés. Les 
niéiiecins élèves vont visiter des navires dans le port, la station de désin- 
fection etc. Pour la partie clinique le matériel est fourni par les hôpitaux 
civils et militaires; malaria, dysenterie, abcès du foie, etc. ne sont pas 
rares en Italie, en outre on va ériger un asile pour les emigrants avec un 
petit hôpital annexé ; on pourra comme ça traiter des maladies non conta- 
gieuses cheï les emigrants qui retournent si souvent à la mère patrie. Pour 
les maladies contagieuses on se contentera forcément d*exercices de patho- 
logîe expérimentale, outre la connaissance pratique des maladie infectieuses 
dii pays qui sont traitées dans un hôpital spécial. L'école a ouvert un cours 
de trois mois le 2e février avec un discours du Prof. Rho qui avïdt pour 
objet Xcxpanswn iiaUcnne et ies iimks di mêdcànt tropicak. Le jour ajires 
le Prof, Pasquale a lu ^SiXei^on ^\ir\i^ but et rimpôrlim£€ de f hygiène navaii^^ 

Les cours pratiques sont fréquentés par 37 jeunes médecins qui payent 
une taxe tie 115 francs. Les cours théoriques sont fréquentés aussi par des 
étudiants, surtout ceux de pa/hologie cxû/Içue et d^hy^tine mwak, comme 
cours libres complémentaires. L'école est dirigé par le prof. De Giaxa, 
qui enseigne aussi la bactériologie et microscopie; ses col Ud>ora leurs sont 
outre les profs. Rho et Pasquale, le prof. Sénise (diagnostic médical), 
Méloue (bromatologie), Druetti (prophylaxie internationale des maladies 
infectieuses)» Vetere (mercéologie). Chaque professeur fait lection 1-2-3 f^'s 
la semaine selon Timportance et l'extension de son enseignement, 

l) hea mfdt'olm do to ntarinc doir^nt »»voir (Mimmeiit ciit«nHger les dpstnfi^ctiona des mar- 
chAndlsfa; Ivt roéde<?ina des port» sont par lit loi membrcii d'une eoinuilsBiuti eum|Hï8t'p i.*n 
outrt? A* un oflii^Jpp dt* port t't d*un ehîrabtc loPöqu'il 8'i»gU de teconimitrc? Tuvsirk* do* 
marchaiidiüOB d^un navîrie. 



CAUL VON T. INNÉ ALS ARZT. 

VON 

WILHELM EBSTEIN (Gestängen), 



Carl von Linné, geboren am rj. Mai — aîten Stils — 1707, gestorben 
am 10, Januar 177S, der grosse Botaniker, von dem Hjelt erzählt, 
dass ihm kein geringerer als Albrecht von Haller, weil er selbst an 
Heimweh litt, 1739 seine Professur nebst der Aufsicht über den botanischen 
Garten in tiöttingen angelKitcn halje, stand — wie es bei seinem Lebens- 
gatige eigentlich selbstverständlich ist, der Medizin weit näher, als es 
gemeinhin angenommen wird. 

Als Sohn eines Geistlichen gleichfalls für das geistliche Amt bestimmt, 
zeigte Linné bereits als kleiner Knabe eine hervorstechende Neigung fur 
die Botanik, woku er von seinem Vater, welcher selbst ein grossser Garten- 
liebhabcT war, die Anregung bekommen haben mag. Diese Neigung zur 
Botanik, welche Linné völlig in Anspruch nahm, war wohl der Grund, 
dass Linné der Schule wenig Geschmack abgewann. Seinen Lehrern war 
es nicht beschieden, zu erkennen, dass er doch ein hochtalentierter Knabe 
war. Es ist auffallend, wie häufig die Schulmeister sich sei es» infolge 
eigener LTnfahigkeît und geistiger KurKsicbttgkeit oder infolge von 
niedrigen Charaktereigenschaften, WilSkür und Ungerechtigkeit, hoch- 
talentierte Knaben, deren Unterricht ihnen anvertraut ist, für durchaus 
unfähige Individuen halten. So erging es auch Linné, dessen Lehrer auf 
dem Gymnasium in Vexiö seinem Vater den gewiss wohlerwogenen Rat 
gaben, er möge seinen Sohn bei einem Tischler oder Schneider in die 
Lehre gebeUi weil sie tiberzeugt seien, dass er „mit den Büchern nichts 
ausrichten könne". Mit einem wenig empfehlenden Zeugnis wurde Linné 
als zwanzigjähriger Jünglung vom Gymnasium entlassen. Ein tüchtiger 
Arzt der Provinzialarzt Rothman hatte Linnés Vater über seines Sohnes 
Misgeschick in der Schule damit getröstet, dass der. Junge nach seiner 
Ueberzeugung mit der Zeit ein berühmter Arzt werden wtlrde. Die Zukunft 
hat dem braven Manne in dieser Beziehung durchaus recht gegeben. Ohne 
nun den Studiengang Linnés hier im einzelnen weiter verfolgen zvl wollen, 
sei hier mir mit Rücksicht auf seine medizinische Ausbildung soviel gesagt, 
dass er dieselbe neben der Botanik während seiner Stadien in Lund und 
in Upsala durchaus nicht vernachlässigte, so dass Litïné, welcher mit 
Olvicksgütern keineswegs gesegnet war und dessen akademischem Weiter- 
kommen manche Schwierigkeiten bereitet wurden, nicht nur tlurch seine 
Vorlesungen sondern auch durch eine nicht unbedeutende arîslîiché Privat- 

9* 



praxis m den standgesetzt wurde etwas Geld zu sammeln. Mit einer 
Dissertation r „Hy]]iothesis nova de febriiim intcrmittentium causa" erwarb 
er auf der Universität in Harder wijk in Holland im Jahre 1735 den 
Tnediiinischen Doktorgrad. Der berühmte Bocrhaavej welcher damals in 
Leiden lehrte und wirkte, wünschte, nachdem er durch Liimes wissen- 
schaftliche Arbeiten, insbesondere sein Systema naturae, auf ihn aufmerksam 
geworden war, dessen Bekanntschaft und gab Linné den Rat sich in 
Holland niederzulassen. Ungefähr nach dreijährigem Aufenthalt in Holland 
kam Linné, nachdem er vorher einen Abstecher nach Paris gmacht hatte, 
als Einunddreissiger im Jahre 1838 nach Schweden zurtlck. Er hatte bereits 
grosse wissenschaftliche Leistungen hinter sich und hatte im Auslande die 
glänzendsten Ehrungen erfahren ; er hatte als Arzt grosses Vertrauen 
genossen und glänzende Einkünfte gehabt, musste aber nach seiner von 
ihm so sehr ersehnten Rtickkehr in die Heimat mnächst die grössten 
Enttäuschungen erfahren, dass er anfing an seinem Fortkommen in seinem 
Vaterlande zu zweifeln. Indes nach einigen gelungenen Karen gewann 
Linné auch hier Vertrauen als Arzt^ welches von Tag n\ Tag wuchs, so 
dass er bald so viel verdiente wie die anderen Aerzte Stockholms ziisamraen. 
Jedoch wahre Befriedigung erwuchs ihm daraus nicht und er schrieb an 
Albrecht von Haller, dass er, wenn er nach Upsala käme» die medizinische 
Praxis abgeben und sich nur mit Botanik beschäftigen würde. Im Jahre 
1741 wurde Linné zum Professor der theoretischen und praktischen Medizin 
in Upsala ernannt, erhielt aber im nächsten Jahre die Erlaubnis, nachdem 
er im Herbste 1741 mit seinen Vorlesungen über die Historia morborum 
begonnen hatte, mit dem derzeitigen Professor der Botanik zu tauschen, 
„damit jede Wissenschaft ihren rechten Mann bekommen würde". Nichts 
destoweniger wurde Linné der medizinischen Wissenschaft keineswegs 
untreu, er blieb fortdauernd mit der Bearbeitung von fragen beschäftigt, 
welche diesem Forschungsgebiet angehörten und gab durch seine Schtder 
eine grosse Zahl einschlägiger Arl>eiten heraus, welche über seine medizi- 
nischen Anschauungen und Lehren Kenntnis geben. 

Es hat recht lange gedauert, bevor besonders im Auslande die Geschichte 
der metli£inischcn Wissenschaft Ltnnés Verdienste um diesel lie erkannt hat. 
Es ist in dieser Beziehung nur ein Trost, dass man in seinem eigenen 
Vaterlande Linnés Bedeutung für die Heilkunde auch erst recht spät 
schätzen gekrnt hat. 

H. Häser i) hat Linnés Verdienste um die Medizin sehr niedrig taxiert ; 
er sagt, dass derselbe nach dem Vorgange von Sauvages ein natürliches 
System der Krankheiten entworfen habe, welches durchgängig den Dilet- 
tanten verrate und an welchem nur bemerkenswert sei, dass er alle 
ansteckenden Hautkrankheiten (Euanthemuta viva) auf Insekten zurückführe. 



J 



117 



Nicht günstiger urteilt C, A* Wunderlich 2) über Linn<fs wissenschaftlichen 
Leistungen in der Medicin. Er bemerkt, dass Linné, welcher durch sein 
schärferes System der Pflanzen grosses Aufsehen erregt und dadurch die 
Namrforschung und die Aerzte günstig für die Classifikation gestimmt 
hatte, sich selbst ohne Glück in der Classifikation der Krankheiten ver- 
sucht habe. In seinen^ Werke: „Genera morboroim" (1765) habe er 3^5 
Genera von Krankheiten angenommen, sein System habe nirgends Beifall 
gefunden. Wunderlich führt weiter aus, dass Linné bereits die exanthe- 
matischen Krankheiten fiir Wucherungen auf dem Körper, flir parasitische 
Gebilde erklart habe und dass er noch das Raphanus raphanistrum als 
die wahre Schädlichkeit beim Mutterkorn erklärt habe. In gleicher Weise 
beurteilt Pagel 3) die medizinischen Leistungen Linnés und a< a. O. 4) spricht 
Page! nur, die Verdienste Linués um die Medizin völlig übergehend, lediglich 
von seinen unsterblichen Leistungen im Gebiet der Botanik. Auch Baas, 5) wie 
wohl er die Arbeit von Hjelt über Linné als Arzt gekannt hat, ist seinen 
Vertlienstcn in dieser Richtung nicht gerecht geworden. A. Chéreau 6), 
welcher in seiner Lebensbeschreibung Linnés diesem ein glänzendes Denk- 
mal als Naturforscher und speciell als Botaniker gesetzt und ein Verzeichnis 
von Linnt's ;:ahlreichen wissenschaftlichen Arbeiten dieser Biographie hin- 
zugefügt hat, spricht merkwürdigerweise auch nicht ein Wort über die son- 
stigen wissenschaftlichen Leistungen Linnés und über seine Verdienste um die 
Metiizin, obgleich Chéreau seine Biographie Linnés für die grosse medi- 
cinisthe Encyclopacdie von Dechambre verfasst hat. Bei aller Bewunderung 
für den grossen Mann hat Chéreau von der med Ionischen Bedeulimg 
Linnés offenbar gar keine Ahnung gehabt. Die grosse Bedeutung, welche 
Linné als Lehrer auf dJe Entwicklung der ärztlichen Bildung in Schweden 
ausübte, richtig gewürdigt /.n haben, ist das Verdienst des Prof. Otto 
Hjelt 7) in Helsingfori, welcher dieselbe — W'ie P. H. Malrasten betont 
hat — in richtiger Weise in seinem Buche: „Linné als Arzt" gebührend 
ïur ."\nerkenung brachte. Ihm ist es zu danken» dass Linnés Stellung sowohl 
ah Arzt wie als medizinischer Forscher heutrichtiger taxiert und geschätzt 
werden kann als vorher. 

An Hjelt lehnt sich auch F. H, Malmsten 8J in seiner Gedächtnisrede 
an, welche er zu der Centenarfeier des 'lodcstages Linnés am 10. Januar 
1S7S in der Königlichen Akademie der Wissenschaften in Stockholm als 
ilercn Präsident gehalten hat. War doch Linné einer der Stifter dieser 
ALademie im J:ihre 1739 und der er.t* Präsident derselben. Was nun die 
Verdienste Linnés um die Heilkunde anlangt, so sind dieselben sehr viel- 
seitige und betreten die verschiedensten Gebiete unserer Wissenschaft. 
Besonders seine Vorlesungen über die Diätetik oder — wie sie Malmsten, dem 
heutigen Standpunkt entsprechender nennt — über die Lehre von der privaten 




i 



Gesundheitslehre, waren nicht nur ausgezeichnet und ilirer Zeit weit voraus 
sondern wurden auch von den Studierenden sehr geschützt. Schreibt doch 
Linné im Jahre 1743 an A, v. Haller, dass er in dieser Voi lesung^ welche 
er ganz und gar nach eigenen Beobachtungen vortrage, so viele Zuhörer 
habe, dass seit sechzig Jahren kein Professor in Upsala deren mehr gehabt 
habe. In diätetischer Beziehung ist eine Arbeit Linné's aus dem Jahre 1752 
bemerkenswert, welche auch ins Französische übersetzt wurde, worin er 
den Grundsatz vertritt, „dass ohne zwingende Gründe, — welche er übrigens 
anerkennt — eine Mutter sich dem Stillen ihres Kindes nicht entziehen 
dürfe*'. Er macht betreflfs der Ammen auf die Verschlechterung von deren 
Milch aufmerksam, welche durch tue ungewohnte Ernährung und die 
sitzende Lebensweise dieser Personen bedingt werde; er rät, dass jede 
Amme sich täglich in freier Luft bewegen solle. Die Körperbewegungen 
und frische Luft treffen wir neben Schlaf, Nahrungsmitteln, Ausieerungen 
des Körpers und Gemütsbewegungen allerwärts in Linnif's diätetischen 
Vorschriften an. Diese sechs Hauptbedingungen in der Lehre von der 
natürlichen Lebensweise sucht er auch auf dem Gebiet der Hdlkunde 
anzuwenden. Er crmahnt die studierende Jugend sich in Körperbewegungen 
m üben. Linné verlangt geräumige Wohnungen und frische reine Luft; 
weil die letztere in neugebauten Häusern nicht zu finden sei und wegen 
ihrer Feuchtigkeit warnt er davor, in die letzteren einzuziehen, desgleichen 
warnt er vor dem Schlafen in zu niedrigen Zimmern und widerrät in einer 
Luft zu verweilen, welche mît Un reinlich keken, verfaulten Stoffen und still- 
stehendem Wasser in Berührung gekommen ist. Der Aetiologie der Krank- 
heiten wandte Linné auch in mancher anderer Beziehung seine Aufmerk- 
samkeit und zwar mit grossem Erfolge zu. Am bemerkenswertesten erscheint 
in dieser Richtung seine bereits erwähnte Lehre von den „Exanthemata 
viva" oder die Vorstellung, dass ansieckende Krankheiten von „kleinen 
Tieren'* und „lebendigen Ursachen" hervorgebracht werden. Sehr 
bemerkenswert ist es, dass Linné eine genaue Kenntnis der Krätzmilbe 
und deren Verhältnis zur Haut hatte. Unter den Ursachen der Schwind- 
sucht hebt Linné mehrfach das ICinalmen von feinen Staubpartikelchen 
hervor. Sein Scharfsinn hatte dies an den Steinhauern erkannt, welche der 
Schwindsucht oft vor dem 30. Lebensjahre erlagen. Linné strebte aber 
auch eine genaue Kenntnis der Krankheitsprocesse, nicht nur beim Lebenden 
sondern auch in der Leiche an. Es ist in der Tat sehr bemerkenswert, 
dass Linné schon in jener Zeit klinische Studien für die medizinische 
Ausbildung empfahl In Krankenhäusern, sagt er, wo mehrere Kranke 
gepflegt werden, kann nicht nur die Natur der Krankheit genau beschrit^ben, 
sondern auch die Wirkung der Heilmittel erforscht werden, und wenn 
der Tod erfolgt, die Einwirkung der Krankheil auf die Organe sichttiar 



gemacht werden. Zu diesem Behufe sollten in den tÖ<llich verlaufenden 
Krankheitsfällen die inneren Organe untersucht werden. Dieses Interesse 
Linnés für den medizinischen Unterricht hatte einen nachhaltigen Einfluss 
auf die verständige Gestaltung desselben, u. a, wurden praktische und 
öffentliche Prüfungen in den Hospitälern eingeführt. Dass Linné aber ein 
weitschauen tier Pathologe war, beweist nicht nur seine Beobachtung, dass 
faserige Ablagerungen in die Gefässe^ sogenannte „Polypen" von ihrer 
11 rsprlin glichen Stellen losgertlckt, plötzliche Erstickung verursachen können > 
weshalb Ruhe für alle diejenigen, welche daran leiden, notwendig ist, 
sondem auch, dass er das Symptom, welches wir als Aphasie bezeichnen, 
richtig erkannte. In den Verhandlungen der Stockholmer Akademie der 
Wissenschaften vom Jahre 174a findet sich der betreifende von Linné 
mitgeteilter Fall verzeichnet. Der in Rede stehende Kranke hatte während 
eines halben Jahres alle Substantiva vergessen, so dass er sich weder seines 
eigenen Namens, noch dessen seiner Frau und seiner Kinder erinnern 
konnte und ebenso wenig des Namens anderer Personen, Wenn er jemand 
von seinen Amtsgenossen nennen sollte, zeigte er auf den Vorlesungs- 
katalog, wo dessen Narae stand. Wenn man ihn aber bat nachzusagen, 
antwortete er: „Kann niclit". Ausser den pathologischen Fragen wandte 
Linné auch therapeutischen seine Aufmerksamkeit zu. Von Sauvages, 
welcher neben Boerhaave den grössten Eînflu?s auf ihn halte, erhielt Linné 
auch Kenntnis von der Behandhmg gewisser Krankheiten mittels der 
Eiektricitàt. Mit diesem Gelehrten, Fr. Boissier de la Croix Sauvages (geb. 
1706, gest. 1767), l'rofessor der medizinischen Schule in Montpellier, stand 
Linné in einem lebhaften Briefwechsel und legte dessen im Jahre 1731 
erschienenes Buch: „Nouvelles Classes des Maladies" alsbald auch seinen 
eigenen Vorlesungen 211 Grunde. Die durch Sauvages erhaltenen Anregungen 
wurden fur Linné die Veranlassung gleichfalls Untersuchungen über die 
Heilkraft der Elektricitat in Upsala anzustellen und eine königliche Ver- 
ordnung setzte auf den Antrag der medizinischen Fakultät in Upsaïa ein 
doppeltes Regierungsstipendium für solche Studierende aus, welche sich 
bei den hierbei in Frage kommenden Aufgaben wirksam und geschickt 
betätigten. Bei dem engen Zusammenhange, welcher zwischen der Botanik 
und der Pharmakognosie besteht, ist es ganz selbstverständlich, dass Linné 
der Bearbeitung der Materia medica d.h, also der Pharmakodynamik seine 
Arbeitskraft zuwendete. Seine Mateiia medtca wurde während einer langen 
Reihe von Jahren ein Muster für alle diejenigen, welche diese Disciplin 
bearbettelen. Haller nennt diese Arbeit Linnés „commodissimum praelec- 
tionibus compendium inter optimii autoris". Linné hat den Gebrauch ver- 
schiedener Drogen eingeführt. Die Linnésche Bearbeitung der Materia 
medica wurde geradezu vorbildlich und die von ihm eingefiihrte Richtung 



i 



T30 



bei tkren Bearbeiuing wurde von viekn atideren spater aufgenommen. 
î,inné erhob seine Stimme damals bereits kräftig gegen den Missbrauch 
der i-usam mengesetzten ArÄncifoniicJn, welche auch in Deutschland lange 
Zeit üblich waren. Für die hydrotherapeutischen Proceduren hatte Linné 
schon damals eine grosse Vorliebe» Hei dem Weehselfieber^ über dessen 
Ursachen Linné, wie bereits bemerkt wurde, seine Inauguraldissertation 
gearbeitiît hatte und an welcher Krankheit er bei seinem Aufenthalt in 
Holland selbst gelitten hatte, welches aber auch in Schweden in lehmigen 
Gegenden kein seltener Gast war, begnügte er sich nicht mit der Anwendung 
der Chinarinde, sondern er wendete dabei auch Uebergiessungen mit 
erwärmtem Wasser an. Linnc Iiat ferner die Lehre von den Giften ent- 
wickelt, er behauptete aber den Satz, dass sie richtig angewendet die 
besten Arzneien gäben* Er warnte vor den Alkoholmissbrauch. 

Lînnés mc<li?,inisches Können erstreckte sich aber nicht nur auf den 
Menschen sondern auch auf die Haustiere. Ueber die Krankheiten derselben 
l>ctreffende Fragen, über die er einige auch für weitere Leserkreise bestimmte 
Aufsiitze schrieb, wurde er von dun Behörden häufig um Gutachten 
atigegangen. Er vermittelte die Anstellung des Peter Htrnquist, welcher 
der eirunder der schwedischen Tierheilkunde wurde. 

Was Linnés übriges wissenschaftliches litterarisches Schaffen im Gebiet 
der Heilkunde anlangt, so hat er selbst zwei systematische Arbeiten aus 
dem Gebiet der Medizin herausgegeben, nàmîich die Genera morbonim 
und die Clavis medicinae. Was das erstgnannte bekannte Bûçhlein Linnés 
betrifft, so folgte derselbe darin genau tlem drei Jahre vorher (1760) 
erschienenen Werke seines Freundes Sauvages 1 Nosologia methodica sistens 
morborum classes juxta S>'denhami mentem et botanicorum ordinem, worin 
die Krankheiten in Ordnungen, Klassen und Species eingeteilt werden. 
Es wAre durchaus nutzlos über diese Classifikationen hier weiter zu berichten, 
w*clche jener Zeit ein Bettürfnis waren^ und dessen Wichtigkeit anerkannt 
wertlen mus-;. 

Linnés ausseronlentlich grossem Wissen und seinem weitschauenden 
Blick entsprach es durchaus das Gleichartige und das Verschictlenartige 
in den wechselnden Phi*tnomenen m trennen und zu unterFcheiden und 
d;e Mannigfültigkeit der Erscheinungen nach allgemeinen Gesichisp unkten 
lU ordnen. Es ist durchaus unberechtigt, dass man Linné wegen seines 
^^natürlichen Sptenis der Krunkhciten*'* welcJies unseren heutigen Vor- 
stellungen über pathologische Dinge nicht mehr entspricht zum „Dilettanten" 
hat stempi^ln wollen. Man bctlcnke den damaligen Standpunkt der Lehre 
vom feineren Bau des menschlichen Organbmus und insbesondere die 
mangelhafte Einsteht in die Bciiehtmgen der Krankheiten *u den anato- 
mischen Verandcnuigcn und man wini ilic M.\ngel dt? diunaligen Q«s^ 




laf 



èicruiigsvcrsiichc der Krankheiten und auch des Lininfschen verstehen 
und selbstversianiîich finden. Was aber die Clavis medicinae hetriffr, so 
enthält dieses Büchlein Linnes pathologisch -therapeutische Koti/en in 
gedrängter Form. Die Kürze dieser beiden Linnéschen systematfsclicn 
Abhandlungen beweist, dass 3ie nur als Unterlagen und Leitfaden für seine 
ausgezeichneten Vortrage dienten, welche seinen zahlreiehen Schülern das 
Material lieferten, auf dessen Grundlage sie in den Stand gesetzt wurden 
eine Menge wissenschaftlicher Gegenstände lu Ix'arbeiten. Linné verlangte 
von dem Arzte, itass er, wie der Physiker, seine Satze auf Versuche stütze, 
dies eben^ tun müsse; er beanspruchte Beobachtungen und durch die 
Vereinigung der anatomischen, botanischen, physiologiïschen, cheniiechen 
und mechanischen Wahrheiten ist die rationelle flellkunde entstanden. 
Auf diese Weise ist es gekommen, dass ein gut Teil der Linnt^chen 
Geistesarbeil in den Arbeiten seiner Schüler enthalten ist, von denen viele 
nur erweiterte Abschriften seiner Vorksungen darstellen. 

Diese Andeutungen dürften genügen, um darzulegen, welche Bedeutung 
Linné in der Geschichte der Medizin gebührt. 9) Er war auch hier ein 
Pfadfinder und verdient unter die Allerersten gestellt zu werden. Wenn 
diese Skizze das Ihrige dazu beitrügt diese Erkenntnis, welche selbst 
Linn<îs eigenen Landsleuten doch ziemlich spat gekommen ist, auch in 
anderen Ländern zu fördern, so hat sie ihren Zweck erreicht. 

Linné sind bereits während seines Lebens tUe grössten Ehren nxht nur 
in seinem eigenen Vaterlande sondern auch au&ierhalb desselben zuteil 
geworden. Es durfte nicht unangemessen sein, da die MetU^in mit Stolz 
Linné auch als den ihrigen bezeichnen kann, der vorstehenden Skizze 
eine kleinen Bihlerschmuck hinzuzufügen. Das erste Bild ist das Titelbild aus 
„Bioraster konungen Bilder ur Linnes Lif af Herman Sätherherg, Stock- 
holm," Dasselbe ist die Reproduktion nach einem Oclgemäldc, welches 
im Jahre 1737 von dem HollAnJischcn Maler Martin Hoffman während 
Lianes Aufenthalt in Holland gemalt worden war. Linné ist in der Lappländer 
Tracht dargestellt, welche er von seiner Reise in Lappland 1732 mit- 
gebracht hatte. In der Hand halt er die nach ihm genannte kleine Blume 
Lifinea boreahs. Die zweite Abbildung ist das Photograuim einer sitzenden 
Mârmorstatue Linnês, in dem Orangerie g e bände des Botanischen Gartens 
în Ujjsahi, ini Jahre 1S22 von dem schwedischen liilhauer By^tröm aus- 
geführt. Die für die \Viedergabe dieser beiden Bilder im Janus erforder- 
lichen photographischen Platten sind von dem Kandidaten der Medizin 
Herrn Wilhelm Hartert in Göttingen auf meinen Wunsch ausgeführt worden 
wofür ich dem&«;lben meinen besten Dank auszusprechen nicht verfehle. 



laï 



LITl'EEATrRVEEZElCHIS'IS. 

1) H. Häser, Gescliii-lito àor Mediain. 3. Aufl. 2. Bsnd, Jena 1881. S. 534. 

2) C. A, WaiiderUclv Geschichte der Medîcin- Stuttgart 1859. S. 201 und â29. 

3) Pagel îm Bîographiwhcn -Lex ikon von Giirlt unil llîrsi.^li, Wîeu und 
Leipzig 1886. 

4) Page!, Einfahi-iiag ia die GL^scîiklite der Medit-iii. Berlin ISU8. S. 273- 

5) Baa3, die gfst'IiieUtliehe Entwicklung des ärztliclien .Standes und der 
medrzini&elicn Wi3s^?nschaft^?^. Berlin 1S96, 8, 386. 

6) CIi«5reau, Art.: Linoé in Dcclianjbre, Diction, oncyd. des b€. médifJiL 
Paris 18011. 

7) Ütto Hjclt, Car) von Linnt^ als Arzt. Leipzig LS82. 

8) H. P. Malniülen^ Karl FOn Linné. Virchow und von Holtzendorff Sammlung 
gemein vtTBtändl. wîsKcnsehaftlielier A'^nrtriige, Heft 'Ä29, Berlin 1879. 

9) Vergî. Ludwig Hekt^en (Cliicflgo), Linnaeus as a pliysician. ïlie Journal 
of the Amcr. Med. Asscteiatiou. 1002 (13. Sept.), Vol, XXXIX, No, U. 



REVUE DES PERIODIQUES. 

EISTOIBS PE LA VÊDECINB. 



Hkbuann Schklesz, Sestimmu/tff des Jtpecißscken Gewichts in der 
Qcgvhîfhh\ Sonderdruck au* „Clieniiker Zeitung" 1903, no, H, 
Verfasser legt an der Hand der Geöfliiebte dar, wie sieh die verseil iede neu 
Methoden der Ermittelung des speeif. Gewielits herauffgebildet haWn. Seit 
uralten Zeiten liat man jedenfalls die GewieUtsuntersehiede der versehiedeneu 
Körper beobachtet. At-efthneth-^ aber war der erste der ihrer Ermittelung 
naher trat, und ein Mhtmtthts Fantütts Pnhfmottf vorgoblieh ein Zeitgenosse 
Ton Ttberttfn und Chnditffi, muthma.'ialich aber ein wenigstens 5 Jahrb. 
späterer Autor, gab in einem Gedieht, „de inventione argen ti a uro in una 
uiaüiin permisti" die ersten genaueren Angaben mit Zahlen. Sehelenz druckt 
die wenig bekannten Verse ab und giebt eine metrische Uebcrs(?txuug. Pd/rt^-Mö» 
besehreibt ebenfall« eine Senîîewagc, aller Wahrsuheinlichkeit nach dem Muster 
detii von Siftteitoa im V. Jahrh. bosehriebeuen liaiyttion. Lazar. ^^rclkr empfiehlt 
in seitler Atfhi sutftmtiica 154(î die Wägeniethode Ton Arehimedcs, die \'or- 
länferiu von .IfuAr* Wage, 77iumchjer giebt in seiner McnjitiFd etwa« apatcr 
das Urbild des Ftfhwmeter^t und jener famose Joh. Tköhttn beselireibt 1604 
in seiner Halographia eine Senkspindel zur Bestimmung der ^aUsolo nnelt 
dem Muster des Baryllion, ein Ur-Araeomcter. S. 




LES 0EÜ\TIES DE JEAN FRANÇOIS XAVIER PUGNET. 

Par le Dr. H. GROS, 

Afédeân de première elnsse de réserve de /a marine^ 

médecin de eolonisatioti à Rébei*al (Aigérk). 



[Fin.) 

Pour Pugnet, on a \ii la fièvre jaune en différents temp!> tlanü t'haotine des 
parties de rAncien Monde, en Europe, en Asie, et en Afrique, en Afrique 
surtout ou la côte méridionale (sic) offre des localités et une température 
beaucoup plus en rapport avec les principales causes de tion développement. 
Cesl du Brésil ou du Siam que la plujîart h déclarèrent originaire. 11 semble 
donc que Pugnet, comme d'ailleurs les auteurs précédents aient confondu 
la bilieuse hémoglobinurique et la fièvre jaune. Il est également probable 
que b première fièvre sévit avec une grande intensité au Siam, Il cöt 
probable enfin fju'à la côte occidentale d'Afrique, il s'est agi au moins 
aussi souvent de fièvre bilieuse ln^maturique que tie fièvre jaune. Dans 
l etiologie» on fait Jouer un très grand rôle aux facteurs météorologiques, 
à la chaleur humide en particulier et ce préjugé n'a pas encore totalement 
disparu, 

„H n'est pas douteux que les sources de la fièvre jaune dans les Antilles 
,^nt locales .... dans toutes les îles, elle n'attaque généralement que les 
„étrangers, à l'époque ou peu après l'époque de leur débarquement, dans 
»,ccs mêmes îles elle n'atteint fortement les colons que lorsque des causes 
♦.extraordinaires d'insalubrité s'y manifestent: enfin ses ravages sont toujours 
„en raison de l'état des lieux, des mo<lifications de Fair et des dispositions 
», Individuen es 

„Les causes générales de la fièvre jaune sont donc Paction du chautl 
„humide qui domine pendant îe jour; l'opposition du frais humide qui 
„règne pendant la nuit, les fréquents passages, dans le cours de la même 
„journée, d'une chaleur suffocante à. une fraîcheur vive." L'auteur fait égale- 
f ment intervenir des miasmes gazeux : „Ce .sont les émanations des substances 
„qui fermentent et se décomposent sur toute l'étendue du sol, les exhalaisons 
„qu' un soleil ardent ne cesse de dégager d'une terre extrêmement fangeuse, 
,;les effluves d'une multimde de marais qui en sont presque jamais ni asseü 
„remphs d'eau, ni assez desséchés I Ce sont enfin le relâchement de la 
„fibre augmenté par une transpiration excessive, l'engorgement des organes 
„ks plus nobîes, aggravé par le refoulement des sueurs, l'infection portée 
„dans tous les systèmes par des gaz septiques dont l'atmosphère entière 
Lffett le viîhicul«." 



124 



Les principales causes pa ni cul i ères, celles qui seconilent le plus puis- 
samment raction des causes générales sont le mal vêtir, la malpropreté, 
le défaut d'exercice, les faiigues soutenues, de mauvais alimeuts, l'abus des 
boissons rafraîchissantes, les excès en vin ou en liqueurs spiritueuses, le 
fréquent usage des plaisirs de Vénus, les vives passions de l'Ame, une trop 
forte appréhension de la maladie, un état de turgescence humorale négligé: 

Pugnet tlonne de sages conseils d'hygiène tropicale auxquels il n'y a à 
rheure actuelle [ms un mot à ajouter ou à retrancher. „Ce que la prudence 
„et la raison conseillent à ceux qui arrivent dans les Antiîles, c^est d'élire 
„un domicile bien dUîé plutôt sur un morne que dans un fonds, loin des 
„terrains fangeux et des eaux siagnantes, c'est de se vêtir chaudement 
„avec du drap ou d'autres étoffes de laine pour se mettre à l'abri des 
„illégalités de température, l^n exercice modéré est nécessaire, mais on 
„doit s*abstenir de toute promenade avant le lever du soleil, après son 
,*coucher et dans le milieu de sa course, 11 ne faut pas, dans les commen- 
„cements, manger en grande quantité des fruits crus, même mûrs. L'usage 
„des viandes tempéré par celui des végétaux cuit«> est salutaire. Un peu 
„de vin, point de litiueurs, beaucoup de gaieté, nulle crainte delà maladie. 
„Je conseille aux Européens arrivante de ne pas imiter les colons dans 
„l'usage immodéré du thé et des boissons théiformes que les Anglais ont 
„si généralement répandu; qu'ils réforment le moins possible leur genre de 
„vie habituel à moins qu'il ne soit manifestement déréglé ou défectueux. 
„L'eau Et le vin ou plutôt l'eau vineuse est la préparation la plus con- 
„vcnable pour soulager la soif qui sous un ciel ardent, tourmente fréquem- 
„nicnt entre les repas, 

jjLes Européens ne sauraient trop soigner la propreté de leurs personnes 
„et celle de leurs maisons. Ils peuvent se modeler en cela sur la plupart 
„des habitants aisés; mais au lieu de permettre qu'on inonde leurs apparte- 
„ments pour les nettoyer, ils ordonneront qu'on les balaye, après les avoir 
„frottés avec du sable très sec. Il est presque indispensable qu'ils adoptent 
„l'usage de purifier chaque jour toutes les pièces qu'ils occupent avec ime 
„légère fumigation d'acide murîatique, dégagé parla combinaison de Ta cide 
„sulphurique avec le muriate de soutle (sel nïarin) ou au moins qu'ils les 
„parfument (sic) avec la vapeur du soufre en combustion. On observe que 
„îes Européens qui habitent à Suinte Lucie le quartier de la Soufrière, 
„dans lequel se répandent les émanations de la Soufrière proprement dite 
,,sont rarement atteints de la fièvre jaune et des autres maladies auxquelles 
„leurs compatriotes sont exposés. Durant le jour quand le ciel sera pur 
„et le soleil sans nuages, ils feront circuler l'air libre du dehors flans toute 
„rétendue de leur domicile; ils le tiendront parfaitement clos pendant la 
„nuit, ou durant les intervalles de la journée, marqués par la pluie et le 




"S 



„trouble de !*atmosphère. Il serait encore à désirer que chacun d'eux 
„Allumât le soir, un peu de feu dans l'appartement destiné au repos 
^nocturne." 

La fièvre jaune se montre aux Antilies surtout pendant riiivernage. 
Pugnet note que le Gros Ilet était indemne. Elle attaque non seulement 
les EurofMjens qui arrivent pour la première fois aux Antilles, mais aussi 
ceux qui y fout un second voyage, lorsque l'intervalle qui s'est écoulé 
[entre l'un et l'autre a été assez prolongé. 

L*auteur a confondu manifestement chez le noir la fièvTe jaune avec le 

Tïéribéri et peut être la maladie du sommeil et ranchylostoraiase, très 

fréquent alors à Sainte Lucie et qu'il considère comme une fièvre jaune 

i chronique, „Je n'ai vu aucun noir, créole ou étranger en itre atteint, et si 

[„j'en crois le rapport unanime, cette variété dMiommes ne s'en ressent 

[ipjpresque jamais. Ils sont en compensation prestjue tous affectés, peu après 

^leur débarquement, en quelque saison qu'ils arrivent, d'un accablement 

„profond avec engourdissement des membres, tuméfaction du ventre, bouffis- 

„sure de la face, somnolence habituelle, jjerte d'appétit, pesanteur dans 

„toute rétendue de la région épigastrique et fièvre lente. Cet état d'ob- 

„struction avec dégénération scorbutique, connue dans le jjays sous le nom 

„de mal d'estomac en enlève un très grand nombre." 

La fiè^Te jaune frappe de préférence les nouveaux arrivés, les hommes, 
les adultes vigoureux, les gens originaires des régions septentrionales; elle 
épargne ceux qui en ont déjà été atteints; ceux qui ont été atteints de 
fièvres rémittentes et des fièvres intermittentes malignes. La fièvre jaune 
s'annonce par des prodromes. Suit la description des symptômes subjectifs : 
fièvre, soif, douleur épigastrique, vomissements. On ne trouve rien de 
constant dans les autres évacuations, les urines sont tantôt claires et rares^ 
rtantôt colorées et plus abondantes, tantôt rares et épaisses, tantôt abon- 
dantes limpides. A la deuxième période, calme, vomissements noirs, 
suppression des urines, colomtion jaune, pétée hies, ecchymoses, hémorrhagies. 
Pugnet émet une singulière théorie sur l'ictère de la fièvre jaune. Elle 
indique pourtant qu'il avait entrevu le caractère hémaphéique de cet ictère. 
„La jaunisse ne m'a jamais paru être une solution réelle de la maladie; 
„je b regarde comme le moyen nécessaire par leiiuel se termine l'un des 
„symptômes. Elle annonce ainsi que dans les ecchymoses la résolution du 
„sang qui a transsudé ou s'est épanché dans le tissu cellulaire." 

Plus bigarre encore et plus incompréhensible pour nous est la conception 
qu'il se fait de la nature de la fièvre jaune. „Il résulte de rex])osé de ces 
„symptômes que la fièvre jaune est une fièvre éminemment maligne, 
»tlu'cUe est Tcffet d'une puissance qui agit à la fois sur tous les systèmes^ 
„timis particulièrement sur le système nerveux, en absorbant les forces et 



120 



„en pervertissant les fonctions; qu*elie agit sur les autres systèmes en 
„excitant leur action, et en corrompant leur substance, enfin que la cause 
y*prtncipä/e de ia ftèvre Jaune es/ dans ia desirucfkm du eoncmtrs libre ri 
^^comb'mé qui exts/e ?iaiurelkmem e?ilre les ar^-ams ffsés ei kur principe 
^^ri'parakur,^* 

Au point de vue anatomo-pathologique, Piignet semble avoir apporté 
un certain soin à ses autopsies. Il note l'aspect du cadavre violet ou 
largement ecchymose, les escharies au sacrum, aux grands trochanters, aux 
talons: la congestion des sinus de la dure mere» Tepanchement d*iin liquide 
jaunâtre dans les ventricules, les varices des plexus choroïdes et de la 
pie-mère, l'injection de la substance grise, l'épanchement d'une sérosité 
jaune ou sanguinolente dans les plèvres, le |>éricarde, le péritoine, Tinflara- 
mation pres(|ue toujours superficielle des poumonSf la dilatation du coeur 
droite les reins volumineux, durs et enftammésj la rate volumineuse très 
molle, le pancréas et la plupart des glandes tUi mésentère engorgés, 
l'estomac distendu, enflammé, de même <]uc les intestins. 

Pugnet chercha mais d'une manière grossière l'effet des réactions chimi- 
ques sur les hiiraetirs. „L*humeur que renferment les gros vaisseaux veineux, 
„l'estomac, les intestins et la vésicule du fiel fait effervescence avec les 
„acides et se fluidifie en quelque sorte après avoir fourni une vapeur 
„ammoniacale très abondante." 

Le chaiûtre du traitement est certainement le plus remarquable du 
mémoire. Il est à citer en entier. Encore aujourd'hui il n'y a presque rien 
à y reprendre et — mutatis mutandis^ — il reste un modèle de clinique 
therapeutic tue, 

„ïl n'est qu'un temps pour la cure de cette maladie, c'est précisément 
„celui de l'irritation; le calme qui lui succède est le calme de la mort et 
„il n'est remède qui puisse agir sur un cadavre." 

,»Le temps d'irritation n'étant que d'un à cinq jours, on ne doit perdre 
„aucun instant, on n'en doit donner aucun ni à l'expectation, ni à la 
„préparation du malade: il faut précipitamment agir quelques soient les 
„symptômes dominants et leurs complications sinon la maladie se con- 
„somme et le malade périt pendant qu'on le prépare." 

„C'est à la cause de ces accidents qu'il faut s'adresser, qu'on arrête s'il 
„est possible les effets dés agents morb3fi<|ues et on calmera Tirritation et 
„tous les symptômes qui en dépendent disparaîtront; je ne vois que cette 
„indication majeure à remplir." 

„Quand je traitais des sujets malades de la fièvre jaune, je les considérais 
„comme étant atteints d'une fièvre de marais très pernicieuse j j*examinais 
,^en consétiuence si cette fièvie offrait des rémissions sensibles: t^ quels 
îjOTganes étaient principalement aflfectés jmr le spasme . . . Dès le commen- 




127 



^cement de la maladie — je ne saurais trop rappeler que la perte de 
„%'ingt quatre heures ne se répare jamais; dès le commencement de la 
„maladie je faisais promener des rubéfiants sur toute l'étendue des extré- 
„mités supérieures et inférieures d'abord sur les bras et sur les cuisses; 
„quatre à cinq heures après sur les avant bras et sur les jambes, on les 
,,réitérait après un laps de temps égal, , . ," 

,»En mcmc temps on enveloppait le tronc de flanelles ou de linge 
„trempés dans parties égales d'eau chaude et de vinaigre; on renouvelait 
„fréquemment Tapplication de ce mélange sur le corps. 

^Durant le stade d^acîdîté, je donnais à très petites âoaç^ souvent réitérées, 
„les antispasmodiques difFusifs, tels que l'éther, le camphre, le musc, j*in- 
„sistais sur celui dont Teistomac paraissait !e mieux sWcommoder et je 
„lui associais le plus souvent le laudamum liquide. Dès que la peau 
„commençait à s*assoupltr, quoique la vitesse du pouls fAt à peu près la 
„même, je prescrivais le quinquina en décoction très chargée eljelecom- 
„binais avec une acide %'égétale, la crème de tartre quand je m'apercevais 
„que les premières voies étaient embarrassées ; le vinaigre quand je ne voulais 
nque tempérer la chaleur; je l'essayais en substance et je hii associais la 
„serpentaire de Virginie à mesure que je voyais l'éréthîsme céder davantage. 
„Alors j*a|outais encore ou l'acide muriatique si l'abondance des sueurs 
„résolvait les forces ou l'esprit de Mindererenis et îe nitre si l'ardeur des 
„voies urînaires était fort vive. 

„Je ne prescrivais les astringents végétaux ou minéraux avec le quin- 
„quîna que quand je ne pouvais autrement suspendre les hémorrhagies qui 
„avaient lieu; l'alun est celui dont j'ai retiré le plus d'avantages. Lorsque 
„le quinquina s'échappait par les selles je m'efibrçais de le retenir à l'aide 
„de Topium ou de ses préparations. Je recourais encore à l'opium dans 
„deux autres cas également embarrassants. Le premier quand il y avait 
„douleur vive, langue brûlée, avec faiblesse et abattement. Le second quand 
„restomac extrêmement irrité ne supportait rien. ... Je répétais l'emploi 
„de cette substance jusqu'à ce que mon indication fut remplie, je plaçais 
„ensuite Técorce du Pérou ou celle des Pitons. Si ce moyen ne me réussis- 
usait jjas, si l'opium lui-même était rejeté, je donnais le cjuinquina en 
»(lavement en beaucoup plus grande quantité, 

„Tel était mon plan général de traitement quand la fièvre jaune affectait 
„une marche continue: j'ordonnajs les fortifiants aromatiques et volatils 
„dans le temps du plus grand resserrement de la peau, les fortifiants amers 
„et fixes dès que le relâchement se manifestait. Je ne faisais point saigner, 
„quoi<|tie l'usage de faire tirer du sang et d'en faire tirer plusieurs fois fut 
„généralement établi. Je redoutais plus rabattement des forces que rirri- 
t^tatton; rirritation d'ailleurs n'était pas vaincue par l'émission de sang^ si 



é 



laS 



„daîis un très petit nombre de cas j'ai eu recours à ce moyen c'est parce 
„que la suffocation était imminente; fopjKJsaiiî un mitiérable paliialifàun 
^,symptôme qui prédominait avec excès. 

„Le Systeme gastrique est trop fatigué dès le commencement de la 
„maladie pour pouvoir supporter l'action de l'émétique, , . . Lçs çnvîes de 
„vomir et les vomissements tiennent à un principe d'irritation et non à 
„un état saburraL . . , 

„Pour ces mêmes raisons et de plus retenu par la crainte dVxciter un 
„cours de ventre difficile à modérer, je ne prescrivais aucun purgatif 
„proprement dît. 

„Ce n'étaient point des vésicatoires que j'employais. , . . Mon but principal 
„étant d'irriter au dehors et non de former des exutoires, les sinapismes 
„le remplissaient parfaitement. Je redoutais d'ailleurs Taction des cantharides 
„stir les voies urinäires qui se trouvaient toujours plus ou moins affectées ; 
„|e ' redoutais encore le:^ hémorrhagies que les cantbarides favorisaient en 
„augmentant la dissolution du sang; enfin je voulais éviter les ulcérations 
„gangreneuses dont les véstcatoires s'accompagnaient communément. . . . 

„Quand la fièvre était réellement tombée, je m'occupais de Tétai des 
„forces. ... Le quinquina continué à dose plus faîbk, différentes substances 
^amèrcs et aromatiques, du bon vin, du rhum. Je n'ai pas encore parlé 
„des précautions que je faisais concourir avec les remèdes. Mon premier 
„soin était d'éloigner les malades des lieux ou ils avaient été frappés, si je 
„remarquais <]ue les lieux furent plus exposés aux causes de Tînfectlon 
„atmosphérique. . . . 

„J'exigeais de plus qu'on purifiait chaque jour deux fois avec le gaz 
„acide rauriatique, non seulement l'intérieur de Thôpital, mais également 
„tontes les maisons particulières occupées par des malades. J'avais sup- 
„primé la dénomination vulgaire de îa fièvre régnante.... On se félicitait 
„de n'être exposé qu'à une fièvre maligne tandis que nos voisins étaient 
„sous Tcmpire d'une maladie infailliblement mortelle. On savait que 
„j'avais eu la premiere de ces deux maladies» et on me voyait survivre; on 
„voyait aussi chaque jour échapper à la mort le plus grand nombre de ceux 
„qui recourraient promptement aux ressources de Tart." 

Ce mémoire est suivi de plusieurs observations, parmi lesquelles celles 
du second frère du général Nogués et celle de l'auteur, doivent sans aucun 
doute être rapportées non à la fièvre jaune, mais à la fièvre bilieuse 
inflammatoire. 

A la vieille du moment où James Currie allait faire construire le premier 
thermomètre médical, Puguet recourait quelquefois à cet instrument, toute- 
fois c'est à la vitesse d'ascensions du liquide qu'il appréciait Télévalion 
de la température^ „TappHcnt'on de mon doigt sur la boule thermométrique 



t39 



faisait, dit-il dans sa propre observation, presque doubler le degré d'ascen- 
sion en une minute," 

Telles sont les oeuvres qu'a laissées Pugnet. Elles montrent un càprît 
éclairé et instruit. J*ai examiné avec détail ces mémoires d'un contempo- 
rain, peut-être trop oublié, de Larrey et de Desgenettes. Son nom n'est 
peut-être resté dam l'ombre que parce que les circDnstances ne lui permirent 
pas d'occuper les hautes fonctions auxquelles parvinrent ceux-ci. Dans ces 
huit mémoires auxquels j'ai emprunté de nombreuses châtions, un fait 
frappe te lecteur. C'est la différence de valeur entre le premier et te 
dernier mémoire; que de distance entre les détails nécropsiques de la 
fièvre jaune et ceux du demaûfti, l.c médecin s'est formé à cette rude 
ifeole de la Campagne d'Egypte et d'un séjour aux Antilles, Il a appris à 

cnser librement. Il s'est dégagé autant qu'il a pu des théories régnantes» 
L'observateur s'est fait; il a perdu la superficialité du début; il s'altarhe 
au^ détails. Il approfondit l'étude des symptômes. Sur la table d'autopsie, 
il examine tous les organes. Il note leurs altérations, et il ne se contente 
plus d'écrire comme au commencement que „l'on trouve dans Tun et l'autre 
' organe un afflux bilieux considérable, un abcès ou une gangrène." On se 
prend donc à regretter que les événements aient brusquement interrompu 
la carrière de Pugnet. Il eût tenu dans l'histoire de la pathologie tropicale 
une place que peu eussent pu lui disputer avant la période contemporaine. 



VARIÉTÉ. 



L' histoire de ht méJerine en HoUande, 

Partout l'hiatoire de la médecine et l'iotérèt qii' on y prend, gagne du 
terrain. Spécialement en Holland*? ce symptôme d'un développi^inent universel 
M ÎmX FetniLrqaer de nos joura. 

Le 86 févr, le „VcTeeniging Toor de Geschiedeaia der genecakundige 
Wetenschappen" s'eat constitué. Sont élua membres du bureau: M M. le» Drss. 
A. W, Nieiiwenliuis, Prof. C. N. Pekelharing, H. F, A. Peypera, Prof. H. 
Treub et raneien pharmacien Jaoobus Polak. 

De leur e6té ta corporation des étudiants de Médecine à Amsterdam la 
«Medecinae studiosorum iSoeietas" s'est jointe au voeu émia, comme on dit, 
depuLi! une année enriron par la Faeutté de MMecînc. La Soirii^té dca étudiants 
•^Mt adrca^éc enün au Conseil municipal pour quon réin«titue la chaire de 
fern le Ur. Israels, professeur d'histoire de la médecine. Le „Tijdacïmft TOor 
geneei»kiinde*' journal supérieur de« médecin» de la Hollande, encourage Ici 
effarta de» étudiants de« Pays-Ba« en général. Le „Tijdsehrift" observe que ni 
»enîement \ç% vrnia intt^rcjises, \v& étudiants, prennent la chose à eocur, enfin 
Ich quelipiea autorités abandonneront la réaistanee passive qui, di^puii tant, pour 
rhifttoire do notre scie née était toujoura à. surmonter en Hollande. • . ' 



190a. 



lu 



AUS DER RENAISSANCEZEIT. 

(Neue Streiflichter ueber die florentîser Akademie und tue 

ANATPMtSCiEN ZElCHNtJKCEN DES VeSAL.) 

Von Dr. ROBERT RITTER VON TüPLY, P riva fdoceni (Wien). 



u- 



den Wert des Geschichtsstadiums für den Bildungsgang de« ' 
praktischen Arztes oder eines Arztes überhaupt mügen Einsichts- 
lose nach eigenen Kräften urteilen, dennoch dürfen sie dem Fache als 
solchem die Wissenschaftlichkeit nicht absprechen. Leider wird diese durch 
eine Fülle von Publikationen vcrschkicrt, denen Kum grossen Teil Feiler- 
gewandtheit und Beredsamkeit allein ^u gründe liegt, sodass es kein Wunder 
wäre, wenn Einer, der der Sache fernersteht, zu dem Trugschlüsse gelangen 
würdc^ feuillet on iiiti sehe Begabung mache schon den Historiker. Dies genüge 
umsomehr, als es sich doch nur um die geschickte Verwertung des von 
Anderen Gesammelten handeln könne, da das B'orschungsgebiet so wie so 
schon langst und gäns^lich ausgebeutet sein müsse. Aber, gerade darin 
täuscht man sich beträchtlich, Wer gewohnt ist, quellenmässig zu arbeiten, 
stosst tagtäglich, bald da bald dort, auf unklare Punkte^ auf lückenhafte 
Berichte, auf falsche Deutungen. Er steht, sobald er sich in Ein^elnheiten 
dnlässt, vor einem Wirrsal, so gross, dass er verzagt vor der Aufgabe, sich 
ein abschliessendes Gesamturteil zu bilden auf Grund von Angaben, die 
so schlecht begründet sind, die, sobald man ihnen an den Leib rückt, 
wie eitle Schemen in Nichts zerrinnen. Anscheinend feststehende Punkte 
verschieben sich dann unter der Lupe kritischer Zerfascrung und die 
bisherige Gesamtansicht gewinnt eine ganz andere Gestaltung. 

Man sollte beispielsweise meinen, die Akten über die Strömungen zur 
Zeit des beginnenden Cinquecento, oder wie es beliebt, der Renaissance, 
des Humanismus, der Reform ation, mttssten denn doch schon geschlossen 
sein, und so abgeklärt stünde das L^rteit über jene Zeit, dass weiler Etwas 
hinxuzutun noch Irgendetwas hinwegzunehmen wäre. Haben doch seit 
400 Jahren die Zeitgenossen, dann Männer, die den Strömungen jener 
Epoche viel näher standen als wir, und schon aus sprachlichen Gründen 
sie besser verstanden haben müssten als wir, darüber geschrieben. 
Historiker ersten Ranges haben das Thema angeblich erschöpfend behan- 
delt, und man könnte nieinen, nun sind wir über .Mies eingehend unter- 
richtet und im Klaren. Aber man schlage nur ein Blatt auf, gehe den 
Quellen nach, und die Sache gestaltet sich schon anders. 

Betrachten wir beispielsweise den Sturz der mittel ai terl ich en Medicin. 
Er hat sich ebensowenig etwa in Gestalt einer Katastrophe vollzogen, wie 



A 



die Neuzeit tiberhaupt nicht processional it er ihren Einzug gehalten hat, 
sondern infolge einer Reihe von unmerklich sich abspielenden Wandlungen, 
gepaart mit einzelnen Variationen, die wieder in den geänderten Anschau- 
ungen der Zeit üii^äen. Dahin gehört unter Anderem der Ansturm gegen 
das Arabertum. Er ist auch von der sogenannten neuen ßorcnfiner Akuihmie^ 
die galenische Akademie genannt, ausgegangen und hat seinen Aus- 
druck im J. 1533 in einer zündenden Streitschrift gefunden unter dem 
Titel ^Gegen Avicenni und die neueren Àrïte, welche m\\ Vernach- 
lässigung der Lehre des Galenos die Barbaren pflegen", i) Weder die 
gekrönte Preisschrift über die Geschichte der Aderlässe von ^dwtfr 2) noch 
das Lehrbuch der Geschichte der Medtcin von Hasser '^ erwähnen dieses 
Werkes. Selbst ein in jener Zeit sehr bewanderter Sonderforscher, M. Roth^ 
hat wol aui der Erwähnung jener Akademie in einer T536 erschienenen 
Schrift deü JantJs Cornarius etwas von deren Bestand vernoniimen. Ersetzt 
aber vorsichtig genug hinzu: „Genaueres über diesen Gegenstand ist mir 
Dicht bekannt." 4) Und doch verdient diese Bewegung einer besonderen 
Hervorhebung, nicht nur wegen des Hintiusses, den sie auf die Fortge- 
staltung der Medici u nalurgemäss üben rausste, denn die Gevnchtigkcit 
von Florenz macht sich in der geistigen Entw^ickelung Italiens seit dem 
14. Jahrhundert immer und immer wieder geltend, sondern auch deshalb, 
weü sie im engsten Zusammenhange mit der übrigen Entwickelung von 
Florenz auf dem Gebiete der Politik, Literatur, Kunst sîehend, als Beleg 
für die aus dem Geschichtsstudium sich ergebende Thatsache dient, dass der 
?.ustand der Mcdiein zu einer beliebigen Zeit nichts Anderes ist, als der 
Ausfliiss des jeweiligen Kulturzustandes. 

Florenz nennen und an die Medici denken, ist Eins. Aber die hatten 
mit Lorenzo Ma^^nifico (1449 — 92) zwar nicht abgewirtschaftet — sie 
erloschen ja er^t 1737 — doch waren sie bereits über den Höhepunkt ihres 
Glanzes hinaus. Unter Lorenzo hatte sich eine Gegenströmung wider sie 
erhoben, voran die mächligen Strozzi. Wer kennt den Namen Strozzi nicht, 
der einmal nur Florenz gesehen, der einmal von Florenz gehört* Wie eine 
Zwingburg steht er da, der wuchtige Palazzo, den einst FiUppo S/rozzi 
dtr Aclhre (1426 — 91) erbauen Hess aus Hausteinen» deren Ueber- 
cinanderschlichtung noch heute keine Kleinigkeit ware. Diese mehr oder 
weniger republikanisch gesinnten Strozzi waren der Rückhalt des galenischen 
Akademie, und zwar beide Söhne Filipfjo de« Älteren, nemlich Ginn 
Batikta^ genannt FtUppo tür fun^^rrt und Lorenw^ wie auch Filip|K) des 
Jüngeren Sohn Pierro, Dazu noch Cavalcanti, zwar kein Palastbesitzer, 
dennoch ein Mächtiger in der Republik der Geister, Diese Cavalcanti 
h;itten seit jeher nicht nur als Schöngeister sondern auch als Literaten eine 
Kolie ill Florenz gespielt, Ihr Ahne Guhh Cavaicanii vor (1259 — 1300)^ 

10* 



13» 



ein leidenschaftlicher Guelfe, hat den bekannten Sang über die Natur der 
Liebe verfasst. Er beginnt mit den Worten „Donna mi prega'*. Dieses 
Gedicht war achtmal erläutert worden, unter Anderem von dem berühmten 
Lehrer der Medicin Dim dt Garbo {-\- 1327). Haeser kennt den Dino 
von dieser schöngeistigen Seite nichts ebensowenig die prachtvolle Giunta- 
Ausgabe von dessen Chirurgie. 5) Diese Verbindung von Poesie und Medicin 
ist in Florenz nicht neu. War doch seinerzeit der Dichter Dank ÄUghkri 
Vorstand der Aerzte- und Apolhekerzunft gewesen. Unser Bariobmineü 
Cavalcanti (1503 — 62) ist der Verfasser der „Abhandlungen oder 
Gespräche über die besten Regierungen der antiken und modernen Repu- 
bliken". Er kämpfte mit gegen die Medici, und verliess schliesslich Florenz, 
nachdem Cosimo Herzog geworden. Die galenische Akademie sucht also 
ihren Halt an der republikanischen Gegenströmung in Florenz. Sie ist aus 
dem Kreise der Unzufriedenen hervorgegangen. In politischer Beiiehung 
waren es die Medici, die man anfocht, in der Medicin die Araber. Die 
Rädelsführer auf letzterem Gebiete waren Pkrfrancessa Poûic mit seiner 
gegen Avicenna gerichteten „Abhandlung über den Aderlass" und dessen 
Freund Lconank Gia<him<, Verfasser der „Abhandlung gegen Mesue und 
alle volkstümlichen Aerzte". 6) 

Die Bestrebungen dieses Bundes sind keineswegs über Nacht aufgetaucht. 
Aehnliches hatte schon vorher Nkolo Lconkeno (14 2 S — 1534, Professor 
in Ferrara)t der von Haesit nicht genannte Ambro s 10 Nolauü^ sowie 
Leonicenos Nachfolger Gm'amti Manarda (1462 — 1536) verfolgt, Achn- 
liche Ansichten hatte schliesslich der junge facopo Missk in einem Briefe 
an Akssandrü Ripa zum Ausdruck gebracht. Auch let2tere Angelegenheit 
ist bei Haeser nicht envähnt. Schliesslich war diese Revolution auf medici- 
nischem Ciebiete keineswegs Etwas, das aus der Fortentwickelung der Medicin 
von selbst mit ureigener elementarer GcwaJt hervorgebrochen wäre. Ihr 
war die Pflege des Klassîcisraus durch die von Cosimo dei Medici ge- 
schaffene „platonische Akademie** vorangegangen. Und wahrscheinlich 
geschah es nicht ohne verwandtschaftliche Empfindungen zu jener älteren 
Zeit der Literaturblüte, dass die Streitschrift der galenischen Akademie 
mit einem Dialog einsetzt, der sich jrwischen dem Greise Bcnivenus und 
einem gewissen Landinus abspielt. Der erstere ist offenbar niemand Anderer, 
als der durch eine Fidle von Beobachtungen an Kranken und an der 
Leiche hervorragende Antonio Benmeni (1440?— 1502) der Freund des 
humanistisch gebildeten Arztes Afarsiiio Fidno (1433 — 99) sowie des 
Philologen und neuUateinischen Dichters An^ek Foli^mm ( 1454—94)» 
Erziehers des Pierro und Giovanni (später I^o X) dei Medici. Der 
andere ist wol Cristoforo Landim (1425 — 1504), auch Erzieher im 
Hause Medici, dann Staatssekretär, Herausgeber des Dante. 




Die Luft der Ciardînî Bobolî umgibt ims^ indem wir diese Streîtschnft 
der galenischen Akadetnie aufschlagen. Da stehen wir auf dem Fleck, der 
Go:the zu seinem Torquato Tasso angeregt hat, sehen hinüber vom Palazzo 
Pitti zum Palazzo vecchio, den Vertretern der neuen und der alten Zeit. 
Aber wieder verdrängt das Nagen des kritischen Gewissenswurms in uns 
den Anflug des beseeligenden Enthu'siasmus, und wir fragen uns: wohin 
hat der Sieg über die Medicin der Araber schliesslich geführt? Seien wir 
aufrichtig. Indem man die Araber durch den Humanismus ausfegte, war 
man in den Galenismus verfallen. Und so hatte man schliesslich den 
Teufel durch den Beelzebub ausgetrieben, Man hatte auf dem Gebiete tier 
Medicin ganz daa^lbe gethan wie auf kirchlichem Gebiete, da man das 
Papsttum durch den später starr gewordenen Lutheranismus verdrängte. 
Man merkt es, wenn man nur die Gedanken hinüberschweifen lasst zu der 
anderen Empore des geistigen Schaftens, vom Arno zu der Seine. 

jPflr/r, Die Stadt der Bourbonen, die hatte den Galen tsmus genährt, gepßegt 
und gehätschelt. Und schliesslich war er der medicinischen Fakultät über den 
Kopf gewachsen, A Vie ein Riesenpolyp hat er sie in seine Fangarme aufge- 
nommen und erdrückt. Bis in dte Mitte des 17. Jahrhunderts blieb die 
medicinische Schule vott Paris im Rückstand, da sie An^:hauungen verfocht, 
die in der Verfallszeit des römischen Caesarentmiis gereift waren, indem 
sie durch ihr Haupt Jean Riokin d. J, (1580— 1657) noch die neue 
Lehre vom Kreistauf im Körper anfocht, die durch Harvey in England 
aufgekommen und allerorten aufgenommen war. 7) Erst nachdem ohne 
Rücksicht auf die Fakultät der „Jardin du roy" (später Jardin des plantes) 
errichtet und zum Mittelpunkt der physiologischen Richtung in der Medicin 
geworden war, hatte man ein Gegengewicht geschaffen, das für das Wieder- 
aufleben einer freien Forschung den Ausschlag gab. 

Indes ist es bekannt, dass gerade in Paris unter Anderem eine Reihe 
radikaler Elemente bestand, die unbekümmert oder auch im offenen 
Kampfe m;t der Fakultät ihren eigenen Wtg gingen. Dahin gehört im 
Schosse der Fakultät selbst Pierre Brissoî (1478 — 1522), der schon 
früher als die galenische Akademie den Arabismus in der Theorie des 
Aderlasses bekämpft hatte (seine Schrift erschien posthum erst 1525), 
dahin gehören viele Andere* denen die Fakultät den Krieg erklärte, oder 
denen die sonstigen Verhältnisse den Boden heiss machten. Nicht in letzter 
Linie wäre zu nennen Charles Eüien-re (Dr. med, in Paris 1542, gestorben 
1564) aus der berühmten Buchdruckerfamilie der Etiennes in Paris. Er ist 
der Verfasser einer bei ^(j^ji-r nicht erwähnten Abhandlung über Nahrungs- 
mittel 8), bekannt durch eiue tlUistriric Anatomie, die m Paris i, J. 1545 
lateinisch, 1546 in französischer Ausgabe erschien 9). Das Werk, welches 
ïwci Jahre nach Vesals Humani corporis fabrica herauskam, wird nicht 



sehr hoch geschätzt, der Verfasser und sein Mitarbeiter, der Chiuirg De 
!a Riviere, der den Hauptanteil an der Illustration hat, gelten als Komptla- 
toren der schlimmsten Sorte. lo) Aber mir scheinen die in folio gehaltenen 
Abbildungen tloch wegen ihrer künstlerischen Auffassung einigermnssen 
beachtenswert. Es wieilerholt sich in ihnen derselbe Zug, der durch alle 
hervorragenderen anatomischen W'erke des Cinquecento gehl. Sie haben 
beinahe alle dies gemeinsam, dass sie nicht nur dem rein Sachlichen einen 
Wert beilegen, sondern sehr oft auch Beiwerk heranÄicheni bis schliesslich 
dieses die Hauptsache überwuchert. 

Die ältesten Spuren dieser Auffassung findet man in der veneiianer 
Klmiraiionskchmk am Ende des 15. Jahrhunderts. Der „Fasciculus medi- 
cine" At.^ Johannes de Ktthum vom Jahre 149 1 verwendet zur Illustration 
der weiblichen Geschlechtsorgane eine gravitälisch sitzende Gravide mit 
eröffnetem Leib rr), ^^^'t „Conciliator" vom Jahre 1496 zur Illustration der 
Bauchmuskeln ein stehendes Männerpaar mit blossgelegter Bauch wand 1 2), 
In beiden Fällen handelt es sich um ganze Figuren in strenger, an die 
Werke eines Andrea Afarife^na oder Verrocckti* erinnernder Haltung zum 
Zwecke der Erörterung nur einer Körpergegend, aber noch immer ohne 
Beiwerk. 

Einen Schritt weiter ausserhalb der Lagunenstatlt, und die bisherige 
Strenge wird zur theatralischen Sitiiat'on, Die bologneser Werke des Beren^ar 
da Carpi, nemHch der KommenUir tx\x Anatomie des Mondino vom J, 
1521 und die bald danach erschienenen Isagogae, nehmen den zu Venedig 
geschaffenen Typus auf. 13) Für die Bauch muskulatur sind ebenso präpa- 
rirle Männer verwendet, wie in jenem Conciliator. Aber hier sind es sechs 
Einzelngestalten in gespreizter Beinstelhmg. 14) Drei darunter mit kokett 
geneigtem Kopf ziehen die bis zum Nabel losgelöste Haut des Stammes 
verschämt in die Höhe, wie es etwa eine Soubrette thnt, wenn sie ihre 
Schürze hebt. Zwei andere streifen seitwärts schauend die Bauchhaut über 
die Hüften herab. Einer scheint sich gar iia ora torischer Armbewegnng 
aus dem Bilde heranszu wenden. Dieser ist überdies von einem Strahlen- 
kranz umgeben, als ob es sich um eine höhere Erscheinung handeln würde. 
Auch die Venetianerin mit dem offenen Bauch kelut hier wieder. Das 
erstemal sitzt sie sinnend auf einer Bank mît gespreizten Schenkeln, wobei 
der rechte Oberschenkel höher gezogen ist. In der zweiten Siluat'on hat 
sie schon das ganze rechte Bein auf die Bank gc^og'^n, mit der Linken 
hebt sie einen Mantel hinter sich empor. Das driltemal steht sie. Der linke 
Fuss ruht auf drei Buchern, der hoch gehaltene Mantel flattert, die Rechte 
west nach dem auf der Bank liegenden Uteiiis. 15) Wie ermüdet von 
diesen Posen ist sie schliesslich stntimentnl hingegossen auf einen» stoff- 
drapirten Sitzgestell, der Kopf lehnt sich schmachtend zurück und seit- 



US 



warts. Durch ein geöfTnutcs Fenster sieht man in eine malerische Land- 
schaft. i6) Eine ähnliche Auffassung liegt auch fünf MuskehTiänncrn und 
zwei Skeletfiguren (letztere in Vorder- und Rückansicht) zu gründe. 17) 

Derselbe makrtsche Zug kehrt wieder in den Tafeln des Bariolomea 
pMsiaçhi. Um die Nackenmuskeln und die langen Rückenmuskeln zu 
versinnlichen, setzt er ein Skelet in Rückansicht von der Hüfte aufwärts 
auf einen Hermensockeh Die linke Hand stützt sich auf die Hüfte, um 
die inneren Zwischenknochen muskeln sehen zu lassen^ der rechte Arm ist 
aufw^ärts weisend erhoben, um nichts Anderes au zeigen, als den Supinator 
brevis. 18) Einen wahren Triumph der hier zur ausgesprochenen Koketterie 
gesteigerten malerischen AutTassung feiert schliesslich GiuUo Casserio» Was 
m dieser Beziehung bisher geleistet worden war^ wird von ihm verwertet, 
ja er gebt noch weit tîaniber hinaus. Das von Berengar benützte Motiv 
des Hebens der eigenen Haut ist hier zweimal angewendet, nur dient es 
^ur Spannung der grossen Netzes. Das Höchste leistet aber die Tafel 15 
des 8. Buchs. In einer Landschaft mit weiter Fernsicht ist an einem 
Baumstamm e:n nackter junger Mann mit sehnsüchtigem Blick und ge- 
spreizten Schenkeln gelagert lu keinem anderen Zwecke, als um die 
Muskulatur des Afters und des Penis 7A\ zeigen. 

Selbstversiändltch war auch Charlys Es/ienni^ der Zeitrichtung nicht 
fremd geblieben. Blühte doch damals die Renaissance in Frankreich in 
ihrer Art, wie ilas Rinascimento in Italien, Die Regierung Frattçots / 
(151 5 — 47) bedeutet ja deren Höhepunkt. Aber auch dessen Nachfolger 
Henri II (1547—59) ist dem in Italien geweckten Geiste treu geblieben. 
In lias Jahr 1533 fällt seine Vermälung mit A^r/Z/trr/z/rr rv« Jiir*/«-/, Tochter 
des Lorenzo. Estîenne nimmt die venezianer Aufiassung der weiblichen 
Unterlcibsorgane gleich in zehn Tafeln wieder auf. Seine Frauen sind 
lebhaft bewegt, das Milieu ist reichlicher, luxuriös, oft geradezu überladen. 
So sitzt eine dieser Damen, im geöffneten Bauch einen zusammengekauerten 
Foetus, in dem Hofe einer Burg, von deren Balkon sie überdies ein Mann 
mit aufgesetzter Brille beguckt. Auch die berengarschen Muskel mann er 
kehren wieder^ nur in strengerer Auffassung, als gingen s:c direkt auf die 
Vorlage eines italienischen Quattrocent'sten zurück. 

Die Tafeln des Estienne sind aber noch in anderer Beziehung bemerkens- 
wert. Man fimlet da hintereinander vier zu.sammengehürigc Skelete und 
iwar: i, Vorderansicht, 2. Seitenansicht von links, 3. Rückanisicht, 4, 
Scitcnatisicht von reclits. Sie stehen auf begrastem Boden. Der Nr. 1. 
and 5. liegen zu Füssen mehrere kleine Skeletteile. Nr. i. steht neben 
einem Baumstnmk^ an dem ein Tîlfelchen mit den Initialen des Zeichners 
De la Rivière hängt. Es ist der Zelt nach anscheinend nicht das erstemal, 
dass uns eine Folge von Skelcten in drei Ansichten vorgeführt wird. Denn 




«3« 



schon Vesal hatte dies in drei von seinen sechs „Tabulae anatomicae" 
gethan. Sie waren 1538 zu Venaiig erschienen, aber in Pad u a ïusara m en- 
gestellt worden. Als Zeichner nennt er Johann Siefan van Kulkar, Abge- 
sehen von der etwas genaueren Darstellung tîer anatomischen Einzelnheiten 
bei Veeal und dem Umstand, dass seine Skelete die rechte Hand bis zur 
Schuller, die des Estienne in der Seitenansicht aber beide Hände bis zur 
Htifthöbe erheben, ist die Zusammenstellung in drei Ansichten, die plumpe 
Cxestalt^ sowie die malerische Auffassung in beiden Fällen 50 ab nlich, dass 
man sich dem Schlüsse nicht entziehen kann : Entweder gehen die Skelete 
des Vesal und Estienne auf eine gemeinsame Vorlage zurück^ oder hat 
Einer dem Anderen nachgezeichnet. Für die erstere Annahme fehlt das 
Substrat, Viel näher liegt die zweite. Nun ist sber fias Werk des Vesal 
1538^ das des Estienne 1545 erschienen. Also ist Estienne ein Plagiator 
an Vesal, wie er es schon In seinen Weibern an Berengar geworden, indem 
er aus den vier Frauen das Berengar gleich einen Harem von zehn Weibern 
gemacht» Doch gemach. Dem vierten Skelet des Estienne liegt zu Füssen 
ein Tâfelchen mit dem Namen des Holzschneiders Jûiiai und der Jahres- 
zahl 153?- Die Skeletfolge des Estienne war also längst fertig gestellt,! 
bevor die des Vesal erschien. Ja, sie war es schon damals, ak der junge 
Vesal die Universität von Paris bezog. Dies geschah bekanntlich um 1533. 
Er blieb hier bfs 1536, Seine Tabulae anatomîcae sind cine Jugendarbeit, 
dem Inhalte nach bekanntlich noch ganz durchhaucht vom Galenisraus 
der pariser Schule. Wenn man annimmt, dass er am 31. December 1514 
geboren ist (das genaue Datum steht nicht fest), so hatte er in Paris 
ungefähr von seinem ig. bis in das 22. Lebensjahr studirt, und die Tabulae 
fertiggestellt^ nachdem er kaum 23 Jahre alt geworden (die Zueignung ist 
vom 1. April 1538). Ist es da Wunder zu nennen, wenn er die Tafeln 
des Kstienne als Vorlagen benutzt? Ist es ein Wunder, wenn er unter dem 
nachhaltigen Jugendeindmck noch später die Eigentümlichkeiten des Estienne 
beibehält? Jederman kennt Vesats an einem Sockel stehendes Skelet, die 
rechte Hand auf einen Schadet gelegt, den Kopf sinnend auf die linke 
Hand gestüzt. Vesal hat es selbst geliebt, er hat es wiederholt verwendet 
(Fabrica, lib, I., Epitome). Auf der Sockelplatte liegt ein Zungenbein nebst 
zwei Gehörknöchelchen (Hammer, Ambos) in ähnlicher Weise, wie Estienne 
seinem ersten Skelet mehrere Skeletteile^ darunter auch eiü Zungenbein 
und die beiden Knöchelchen zu Füssen gelegt hatte. 

Noch Eines. Zur Illustration tier Gehirnanalomie verwendet Estienne 
acht nackte Männer mit abgesägtem Schädeldach und blossgelegtem Gehirn, 
Dasselbe Verfahren befolgt Vesal in se'ner Epitome, nur mit dem Umstand, 
dass seine Figuren stehen, während sie bei Estienne sitzen oder gelagert 
sind (eine hängt sogar kopfüber). Nun ist die Epitome im Juni 1543 




157 



erecliieiien, die Widmung schliesst sogar schon am 13, August 1542* Die 
Anatomie des Estienne kam aber erst 1545 heraus. Da unterliegt es denn 
doch keinem Zweifel, dass Estienne den Vesal nachgeahmt, o.!er sagen 
wir, zum Vorbild genommen hat ? Doch gemach. Die Anatom[e des Eslienne 
war» wie aus der Vorrede zu ersehen, bereits 1539 bis zur Mitte des drittem 
Buchs gedruckt, die Tafeln zur Gehirnariatomie befinden .sich aber schon 
im zweiten Buch. Sie waren also längst gedruckt, bevor Vesals ähnliche 
Tafeln erschienen. Es erübrigt also doch nichts, als anzunehmen, daas 
Vesal, wie er es in den Tabulae anatomicae und in der Fabrica gcthan, 
auch in der Epitome sich an Charles Estienne „ang-:: lehnt'" hat. 

Also war Vesal ein — » der grosse Vesal ein Plagiator? Ich weiss, dass 
ich mit dieser Frage so Manchem j vor Allem mir selbst ans Herï greife. 
Pies umsomehr, als es kaum 10 Jahre her sind, dass die Vesal monographie 
von M. Roih^ ein Werk, das durch seine Gründlichkeit zu dem wenigen 
Guten gehört, was auf medicinischgeschichtlichem Gebiet im 19. Jahr- 
hundert geleistet worden ist, wesentHch dazu beigetragen hat, Vesal als 
durchaus originelles Genie aufiufassen und auf die Spitze zu heben. Ich 
glaube aber, man wird sich mit der Zeit doch wieder daran gewöhnen 
müssen», den jugendlichen Stürmer und Dränger, dessen wichtigste Leistungen 
in eine Lebenszeit fallen, da er noch nicht das dreissigste Jahr erreicht, 
keineswegs als Heros anzusehen, sondern als Mensch unter Menschen 
wandelnd. Man gelangt dazUt wenn man ihn im Rahmen seiner Zeit 
betrachtet, sobaîtl man sich auf den kulturgeschichtlichen Standpunkt 
gestellt. Wenn Estienne einen Gedanken des Berengar aufnimmt und um- 
prägt, wenn Vesal sich ebenso äu Estienne verh.^lt, so ist weder Estienne 
noch Vesil ein Kompilator, ihr Vorgehen noch lana;e kein Plagiat. Auch 
wird ihr Ansehen keineswegs verkürzt, wenn man erkennt, dass jeder von 
ihnen auf den Schultern von Vorgängero -m seiner Bedeutung herange- 
wachsen ist, Sie werden aber unserem Verständnis näher gerückt, sobald 
wir die Fäden, aus denen sich ihr Schaffen spinnt, zuriickverfolgen können. 
Wir lernen nie eben als echte Kinder einer Zeit kennen, in der der Begriff 
des Urheberrechts noch nicht so geklärt war wie heute, vielleicht auch 
abhängig von ihren Illustratoren^ die es mit der Ent'ehnung und Ver- 
arbeitung fremden geistigen Eigentums nicht allzustrcn^e nahmen, wenn 
CS nur gut war. Skruplen waren bekanntlich eine Sache der Renaissance- 
zeit nicht. 



ANMEHKU5GEN. 

1) •JVora« aca4 ff mitte ßofetrfmüe ùpuëfiuia adunrfu* Amctnnnm, H medico* 
mmtericoi, qui Gahni dkclpHna nefffectti^ havbtfras vaiunt. Vùnetijs in officina 
Iiseac Anto^aij Juntoe. Anno 1533, mcnHe ücl^bri. 4o. TitelbL u. weitere vçn 



2—47 paginirle Blatter. M ci nom Exemplar fehlt offenbar noch das Blatt 48 < 
Viellcii'lit dürfte es ein Druoltcrzeiplien jrotrngf n lmbe&. 

2) *Baucr (Jas.) Gm-k der Aderlibsc. München. 1870. 8o. 330 Seiten. 

3) *Ilncsa' (Heînr.) Lehrh. d. Gesfh, d. MlhI. u. dtT epidfUi. Kraiiklieitcti, 
3. BoÄrln I 18-5, 11 1831, HI 1882. Jena. 

-1) *Mulk (M.) Andreas Yoaalius Brusellcnsi», M. 30 TaMii. Berlin. 18U2, 
So. 500 Seiten. 

5J *Di!ius m vhrrutyùi ettm aiij^. Esjjösitio Diiii Flort^ntitii super ttrtia et 
quarts Î et parte quinte fcn quarti eauonia Auieemie euni toxtu. GentilU de 
fnf(fiMc*f super traetntu de lepra, fhnHUs th ßofentht «iipor traetalibuB de 
disloeatiouihuH t-t fractiirîs. Travtatus 7J//</ de |ionderibuHi et mensuriis. Eiusdem 
do emplastris et rnguentjs, Omnia nouissimo dili^'^eiiter reeogiitta eunetisquo 
uiendis et crrarLbiis expiirgatii . . . Inipressia WnctiJB ilaiidato et expetiBis nobilis 
vjri Luccautünij de giunta Horemim. 1-519. die xxvj. mensi« Martij. Palto 1Ö8 
BIL Am Scliluss des ersten Kommentars gibt Dino ein Stiiek seiner Lel>ens- 
gesehiebte: „Hie fluilur expositlo tcrlie Fco et quarte quarti eanonis Auicenne 
„inqimntuui est s^iteetans aeientie eirur^çic per quam prinei palis faeta est hec 
j.expositio. in dinrsis! aiiteni temporibuB lioe opus perfccimii«. Nam vs*iue ad 
„traetatum de vleenbiis lioe opus fecitiius dum oramus adhue imienis in scientiÄ 
„medieine. stiidueramua ciiim Bononic vno auno in seieutia medicine i deinde 
„propter giierram que tunc Bononie erat diwecBsiiruis ilc studio et adhesimus 
„patrî i]ui in bae seientia pre eeteria erat expertus et eum eoconinioranü adhue 
„iuiieiiii sie videns ipsum quottidie opcrari ruotua fui ad siTÎbendiim a liquid 
„super ifjtam partem quarti eanonis Auieenne et esposüimus vstjue ad traetatum 
„do vleenbu«, ibi rero tunc supersedimus et reuersi fuimus ad stud iura Bono- 
„nîense, et studuiaiuä eontinue quattuor annis in seientiu medicine, in quarts 
„Tero auno dej gratia mild uoneedente fuimus doetoratl in ista seicölia: et 
„loj^ituus continue duobus aunii^i. Posîtnioduui vcro qtiia priuatuui fuit Studium 
„Bononienste coaeti roecsdtuuîj a studio illo et veuimuii ad eiuitateni Sciiarum 
„et vcniüius* ibi ad sialariuai et vocati. ibi rero ex rogamine quorundam »cho- 
„larium amienruni nostrorum reîneopimus opus liot;.'* 

G) *F(iri Fnriicîaci Püuli mediei galeriiei adueraus ATieennara de venae 
sect i one trac I at us (Xovbo Aendemiae Floren tinae O pu sen! a fol. 22— 3â)i 
^Lconardl Giüchhd mediei galeniei libellua (aduertius Mesueni ct rulgares 
niedifos omues, traetatos) Cuius est scopua quantum detrimciiii bouie litteris 
aJTerat omis<«a ratiope aliorum seriptis temere pubseribere. (Ibid. foL 33 — i7.) 

7) Vergl *T'ûplif (Robert Jtitter von) Jean Biolaii der Jünf^ere. Irxtern. KUn, 
Eundsdinu Ä'r. 12 und U, lfiii4. ^, A. Ho. U S. 

8) *Citmli SicphttnK I^e ^utrimentis, ad Bnillvum, Hbri très. Parisiis, Ex 
oiBeina Bob. Stepli. typograpbi Be^îi. 1-550. 8o. 15fi pag., index. 

9) De dissectlone partium eoi^pôrîs hum. îibri trew, aCarolo Stephano, doetor» 
Medieo, rditi. Tna cum iiguriB, et ineisionum declarationibus, a Stephano 
Itiuerio Chirur^o eompOHttjü. Paris, Ap. Sim. Colin. 1545 foi.; *La disseetion 
dea parties du corps humain diuisee en trois liures, faietz par CAarks EitUnns 
docteur en Médecine: auec ks figures et declaration de» inciBtona, eompûseej 



139 



I 



par RsHtniuc de U Riuicre Cliirurgicu, Imprime a raris clirx Simon dt- ColJnea 
1546, fül, 1Ö uud 400 S., Ygh »Choithint, GeseU. dur aimtöm. Abb. lî^oâ. 
8, 36 u. f. 

10) Rof a- a. O. S. 21 L 

11} Tcbor den Fumnculus medicino Tür^l. Chonhtnt, Gesell- der anatom, Abb. 
S. 18 u. f. Keprodiiktion der L^nTUluiton Frnu bei *Wirgri\ (îcs-c-îu d. Med-'cn 
n. ihrer LcliraiiutiilU^n in Striisaburg v. J, lli>7— 1M72. Strassb. 1885. ^r. t'o. 
173 S., Seite 27. (tch besitze den Fase. med. in der Ausg. Venet. 15(K>. 17 Febr.) 

12) *CtuieiUttfijf (ed. Frani'isfus Arplagnes de Valontia arh lH nu'd. dr.) . . . 
Petri AjMutom» libro Coücilintoris diuiiii. Et oiuïtdeui de vt-iUMiis Jirnstlcoducß 
in)ix>$itUü est a Booeto Lofatello Bcrgomeiiso ^abiliii viri doiniui Oi'taniniii 
*Seoti Mcdoetientfis impensa: eum boc nauissimo autii'io de rguro QOuagt'sîmo 
sceuude diffère ntie .. , Venetija Idibus martiJB. lllUî. Poraino Augustino Bar- 
1)a«lii'o Prhieipe feUfissimo ref^ente. Foüo. Titelbbilt n. wciti^re von 2- 265 
-pAgiuirte Blatten Die erwähnte Darstellung ful. 215 vcrsc. Choulnnt 
kanutc sie nur iiacb der Aus^jü^. Yenct. 1504-, 17. Jan. Kr mat-bt gîeîi'li- 
zeitifç aufmerksam« duss eie iü der ersten AuHgabci Mantua 1472, iioeli tîieîit 
vorkommt {*Chottftinti GrapliiBcIio lueuiiabelu 18-58 S. 13A). Bekaöntlielt erscli-e- 
neii Èwfsebeû der niiintuaner Au^ig:abe von 1172 und meiner Veuetinner toji 
1 ti>6 Docb die Auîîpnben Vent't. 1176, PapinL' und Patav, lti>Ü. ]Uö;clieiierwei!^e 
iät also das* .Mîinncrpaar novh alter aU 1 lUfi Jedenfalls i«t aber durrb die 
Feststellung diei^ea Patums Cbouluuts Aimnbme widerlegt, dergenjäss die Dur- 
rtellung dem Ben')iji;ar nnoligCÄeicli net ware. GleitdiAeîtiglJefc*ri es einen Beweis 
für die Kfeîitigkeit der Vermutung von lïoth, die Paelie verlialle sieb unij^e- 
kelirt [Roth a, a. O, S, S, 53). Di^i'li kennt Kotlt die Dnrstidluug nur aus dem 
Coßcil. diff. Venet. Junta 1520, 

13) îeh hcê\i7.e von Berengars Werken; „Trttehtta^ th Fntetum Ctilite sine 
Cranci a Carpo editu».,. 15 18. Qiiinto Idiïs iJeecmbris. Impressum Bononiae 
per Hieroiiymum de Be m^ diet is, 4o, 105 Blätter; dasselbe Werk in den Oktav- 
suMgaben *Lugd. Bat, li32U, ♦Lugd, Bat 1Ü51, »Lugd. Bat. 1715; *Cnrjri 
Cvmntt'iititrifi enm amplissiniis Additionibiis Buper anutoniiti mnudini vna enm 
tcxtn eiusdi'm in pnstinum et verum niturem redaeto , . . Impressinm Boiioniao 
per Hicronymum de Bcnedietiîj Pridie Konas ilürlü 1.521, lo. 528 Bliitter; 
* htii^fltjiic Breucs perlueidae ac ube/rimae in Anatomiam biimani eorporis a 
eonimuui Medicorum Aeademla iisitatam a Carpo in Alnio Bononieusi Ujm- 
Ht^iio Ordiiiar'am Cliirurgiae Docente ad Ruonini Sebobt>tieornm prneiH'ts in 
lueem datae... nddito Plutonis et llarpngi dissecti dialogo^ autliore Part lien io 
ForoHuiensi Carpi amieiâjttmo Anno virginei partus. 1523, Sub die, 15. JuUi. 
luipTcssum et nouîter rtmis^sum (!) Bonouiae: per Benedictnm Heeloris Biblio- 
potatu Boiionieiîsfîfl. lo. 811 Blätter. Dti« Abbildungen der Comment. 1521, 
Itngogae 1522, îsagogac 1533 analjîiirt Eoih a. a. Ü. '&, 50. 

14) Uni h a, a, O. 8. 52 mtiebt aufmerksam, drt-si die ge«preiztc Stellung an 
pîne Finnr der Miir^^arila pbilosophîîie cd. 1501 Hb. VJI erinnert, 

15) Comment 1521, fol 225 verwo, 22Ü rceto, 226 verso. 
1(1) Isagogae 1523. io\. 23 verso. 



T40 



17) Muskelmnnner: a) nach links seliBticnd, die Kcchte zur Schult erhöhe 
pfohotwn. Com me Dt 1521 foL 1518 verso (fehlt in dcii If^n^ogae 1523). A) der 
Mann mit dem Striek; Comra. 1621. foU 1519 r. = Isag. 1523 fol. 70 r-c)der 
Mähö mit der Sdireibtafd. Comm. 152L foL 620 p. (fehlt in den Isa^. 1523). 
rf) der Mnan mit dem Beil. Comm, 1321 fol, 520 y, = Isag. 1523 (oL 71 r. e) der 
sitzende Mann, Isaif. 1523 foL 70 v- (fehlt iti den Comm. 15*21). 

19) Tab- 33. (Ich besitze von Eustaehi sowol dio Opuscula, Vonct. 1563 nia 
Auch mehrere Au«gaben der atiatom. Tafeln.) 

19) *Juf. CtfUnScrii Placentini tabulae anatomicac LXXflX. Veuet. 1C27- foL 

Witüf 9, Februar 1903. 



VARIÉTÉ. 



Lt priH/r^if (fti rhhtuiru de ht mMccine, 

C'est avce satisfaction que nous notons les principaux journaux: de k méde^ 
eine s'intéresser de plus en plus à l'histoire de notre nrt et d'en saluer avec 
plaimr raranccment qui pnrtout e»t indubitable. 

Nouvellement c'est le Ncx. 3' ^feti. J. (17 janv. 1[K>3) qui cite les paroles 
do M. DoneJQfc eoncernaut rinveution du speculum, aceordté bien à tort à 
B«camier. II cite do même le cas d'un Professeur de Paris qui ayant invent«, 
une înaehinerie jMjar l'extcnaion, était par trop étûnaiï de rctrouvep, sous le 
guide de M. Durau le mt'niu' appareil dans les oeuvres d'Abulcaais. Enfiu on 
réfère à la position doclive nomuu' d'apros Trendelenburg qui pourtant illustrait 
déjà les oeuvres chirurgicales du moyen-îVge (voir Jtttitig, Dec, 1902). 

Le journal remarque que l'étudo do rhîstoirc et la littérature médicales n'est 
pas tout simplement un luxe. Ceci nVwt qxie trop vrai. Chaque historien sait 
qu'on peut regarder rhiatofre comme une mine de trésors perdus. La 
îigaturOi p. e. accordé gi^néralemont à Par*?, déjà selon celui-ci uVst 
pas dû à Par^ mai« avait été dL^crit par ± 30 auteurs de Tantiquilé et 
du moyen-àge. L'historien sait qu'on ne doit pas rablntîou des yeux des nou- 
veaux nés à Credé mais d*ahord tV Eiscnmunn en 183Ö« il sait que la lanoline 
n'a paa ét<* dMiuverto par Liobreidi, puiïWiue ccllodà était connue déjà dans 
l'antiquité; il »ait que l'ichthyol avait son précurseur (voir Thintoiro des drogues 
de Pomet) dans le Mummi du moyen-àge, employé dans le même casî il sait 
que le „künstliche Blutleere" du eélèbre Esmarch était employé e.a. par 
Heliodoros, par Eraaistrato!*, par Archigeues et qu'encore Larrey appliquait la 
ligature préalable avant Taïuputation du fcmur. 

Ou pourrait augmenter ce nombre par douzaines, seulement cela nous mènerait 
trop loin. I>e plus à quoi bon désillusionner taut d'inventeurs, dans le nombre 
desquels il y en eut sans doute qui secrètement cultivaient plus l'histoire 
qu'ils no roulaient faire suppojser. Généralement ce n'est pas agréable pour les 
auec«flaeur« que de se confesser qu'en maints eaâ kur^ pères en avaient 
autant qu'eux. 




EXPERIMENTA MAGISTRI GILLIBERTI, 

CaKCELLARU MONTISPESSULANL 

PuMîés paur la premft^re fois tf après ie manuscri/ de la Ubliûlhèque 
natiottak tk Paris avec iniroduttion historique. 

Par le Dr. P. PANSIER, d'Âvi^mn, 



{Fin,) 

sst^s^m^NTà WAOiarai oiittBBBTf, cjLîiroBi;tAitir «osrTisrKaarLANi. 

(1) Daxît GiUÜjortUH: nimquam invenî meliorem ni^difitmm id strmgendum 
Tcntretu et diäsinteriam qu&m caulea cum earn i bu s y rein îs. Caules rf!»ro deeoqui 
debent in duobu» aquia Tel tribiw» ut sakedo, qtio est in aucco, per decoc- 
tioDem estrahafirr, et tune carnes in tatibiis decoqui debcnt. Et coiumi^eeatur 
mica panis, si utilts, et dot tir pai'ienti. 

(2) It<»m dixit Magister Gülibcrtus se nitnquam curasse dîssjnteriajn per 
medieiniis. Et est ratio, ut asscrit, quia eiiim per iULn^iiinia fliixum debilit^'tur, 
et dntuf potio medicinalis tüI alic^uîd taie, fuget illud nnturam et abborret. 
Vet eibaria crgo dixit coram poi»»e tieri eonvcnieûtcr, quia natura poDit ipsum 
cibmn in profundo in quo delectando eicîtat appetituni et ad alias occupa- 
tionea auas perogendas roboratuT. Fiat orf;o cibus talis: ai sit rustieus et ait 
forits, deeoquantur lentes ia aquia tribus rel quatuor, quibus projectis, prepa- 
rctur cum earnc yrcina et couiedat. Si delicatus fuerit, tuûç preparetui? et 
comedat prout expedit. 

(3) Item disit GillibertuB se eurasse cardinal um boe modo: quesifit quid 
affeetaret t'omedere. Tandem dixit eardinalus quod Ri camera juvenem jrrüinÄm 
habcrct, et eaules comederet. Fecit ergo decoqui folia plarvtaginia cum cauUbus 
in dupli, in tTibuf«, vel quatuor ii(|uis, ut unctuoaitaB caulium eKtrabatur, et 
jxMtea prcparare cum uarue y ruina ad moduoi t ictus, et coniedit libenter, et 
{^unitug e»t ])aeienH qui per medicinam eurari non potuit. 

(i) Ad iuAationem ex f^osRa ventositate. Diïit Magister Gillibertus et ass^rît 
quod omiu's inllationefl ex gro»a ventositat^generata« solum solvere eniplastruui 
dt' trifolto factum et auper locum dolorosum calidum positum. Et sie debet 
iiori : accipias trifolium ft t^ratur m mortario, et postca pontttur in patella, 
et superaapergatur parum Tini. 

(5) CoUiriam ad oeuloH; Haue reeeptionem collirii fceit judeus ad rumpen- 
dura, id est ad eveilendum dauiptjum in oculo et ad stringeiidas lacriraas: K. 
lapidi^ saQguinei, ritreoli eremati, cupri combusti ana jn. mtrrc, croi'i atia m, 
pîperis lougi :> semis. DistemptTCtur eum vino vct^ri aibo et inde fiant trochim 
bngi, Et trochiBcu» frieetur super cotem, ot dtstcmpenitur eura aqua rosaruiii 
tç\ simplfei, et cum inspissabitur, una gutta vel due in oeulo ponaatur. 

(Ö| Ad benioroïda* et fluxum vtmtri* pueroruin. Hoc remedium puerorum 
rontra lluxnm vcntris x*el cinoroïdns jMicientium: recipt» vinum rubouragrosHum 
et MUium, ot ealetÎBt parum, et admisceatur tantumdetu laetia ovïs recentiti, et 



143 



öffcratur pariim. Et si rohieriB qiiod fortiuta operetur, admisceatur i^tis pwlvis 
ox ttlic[ui!« strii'tivis sctnindüm arliitrium medicîi preWntb (im hict» : prohinth). 

(7) Ad estftiuaiulam pin^ufdinein. Expeiiincntiiiii inl exttuuaiidam pidgiie- 
dinem: fiat baljK'um cv aquo marina et arena mari*i, et ante* immdium iögre- 
diatur balneum, tcI si pQüset sustinere quod ficret iti arfna maris in asiate, 
bonum csaet. 

(S) Ad ruptiirnm ret'Oiitoiii. Contra riiptniiim rocenteni: IT. setniüia cnmelonti?, 
pedis coluudiitii, jnceo nigre: torreaiitur in iguc. Postca pulrcrizctdiir. et isto 
pulvere iilatur parum i-uni vino rubeo vtd cum frispellis faeti» ex furinn 
fmaienti et vitelHs ovortim. 

(9) Contra vigilas c*x melancolia. Qiiodam vidua conf^iierebat de muUis 
rigiliia ...... venit imnifiderata tiielanctdio. Cui factum est tale remediuni: 

eomiuiseeantiir istn eloetuûria, ücilieet: diiiTito^Jcummiisco, zinziberi alexnndrini 
ana ,5111, diaboriginnti bt-rberis; quilms ntebatur inam* et »ero ad dtgcstionem 1 
medieinc. Sequeuti die syrupo facto de lierlns et rebus ...... in electuario 

laxütiro. Quod eelebrutis diebus XV rct XVI illud at'cipe bi.s Tel tcr in septiinana. 

(10) Ëmplaâtrnm. Istud emplastrum fecit Mnf^îster Gillibertus euidmu jitreni 
laborniiti einoptoiea paüsione wuisa remotiouis emoroidanim qiii.i sanguis 
reyertebatur nd pulnionem tempttrnruni üpilatarum pr<ipTiarum venannu: K. 
sandali albi 5111, eoralli, spodii ana 511, tob arum ji, albumina ovonim duo 
et ten eat einplautrura ventre ÎDanîto super regtone epaüs et ßat eraplaatnim 
de lardo ...... fuerit (?onstipat«a. 

(11) Eniplastnun aiî ntdirasim gtomaci, Tstud cmplaatrum fuît faetiim 
enidain Teäifjiosu qui pîitielijitiir sçlirosim sine intlatioiK' sîtomacbi et durii'-c, 
E,. galatige, ziiiziberia ana ,>iii. masticiti ,îu, carnis daetilorutu 5 sem., cere rubee 
,Vi, bai'ce lauri 5 acm., et ponatur in ore ütomaei, 

l^niîuentutii ad idem; H. dialtet», olei laurini ana 57, et aeaatiir eiim 31 
Cftstorei et baceis lauiri ,ït, et ungatur locus dili fient or. 

Synipus ad idem: K. ganofoli, gerniaiidriLS uaïuepîthoos, stîcadoH utriumiuo, , 
betonii-e, fîlipendute, catamenti, orignui, epineo (?), lilifagi, anto?t, foliomm 
berbeiie. eorticura cbuli, polipodii, turbit, eniile, aal rie, radiejs feniculi. petro- 
flilii, seperagi, bruaei ana si, sene, tbymi, epithymi, anetbi, maratri, squi nanti, 
aandalli utriiiünpie, rarvi, cwsf ute ana 5 r^em., eiforee, scolopendrie, senriole ana 
31, ai-eti sem., niellifl quod suflieit. 

Pulvi« ad idem; K. gariofîH .y, gaktigc, majorane* folü, Biiuinatiti, mc^nto, 
salvie, niclitjse, ozïmi ana ^ sem., gariofili, maeia, cubcbét anethi, carvi, t-arda- 
momt, pi péris loiigi aoa 5111, eere ^\. 

Utatur eîeotuarîis et puheribuH ad confortandum diKeutionem diaeimino, 
dianiso, diftciniinata, alt-xandritia. Kinuiberîs alexaiidrini pbri«^ pp~ eap-* 
cimiuata et diaci tonteni post cîbnm, alîis autem elcetuariiss îudiiïereûter post 
et ante. 

ITtatur pulvere prcscripto, et in i^ulsamitntiij, et in brodiis, et in oris, cit alii« 
fibia Borbibbns. Fiat taie emplastrum; eeroneo fltnliciît Si»m. i ineorporetur caro 
daetillorum et terra et pulvis baeearum lauri et paruiii mastiei«, zinziberis 
ga(UiQiJ. lâtud emplaidtrum reuuvetur t;um oieo luuriuo et uIl'o c:!alidQ, purgetur 



Dum pnlreTe et antumpno ad quautitatem :,u rel iit, précédente dieU eubtili 
et digi'atione cum osymelle foniposito tjuoriini rtu'eptio est hca R, floris 
bt>r(itgiivis), seiio, lliymi, fpitlijmi, aganri,Hqiinmritj, turbitjapidis Ibläiiü Jnpidis 
armoniaci, puIpc? üulloi[iiiutldr, jsin^iberisuQa ^ iiîcui., mirubolanorUni indomm ,3t) 
nuds muicate, ganofoli, zcdoar, einamomi, galanga ana 311, medulle casaie 
G.8tulo 511, ài'amono«! ewte cum maHtie^ 511 riolaram .lüem., erocl 01, iiiajorane 
511, inastieb jui, sumî ab»intii 311L Conficiantur cum melU' io modum maiç^dalioma. 

(12) Cura doloris renuin. In passiüuo rfiiiim apparet uritia aliquando itiopoB 
Tel nigra, el hoc propter nipturam alicujus veiie TflmedioÄmine, vel puncttina 
alicüjiis bumorÎH corrodentis kilim Tçnam. Et tunc fiat tale remedium; extra- 
hatur sanguis a rena cepbaHpa ,,,.., pacienti. Et tiat îstud PTtipIaHtrnm: li. 
Biicci plantÄginis quod suffieit, iiandalli utriusque, boli armenid, roaaruni 
ana 31, vifcella ototuih duorum, farine ordei quod aufßcit. Et boi- cnipîàstruui 
p<:>tiatur sup<*r locum doloris. 

Item cotttra ]>assionem in cujus urina apparent haix'nule rubec syrupus; IL 
succi fumittnTC m>m. n, lapacü acuti .5111, sum borragiiii», sileris .^ seni., flopum 
borraginh ^ni, succt alvaîntbii^ turbitbj polijiodii, ca^nmi aromatici, agaricii 
Tadicis feniculi, i>ftrosclinij brusci, speragl, camt^pithew!, senv, tliirai, epitliimi, 
Tiole prnnorum, liquiritie ana ^1, aneti, feniculi, carvi, petroselini ana .>sero., 
spifc 511, cicorcCf scariolc aun 5 scni-i tueduUe cassieufttule.^iii, zuc'carist'ni.inj 
aceti S4?m. i, et fiat syrupus. 

(13) Cura poraliiüis. Istud ordinavit magstctet Gillibertus eiiidam i^apellano 
qui conquercbatur totius unius p^irtis sui, et scuticbat quasdam ffjrmieaîioiiea 
süb eute. Erat enim tota pars una Diaeileuia et iude debillor alin parte. Haue 
autcm paissionem dixit esse preriam ad paraliaim sive apoplexiam. ürdinavit 
autem ci talera syrupumi R, sakie, radieig yari, pionînc, lavenduîe, prinuile 
ver», «triusiiuc qucreule, utriusque sticados*, eicorec, «eamonoe, eupatopü, 
floria nntoä ana ,ji, borraginis o*'b succi fumiterre dcBäicati ad ignem scui.i, 
v'tolc, pninonim aiia ^ii. Tempore calido «yrupi^tur cum zuccnrOi tempore 
frigido, cum melle. Et de isto syrupo bibat quantum testa ovi capit, mane et 
8Wti, de tercio in terciumt cum duabas partibus aquo decot'tioniB salvic, 
primulc VC ris, ganofilate. 

Item pulviä; R. radieii) i^ariofîlat«, aalvie^ zinziberis ana ,^i, ctmini, galangc, 
fülii, gariolili, majoraue, oüimi, nucia mujicate ana 3TII melisse îsem., cere .;i. 
J>f liOc pulvere utatur paeienn in «alsamcntia auisliect quocumque ï'ult eibario, 
Vcre et autunipuo digrratur materia tnm dicto ayrupo^ digesta materia, purgetur 
CTitn pilluliK nrtlieciö, Tel yerapigra mixta, et catartico, et pilluHü auretw, vd 
cum decoctione faeiente ail idem secundum mediiù prndentisi judicium. 

Item aduiinistrentnr ungueiita ^vk calidn; nrrogon, ma rciaton, agrippa, oleum 
Itturiuum, dialtea, unguentum aureum. Aeuentur cum pulvere castorei, piuuie. 
hA&t inum'tio pa{raUaisf) in tempore frigidiori. Item ËJJit duo caiUeria in 
piitto pa(raliti»?), una {jtir) in brachio, reliqua in tibia sub gemu 

(I'i) Contra Hurditatntii. t'lmtra debtHtatem auditui» fiat iatud remedium : R. 
eepam unam ct eavetur, et impleatur de p\üvcre ciniitû, feuieuli, aniäi^ aneti 
tum, ji» et pÏQguedine anguillej et succo apîij et nanguiue yrui secundum quod 




144 



preparatiir atl frangendum lapidem ana .iii. Si^Uotur foramen cepe earn eadem 
pecia, et involvatur stuppis in aqua madefoi-tÎN, et ponatur Hub cinmbuii 
quousqiu; sit boue i-Ofta, vt poslüt* dopositia atiippî», eompnuiatur lepa ct 
exprimatur süci"u>t et usui reserretur. Et instilletur f<ulta tepida in aure tcrr 
in septinmaa et obturetur postea eum bombace vel carpio, Huic liquori püte&t 
misceri narditeonis, eamodileonis, eaHtorileonis 31. 

(15) Contra fî^tiilani. Contra U^^ttitam Ma^iater Gillibcrtus: R. medulkm 
Rambiifi aicci, et de ea, plaj^ella fiat» ct imponatur per trcs dies vel per 
quatuor, ad inbiliendam aaiiiem; qua dessicata, estraliîtur siicctta de foHls 
lentjsei ct inungatur tenta prodieta, et impouatuf Iocq pacienti; <?( heo est ad 
mundifieationem. 

(16) Contra Tomituni, Emplaütrum contra vomi t urn contiiiuum : K.mttjoranc?, 
meut), abitiiitbii. Tna-stitris ana "j sem., rosarum ,51, äaudalH albi et ru bei aua ,5 aern., 
nmciB Till. Omnia terantur et eum istb adoiiseeaturpanis assi crusta, etroreutar 
in ftceto, et ealeiiat ad i{(uem non muttum et emplaütrentur. 

(17) Pillule Magi»trt Gilliberti: B. diafa^idii, aloen, cntapucie, elacterii, 
eolloqttintidÎB, euforbii, turbit, reubarbari, mastims cum oxymellc otcumauci'o 
eaulium agrestium. i*t Üat ad modum fabe, et addo daucutn etanistim. Omnes 
bumoros purji^&nt et maxime flo^ma et melaneoliam. In profundis aepultum 
valet eontra eottidiauam antii|uam eertissime bene dueens deeics. 

(18) Contra podagratu de ealida eauna. 1{. sandalli utriuâq^ue, viol^, jujubet 
papaveris, porri, floris borraginis^ rosarum ana ^sera., prunorum ^n, zuccari 
alexandrin! scm. i et «em. 

Item elcctuarium: li. zut-t-arî, uenufar, diaprunis ana 3u, tri&aandalU Jii, 
zuccari rose, xuccari riole, aoa ,^tr, item diaprunis % ^i^'Qi* 

It-em emplastrum; K. vitella ovorum tii, seminis papaTeris .511, farine opdei, 
succi semper vi vo» solatri, papaveris, rosarum reecntium, lactis mulicria ct 
fîat emplastrum« 

(19) Cum loprc. Mcdteamini«^ ordinatio ad opus eujuadam nobilm qui sus- 
picabntur se lepram incurrisae hee est, et aliorum ejus aimilium. Numquam 
flebotoraetur de venia que sunt in plicatura braccü, aed de veuis que sunt in 
extrem itati bus utpote, de «alvatella et «opbenia, et de summitate nasi, et 
aljquando de renis sub linpia. HiJatena, in istis partibue, que est de génère 
malif diviaa est a materia que est de geuere boni. Hoc dieimus de âeliotoinia. 
Flcbotomitt quidem uomva est dualms partibus anni, scilicet vere et autumpno. 

Fiat ergo tiile «^rupiis: K. siueei furaiterre deasicati ad ignem üeiu. 11, succi 
boraginis aem> i, succi lapatii acuti, scabioüe, absintbii ana >iit, cicoree, aeariole, 
acolopendrie, gariofilate, jujube^ radieis feaicuU, thiroi, epitbimi, cuscute, 
qucrculc utriusque, liquiritie, antes, eortieum tamarisci ana SsMpm., squi nanti ,5sem., 
medulle cassie K^tule yv, kebuWum "iiii, zuceart quod äulbcit. Utatursynipo 
longo tempore. Iste syrupua curat et préservât. 

Undc et pat'iens debet uti alio syrupo laxativo. lato utaturbis in septimana, 
Tcl ter, Tcl semel, et in majori quantitate si plua vuU laxari. Et iato utatur 
maxime vere et autumpno, et distemperctur »yrupus enm aqua decoctiouia 
florum borraginis^ viole, radieis pctroseUui, eieorec ana. 




T4S 



ütatiir mfiximc diÄsene, diaboripiflimto, diaptiiniB, tempore ealidiori, et udmiito 
aliqiiantuîum de diautos, Tel de pliris, vcl do consimiHbus: tempore frîgidioro 
ziiuibvri atesandrino dialK>riginato, pliris et diantoj. Potest poat interralia uti 
eqtiali mixtiirn yeraruflini, catartici et oxi (melle) ana 31, semel in inense, vere 
acUk'ct et antumpno. Et quando Tult fortîua taxari acuantur t-um acamonea 
cocttt ad pondu» :ïi. Omni tempore potest digeri materia Dum equali oûxtura 
de f lim i (terra) et osiznecaro, oxymelk» eonipoaito piius, et poatea «luiUitico, 
et p*)«tea purgetur cum pilluUs prodietaram mcditrlnarum. 

Facta purgations sullteientu tert*ia die et qnarta stupetur cum aqua decoc- 
tioniB fiimiterrc, borajîiuis, lapacii aeulî, abrntithü^scabiose, fenieulf, petroselini, 
("ujusljbet generis apii, tapaî, barbasti, hermodaetili, folionim nui^um vel 
salu-:-**, gariofilüli*, köccolate. iitriiï-Hiiie quereule, utriuüque **ticadoH, ficoree, 
scolopendriß, malvc, et stupetur hh in s^eptimana. In exitu a stupa mimat de 
mLxtura tjriac^e tubce troeiscatö cum succo fam.iterre, Tel vino decotionis (P) 
foHoraiu borraginîs : stoqueuti die, post stupam, mîmiatur aanguifi, tempore 
calido a salTatella, frii^idiori tempore a sopiiena. Dieta sit talis; abtftineat a 
cîbîs grossis et potibue, et mavime a carne boTiiia salna, eaüeo vetusto, eaulibiia, 
lentibus, angiiillisp strumiB. et ceteris illaudabilibus. et aliis Tiscosia, sicut a 
carne poreina, arietina, agninAp a legamînibiiy, et ealidiä uimitim, HÏvut ptperata 
alleata» cèpe enidum, et a fructibus et herbia illaudabîlibus. 

Eleetuarium laxativum; K, viole, rosaram ann, sandallî rubei, antos %î, 
polipodii, kermodaelyli ana ^u^ Hquiritie* suceî ejua aiia .isem., maatieis ^i et aem., 
esule ",ii, efttaput'io mundate -5'"- Confieiantur cum mellc et eum decotione (r') 
iflturum herbarum : H. origani, ealamenti, mente, salvie, jscpi ana M. I, poli^ 
podü jir. 

{*10) Contra fluxam lacrymaruoi. Pillule eontra flusum Laerymarum: K, 
omnium mirabolanorum ana .^ sem.* reiipontiei, turbit, berniodat'tyli, cubebe, 
«HUJmim Tute, fenieulif Hori?t utriusqne ana ^lï, aene 51, aloes 5(, mel, quod 
su IB cit. 

(21) Contra pruritnm: E, ealemetiti, origani, pulegîi, thimi, cpithimi, 
utriustiae quereule, salvîe, utriUïiquo stieados, utriusquo naîjturdi, lavendule, 
primule veri«, garioßlatet de htla lîat stnplia. 

(22) Ad maculaîu in oeulo primo digeratur cum sangtiine pnlU eolutnbini 
aicei: ponatur una pitta calida in ocalo cum ibît dormitum. Rocs faeto, per 
XV dies, ponatur una gutta »ul-cï caprifolit, vel seriei filum intinctum in 
Imlsamo, vel pulvis fai'tujî de aloe cieotrîno, vel tucUia eombuata et cxtîm'^tA, 
Harcoeolla, pulpo mirabolani citrini, et aliquantulum s^alig armoniaeî, et 
modicum ^amphore; et ponatur de digito pulvi» ad «juantitatom roilii auper 
oculu». 

(23) Contra ydroptsîm de ealida causa, aeeïpiantur lapides fluviales et 
ealeuli, et in igné ponantur, donee sint candenteSj et mîttantur in v&se (eum) 
aliqno aceto, et quidam ponunt cinamomum, et paden« teneat inter tibias 
predietum va-s et roeipiat suffamigationem verau» vcntrem, quia spet-ialitcP 
confert, 

(3-1) Contra diseolorationcm. Item pulvis faait pulerum colorcm: H, foliî, 
1903. 11 



14« 



boailîconis, ma-joi^ne» mente, sakie ana .3 sera,, aiarftttî, aneti, pctroselinî, melisso, 
earn, piperb nigri &qb 3 sem., i-ardttmomi, piptris longi an» ^n, nut'is muscate, . . , 
aJoes» garîofili aaa 5t, foui 5 sein., zuccari !][, fcrrugiiuü büiic piperate ^i: fiat pulvis. 

(25) Ad morsum caiiis rabiosu Quando cauis mordit, iirticam cam aale tere, 
et Buper împone, moïc sacctimt, et dolorem toUit. et pla^m saitat. 

Item ad plagam, salviam cum vino tritam plage superpone, dolorem tolKt» 
et plagam ïiaimt, 

(26) TJnguentum ad fistulam. ITngiieatam nigrum quod habuimms a quodam 
cjTurgîco expcTtissîmo, valeas cîoiitra ftHtulam in ornai parte capiti», prêter in 
auribtis et capttc mnmillarum, si ex co fiat tenta, et ïntus tJijictatuT, nei' per 
trea dies inde rcmorcatur, et il la cjiciatur, et nova apponaturj et ita fiat donec 
caro putrid», vel lofus listale, et ossa exeant infecta et denigrata. Quod un- 
guentum nigrum eum quinta parte terebentine apponimu» ad earnis regene- 
rationem et eîcatri^îatîonom faciendam, Terebeutiua enimuttraîiitetmundifîeat. 

Eodem modo uli debet ungixeuto nigro in eanero HÎt'ut in fistula. Si tarnen 
isto in delicatis uti vol ue ris, de illo i[UQd supematat oporaberis, quod dieitiir 
quasi mortitica.tivum unguentum, sed tardiu^ operatiir. In vîHbus antem per- 
aonnis, cum alia parte unguenti opernl>eris, quia citius operatur- 

Habet autcm hoc ungiicntum deîero jjolipum si intromittatvir in naribus, et 
iißeam in eapitCi et ficum, ai auperpoDatur, née permittit ipsum creaeere, et in 
quolibet si tinea «it, vel iinpetii^o, vel serpigo, dcletur. 

Contra fiatuîaa apertas infistulatas unguetdiim apiwaîtum eas ejieit, ctearum 
materiam educit, ai contra parondam infiatulatara ponatur- Contra noli me 
Ungerc preciosiasimum est, nisi sit in medio menti, vel supereÜU, ant ipsaa 
dicamuA incurabilet) et hoe es per im en to d id i ei m us. Malum mort un m de let 
exaetis primo glanduHs si tibic tnungautur. Contra pulsum, Iwnum est, ita quod 
iufra quinque dies censabit paasio. Notandum quod quandotiue acuitur îllum 
unguentum eum euppa rosacea, et cancro et fistule ponendo parum de tp§a 
cum pennis ipsum ungendo, et valet eon tra eanerum iu prepucio, et valet contr* 
sacrum ignem suppositum, scilicet par« earnif« infecta eadît. 

Cum Butem qiÛH ulccra faccrc volucrit cum unguento virido quiagra (P) 

anxungxe non permittit ipsum deesieare. 

Unguentum nigrum predietum: R. fragarum et morarum campestrium, fm- 
menti albi reccnlîsi a lia ^cm,, agreste scm, t et se m.; fraga et moras pistentur, et cura 
agreiüta Tniaceantur, frumentuni autctu intef^runi remaneat. Hoe autem tot um 
ponatur in |x*lvî apîsaa, qnonîam si tenuis esset, corroderetur. Cum snpradietîs 
pone bucculas vetere* dcauratas »era., et tantum de moneta saraccuorum, vel ponc 
panoos veteres rarefaetos ineiaos per eorrigiolaa, et de uüs operaberis in istis 
passiouibua. Cum autcm hoc unguentum incipiet dessicari, quod esee potest 
infra très jseptimaTiaH, alüna forti netto albo cum spatula eupren deducendo, ot 
hoe iiat de quindena in quindenam. Hvà quaiido acetum eonaumitur, et pannos 
poteri« quotidic apponere aicut alios extrahes. Si autem deficiunt biieeule vel 
moneta gÄrraeenorum, poteris apponere pelvim incisam in fru**tra miimtissima. 
Et hoe unguentum in fine anni potent renovari, ct rénova turn, quanto vetustius 



'47 



Unto meliiiB. In primo anno paTum valet. Carncm malam corrodit, bonam 
régénérât. 

(27) Ad splen res probata; corticem dc frasino excoqiiCt et bibat donee 
KAnc'tur. Hoe in pOTcello potext probnrj: da ei per tros diea bibere, et in 
quartum nic-liil invenies in eo de spïene, 

(28) Ad inflationcni tîbiarura in ititiere Tûlet st-ePcus bovis cum pauco cymim, 
emplnstruui. 

(29) Ad duHciem maniillarum ex lacte valet absiatliiam et apium bI coquatiir 
in vino, et emplastrentur. 

(30) Nota qualiter visiia potest ropararî, dum mstrQmeDtaaÎQt sana; eoUjrium 
ad Qculoi-um vieia vetustianima, et ad t-aligines, et ad obaeuritates, et eos qui 
michil fere jam vident, et quibus nulla medicamentorum presidia JQveri coh' 
Teniunt, hoe remodio veten esr^terto effii-ies ut videant iTlarissime sine vicio 
aliquoi K. pipena albi, erofi, balsami, ftdlis vulturis ft tauri ana ^ii, mellis 
aiitîqui 3i^ ^ini albi vetoris dsiim unum. Piper et eroeum tere ditigenter, 
misce vinum eum sum feuiouli ,51, suprascripta adbibe, et simul confie©: 
(■otUriiitn tiat, et îminge ocnlos, potenter juvat. 

[31] Ad eoB qui puleros kabent oculo», et nit-liîl vident, probatum eat : accipe 
lormt-ntillamf et coqne in albü vino usque ad medium, et hoc vînuin tantum 
8it jJotus eorum, et herbam coctam copulans singulis diebus super oculum 
purum pone, ct facias quiuquc aut Septem mensibus quousque videat, predictum 
colHrium in oeulJ!« appunoudo. 

(32) Ad sanguiüem atriogendum expertum: teae pervincam inter dentés et 
nunquaui pnwtea sanguis cjcibit dum ait pervinea in ore. Aut h! ipaam pervin- 
eain iti ore teneriü, non poteris minui, ct si vena incisa rutnpaiur, non exibit. 

(33) JEiperimentura ruatici ad disKinteriam qui eurabat fere omnesdisninte- 
ricas: nccipe acedukm et eocene sub cincrc in stuppifl tinctis in aceto et extmhe 
inde jus, et da mixtuin eum succo plantaginia ad potandum. 

{31) fteiii ftceipc tamiiiam parvam pbimbi, et lige super be morroidasflueutea, 
poteiik^r atringit. 



BIBLIOGRAPHIE, 
ASTRtJC. Mimmres pQur servir à Phis luire de la Faeuiié de Médecine 
de Mûnipeîlier,V^n^ 1767, in'4^. — F, Castellan. Vîtae illustrium medi- 
€&rum qui Mo orhe ad hacc fts^ite tempûra fUruerunt, Antuerpiae 1617^ 
in S'*, — CÎEHMAtN. V école de màkt'me de MonipeiUer: ses ori^'-ineSj sa 
ea/ts^i/ii/iûHf Sun enseignement, Montpellier i88oj in*40 de 153 p» — 
I/imire Ufihutire de ht France^ commencée par les religieux Benedictit^s 
de Saim Maur, t. XXI. — Malgaicne. Ifisiùire de la ehirnrgie en 
mcideni depuis le Vie Jusqu'au XFfe sih/e. Paris 1840, in-S*^. — Rakchin, 
Opuscttia medka. Lugduni 1627^ în-S", — Rhnzi, CuUeetio Salernitana, 
Hapolï 1852—56, in-8'\ 



U* 



ENTSTEHUNGSGESCHICHTE DER LEHRE VON DEN GASEN. 

EIN BKITRAG ZUR KLARSTELLUNG DER NATURWISSENSCHAFT DES 
JOHANN BAPTIST VAN HELMONT, 

Von Dr. phU. FRANZ STRUNZ {Gr. Lkhkr/ehie à, BerUn). 



(Schluss,) 

Der Helmontsche Begriff „Dunst" [halitiis] scliliesst in sich wie wir schon 
gesehen haben : i. den gemeinen Dampf [vapor] und 2. den subtilen Was*;er- 
Geist [Gas], Um nun an die Untersuchung des Begriffes Wassers heranzutreten, 
müssen auch die bekannten, besonders durch Paracelsus berühmt gewordenen 
^^sitbs/ant^biidL'nikn Quiii//äUN\ Mcrcurius [Aquositas z=. Wässerigkeit], Sul- 
phur [Oleositas =^ Üligkcit] und Sal [Consistenlia ^ Festigkeit] kurz gestreift 
werden, i) Sie sind allerdings für Hei mont weit etwas anderes als wie für 

1) Wir flmlen âîtine fuiriuîtkîsfhen VorstdUin}ri'n In der „Phväica" [1G33] de» ^ri>8a<en.j 
Pöda^ag'^ti mul rmiADiihcn Jnliann Amos Conif^niuH [1592 — IGTT), dt^r von iMni^l Senn^rt 
und Ptirttcflfius vkifftch ttorübrt war, i imnabMtrt'fliiehnr A'/t< r/irvV reflcktk'rl ; Dif skditltar« 
Welt rulit ftuf do« tiret sii*htbapen ^Pnni'ijtirtt*\ da« aind AtMT (jnrtU^riii), Opiat (HpHtus) 
und Lieht (lux, odur Ft^ut'i"). f>io ,ii,uhfltiinKbildeinlc>n QurtVituti^n" dt-r Kürpt-r Mbi<r amd die 
olu>n|tfOnûnritpn Mercurîua, friulphur und Sal. At*ni nUdit im tij^entlkii reht rhettitsehrn 
t^lnn. Eine jede dîfiM*pp »ubiitanzltildeiidi'n tiiuilitjiK'n «'nt^tand aus diT DuR:hjuWhuti{f 
dtir drei nben^^rnAtintcti „Pilntripirn". V<m dk-sen drei Princiideu und di-u drei wuscn- 
bildetidt-ri QualitütfMt hiitt'U'ö ak-h nun dk' Artfn der iUnjje [rtpmc» rerutn] u. zw. i^Pstlich 
dit' vk^r ^Ek'nipntü'* At'tlicr, Luft, Wutsac-r und Krdi» oh. Durnii sind nllerding^ nur dio 
Kiibtjt4i])2biidpndc>n Quiilitüttn in, ersti'^r Unk' ]uH'iïeidHicb. Intort^rtant kt die lîfiçrtindimsf 
dafBr,, wio nus don crs^ten Prinoîpk'n kMv HUbi^kui^bildcndon (juiilitiitpn abzuleiten sind. 
Caneniuä gebrnuelit fol|;endcH i^ftpliiäojics Stdu>nift, dm wir achon «n anderer Btelte 
elamnl bi^proclten haben: 

Licht I Feuer] 



H., 



Geist Mt'rcuriua ÖUiff 

Oeint und Stoff im Anfangf- mit einander eng voreinigt, fr^^yf^ti Bewegung und rnmhe 
[u^itAtio] dtT "WSust^r, im Btdbi'li Maäsi> iät auc-b iferciirkttt keineswrjffl ctwa^' anderä 
jeirtet*» ala ayitatio d.i. Beiretjunff, "Weiter äind dii; Troi-konbiôt* Kälte und löcorruptibilitiit 
dei Qmtea und LäehtPS (FeueraJ den EtjçenHchnfteu des Sul |<'1di:Hkommeud: es bii^ibt im 
Fßucr eoiv^tikut, duroh Wasst^r wird I^ötiung orrtiflit und wtnbr ini Fcu«r nticb in Knuch 
kann m Aurg«Ut;n, weil <•% dk; ttinrituouis^iisii creaturn uud [d»nc inçcirru^ttibilb iet. Snfpf*Hr 
aber Mt der mit Feuer [Llfht| durchmlachte 8tott*; durum erfreut sich der tetjtti<rp au di?F 
Flamnio Dfoil sie vurwiindter Natur ist. D<*r Snlpbur ist in di>u zuitimmi'ni^oi^i'tztf » Din^n 
(liui prkmtm Ëombui^tibite (brfunbarcj %b\x indamniabïlf [euttlamnieiide]. LHe Dridookäiieiteo 
stellen im S^hem« die gofifengciti^en Wirkungä^pbären dtr PrinclpJon vor, aus denen die? 
drei gennnut«« QuatÜÄtcD hervorgehen, Wtnn die comeniün 1 »che Er kiii rung vi id «subjektive 
Schätzung au »toh li«t, »0 iât aiei doûh fQr ùaû Vtrutiindttia d«« Obigen recht ^ruudleg«iid. 



149 



Paracelsus, d,h, sie sind kcinesweji,^s Grundbestandtheile, oder die eîgent- 
lîcheo Bausteine und Kräfte der Stofflichkeit im Sinne von wesenbilden den 
Qualitäten, nein, sie sind vielmehr die Er Zeugnisse der durch das Feuer 
vernichteten Körper : „Ob gleich niis "etlichen Dingen die drey ersten vor 
ein Theil durch das Feuer herausgezogen werden / so geschiehet solches 
doch nicht als wenn sie vorhero drinnen steckten / und also voneinander 
geschieden würden : Sondern also / dass sie durch eine gewisse vom Pater 
entstehende Verwandlung daselbst als neue Dinge gezeuget werden / und 
also erst etwas hervorkomme / was vorhero noch nicht da war." i) 
Helmont fragt nun erstlich, wie es überhaupt zugeht, wenn Wasser zu 
Dunsi wird. Wir wollen ihn die historisch interessante Problemstellung 
selbst beantworten lassen: „So wird nun das Saltz des Wassers / als 
welches durch die geringste Wärme beweget wird /und sich erhitzet / 
weil es keine Wärme vertragen kan / alsobald in die Höhe getrieben / 
und steiget mit einem gleichraassigen Theil seines Mercurial-Geistes hinauf/ 
als gleichsam an den Ort der Ruhe und der Abkühlung. Und muss dem- 
nach auch der Schwefel / welcher von beyden un abgeschieden bleibt / mit 
folgen. Diese drey also verkniißßfe Dinge werden ein Dampff gen e net J 
Welcher / wann er in die laulichte Lufft hinaufkommet / umb eben der 
Ursachen willen weiter fort eilet / und sich höher hinauf begiebet / biss 
CT an den Ort der Abkühlung gelanget / den der Schöpffer hiezu ver- 
ofïlnet hat. Wann dieser Dampff nun dahin kommen / so leget er alsobald 
die Jen ige Wärme j so seiner Natur gantz zuwieder ist / aè nmi hinweg} 
und woke das Sai/s j welches gleichsam eine Reu empfindet / dass es 
sich dergestalt auf die Flucht begeben / lieber %vîeder in seinem Mercurial- 
Geist aufgelöset werden / und in den vorigen Sfandtfes Wassers treten." i) 
Aber wie ist der innere Vorgang bei der Bildung des Gases aus dem 
Wasser? Helmont fährt an das Obige anschliessend weiter fort: „Hierein 
dieser Region steht aber ein ungemein tiefer Temperaturgrad entgegen, 
durch defsen Venirsachung der ,,Merfuria/^Gefs/ des Wassers" deTmd.ssçn 
m Eyss wird / dass er sich nicht tüchtig befindet / sein Saltz auflösen zu 
können, Dannenhera und dieser Z?(7 w/j/ alsobald in den j//M7j/rw Wasser - 
Geisi \Gûs\ verwandeii j und bleibet in Gestalt dieses allersubtilsten 
Dunstes [Gas] so schweben / und fahret bald hin bald her; also und 
dergestalt nun wird der Sehwefei des Wassers durch die Kälte an seSnen 
Hîtsiifiir/igert Thcilen aus^qeiruchtei \ und auf solche Art aufs kleinste 
zertheikt: Sonsten würde der gantée Dampff [wie es in unseren gläsernen 
tieschirren zugehet] sampt der gant/xn \\'olcke / dîeweilen sie schwerer 

l> Jlu%. rt. Artxn.-Kit, p, 710. ITHi [irîtna di^fmkamii] pHndpi», ntN^tte «onmdcm 
e«*«iitiM ite morborum esercftu ewe*! 
Î) lufg, d, Artzii,-KBt, p. 110, [Gua ftciuiie.] 



»so 



als die Lufft / zuriicke herunter fallen. Daher sehen wir / dass oftmals die 
pämpffe bald wieder herabfallen /ehe sie noch an den gehürigen Ort 
gelangen / [wie es etwan bald nach einer grossen Kälte geschiehet / wenn 
unvemiuthlich der Sud wind anfanget m wehen-] Da denn der Mercuriaî- 
Geist des Wassers wieder auftauet / und das Salt? des Wassers gar leicht 
in demselben seinen Mercurial-Geist wieder aufgetöset wird, Nemlich die 
ungestüme Anfalle der Kälte und der Wärme haben über die anfangenden 
Dinge des Wassers ïimlîch viel zu gebieten / und kimncn dieselben bald 
kinem bald herauskehren. Auf solche Weise fallen die kleine Staub- Regen / 
wie auch der Tau in sehr kleinen Theilichen und Stäublein hernieder; als 
gleichsam wieder aufgelösete und hemicder sinckendc DämpITe, Derohalben 
geschiehet keine neue und weseniüche Zeugung oder Geburt \ in dem aus 
dem Wasser ein Dampff in die Höhe steiget ; sûtidern dieses ailes isi nur 
eine blosse DfmnmiTchun^ j weil die in wendig en Theile hcrauswäris ,çc- 
kchrei werden^ Wie denn solches auch nicht geschiehet / wenn der Mer- 
curial-Geist des Wassers / das Saltz wieder auflöset / und abermal in sich 
verschlucket / da denn der DampfiT in einen Regen verwandelt wird. Denn 
dieses ist nichts anders / als dass die vorigen SLiublein des Wassers sich 
wieder auflösen und in grössere Tropffen zusammen setzen. Denn wo nur 
eiae ràumUche Trennung und Herausiiehrung der inwendigen Theile 
isii) I da gehei keine Veränderung^ des Wesens seibsien für. 

Was hier v. Helmont zum Gegenstand der Beobachtung und Darstellung 
macht und zur Erklärung des Vorganges beim Übergang von Wasser in 
den subtilen Wasser- Geist oder „Gas" heranzieht, ist eigentlich nichts 

1) Di<?*e hoch in te res »Mite Stelle hciset im Orfua med. p, 75 g 10:..... l^on Int^prcctltt 
enini ftseen/riif mutAtin, tiUi »oU est hatlis ifii'mo^ <;t jmuHiih* extmi'd"**». — Zur bt'ssercn 
Veretändnjas*? tl<?i4 Ob1gt>n fü^t v. Helmont noch hinzu 

„Dumit ilu liVitT ferner <kn siibtüpii \Vinispr'ü<>i«t [Gus] rfcht Icrnn'at frkrrmen; su bililo 
dir ïu-f<îrdorst i^in / (lass *1îi? Lufft eim^ Bi-h(?)(h'riri scy; hrriiiuh «hpr auch diss dirsflb«» 
In îhrer "Wurbn'l ^Afita dnfdch / und tVilf^lidi aueh at-hlerhlf r Ding IcjlU und trufkcn soy. 
Well nun ct[« Wärme und dk* KBUi- inrhrpre WurfklichkoU halu-rv / (ils d'w IVtichtijfkeit 
und dlei Trockenheit; sn musa dcrowe^pn di« Feuditiffkeit Av& Mcrcurial-Qeht« / orstliuh 
dAH Ihrige t^idcn und ausstehi'n / von der Ktiite der Lufft: Und wi«il der Mort'Mriwl-Gi'lst 
und dftH Suit« dcB WilBst^rs kflltrr »lud ak ihr SchwefpJ^ «o verdt-n sie demnneh von der 
Kult© der Lufft auch ûugégriffen ; unj zwar d*r Mi>rcurml-Cieist zum jilk>rerfiten / weil er 
nntcT diesen Iwyden Giatdk-n der Itälteitte Sut," |Anff, d. Artzii.^Küt. ]t, lUt -Ml,] 

Doch ftuch hur mtuhlü ioh wiodpr an die ,Physk'ft''^ dt>fl CiHnt-nius orinnorti. E* dJtrfte 
imbek'nnnt sein, daa» «ic in don CAp. VII: De vApjribua elniMler lielmwiltscheü AutTfinüiiug 
imlif KU bringende raftiHliçhi Vornti^llunj^ und (jrupiiining; i>nnülitit. T'nvon rtuapcheud iIhss diT 
»ine Dünnt feucht, der «udere troeken, i-iner diinn, der »ndere diiki einer weii'h, ein anderer 
«chMrf iwt, fährt Comenius fttrt: Nîitulîph dli^jenifren „tJiunlitüicn*' die fiimt< r in dt-n Kr»rpern 
KU linden sein werden, die sind t>ereif^ in ihren Uulis.toiü'en dJi. Düiiiitcn un{;i;li<{rt (in^iunt 
rutiimfntie: suis, Id est fajioribtm). Dif< Kmpirie lehrt ea unm: x.Q. truekener Knuch greift 
die Augen »n, wm beim feuchten Düust nicht der F».U lut, Auijh Düfte (odorcs) die doch 



anderes als die Verwendung einer rmtmchemhckcn bzw. stereochemischen 
VorsteUung, Unleugbar ist es eine mit den damaligen natunvissenschaftüchen 
Mitteln geschickt unterbaute Idee von räumlichen Anordnungsverschieden- 
heiten jener Produkte^ der durch Feuer [Wärme] veruichteten und ver- 
waodelten Körper, Es ergeben sich uns also Verständniss und Sinn für 
räumliche Anordnung und rilumliche Reaction. Und dass darin der Keim 
zur modernen Idee von der Lagerung und Gnippierung der Atome im 
Raum schlummerte^ die allerdings genau 226 Jahre später, nach dem 
Erscheinen des Helmontschen Ortus medicinae, wieder ein Niederlander 
ip&nfan anschlug-, das dürfte wohl nicht einer subjektiven Schätzung ent- 
springen. Eine ganz eigenartige Verkettung historischer Entwickehmgsreihen! 
Am 5. September 1874 hatte Jacobus Henricus van 't Hoff seine in 
hollândkcher Sprache concipterte Schrift; „Voorstel tot uitbreiding der 
structuurformules in de Riiimte" der Öffentlichkeit übergeben. Auf Grund 
„Kekules Satz der Kohlenstoffquadrivalenz, unter Beifügung^ der Annahme, 
dass die vier Valenzen den Ecken eines Tetraeders zugerichtet sind, dessen 
Centrum das Kohlenstoffatom bildet", wurde dieser grosse Gedanke der 
modernen Naturforschung und Lehre von der Konstitution, als ein Neues 
an Wesen und Wert wiedergeboren. Ist doch die stereochemische Isomerie 
das Produkt jüngster Wissenschaft und hat ja gerade die structurchemisthe 
Erklärung von atomislisch gleichzusammengesetzten aber in der räumlichen 
Anordnung der einzelnen Atome verschiedenen Moîecularcompîexen 'ganz 
neue Wege gewiesen. Man braucht sich ja nur der alten heut längst ver- 
gessenen Vorstellung der Bedeutsamkeit des Mercurius, Sal und Sulphur 
ru entschlagen, und moderne Vorstellungsfoimen und Begriflrsbehelfe heran- 
nuziehen, um eigentlich zu verstehen wie es dann nicht schwierig wird 
z.B. Beeinflussung der Molecükonfiguration durch chemische Eingriffe^ 
L6suDg und Neubindung von Valenzen bei der Umwandlung bzw, Wechsel 
der Valenzen, intramoleculare Reactionen, als adäquate Ersatzelemente 
einzusetzen. 

HL 
Eigentlich sollten wir letztlich auch der zahlreichen Beispiele der 
experimentellen Praxis genügen, die als Argumentation allerdings von oft 
abgestufter Dignitat die T/Uûrk unterbauen. Dieses weitschichtige Material 
hier nur annähernd zusammenzufassen, kann selbstredend nichl innerhalb 
des Rahmens unserer Untersuchung Hegen. Würde doch schon die hierzu 



Aui*itilM<«iuri^H-n drt' fMittj^ sind, ]nA^en Sütin', BÜ!*!-ig-)(cit ctù. «'rkcnnfft. Und weiter lat es 
jft lu-kHnnt Jmhh iUü CliomikiT atiit tteat litmrh' î^ulpliur, Siil um! M<!rt;urîu3 gtiwinufn. ht 
dfn lïttfmH^n ii\m\ vAm *i^c\\M-Am mngS^ H ihinu« ulk-'Q.urtltHit^^ii, TJi(>^ tttM thiiv» zuaammi^n- 
gnclzten Häw. *uf(fctntutiin KörjHT xrigi-n d'vnti d'tr<4f mlt-r JMf Cmtfiffuraih» 'fin' Fiijur 
b«w. Fiksiliivcrk oder Forjnctiwea<'n. (. .. Tel tatt'm schemütmuum »eu flgurftm..««) 



15' 



nötige Klarstellung der Begnffsbehelfe dnes g:rossen synch ronistischeTi 
Apparates, unleugbar zu weit führen. Wir greifen daher nur vier, wirklich 
instrticlive und gleichzeitig interessante Anwendungen seiner Erklärung 
Vün Erscheinungen heraus, die aber nicht nur das gastheoretische Moment 
sondern auch heute langst vergessene (icbiete seiner Gärungscbemie be- 
rühren. Wir haben schon oben kurz darauf hingewiesen. Es handelt sich 
also um die Thesen: i. Quomodo Gas nascatur in uva. [Entwîckelung 
und Zunahme des ,jGas'* in der Traube.] 2. Vinorum Gas. [Das ,,Gas" 
im Weine,] 3. Cur mutta uva noceat. [Der Grund fiir die Schädlichkeit 
zu viel genosEencr Trauben.] 4. Gas musti, non esse spiritum vini* [Das 
„Gas" des Mostes ist nicht mit „Weingeist" zu identificieren.] 

Ad. I.) „Denn eine Traube wenn sie unverletzt bleibt ^ last sich auf- 
behalten und trucknen: Wenn aber ihre Haut einmal zersprungen und 
verletzt ist ; so empfanget sie ahohaU den Urheh (fentuninm) des Garem 
I und davon entsiehei der Anfatig der Vcrwandiurf,^;^. So heben demnach 
die Moste oder SäfTte von Wein-Trauben / Obst und Beeren; wie auch 
der ifeth ; desgleichen die Blumen und Blätter / wenn sie Verstössen sind / 
nach dem sie einmal den Urheb (fermentum) erfasset / so balden an zu 
brausen imd zu gären ; daher entstehet der Klein-Dunst oder AVein-Dampff 
[<?t?j]. Wenn man aber Rosinen oder dürre Weinbeeren zerslösset / und 
zu Wein zurichtet / so findet sich nichf bald eiji Wem-DarapfF [Gas] am 
Mati^ei des Urhebs [fermentum]. 

Ad, 2.) Wenn nun dieser subtile Dunst (Gas) der Weine j mit starcker 
Gewalt in den Fässern verspundet und verhalten wird; so wird der Wein 
davon doli / oder stumm und schädlich. 

Ad, 3.) Dannenhero auch / wenn man gar zu viel Wein-Trauben isset / 
zu mehren mahlen so schädliche Blähungen [Gas] davon entstehen / dass 
man davon kranck wird, i) Utid endlich 

Ad. 4.) erzahlt uns van Helmont vom Gas des Mostes, das aber nie als 
„Weingeist" m bezeichnen ist: 

„Einsmals als ich noch ein Anfänger war / Hess ich mich durch das 
Ansehen der unwissenden Scribenten bethören / und glaubte / der Wein- 
Dampff (Gas) der Trauben sey der Brandie- Wein des Mostes (. . , credidi 
Gas uvarum esse vini sßiriutm in musto.) a) Als ich aber etliche ver- 
gebliche Proben damit vornahm / so erfuhr ich / der Wein-Dampff/'C^i^ 
in den Trauben und in dem Most / sey nur untenvegens und eine Vor- 
irereifung auf den Wein zu ; und nkiit der ^\'ein-Geist oder Brandte-Wein. 
Denn es ist kein ander Unterschied zwischen dem Trauben-Safft / und 
zwischen dem Weine / als zwischen dem eingerühretcn \Vasser und Maltz 

1} Atifg. d. Arten.-K«L p. Ii5^ [Compl^xlonum at(|uembticinurü ek'mçntatîum flgii)ciituiti.]i 
2) Ortu» med. p. im i 18. 



153 



/ so man Würtze nennet inid zwischen dem Bicre. [ , . * . tliffurt namqiie 
smcm ttvarum^ a vino, non alias, quam puk^ i) ex aqua et farina, a 
ccrevisia. 2)] Denn die garende Zurichtung des Urhebs / [fermentalis dis- 
jvositio] so zwischen diesen beyden vorgehen miiss / bereitet den vorher- 
gehenden Zeug / zu seiner Venvandlung / dass dannenhero ein ander Ding 
draws werde. Sintemal ich dermaleins lehren werde / dass vor einer jeden 
förmlichen Verwandlung ein zerstdremkr Urhib vorher gehen niusse 3) 
[,...,, omnem transmuiaiionem ft^rmakm^ praesuppanere fcrmcntum 
cürrnpiivnm. 4)] 

1) pnU [nàiroi] =: dicker Brei aus Spt?ltiBphl [BohncumDhlJ, 

2) Ortu% med. p. lOÖ § 18. 

3) Aiifiî. d. Arizn. Ibt. |). U5. 
I) Ort US mp<l. p, 107 g 10, 



VARIETE. 



hm itijccltons tfiteitle ctirholique contre h teiannê, 
L*liistoiii% c'est la mt^moii'ü de lu scneDüi*. II «cinbk ipi' un vu ut adopter 
celt«? petite scntejiec f^t^néralement. Or, souvent îii niémoirc Je la »cîeuee se 
woutro d'tHro bien courte. Dans les tlcrniers temps ou pn^fLuiiseil'apr&sBaedli 
les iajectionfl de -1 ft, 10% d'aeide pliénique, contre le tetanuR, Ces injeetioui 
mnt comme on ajoute d'invention nouvelle. Ainsi la mémoire a oublie que cm 
injct'tioii* d'abord ont étë reeommnîukk'ît et appUqu^CH — Jipparemmctit mi^mo 
RVi^e Uli grand guceèa — par C. Hiietor contre les affL'i'tians les plus diverses, 
«ïTeetious contagieuses et autres p.e. Féryaipèle, lea arthix>patliics le tetanus 
«iC; va iHtTO, Est il posüfble que ce traitement oat tombé déjà en di^auL^tude, 
tandis t^ue Tseide carboîique, remède des plus renommés, se trouve encore 
äant Iä nmin de tou» les prntietetm? Dana ce cas Wi(.*lmmiin aumit raison en 
eouf^tatnnt qu* une tbi^rapîe en dtâprarahsaut retourne tous les 25 ans, vérité 
qu'on n'apjjliquerait ima ü un remède taut i>opulaire et vanté quo Tacide 
inique. 





REVUE BIBLIOGRAPHIQUE. 

I. HISTOIRE DE LA MÉDECINE. 



ALLEMAGNE. 



FüHNER, Hermann, Dr. med. et phil. (Strassburg). Lithotherapie. 

Historische Studien über die medizinische Verwendung der Edelsteine. 

Erweiterter Abdruck der gleichnamigen Inaugural-Dissertation. 

Berlin 1902. S. Calvary & Co. 150 pp. 
L'auteur do cette thèse amplifiée est très versé dans les études pharmaco- 
logiques et minéralogiques. Il en a donné la preuve par quelques publications 
sur l'application médicamenteuse des pierres précieuses (cfr. Janus VII, 213). 
Voilà le résultat entier de ses études. La matière est divisée en deux parties 
principales: partie générale et spéciale. Dans la première partie générale nous 
faisons avec l'auteur un cours à travers les siècles. Nous voyons la „litho- 
thérapie" chez les peuples incivilisés, chez les Indes anciens, les Chinois, les 
Egyptiens, Assyriens, Israélites, Grecs, Eomains, Arabes, dans la littérature 
Salernitaine, les Latinobarbares etc. etc. Dans la partie spéciale Tauteur pré- 
sente à peu près 52 drogues, qui sont énumérées en ordre alphabétique et dont 
il décrit les propriétés thérapeutiques selon les renseignements exacts de la 
littérature ancienne. L'effet thérapeutique de la plupart des moyens, comme 
Mons. F. le démontre, était suggestif ; sans doute la doctrine des „signatures'*, 
selon laquelle la couleur des drogues est mise en rapport avec leur efEet, y a 
joué un rôle considérable; dans quelques cas les pierres ont été confondues 
avec des véritables médicaments, par exemple avec les sels de cuivre, de fer 
et des autres minéraux. — Un registre exact de la littérature, dont Mons. F. 
a profité, fait la conclusion de son oeuvre considérable. Fagel. 



AMÉRIQUE. 

Travaux de la Société médicale d'Harford de 1797 h 1798, travail lu 
à la Société historique de John Hopkins Hospital le 10 mars 1902. 
(In John Hopkins Hospital Bulletin, août-septembre 1902) par 

ECOÈNE F. CoRDELL M.D. 

Il s'agit d'un manuscrit de 319 pages donné à la Faculté de Médecine et 
de Chirurgie de Maryland par le Dr. Geo W. Archer de Emmorton (comté 
do Harford) qui contient les travaux de la Société Médicale de Harford du 
1er avril 1797 au 17 février 1798, société dont il n'est pas fait mention dans 
la récente histoire de la médecine aux Etats-Unis de Packard. 

Son président était John Archer, grand père du donateur du manuscrit ; ses 
membres, parents ou élèves du président étaient: Robert Harris Archer secre- 
taire et John Archer Jr., James Walker, James Archer, William Harris, 
Gkorges Washington Archer et Thomas Bayer. Les séances se tenaient dans 



une maison tie canipagtie du pn'sîdent, le premier vcnlredî de obiwiue mo:^; 
et on j traitait le* sujets les pliis!) diver», plus partipulièrcment d'ordre mMieal. 

C'est aixifii qu'on y trouve des observnlions sut la Keviv jtilermiltente, traitée 
par l'Ecorce de quinquina; sur k plcuri^sio traitée par des sjugin?es, des vi^s:- 
catoires, le calomel et rantîmoîne on le ael de Glauliei'; sur îa dvtientdric 
soignée par la méthode de Brown {opium et astriîige.ils) et aussi par les 
purgatifs; sur la fiètTe bilieuse où l'oo saignait tout en douiiarit le ealotnel, 
Topiura et la fleur de soufre; sur la pneumonie que l'on traîlait par des 
saignt'ea ré\}éiêes(, des purf^^atif^ et à* r^sk'ttfahrti auj- Jauthefiy sur la -wpliilisj, 
dont on eonsidiSrait le mcreure eomme le Vihn table anti loie. 

En dehors de ces observations on reivcoutrc des diaeuäsions sur des sujets de 
Théorie médicale, de doctrine: saroir ai le mal dans loj ß&vrcs a ^n siège 
danü le système vasculaire, dans re^tomac ou dans l'intestin }* S'il fut lait saigner 
et encore saigner eomme le voulait Rush „le père de la MMecine Améni-ouH'"'. 
ou donner des f^timulautn siiivaiit la méthode de Brown tin s'en rapporter a. la 
nature mMieatrice d'Hippoerate „cette nature dont le Dr, Potter di^at 
plaisamment que s'il l'a voyait entrer par la porte, il la jetterait immédiate- 
ment ^ïar la fenêtre". 

L'auteur termine en s'étonuant de la simplicité et de la brièveté <1© ees 
observations où il n'est question id d'auseuUatioa, ni de ^KTcussion, ni de 
thermomtitrie, ni d'examen chimique ou microscopique i asaurémcut il y a cent 
ans tous eea procédés d'exploration étaient à trouver, L. M. 



IL GEOGRAPHIE MEDICALE. 



ITALIE. 



Efudi'« italienne« itio' le Bmfjtts bfünlikit ( l'ci«-^, i>itijt, fi^tmtaesia, 
(l'opk'ith), 

Beaueoup de travailleurs italiens so sont établÎH dans le fazcnäas du Brénil 
surtout dan» l'étut de 8* Paulo. Entre les paysans de la province de Padoue, 
de retour du Brésil, le Prof. Breda directeur dy la clinique dermosyphilo- 
jçrapbique de Padoue, depuis le 18U5 a pu oljserver 14 cas de îinnhuH, dont 
il a fait l'olijet de pkwieurs publications. Le premier de vm travaux à élé 
reproduit danîS FArcHle f. Demnitohffh it. S^^phîlîg (11^95, Band XX XIII, 
Heft. I — 2) et traduit après tIariH un dea volumeM publiés par la New Si/de»- 
hatH Ä*i'(f/y de Londres. Un niémoîr« qui résume toutes hs recherches du 
Prof. Breda à été publié dans les A Ut def H, I^lihtfo Venêtu eSnmsi^ktkm 
fj arft ItMJO, (framboesia brasiliana o bouba quadro tdiuico deaunto da It 
OHserva^toni). 

Le» observations de rexpérimonté dermatologiste de Padouo sont intéres- 
ionti*» surtout \ytkrcc que 8 de ses cas préserdaient des hM-aliäationg des mu- 
quc^UNCs: nez, voûte i*alatine, larynx (H), trachée (1), cavité tympauique (2), 
l&ngm) (3), voie» lacrimals» 1, p»upières (1), muqueuse balanoprépueiolle (3)* 




IS« 



Däos deux eas la loi'aUsfttJon muqueuse arait commencée 2—3 mois après les 
iHanifestationB cutant^e.s; daniä 4 eaa après 12—11 moit*. 

Tous les auteur* et les traités qui m sont occupés de cette maladip parlent 
Beulcm(?nt de muni featal ions cutanées, ou ont pre5qu<? toujoiu-s attribué à des 
compHcationit et de« arqu^Iae les altérations de» muqueuses visibles qu" on a 
ciU('Jc[Uefoi*) observées, Mànnou dans soo Mamtal of IVoplatl Dhcute» dit : 
p,It sometimes happens tliat an indïvîduaî who j'oarsiJTCvioiisly, passed tlirough 
an attack of yaws i« affected with deetntctive uleeration of the soft palate, 
or of the mucous membrane and cartilage of the nose, Opinions differ as to 
the true relationaliip between this special type of ulceration and the antece- 
dent yaw^; m\uc holding that it is a later manifestation of yaws, others 
rcf^rding it as purely the result of an independent syphilitic taiuL The 
question is one which ia hard to decide." 

Néanmoins la question était résolue par Bréda art^c son premier memoire 
de 1895, il laquelle se sont maintenant ajoutées de nouvelles observations 
ai^mnntes. II ajoute que le hou bas liniii<iï à des manifestât ions de la peau 
guérit dans '/i— 3 ana, le bouba^ dea muqueuses ne gut^rit pas. Des 8 bou- 
batîques des muqueuses étudiés par Bréda 1 est mort cachectique par tuber- 
culose pulmonaire quatre ans et demi aprèa les premières manifeistations; 
Ic!^ autres sont vivants après 3, 6, 7, H, un après 16 années, ayant essayé 
inutilement maints traitements, iU sont apatiques, pâles, jaunes, dans un 
état de a ub- cachexie, très vuluérahlea par tous lea agents» pathogènes. 

Les altérations des muqueuses sont identiques à celles de la peau à rexamen 
macroi»eopit[ue et micropcopique. Il s'agit de granulomes framboesiens durs, 
Bvec une inlUtration épaisse leucocytaire et ^surtout de cellules plasmatic[ue3 
(PlosmaKellen), qui partant des papilles s'approfondit jujkju' aux couches tbj- 
cuîarlsiîes du derme; on observe une byperplasic de ces vaisseaux, mais il n*y a 
pas prolifération du tissu coTijonetif ni formation de cellules géantes. Dans le 
milieu de cette infiltration et dan« les vais3*eaux ou trouve constamment des 
bactéries qui peut -L'ire sont l'élément spéeilîquc de la maladie. 

Le Boubaâ commence toujours sur les mains, pieds ^ les jambes et autres parties 
découvertes, il n'est pas héréditaire et lea cas transportés eu Italie n'ont pas 
donné lieu à contagion, L'A. n'a pas voulu essayer des inoculation». 

Plusieurs ohsorvateuTS eroyent que le Bouhan soit une simple modalité de la 
syphilis. L'A. n'est pas de cet avis; la lésion initinîe multiple est tout de 
suite un granulome caractéristique qui affecte les parties découvertes, manque 
le carai'tère érosif propre do la syphilis, c'est à dire la succession toujour 
plus grave de« lésions en foyers qui gagnent viscères et les organes les plus 
éloignés et profondes j te traitement mereuriel et jodiqne est sans effet; pour 
les manifestations de la peau la guérison est spontanée et favorisée seulement 
par les toniques généraux par l'hygiène et le pansement antiseptique. En 
Italie on n'a pas observé un seul eicmple de contagion, quoiqxic les paysans 
no prenaient pas de précautions à cet égard, lea fila des parents boubatiquea 
iOQt nés sains et on n*a paa observé d'avortements. L'A. fait encore une étudo 



r57 



différentielle entre le boabas et le lupus<, concluant qu'il n'est pas possible de 
confondre les deux mAladie»». 



MajoccH dircetcTir do la clinique dermo sypliilopatlii que de Bologne, et aon 
as«istiiDt Bo*ellini prcscnltrent au conjurés aninit'l de la Sticî/k' dvrmnlithqiijue 
(Octobre ISÖEt) une première t^tude i^tiologique sur un can de boulm?, daus 
lequel îU avaient isolé, oultivé et inoculé aux hommes et animaux une forme 
bacillttife spécifique. Loa conclusiouît de cette communication étaieul les s*iîivant(*st; 

1. Dans le tissu grauulomateux du Boubas on trouve un bacille pur, long 
(\5 — 2 », large ff f.K03 généralement droit, (quelquefois un peu courbé, et avec 
un vacuole central^ tantôt isokî, tantôt aceoupliî à deux. 

Ce Bùcilltta lîoHbas siège profondément datifct le tissu boubatjque, soit dnitfl 
les eapacea Ijmpiiatiques prèfi des cellules jeunes mais jamais^ dann leur intérieur, 
floîi dans les vaisseaux »anguîns ou dans l'épaîasour de leur» parois» 

2. NoYis aTons cultivé dans plu«icurB milieu* nutritifs ce mitToljCj qui se 
multiplié très aetÎTement et avec des colonies d*un aspect partîcvilier dans 
ragar-nmnnito. 

3. Le BucUlus Boulas est pathogène pour Tbomme et pour le« animaux 
produisant des léaions cat&née? elinîquement et anatomiquenient trâsaemblables 
à la maladie reconnue comme Boubas, 

Les mi^mes aa. dans le dernier congrès de la Swiété dernuitoh^Uinc (18 — 21 
décembre 19(31, Itome) présentèrent une deuxième communieation sur le morne 
sujet. En confirmant les conclusions déjà formulées aupnravûut, Majoceti et 
Bosellini ajoutent d'avoir conservé pur et viruleot le Btfcillu* Bouha* en 
FenaeiaeDçant dans du bouillon légèrement aîcatiu de vingt en vingt jours et 
en disant de temps en temps des pasaagee dans le lapin. Ik répétèrent l'in- 
oculatton sont^cutanée cbez vin jeune homme. Après *2i heures zone réactive 
doulourense, lièvre, nialaij^e générale^ 2e journée phlyctiî'ue, Hèvre, céphalalgie. 
3e journée cessation des troublea généraux. Après formation d'un granulome 
ronge livide grand comme une cerise, dur, presque sans douleur. Ablation 
après deux mois. L'examen microscopique décèle toutes les caractères hiatolo- 
giqacfl déjà r^neontréa dans ka grftnulomea boubatiques de la maladie original rcit. 

F. liHO. 



REVUE DES PERIODIQUES. 

HiaTOIRE DE LA MEDECINE. 



Lu Géants dan^ l'Art par Hbnqy Meige. Nouvelle leonograpîiîe de 
la Salpotrièrc- No. C. 1902. 
L'iconographie des géants est 1>caucoup moins riebe que celle des naina. II 
n'exiite que trosi peu de tableaux consacrés à des „géants de cour". Sternberg 
a signalé le portrait d'un géant qui vivait à la cour du comte palatin 
Frédéric 11, portrait point en 1553, grandeur naturelle, et qui existe encore 
au e bateau d'Ambras^ près d'Insbruck, en TyroL 

Dana «on curieux volume sur les nmnt U les géixnttt E, Garnier aignalo 
plusieurs portrftits do géants. Celui, par Zucehero« d'un géant hoUandaifii liant 



«s« 



dt' 2 metres 278, d&na la t^bambir düs gardes de Hampton Court. Et ëluss! 
celui d'ATitotmt Pnync, K^^aiit de 2 m. 22H, qtii joun un certain rôle dans les 
guerres civilus au temps de Chftrle,s II. Hogartli a ijciut, danswayft'ref/** äw/A- 
ïfrtr^, un géaut de 2 m. 328, MaJtiraîHcn CristopLo Miller, qui fi'eshîba en 
Europe dans les premières années du X Ville siècle. Le portrait de W(Llt<*r 
Pansons, portier de Jaequcis 1er, haut de 2 jn. 178 (ou même 2 tn. 80) a été 
gruvi? en 1630 [mr G. Glover, 10 ans apr^s su mort. L^n autre gcaut, exhibé 
en AtigleteiTe au XVIIe BÎécle, BluJter, haut de 2 m, 22S, a éié gravé par 
Carpenter en 1751. 

E. Gamier a encore reproduit le portrait de Paniel Cajanua, génnt sué dois » 
haut de 7 à 8 pieds, desaiué par Kckers, — et celui de Berüai'do Gigli ou 
Gilli, giîunt itaîîea de 8 pieda, groTé par Fougeron, d'aprèa un dessin de 
MUtington, 

Toutes ces figurationa, biea qu'elles aident été destinées h perpétuer le »ouTenir 
do gëantu nu then tiques, sont li.»îti d'C'tre des copies fidèles de ïa nature. De tti 
mt>me façon qu'ild ont prcstjue toujours esagL^ré les proportions colossales de 
leur sujets eu k-s cutournut d'ijuUvidusi de petite taille, les artistes n'ont pas 
hésité Ä atténuer les difformitt^H du t;oii>s, des membres ou du visage. 

Aussi ne trouve-t-on guère de portraits de géante qui puissent permettre à 
la critique modieale de s'exercer. 

Le gigantisme préseiite-t-îl donc en dehors de l'élévation inusitée de la taille, 
des caractyrod morphologiquea que paisse exprimer le deaainP' Oui, dans un 
grand nombre de cas. 

Daus une étude consacrée récemment à cette question (Arrhipes ^éttérale* de 
tfiédccfnft «0 membre 1002). AI, Henry Meige a montré que l'immense majorité 
dea géants sont aitligés de umlfornmtions véritablement iMithöIogiquea. Eu pnrtt- 
culier, une bonne moitié de ecus qui, exhibés d'abord en public, ont été par 
k suite étudiés médicalement pendant ces dernières années, offrent les stigmates 
si caractéristiques de Vaei-oméffalie, 

Les jMjrtraits den géauîs qui noua ont été eonserTés furent généralement faits 
au moment oii lej^ niadclcjü possédaient leur stature la plus iniposante, et avant 
que les progrès de raffectioii aient aiuoiiulri leur tailk en épaisaÏBsatit leur 
chef et Icura extrémités. Ils ont été embellis avec intention et les difFormités 
naturelles dei* originaux sont adroitement dissimulées. 

M. Henry Meige a égal émeut décrit un t^pe m/autUe du gigantisme; mais 
les Htigmates de l'infautilisme ne sont également gu&re PceoimaisBables sur 
lea portraits dea gisants, 

Lca géants de la Mythologie grecque ont été niaintea foi« représenté«* 
Jamaii les Orées n'ont songé à figurer les géantH autrement qu'en amplifiant 
lea pro[>0Ttions de l'homme, et toujours de façon harmonieuse, 

Goliath est, sans contredit, un des plus antiques géants dont le aouvenir nous 
ait été tronsuvjs. Un estime sa tailîe approximativement à fi pieds ou 8 lûed« et 
demi, neuf pied«, dit-on avec, son casque. Son combat malheureus contre David a 
inspiré plus d'un tableau, Sur aucun, le gigantisme ûc Goliath ne semble ayoir 
été l'objet d'une étude d'après naturç, IL est roprésouté sona les traits d'un 




Ï59 



bomme très granJj muselé ^n betcule, souvent barbu, ayeo des traitfl groBsîors, 
la ptau très brune, en opposition aveu Darid, adolescent glabre, lluct ot pale. 

Les autres géants légendaires, les géants Kabelaîaicuîî, les géants des* Aren- 
tares do Guliver, ont été maintes foi» desainéii et giavéË^; mais L*iiS Rguratîous 
ne présentent pour la plupart aucun intérêt. 

Il est un perstaniiage qui appartient iV Tbiatoire religieuse ot dont la haute 

stature est restée, -X tort ou à raison, mémorable: Saint Cristopbe. La vertu 

préserratriee attribuée aux imagea de Saint Cristophe explique le grand nombre 

de graranes qui lui ont été eonsacréCT. Elles portaient des légendes de ec içcnre ; 

Criêtophori sa nef i speclem i/ttu'ttmqite tuetttî' 

Hlo namqiic die lutfh hîngnore ten dur. 

Ou bîeu: 

Crtsteiphori faciem die quhicuniiinc tutrh 
llîa nempB dîe morU mala non morîens. 

Les plus anciennes fipirationä de Saint Cristoplie aéraient des peinture» 
byzantines mr lesqucUeN le géant était pourvu d'une tète de eliien. On a 
voulu y voir une rémintHcence des figurations de divinités égyptiennes, 
Winckelmann explique le fait en dîaant que Saint Cristoplie était du pays 
des Cynocéphales (homme h tt^tè de chîen). 

C"e«t une hypothtise. En voici une autre, d'aprÈu M. Henry Meige. S'il est 
vrai que Saint Cristopbe ait été un géant, il y a une cbaoee sur deux pour 
qu'il ait été auiïsi acromégalique. Or^ les géants do cette espèce, avee leur 
énorme prognathisme et la saillie excessive de leiira arcades sourcil i ères, 
ér(X|uent aisément le souvenir du facie» aimîesque et t^amn, cîelui des ^iujijes 
i^tiocépbales. Et Tou peut dire: si lea artiates byzantins ont représenté Saint 
Cristopbe avec une tiHe de chien, ce n'est pas parce qu'il était du pays des 
hommes Telus et hirsute», mais bien parce qu'étant aeromégalique, sa töte 
rappelait celle d'un cluen ou d'un aingc ù tête de chien. 

Quoi qu'il en soit, ee mode de figuration de Saint Cristopbe ne semble pas 
avoir prévalu longtemps, 

De lionne heure, le Saint est représenté comme un homme gigautcaquo 
traversaot une rivière dont l'ejiu atteint à peine isia cheville. 11 tient àla main. 
en guîse de bâton, un trône de palmier ou une grosse branche d'arbre. Sur 
l'une de ses épaules TEufant'Jésus est nxsm^ portant parfois le glol)e terrestre. 

Sur une fresque de Bono Ferrari, à Padotie, Saitit Criütophe apparaît, 
pres4|ue nu, gigantesque et herculéen. Se» mains ot ses picda sont plutôt do 
petftt^ö proportion»; mois le vidage, imberbe, est lourd, Paûgle du maxillaire 
inférieur est très abaissé bien que le menton ne soit pas proéminent. Le nez 
est fort, les yens tr^'S grands, avec un strabieme, bien probablement invoîon- 
tiiire. On ne peut ce pondant s'empêcher d*y trouver quelques réminiMcences 
d'un faciès qui a'observe encore nujourd'lmi cher, les géants. Ce n'est ^% tant 
aea faut, Tapparence aeromégalique, maia il donne bien TimpreasiOji éprouvée 
en face de certains géants de chiiir et d'os. 

Dans la même chapelle, une autre fresque de la main d'Ânsuino da Forli, 
représente la prédication de Saint Criitophfi. 



i6q 



Parmi toutes les figurations artistiques de géants, c'est ftirtout dey an t le« 
deux fresques de Pttdouo que l'on a d'aprcjä H, Meige rimprcaaion de se 
trouver en faco d'images offrant qiu^lques rcsseuibliiut^êH avec la nature. 

L'auteur donnej n la suite, h titre documentaire, les principales figu rations 
de guantä. 

VMérédiU mmiUth ei momie dam In Ruinante par Fhedeeic Adam 
WooTJa M,D. Unirersittâ d'Harford. Papuh Scienee MonthJ^^. 
{Suite.) 

Pour la maiflon de liolienAoUerii de Prusjse les eonditione »ont différentes. 
Ce fut Fr*?dérif Guillaume, le Grand Electeur de lürandeliourg (1620 — 1G)^H) 
qui fut le fandatcur de l'influence familiale. Homme d'une capacité remarquable 
qui avait eu pour mère la petite Jllle de GuillauiUi« le Taeitume, il avait deu:c: 
soeurs OLqihîe, Duoliesse de Brunswieît et Elisabeth Palatine qui étaient douéea 
d'une grande intellîgenee. Chaque nouvelle union jusqu'à Frédérie le Grand 
élève eelte famille et Fréd<5rîc Guillaume le Grand Eleeteur se marieàlaiiîle 
de Frédéric Heuri, capitaine fameux j elle était la petite lille du Guillaume 
Taciturne et arrière petite fille de Gaspard de Colîgnj, grand amiral de 
France, Leur lils Frédéric I de Prusse, ne fut pas wn génie« maïa il se marie 
fi une soeur de Georgen 1, (ille de In fameuse Duchesse de Brunswick Sophie 
Charlotte, qui avait de {^randçH idées et eut une f^nde influence sur la 
politique de son temps. ,^La Reine Philosophe" amie de LeibnitÄ n'eut qu'un 
fijs Frédéric Guillaume I qui avait un caractère remarquable: c'était un 
homme de fer, très tenace et qui (tt la grande armée prussienne. Par m\\ 
avarice et sa rudesse^ ses traits^ il ressemblai É beaucoup à «es cousine» Guelfes 
(de Hanovre) anglais. Sa femme fut une reine aimable et vertueuse, sa cousine 
par hi famille d'Orangp. De cette union uaciuit une dizaine d'enfant» parmi les- 
quels Frédéric le Grand son frère Henry, ses soeurs Charlotte, duchesse de Bruns- 
wick, très instruite^ Amélie, niusicienne remarquable, et Louise Ulrich, reine 
de Siièdo „ta Minerve du Kord". Kevenant à Frédérie le Grand il nous le 
montre tenant de ses nncftrcs de là maison d'Orange ses gouts littérûires et 
musîCftUK, de cette m^me miiison d'Orange qui releva la maison de Hanovre 
en Angleterre. Là encore c'est Thérédîté qui mt^ne le monde „h raoina que la 
théorie du hassard ne doit étagée sur les lois de l'hérédité." 

Frédéric Adam Woods termine cett<î étude par une courte eonai deration, 
sur la lèvre de Habsbourg. La grosse lèvre supérieure des Habsbonrif qu'on 
pourrait comparer axi nez des Bourbons eat un caractère i)by«iquc qui fut 
remarqué pour la première fois chez Cymburga qui na<iuît dans la dernière 
partie du XI Ve siècle et qui fut la femme de £rneât, le second patriarelie 
de la maison do Habsbourg. Elle se retrouve chea tous les deBeendants ou à 
peu près de Cymburga, elle a diminué puis reparu et s'e«t un peu modifié 
chez lo plu« jeune des Habsbourg vivantes, te roi d'Kspn^c. Là encore comme 
pour les caractères mentaus et moraujt on retrouve la grande Tinéludable loi 
du l'hérédité. L. M. 



(-1 giihrt») 





Cviilrîb»tii)n fl ffthtoif'e de Ut Méêteint; doux îa Province dt! Mta-^land 
(IG3ti—tS?I} jmr Walter R. Steiseb AM. MD., M<5decin résideut 
de John Hopkins Hos])itaL 

La rcceate publication dc:i Archives du Mur^fnnd u domié quelques rcû- 
seiiçneincntâ InédiU Rur l'bîatoirc de la médecine dans cette prorince pendant 
la période qui s'ëtend de 1630 à 1<Î7L On y troiivt' des noms do médeeiiiK 
c|,up les auteurs américaine Packard, Tbaeher, JJeck ot Tljoner n'ont paa signalés 
dfttiM leurs Irttvaux Bur Tbintuire de latm'deeine aux EtaU'lTîâs, A cette périmle 
^t'haotiqiic'* on comptait trois clasaos de médeeins praticiens, le médecin pr^Étre, 
le médecin regulier et l'empirique ou le cbarlatan. Au Maryland on ne con* 
naîïiwiil; que les deux dernières elasse«. Les médecine réguliers faistoient leur 
apprenti s.Hîige elici un praticien occupé et renommé, visitjint les malades aTcc 
Ittii L«?& plus rîebes allaient se perfeetîonncr eu Kurope, h Lçyde, ü Paris, à 
Pftdoue ou diins la (irande Bretagne. Parmi ces praticiens réguliers il faut 
citer tout d'abord le plus remarquable Thonaiîa Gerard, eatboliquc fervent, 
très-ami du Lord Paltimore, et qui fut un juge de la eour Provinciale. Les 
archives disent peu de chose de son rôle de médecin. On aait seulement qu'en 
1639 il reçut pour boîus donnés a Kichard Lee 23() livres de tabac. A cette 
époque ou payait volontiers les médecins „eu Maryland", 

Puis Dr, Luto Barber, qui fut médiateur entre les Kej^alis tes et les Puritains 
et qui fut fait pHnonnier en 1655 a la Providence. 

Jobn Kobinson, qu'on paye en sacs de blé, en terres et Biebard Pureivant qui 
étaient plutôt chirurgiens barlncrs. 

Henry Hooper, qui^ lui aust^i, a du mal à faire r^airer des hottomires et qui 
est, lui auâHÎ. payé en tabac, comme Jolin Wade du reste qui pour deux visites 
toucbe 250 Lbs de tobae. 

Peter Godson, accuié d'avoir trop abondamment saigné le capitaine Joïm 
Smith et d'avoir été cause de sa mort. 

Peter Sharp qui eut un procès avec Peter Godson à propos de «a femme. 

Thomas Ward, administrateur très sévère des biens de sa feuiroe, veuve 
trùs-riehe. 

Le docteur Sndth „le Docteur Hollandai»" plutàt chirurgien qui fut un de 
cenXy qui pratiquèrent l'autopsie de la tHc de Gou|2;e dont il jsera question 
phia loin, 

Francis Otto way, Robert Ellyaon, Jacob ou John Lombroso „le Docteur 
Juif qui était venu s'é!ablir dans la province en 165Ü et qtii eut tme clientèle 
très productive. 

Kichard Maddotc,«!, Jobn Stanley, John Picrec mcntionnéa à propos d'une 
autopsie; on signale aussi une êertaine Catherine Hobden qui reçut iy<X) Lbs 
de Tabac pour soins médicaux. 

Peu de choses les médicaments; on y trouve Bculomeut mention de FËlixir 
de Mitliridate et de la raeine d'Angélique. 

Les sorciers n'y faiwaiont pas leujs affaires, I'mi d'eux fut exécuté en 1694; 
en I66i Marcc Lee fut exilé comme soreier. 

L'obstétrique était toute entiijre entre les mains des Bages femmefl: parmi 

1900. 12 



iêê 



d'elles il faut citeF Mario Clocker, Eose Smith. L^ÄVortement à cette ét>oque 
ne paraissait pas Hrc criminel - 

Dps jurys de femmca <îtaient parfois institutÎB pour des affaires diu fa ut ici de. 
Lo plus Bouycnt tes rapporta médico-k^gauît etaitnt eujiilés aux niédei-ius et 
aux cliiruTgienst à. propos d'une affaire importante, Taffjiire Gouge, ijidieii tué 
par un certain Bandy et dont le premier eiamen fut fait par Georges Bins, les 
experts touetièrent 245 Lbs de tabac qu'ils part&gcTûut entre euï. 

Coutributiou intéreafiante t\ i;oup sitr, mais néAumoina peu médicale, h, M. 



Le midtehi hptm ancien, SokkU-nt-oftkh, (Brit. med. Journ. 1 nor. 1902.) 
D'aprftft un article de M. Sandwith le médecin le phw »neien sferait 
celui dont on a retrouvé le tombeau dans la néeropole de Sakkarak Sokliit- 
ni onkh 1) virait il y u environ S500 ans ; le nom aignitio „homme possédé de 
rie". Pharaoh Sabura, de la elnquiemc dynaïttlc, fît des politesses à fon méde' 
ein» celui-ci ä »on prince; le roi douna un stL^le à son médeeîn; lo nom de la 
femme de eo dernier a été effacé partout^ ce qui fait dout^îr do sa li dé 11 té. 
lie médecin était prötre; son titre m<!dical eat celui do jïw^ju, ee c^ui signifie 
,^science"^ le terme ambe hakîm, le mot medietig dérivé de med h (être savant) 
ont une etymologic analogue. rEtoKNS. 

1) Valr dan» Wittingt^^n, IlSatory of fitedi^tlne, rteui Apures ropreaentantw» a Sokhit-nl-onkh 
et sa fftmine. 



C Bezold. Ninive und Bahyha. IWL Leipsig. 
Bezold a publié certains rfîsultatH de ses études sur les fragment« de la 
bibliothèque d'Assurbaniixi! des ruines de Ninivcli. Le Mcdic. Magazine t. XII, 
p. 73 donne un aperçu do la partie médicale. 11 est fait mention d'un excellent 
médecin qui serait envoyé au roi atteint d'une maladie auriculaire; puis d'un 
autre qui risiterait un prÔtro babylonien très malade; une autre inscription 
demande Tassist^nce d'un médecin pour une dame de la cour „qui ne mange 
absüluncnt rien'*, De nombreuses ItHtes de plantes, de minéraux paniisaent 
Avoir été cla.4aéea suivant les sept corps célestes (Soleil, Lune^ Mercure, Vénus, 
Jupiter, Saturne); leur emploi médical était réglé suivant des données astro- 
logiques. Les incantationH étaient fort on honneur; la bibliothèque en contient 
deuï sério&î la première est intitulée 9vhurpu\ elle servait c outre les aff eel ions 
iutligées par les dieux et les démons; la seconde e«t nommée t/iatfftt et servait 
contre les maladies dues à la fioreellerie. Ces deuï motüi (iigniflent „eombusi- 
tion*'; pour la sehurpu on (it un petit holoeauste de grain, pour la maglu on 
brûkit ri mage du Borcier supposé ètro Tauteur du mal; le sorcier employait 
une tigure du patient pour le rendre malade. L'omon était fort on vogue; 
surtout quand quelqu'un était souffrant tout devenait présage. Ces pronoatiea 
occupent plusieurs tablettes s'ooeupant de différentes régions du corps, du front, 
de l'oeil gauche, de l'oeil droit, de la langue, de l'oreille droite, de lu gauche 
eto. Ces pronoBtiea paraissent renfermer des détails minutieux, mais ne s'appro- 
cher guère des aphoriâmes hippocratiques. p£;Bas>'B, 



I 




Une page d'&Utohe tïe îa médecine. Notes et documents sur le Gheel 
ancien par les Dri. Paul Masoto et Tranâ Mceus, Médecms à U 
Colonie de Gheel. Extr, dos Annales de la Société de Médecine de 
Goad myi. \qh 17. 
Als verstaut lifhte Irreueolonie bpstebt GhceU das in dieser Eigenseliaft 
curopäisL'ben Ruf Iwsitzt, erst seit ll^SL Die Geschichte dieser Anatalt als 
einer pmatcn Colonie führt jedoch in eine sehr «Uö Zeit zurück, wie die 
beiden Herren \'erfF„ gestützt auf die Werke van Ku^l und Janucns^ 
(AntwiTpcn 18&i und Turnbout 19CS0) naehweiäen. Einzelne Documente^, von 
denen Auszüge mitgeteilt werden, stammen huh dem 15, Jahrhundert, Aus den 
ko«t1>iaren Werke unseres greisfcn Lacht in Z t?b 1 e ti dor f* Berlin, des Historikers 
der Psychiatric par excellence, „Gedenktage der Psjeliiatrio" (4. Auflage, Berlin 
1893. G. Reimer) mnà wir in der Lage, en passant zut älteren Gcseliiehto 
ron Gheel folfçende sehöne Notiz mitzuteilen, auf die die Herren ^'erff. der 
obigea Publication aufinerksam gemacht seien. Ea heisst bei Laehr (Lc. p, 
ll6)î 15. Mai fffXH.1). Der Sagt? nach Enthauptung der Prinzess Dymphna in 
Ghcel dnreli ihren V'ater. Man fand, dnws ihre Berührung Irre heilte, sie 
ward beilig gesprochen, und in der ilu* geweihten Eirche genasen angeblieh 
nach 9 tägigem Exoreismug Irre. Dies der Ursprung der Colonie. Sicher ist, 
dam flie im 12. Jahrhundert scbou lange bestand, etc." PöL. 

Dr. Hebma>':î Pktkes. Geschichte Jes Phosphors nach Leibnitz und 
(fisicn Brief trerltJftf. Separat- Abdruck aus der „Chemiker-Zeitung". 
Coethen ISm. 

Dt, Peters reseachcs in the nnpnbltshed Leibnitz correapondence at Hannover 
throw a welcome light on the hitherto obscure and half-mvthical history of 
the discovery of phoi^phorus. The el lief names in this history are those of 
Hen nig, Brand, John Kunckel and Jolin Kraft. The first of these began life 
in the army where bo Toi*e to the rank of oitieer, but about 167fl wo find 
him at Hamburg ekiming the title of M. Ih and practising medicine and 
alchemy ^'not ao much the search for tbt^ philosophers stone as the preparation 
of medicaments and chemical aubstances,'* 

He boasts of having L 2. 3- patienta a day, and my chaTge for a first visit 
isi 1 thaier "even though to the next house" adds bis wife» Having read in a 
Ijook of alchemy that urine contains a subntauee that will turn silver to gold, 
be began esperimcnts which a« early as ItlöB resulted in the discovery of 
phorphorua "a cold fire" n^ he called it. He did not, however contrive either 
to use the new substance or make it known. About this time there lived in 
Baj);ony an amateur chemist named Paldwin, who, while searching for a 
Sph'iitié mi'Htii discovered the phos[thoreH€eucc of calcium nitrate, which 
he cnliod futrum ^^lim^!^. Kurickcl, a chemist in the tîerviee of the Elector of 
8a)tony heard of lliia and in lf>76 toük some of it to Hamburg and akowod 
it nliout. He soon beard of Brands discovery and wrote about it to Dr. Kraft, 
a physician and chemist of cîninemo well known at several Cierman courts. 
The two interviewed Brand who mparted or sold hi« aecrct and gave some 
of the new aubstauee to Kraft who pTom-sed to offer it for sale in likely 



1 



places. Aeconlitigly, in April l(ï77 he ediibitetl tt at Berlin before the Great 
Elector, whose phj'siciati EIhUoIz, dïîk'OTerer of Hic phosphorescence of waraied 
fluorspar, gave it the name phosphorus. Nest «prmg he gave a similûr 
cshihitioji before the Duke John Frederick at Hannover, when Leihnitz was 
present and sent an account of it to Paris irliifh wa« printed in Le jauftutl 
de* Sataijitt, He informed the Due de L'hevrcn-nie tliat the secrt*t wiis on sale, 
and suggested that Louia XV should buy it, Ihis faîIiniCt he went to Hamburg 
and made an aj^rcetuent with Brand in the nume of the Duke July 16. 1G78, 
Brand to communicate the tire and other eurioeities knowu to him and to 
correi'poud with Leibnitz or other persons appointed on this aod other inves- 
tigations, in return to receive a penn^iün of 10 thalers a month, and 60 in 
hand. Leibnitz tells the Duke (John Frcderik) that Brand is eheap at the 
price since he can appait?ntly also turn silver to ffold, and recommends that 
he should be brought to Hannorer, for the Duke of Mecklenburg's ageut is 
eager, to Ret him, and "he is abîe to make 20 experiments a week" but 
"with a little money one ean bring him anywhere"'. Brand accordingly came 
to Hannover and was provided with unlimited f^oldiers urine to make hia 
phoaphoruiT, which he did in quantity, Leibnitz celebrating the cveut iti a. 
Latin poem. The philosopher renmrks upon the agreeable effect ^ot l>}ȉmcttring 
the ^bstance on ones face or clothes "making one look like Moses". 

Brand however, was disapjjoiutcd with the results of his visit and complained 
bitterly that the pay àîà not cover bis expenses, lu 10S2 Lcibnîtz imparted 
the Hcerct to Tet^hirnhaus in Paris, by whom it was communicated to the 
Acndcmy of öciencea. 

Meanwhile Kraft has gone to England and exhibited the phosphorus at the 
court of CharlcH IL Kobert Boylo was présent, and from hinta received from 
Kraft was able to manufacture the substance, wieli he found ali^o in mustard 
seed. He showed also that on burning it gave rii*e to an acid. "Of all invc^^tigatory 
of the 17th. century Boyle made the most accurate study of the physitntl and 
chemical properties of phosphorus". Kiinckel acting on imperfect imformation 
from Brand likewise nmnn^ed to make phosphorus, and claimed to be its 
discoverer or rediscoverer. In 1678 be published an "open letter on tho 
marveUousi Phosf orras and its chining Wonder Pills*' which he recommended 
against infectious diseases. Brand went to Hannover again 1079 but was 
again disappointed. Leibnitz notices him as livirg in 1Ü92, but nothing is 
known of him. E. T. W. 

GÉoGHAl'niE 5ÎÉDICALE. 

Dr. W. SCBUFFKEB. Dic Bcdt'fiioi^tn (kr Mufarinjiarattieteit ZU Metuch 
wnd Mücke an. der Ostkmfe ^Hmatnts. (Zeitsehr, f. Hygiene u. 
Infectionskrankh., 4L Bd. S. 89). 
L'auteur décrit les divcriies cupèces d'Anophelcs, qu'il h trouvas et en donno 
9 photo grammes. Un di" ces nuMiutîciucsi se distingue par nnc grande Hoif du 
sang. Ce mou!ttîi[UC pique immf^diatement et ne lâche pas, quand on ic secoue. Il 
auee pendant un long temps, en dépo«ant des d<?ject!ons, du sue entérique 
et enfin des petits gouttes de sûng, tellement qu'il prend 3 ou 4 fois la fiuantité 



de saJ3g, *iui acTRtt sulHaonte pour un soïil remplissage. Le sauf; cl<?pOaé ne so 
coagule pa^. Ces ûioustiqiica tté peuvent ao déii*<*lopper i[n' à la t'ùio mantimci 
qnnad on los* amène dans riuterioiir dti pays», itsi vivent deux A trois joiii*^, 
t&ndis qnk la t-^te la durëe de vie est 2û à 3(> joui-s, 

Lca recherches minutieuses des parosîtcs de la mtilariti dans le uorps d^ vvs 
motutiq^ucs sont illustrées ]>ar 21 plioto|TTammcs, Qiudtiues cxi*mpleK d'infet-liou 
«ont donnai et l'auteur traite -iurlout la propliybxie a'i\: lurles qui doit avoir 
pour but de tuer tous ces insectes* Il eoiu'^eille la formation de petites nmreH 
pour attirer les moustiques et d'en tuer les larves, v, i\ B. 

A* PlkhNi Ueber cine fepraiiknjîehe Krankhe'it im Kttmcmtt^ehiete. 
Arcli. f. Derraato!. u. 8yph. LXTV. lim. H. 1. 

A* Phhn beobaehtete im Kamt'rttnffebiefe bei Negern eine ftju'fuihuïirhtt 
Xi-aalAcit. Dieselbe äussert »ich zuerst im Auftreten von j^tdbbnmucn bis 
rotbratmen, tuei^t rundUcUcn. am Hand zuweilen etwii^ erlmbenftt Flcc-kt*« von 
Terst'hiedener Grösse, auf denen die Sensibilität nieht gestört ist. Dieselben 
fliDd ftiU aalilreicîisten avi£ dem Rumpf, sparlirluT auf den Evtreinitütt'öt 
während da« Geüii.-lit am gcnugitten licteiligt ht. Hierzu kommen naeh uintgen 
Jahren Geschwüre an den Fusssolilen, welche dem Mal perforant du pied 
gleicTien, alwr keine Anästhesie zeifren. Fusa nnd Unternt'benkel seh\v«?lïi'ti 
elephant last is^ch an, und iui späteren Verlauf der Krankheit tret**« Geschwüre 
aueli an den Unterselienkehi und Haudon auf. Dieüelben greifen auf die 
Kriûi-ben über und fuhren ao äu Mutdationen, namcntlieli aum VerUist von Zcdien 
und Finpçcrn, In den meisten Fällen endet die Krankheit nadi 10— 25*jahriger 
Dauer tödlich. Bisweilen kommt m tai einer teihveijei Heiluns; der Gesehwüre. 

tJbwohl Piehn weder iu der Na«enschlcimhaut noch ju der Haut der 
Flecke und den Gescliwijren Leprd-BaciHeu fuiul und auch keine Verdickung 
Ton Nerven bei den Kranken nachweisen konnte, halte ic'i es doeb nieht für 
*U8geftclilo«sen, dass es sieb hier um eine %*!elleiehfc abgest'b wachte Form des 
Kcrvi'iiaus^atzc!* haiuleit. Echte Lepra sah derselbe nicht in Kamerun, wohl 
ftbcr ZirmifHit (nach briotlielier Mitteilung). SciiEvnE. 

J. EVEBETT DCTTON ftnd J, H. Tor>B, Firftmtitarjf aceomtt nf tU 
i/tp<gtiffafktii9 of the Livei'j/o<.>f expctfiiton t» Sene^tttnhia (1902). Brit, 
med. Journ. 11)03. Febr. 7. S. 3«>t. 
Wie Ljverpooler Expedition etddeckte in Cap St. Mary bei Bathurst einen 
weiteren FnU von Tt'i/panoMomkixU bei einem wciasen Hündter, der über 20 
Jahre iu Gambia lebte. Die Symptome waren dieselben vrte in dem ersten 
(«. Ja,nt4 \']I. 11102, 11. S, 60Û)î allgemeine Schwäche, Knrzatmi|Tkeit bei 
A nslren Illingen, Alnnagerung, immer wiederktdircndeis loichtt^s Fiebcr*Schmer2en 
in den Lenden und manelimal iu der Mjl?,^egt'nd, Bestdileunigiing dra Pulses 
und der llespiration bei nornmlen Lungen und Hersten, starke Ver^rösserun^ 
der MiU, leiebte der Leber, leîcbt^?s Oedem der Heine, Auf einer Tour in's 
Innen' (KomirdKi) fanden Vcrfas^ser noch 4 Fälle bei KinRcboraen (unter 2'ii> 
Utittirimüliten), Das Trypanosoma gambiense bt für weisse Hatten nicht au"?- 
getprochen puthogen, und die Parasiten können bei den inficierten Tieren 



i66 



periodenweisc aus dem Bluta vt-rsuliwitiden. In tnoer ZusäatzbcmcrkuDg teilt 
M. M. ÄnnüH mit, dâsa der erste Kranke mit Try^mnasoniiasia unter plÖtx- 
lii'her YpraeUlinimerung der Symptome gestorben i*t, leider aber die Section 
liei demselbcui iivobt hat gemai^ht werden köDucn. ScHEritB. 

Ärchhi fm- Schißt' nnd TropettS^ffteite, Jaimar, Leipzig, 1903. 

Dr. Friedtitrhseo of Zanzibar contri butes a verj complete and înterestiDg 
neeount of t bat eurioufi discQise Dîe doppeîâeiftgv Nase}yg€icJt\rufst der Tropenlände^; 
tbe Gf'oa A'es of French rtuthors, generally known by the more eonvement 
appellation of Goundou. This disease is met witb in the tropical coast regioni 
of West Afriea, from Sierra Lcoqc to tbe Gold Coast, Wing apparently moat 
prevalent on the Ivory Coast and especially in the villages along the lower 
[■onr!«e of the Camoë river ; but it appears to bave a wider distribution than 
was fomierly suspceted. The author informs us that eases have been observed 
at Zanzibar on the Kast Coast, in Sumatra, South Chi no^ and The West Indies. 
On the Ivory Coast, whiuh may be looked ufwn us its endémie seat, as many 
as 1 to 2 per cent of the population are affected. It makes its appearance in 
cliiUlhood. The etiology of this disease in still imperfectly nuderstood. It i» 
mainly, although not exclusively, a disease of the African race. No case of 
a European suffering from Goundou has been observed. Some have supposed 
that the swelling it» eausied by the egg« or larva of j^omc insect deposited in 
the na^al pasi^agctü. The author tbitiki:! that the fact that the disease baa so 
wide a geographical distribution telLs against this viewj as it is improbable 
that any particular kind of insect should be met with over so large an extent 
of the Earth's surface, and further that the larva or eggs of insects deposited 
in the nasa! passages give rise to intlamniatiou and suppuration, and not to 
tumour. The force of this latter objection cannot be denied. The author 
inclines to the view that die trtarting point of the »welling ia a si>ecific 
inHiimniation of llie niueouH mcnibraue of the noatriU caused by Framboesia 
which ia exceedingly prevalent in the regions where Goundou is met with. 
Then follows the introduction by the fingers of the patient of some bacterial 
viruä giviog rise in the already diseased parts to periostitis, ostitis and swelling. 
The aiitbop looks upon framboesia as a form of syphilii*!, which by itself 
would not give rise to the tumourü, but prepares the mucous membrane of 
the »asal passages for the reception of a bacterial virus. Without expressing 
any opinion as to the author's etiological hypothesis, we may say that his 
account of the disease is one of the best we have met with, and the appearance 
of the swelling h very well illustrated by an accompanying plate. 

An article by Belli on Die ^fiitrickltittff der Sfhiffshiffjiene im X/A', ./tfAi*- 
hnintcrtt to which we refer our readers is of historic as well as genentl 
ecientific interest, Andbew Davidson, 



Antnriejf d^Ifj^tfiette ci de Médcviite Cohittafe«, -Jan,' Paris 1903, 
This quarterly pnrt^ extending to about 200 pages, containfs no fewer than 
1Ô original articles upon a variety of subjects bearing on Culonial hygiene and 
medicine. We have two on Medical Geography, Zcf MvyifH-La^f by Dr. 



1.JL 



t67 



Bouf&artdis, and on the Dêmofjt'^phk âc h Omnhhitpt, by Dr. Cassagiiou, La 
tuhtrcuîvse chez hs îmdiffhtt&s rft Cttchhtcftifie by Jl^Daff, La htherctthteeait Camhodffe 
hy Anpcr; niid à la Séimion Ijy Merveilleux, will be of Kpe(.nnl iiiten-st to 
thiïse who are tlevoting thcinsekcH to tlit; etutly of Tuberi-ülosis. Tbt' diaeaac iä 
widely spn^tid »tul common in Coehinchinc amoup; the nttiives, iLod iti» iiotioed 
that the native teneliera in the schools almost invariably full a prey to the 
malady. The disease is slow in its evolution, and hereditary anteeedentö are 
pretty frequent. Tuberculosis is on the contrary rather rare anionic the 
CAmlwpans, espeeially iu the inferior. Europcati residents apiR'ar to lie far 
from exempt, and in them the disease rims a rapid course. The sudden 
dliiingei of temperature being tryinj^ for those predisposed to afFoction» of the 
respiratory organ». In IÎ (bunion, where aocarate statistics are axailable for one 
Commune, phthisis, is upon the whole less eommoii than in Europe and «cents 
largely to be due to misery — malaria eoming in as a predisponingagent. The 
disease hero is ohs^erved to run a rery rapid course to a fatal terminal ii>n, 

Among the other articles in this part we may mention one by Le Moint* on 
the Frég»ettee (fet Aleè^ à Tahiti, another oti Chi^Ura in French India, by Bussière, 
and a third by Kermorgant on the morbidité et morfuHte den tntntport^^ 
et dt* relé^néë en Gutfanù et en NottL^elie-Calédmie. Akdbkw Davidson. 

Attnali di, Medicintt Namie, Décembre, Eoma 1903. 
The orig^inal articles in this number are, La ßl(rn::ione Domestîca xulle 
nam d<i G«ei*i*a, by SefltÎJii, and Sujrvmitt epigü^ttAca. Cura ntdiûttlt eon 
raddoppîamrnt^ delta iinca Afha, by Uonomo, both subjects of importance, to 
which we refer onr readers as they do not readily admit of bcinj<^ siinimarisedt 
Bho's article on the Ptvcejiti Lattefivt per ia deparazume dette actiae di foffim, 
ed un' (intirit f^m'^tiitne dlffterte »a rale also deserve to be noticed, The reviews 
of current medical literature are remarkably full and carefully executed, 

Andbbw Datibson. 



EPIDEMIOLOGIE 

DBa PAYS CRADDS. 



A. Peste dudoniqüe. L Jupon. Tok-io, du 8 au li janv. 11 (9). 
Hmgko»^, du I »u 7 févr. (12); du 8 au It févr, 2 (2). 3, Imhn 
orirnialcei 



Î\H1 Ak. 

(löÖ27) 

(7025) 



Imle^ (»iure* 
Bombay {Présid.) 

n ivau) - 

Funjah — 

Bengale — 
Pnw, NaM'Otieft et 0,tdh. — 

Mysore {Etat} — 
Fromnce» centra IcJt 

Ma^iras — 

Btr^r* — 



(72^5) 



(B'Hi)) 



ll-li jaiiT. 
(U*23l) 
(8969) 
(413) 
(2442) 
{2Ui} 
(2291) 
(SOtî) 
(6t)ô) 
(083) 
(411) 



2. Cftine. 
anglaiitei 

(22951) 
(10747) 

(195) 

(2627) 

(3^)60) 

(2954) 

(920) 

(8SÛ) 

(848) 

(3i^) 



m 



Pounü, le 15 jaiir. 118 (1»8). Ile <h Mannce, du 10 au 22 janv, 8 (4); du 23 
au 29 Janv. (5); du 30 jatti-. au 5 févr. 5 (4); dti 6 au là féir. 4 (l). S, 
NatiiL Dufhan, le 2(} janv. 43 {27). S. Képaffm. Falma, Une buri[iio îtaïieurie 
dcstméc pour Marseille est arrivée àcs Ktnla-Uni-H d'Araénque septeTitrlûnaîe 
arec t^ueliivies cm su!4[H'ets. Bouv déet'H pendant la traversée. 

li- Choléra asiatique. 1. Itt^s Philippiut«, ^faHih\ du 15 uu 31 dec. 11(8). 
Dana les provijteoa du 15 au 3i dée. 2œi (1270). 2, Indes holla adttist* 
ùnm talcs. Ik rfp Java. Batavia, du 12 bu 18 déc. S (4), Scinaraiitf, du 2C 
nuv, au 9 àéc. 30 (21). Suiirabaj/a, du 7 au 20 dée, iKi (118). Grhuéf, du 6 
BU li* dée. 1 (1). lie de Samatra, Fühmhaitg, du 6 au 19 d&. 22 lIU). îh 
dv Hvnicu. MtfhntMi, du 11 «?pt, au 20 üov, 75 (03), J/c f/f Cdèbeg, Sr^/W, du 
1 au 20 dée. 20 (2^)). 3. Inde^ anfftaûes orîenttih'x. üah-tttta, du 11 dée. 11102 
aa 3 janT. 1903 (93); du 4 au 17 janv. (59); du 18 au 2i janv. (48). 

C. FïÈVBK JArKK. 1. Cohmhie. Fnuama. du 30 dëu. au 12 jaiiv. 9 (3); du 
13 au 19 janv. 6 (2); du 20 au 26 jaïiv. 4 (2). 2. Emtuidm', GuaiftiquU, du 28 
déi'. an 3 janv. (9). 3. Mexh/iie. J'cra Cruz^ du 11 au 17 janv. 3 (i); du 18 
au 24 janv. 4; du 35 au 31 janv. (3). Tampicü, du 11 au 17 janv. {2); du 
18 au 31 janv. (1). 

(D'aprèa les numéros 2197. 2198* 2199 et 2200 dn^BritishiucdicalJournar', 
It's numéros G, 7, 8 et 9 des „VcröffcntUehuniiren des Kaiser) îdhuii Gesund- 
heitsamtes'*, et les numëro« 6, 6, ei 7 des „Public Health Ki:'porl>f'* (des 
Etats-Unis),) 

Amsterdam, 9 mars 1903. Kînoklino, 



CORRESPONDANCE. 



La critique fait* par M. le i*r, Pcrgeus sur Tliistoire de roplitaluiologicdc 
M. le Dr. Pausier 1) n'est pas isans ctre attiu^utée à son tour par l'auteur du 
travail qui s'exprime sur la susdite critique ainsi : Je suis le premier à recon- 
naître qu'il y a. des omissiona ref^ettahlefi et mOine des erreurs. M. PergiM)« 
en cite quelquefi-unes: la qucBUau dva yeus artiiteitda \mr exemple. Je ne 
conuaissaîs pas, lorsque j'ai é<*nt ces pajy^cK, rint^rcssant article de M. Per^ens 
sur cette question, et j'avoue no le connaître encore que par ce qu'en dît 
Magnua. Que M, Pergens ue voie pas dans cet oubli nue manque do mauvaise 
voient*? fi mit égard, et quHl s'en prenne ]>lutuit aux publiciâtes françuîs dont 
le rôle serait de nous signaler le» «rtidcH intéreawintH des revuei* étrangère« 
et qui s'aequittejit sauvent mal de leur rôle. La citation de Hig|;s est intt'rea- 
fiunte à nokT: mais n'est elle pas la répétititm de ce que faiiiîiît remarquer 
Boerhaave en 1768 que chez le rayopo la suppression do la lentille cristal* 
Hnicnne ramtine les foyers snr la rétine : d'oh les myopea opérés de la cataracte 
n'ont pas besoin de luuettes''^ 

1) Voir JHimt VIII, !, p. H.K 



ESSAI D'IDENTIFICATION DES PLANTES MÉDICINALES 
MENTIONNÉES PAR DIOSCORIDE, 

v'AVKkS LES PEINTURES D'UN MANUSCRIT J>Ë LA BlBLtOTHilgUE NATIONALE 

DE Paris (ms. grec No. 3179). 
Par le Dr. ED. BONNEi; Farts, 



La connaissance des médicaments simples employés par les médecins 
grecs de raniîqiiil^ et notamment celle des plantes dont ils faisaient 
un fréquent usage, offre, pour T h is to ire de la thérapeutique» un intérêt 
capital sur lequt.-! je croiä inutile d'insister; les nombreux commentaires 
qui ont été, à différentes époques, publiés sur ce sujet suffiraient à justitier 
cette assertion; mais, prestjue tous les savants, en s'occupant de cette 
question, se sont, sauf de très rares exceptions, limités à l'étude des textes 
et ceux-ci ne permettent î>as toujours, par suite de leur insuffisance, 
d'arriver à des déterminations précises. De très bonne heure, du reste, les 
médecins et les rhizotomes grecs constatèrent eux mêmes l'insufiisance des 
descriptions pour faire reconnaître les espèces médicinales^ car Pline nous 
apprend (//»/. na/, hh, XXV, cap. 4) que Cratévas, Denys et Métrode 
innovèrent une méthode très attrayante en faisant peindre, dans leurs 
livres, les plantes avec leurs couleurs naturelles en même temps qu'ils 
décrivaient au dessous les caractères et les vertus propres à chaque espèce. 
De Mctrotle et de Denys nous ne connaissons guère que les noms. Quant 
à Cratévas, nous savons qu'il vivait dans le ic siècle avant J. C, mais 
nous ne possédons que quelques fragments de son ^Vi^urofxino-j^ ouvrage 
cité avec beaucoup d'éloges par DioHCoride, Pline, Galien et le scoliaste 
de Nicandre. 1) 

Malgré de réels et très grands avanLugeSj !a méthode si heureusement 
inaugurée par Cratévas avait l'inconvénient d'être délicate, longue et 
coûteuse plus encore que trompeuse et insuffisante comme le croyait 
Pline. Elle ne dût^ par la suite, jamais être d'un usage général ; on la 
réserva vraisemblablement pour les traités les plus en vogue et pour les 
manuscrits destinés aux souverains, aux riches amateurs ou aux grandes 
bibliothèques, telles que celles d'Alexandrie et de Pergame. 

Postérieurement à Cratévas, l'auteur dont les ouvrages furent le plus 
souvent reproduits avec accompagnement de figures peintes, est Dioscoride 
que l'on considère comme le père de la matière médicale, non parcequ'il 
eo fut l'inventeur, mais parcequ'il nous a conservé, en les résumant, les 

E<T» d«i Etud«! ^ectiut's H pseot p. 3r,8, WHlmann : Krafnait iti AUhamll. Avt K, 
ÜtifU* lU-f Wisaeniicl). tiriUJîi^, l*liUuU*tf. LUtur. Khisao ii. f. IL n«i. 1 [ItiaTl. 



idoa. 



13 



lyo 



travaux de ses devanciers i) ; on peut affirmer, en effet, que le ÏÏEpi C\yfç 
tarptuiji; du médecin d'Anaxarbe est la source où puisèrent tous ceux qui 
après lui s'occupèrent des médicaments simples. Ce traité traduit en arabe 
et de l'arabe en latin, a servi de manuel et de guide à tous les médecins 
du moyen-âge, aussi bien en Orient qu'en Occident; ce fut enfin Tun des 
premiers livres que commentèrent kâ médecins-naturalistes de la Renais- 
sance lorsqu'ils purent l'étudier dans le texte original 

On comprend, toutefois, que par des copies successives et sous le pinceau 
d'enlumineurs complètement étrangers aux études d'histoire naturelle, les 
figures primitives de Dioscorîde aient pu subir quelques altérations. Aussi 
les manuscrits de VùKy^ Urpt-M.^ qui noL s sont parvenus n'ont ils par tous, 
sous le rapport iconographique, la môme valeur et, en Tabsence d'exem- 
plaire exécuté sous la direction ou tout au moins à l'époque de Dioscoride, ce 
sont les copies les plus anciennes qui doivent nous offrir les figures les plus 
exactes et les moins dénaturées par l'ignorance ou la fantaisie des coloristes. 

Parmi les manuscrits grecs de Dioscoride avec figures, conservés dans les 
grandes bibliothèques publiques ou privées, quatre priment tous les autres 
par leur haute antiquité; ce sont, d'abord le Cof/ex NeapùUtanus et le 
Codex Cûftstaniwopoîitanus ou Ossara/s, tous deux en onciale, appartenant 
â la Hofbibliotek de Vienne, Le premier, de plus petit format que le 
second^ mais plus ancien, provient de la bibliothèque des Augustins de 
S. Giovanni délia Carbonaria à Naples, les moines de ce convent roffrireat, 
en 17 17, à l'empereur Charles VI alors maître de la ville, l^ Codex 
Constantinopolitanus, exécuté â la fin du Ve siècle pour Juliana Anicia, 
petite-fille de Valentinîen ÎII, fut acheté à Constantinople, vers 1570, par 
A. G. de Busbecque, ambassadeur de l'empereur d'Allemagne auprès du 
Sultan, Après ces deux remarquables manuscrits se placent deux autres 
Dioscoride de dates moins anciennes, le Ct>t/ex .^'-riscus n'K 2179 du IXe 
siècle, conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris et le Dioscoride en 
minuscule de la Bibliothèque de feu sir Thomas Phillips à Cheltenham. 2) 



1) Sur Ifl principale sourc« k InqueUe aurait jiuieé DJoscoridp, consulter un nrticl« de 
M. WeUmiinn in FesUjahif ffir Susemihl , . , etc. Leiipilg isyft, 

2) Vctbi Bur oe d^niiçr mamuecPit toentlönn^, earia dt'tiûls, pnr r>uub*?ny {Lfi'tittea tm 
JiomtfH htttthtttidrtf p, 30ï], U'H r»TiAelg»«Tni'n.tii que ra'ji très obUpeamm^ut t^om m unique 
M. H. Omoöti „UibUotht^que de sir Thomo. Fhillipa ma. 21975, uncien no. 109 de lablblio- 
th^uc Rlnucnini dé Floretiet!', IXe ou Xo si^clr; paroheimin, 385 feuillet« di? 400 X 275 
mill; belle ot ^rosie minuncule cnlli^rnptittjue, droit»; les nomn des plantes sont en petite 
oncldle rougf? et lea titres et Les tables des chapitrait en ptitltc oadûle Dtdro; f! gares jjvtntea 
de« planten; le manuacrit ecHumene* [fol. v. 1] avec le chiipitrv Ms^iTïipy/ioi' [l*l>* Ul, 
cap. 108} et ae contînut^, niAÎa avec: d'as&DË Dombrvuiiics lacuiio!«, jusque et y compru le 
Utpe Vil; il ooQtieBt en outre Kicandre [foL 338] et la rarapUrase d'Euteooiua vaT les 
AlQxtph»nii»qucB [foU 3T^], 





Si le Dioscoride de Paris n'est pas le plus ancien, il a sur les deux 
manuscrits de Vienne, l'avantage de nous donner un texte scientifique dans 
lequel les chapitres de la matière médicale sont classés par ordre méthodique, 
tandisque les Codex Neapolitanus et Constantitiopolîtanus, avec leur classîfi- 
catioQ alphabétique ne constituent qu'une sorte de Manuel à l'usage des 
gens dw Monde. 

A part le Dioscoride de Cheltenham qui est difficilement accessible en 
raison des conditions spéciales qui régissent cette bibliothèque privée, les 
trois autres manuscrits sont depuis longtemps ex[>osés à la curiosité des 
érudits et communiqué.^ avec la plus grande facilité à tous ceux qui en 
font la demande. Malgré ces circonstinces particulièrement favorables, 
aucun de ces remarquable:» documents n'a fait jusqu'à présent l'objet d'une 
étude scientifique approfondie et complète; il me semble cependant que 
la détermination précise des plantes et des animaux figurés dans ces manus- 
crits apporterait à la connaissance des médicaments simples employés par 
les anciens de précieux renseignements; toutefois, je dois reconnaître que 
feu le professeur Cohn a présenté en iSSi à la Société Silésienne „für 
vaterl and i sehe Cuîtiir" un Rapport sur les deux Dioîicoride de Vienne, mais 
cette Notice, presque entièrement consacrée à l'histoire et à la description 
des manuscrits, est d*un regrettable laconisme au sujet des figures dont 
une trtntaine seulement sont rapportées à des identifications précises. 
Avant Cohn, Daubeny avait donné {L^^/nres on Mom^n husbandry ^ p, 303), 
d'après le F'iora grœ^a de Sibtborp (tome X^ apprend. Ill, p. 33 — 88), 
un Catalogue des plantes mentionnées par Dioscoride avec référence aux 
figures du Codex Constantinopolitanus basée, non sur l'original, mais 
uniquement sur une suite de gravures exécutées en 1763 par ordre de 
Marie-Thérèse 1) et que Sibtborp, prédécesseur de Daubeny à l'Université 
d'Oxford, avait reçue de Jacquin, Enfin^ antérieurement à ces deux natura- 
listes, Dodoens avait reproduit dans ses Ptmpiadcs (éd. de 1616, p.p. rog, 
133, iâ6, 149, 288, 371, 377, 439, 572 et 573) dix figures du Codex 
Constantinopolitanus 2); quant au Codex Parisîensis, Millin lui a consacré, 
en 179*, dans le fmtrnai d'hisimre tmiurelie de Lamarck (II, p. 283) 



I) Au aujpt de cea gravurva oonsuller: le Rai»pf>rt (Îp Ctjlm déjài:it^ ; PriUcl, Themums 
éd. t, I». 3âS; Dniilicny, op. tanti. p. 2H1; lUtyclon-Jjwkdon, Guide fo Ute lifemtitré of 
b,U0nt/, (I. XXVIIL 

y) l'tmr plua «le détiiîls aar ba Codex KeApnlît«nua et ConstAiitinopolHAtiua DOßaulter, 
ind^^tH^ndeTfltni^nt de« duteura ci-dcsaua cU«b: Lambeoitis, CùmmrHi. d« Auff. BUt. CtFjs. 
Vimlab. lib. ÎI, ciyl. It 9-279; Ptiht^ogritfth. Society, tab. 177 et 2e a^r. tab. 45; Daub*ny, 
op. famL tub. VIII-XÏI; LuburlP, At'ty iiidiintrielii, pi. 78; \ oîtmann^ Higtotre Je ta peitUH$^ 
âtnt» rantiquité [citt' par Cohn, op. laml. p* 5]; WcUmarin, Kraîeptfif in AbliandL y\. K. 
OvMUwh. d. Wiaaensfh- au Oôtting,, Philolog. histor. Klunse n, f. lï, no. 1, p. 21, tab. I-II 
tl pour le» QÂiA« liititi» qyl föiit pMrtî« dt» la «ynoojmie àit% médlcAnifluti» Bunplt<«duns oes 

13« 




X7» 



quelques Observa/ions i) tellement insuffisantes qu'il n'y a guère lieu d'en 
tenir compte. 

Pour combler, en partie^ celle regrettable lacune^ j'ai entrepris, il y a 
quelques années, une étude approfondie du Dioscoride de la Bibliothèque 
Nationale de Paris et, sans négliger complètement le texte, je tne suis 
surtout appliqué à Tidentification des figures; j'espérais alors pouvoir 
compléter cette étude par une comparaison des peintures de ce manuscrit 
avec celles du Codex Constantinopolitanus dont la Hofbibliotek se pro- 
posait de publier une reproduction photograph ï( pie. La réalisation de ce 
projet paraissant définitivement abandonnée, je me décide à publier mes 
observations sur le Codex Parisiensis. C'est un premier jalon que je pose 
et qui devra être ultérieurement complété par l'étude des Codex Neapoli- 
tanus et Codex Constantinopolitanus; ces trois manuscrits étant d'iges 
différents et les peintures qui les ornent n'ayant pas été copiées sur un 
même prototype, il est vraisemblable que toutes les fois que Tiden tifîcatïon 
d'une même figure sera concordante dans les trois manuscrits, nous serons 
définitivement fixés sur la nomenclature de la plante ou de l'animal décrits 
dans le chapitre correspondant. 

Le C^dix parisiensis (GraatSt n^\ 3179) forme un volume relié en 
maro<iuin noir» aux armes et aux chiffres de Henri II et de Catherine de 
Médicis; il contient 171 feuillets de parchemin, hauts de 347 mill, et 
larges de 265, écrits en lettres onciales-cursives, à longues lignes, au 
nombre de 35 à 36 par page; il a été exécuté en Egypte, vers la fin du 
IXe siècle, par un scribe alexandrin. Malheureusement il nous est parvenu 
fort incomplet; le premier livre tout entier et la plus grande partie du 
second manquent» la première page commence avec la fin du chapitre 
Ilepi Hxirràpeug (de capparî) qui, dans l'édition de Sprengel, est le chapitre 
104 du livre II; mais au moment de la reliure, plusieurs feuillets furent 
transposés, c'est ainsi que le feuillet qui devrait être le premier est devenu 
le 94e du volume. Il existe, en outre, quelques lacunes par suite de la 
perte d'un certain nombre de feuillets; enfin, le texte se termine avec le 
livre V incomplet de plusieurs chapitres et k feuillet 171, dernier du 
manuscrit, doit être reporté à ïa suite du chapitre 181 livre II; une note 
inscrite en tête du manuscrit signale, du reste, ces transpositions de feuillets 
qui sont en outre mentionnées au bas de chaque feuillet correspondant. 



deûît mAhuaciita; Bt«dler, Luteûtiselte Ffianzmname» in Dioakoridf a in Kreh, tÏÏT lAteitAnohe 
LcxikogT. X, p. 83. Delppuch duo« bou livpo «ur La Goutte et l« E/iiti»ah'xmi' a ropro- 
dait, rl'Aprèift LambecUis, le» il«iix gfrands t:ii.t)1eaux du Codex CctnütantinuiioHtHnus nul 
rG\yr^*Hfüttni If^ botanlatta et les thmipeutea grecs. 

1) OtMet'vatiom mtf fes Manu»rrtia fie DiùUùùrièk eonstntét à la Bihliùthèqu« nationuh; 
R<|iroduitoii, |)lüB tard, iU*ti9 le Mngasln Encyeltipddique IT, p. 153 [1796|. 



173 



Sans insister plus longuement sur le texte tlont les variantes et les particu- 
larités paléographiques sont connues i) je passe à la descripttion des figures. 

Celles-ci, au nombre de 415, sont d'inégales dimensions; les plus grandes 
mesurent de 15 à 18 cent, de haut sur iï à 14 et exceptionnellement 
32 cent, de large; les plus pedtes n'atteignent que 536 cent, de haut 
sur 4 à 5 de large. Elles n'ont certainement pas été peintes d'après nature 
mais copiées, comme le texte, sur un manuscrit plus ancien qui nous est 
inconnu; l'artiste les a, le plus ordinairement, placées dans le corps du 
texte, le scribe ayant eu soin de ménager un blanc pour loger chacune 
dans le chapitre auquel elle se rapporte; mais il n'en a pa^ toujours été 
ainsi et, soit oublia soit parce que le texte qu'il copiait ne comportait pas 
de figures, le scribe n'a pas réservé de place dans certains chapitres et le 
peintre a dû loger sa miniature sur la marge du manuscrit; par suite de 
cette situation défectueuse, plusieurs figures ont été entamées par le couteau 
du relieur. 

Pour exécuter ses miniatures, l'artiste en a d'abord tracé les contours 
au irait, avec la plume, le plus souvent à l'encre noire, quelquefois 
cependant au carmin ou avec une autre couleur, puis il les a complétées 
par des teintes plates largement appliquées; il semble toutefois, qu'il n'avait 
sur sa palette qu'un petit nombre de couleurs et que l*art de les combiner, 
pour en varier les effets, lui était peu familier. Aussi les teintes qu'il a 
données aux plantes laissent elles fréquemment a désirer sous le rapport 
de l'exactitude, quelquefois même la coloration des fleurs est absolument 
fausse; mais il faut tenir compte que le temps a dû en moflifier le coloris 
et, en admettant que le prototype qui a servi de modèle était exact il a 
pu se transformer sous l'influence de reproductions successives. Six figures 
de plantes sont accompagnées d'un personnage et cette particularité, outre 
qu'elle fait ressortir Tabsence de proportion et de perspective, montre que 
les personnages sont relativement mieux traités que les plantes. La forme 
des inflorescences, le |K)rt de la fleur, le nombre et la disposition des 
divisions ealicinales et corollînes, si caractéristiques dans certaines familles 
telles ([ue les composées, les léguminenses, les scrofuîariacées, les labiées^ 
etc., constituaient pour l'artiste des diflicultés d'exécution qu'il n'a pas su 



1) Pour filuEi du détails cf.: Ciïaiiubnn, Z/^iafo^i-, ejvîat. CCCTX ; Montfftuwn, /W^»■ov)froîJÄ. 
ifnre^, pp. 43 «"t S^Sj Cntal, OhÎ. manager, BihL Eetj, It, p, 4ö8, no. 2j,7f»; Dordkr, />»*«- 
rript, firm prUttHt'eg et (ttitrea ftrrifnt^ (ontfn, tîttttft Itit »m*, fft'tfg tie In Biht, tt»t. p. 92, flg^ 
211 H Si); Omfldt, Fae^fthnifcM rf«f jfitta ttiiciim^ m«, f/rêtt» de la Mibl. uitt, p, 7i tab. YIII 
et XXT, no, 2- Jftcque« Gniipyl )i iitîlUi' i'<* Hinnuswrît pour iWlUion 4n Difwt'orîdt? qu'ii 
» puhllrr, & Piiria, cbc/ Ticrrr ilntiltln en irM5>-, Darembi^rc l*a cit*' «tni« liv lettre P. dana 
flon Alttbm »te* OKuvrfii irOrihasi- et h\ IVu^U en u fujt iino rfillntinn fîn«i(- Il «'c«t nervi 
«Uni ftés Àtutlî^Ui w«|(fr.a [Mp»i«i |i!i3J vf. p. 2] cullti, WftUmiAuu an a purlé iIbub son 
Kratmii* p. S3 tub. 1, 



174 



vaincre et, je ne puis mieux comparer les figures do Dioscoride de Paris, 
tant pour le dessin que pour le coloris, qu'à celles qui ornent les oora- 
breux manuscrits du Circa ins fans et les incunables tels que VOr/m 
saniiaiîs, le Jardin de santé et le Grani IIcrincr> 

A côté de chaque figure, plusieurs mains ont inscrit, à des époques 
différentes, la synonymie de l'espèce; d'abord le nom syriaque, d'une 
écriture assez soignée et très ancienne, peut-être même contemporaine du 
texte grec; plus tard, le nom arabe en caractères neskî, assez mal calli- 
graphiés; enfin, au XVe siècle, le nom latin. La synonymie arabe est 
quelquefois empruntée aux médecins arabes, plus souvent elle n'est que la 
transcription du nom grec, il en est de même de la synonymie latine qui 
reproduit, tantôt le nom admis dans les traités du moyen-âge, tantôt trans^ 
crit simplement en caractères latins le nom grec ou le nom arabe. 

Les livres III et IV de VvKyi tarpm^ qui, avec la fin du livre II, forment 
la partie la plus importante du Codex Parisiensis sont, sauf quelques 
chapitres, consacrés aux plantes médicinales et comportent seuls des figures. 
Quant aux chapitres qui traitent de produits animaux tels que x;jpàç (Hb. II, 
cap, 105), HÛkKx (lïb. III, cap. 91), J;^âî/oxdAAjf (lib. lll^ cap, 92) etc. i), 
ou de diverses compositions comme lùQaç (lib. II, cap, 109), x/ji/.ivöy (Hb, II, 
cap. lia), «Öij^Ä (lib. II, cap. IÏ4), etc. 2) ils sont dépourvus de miniatures; 
il en est de même du livre V qui traite des vins, des liquides et des 
minéraux. Sur les 415 figures du manuscrits, 200 à peine ont pu être 
identifiées, au moins générîquement, les autres, trop imparfaites ou même 
fictives, ne pouvaient donner lieu qu'à des déterminations approximati\'es 
et par suite toujours douteuses et contestables, pour cette raison j'ai préféré 
les passer sous silence et je n'ai fait exception que pour quelques espèces 
dont l'image présentait des particularités toutes spéciales. 

J'ai classé mes déterminations iconographiques dans l'ordre des chapitres 
du Dioscoride de Sprengel 3) qui concorde assez exactement avec le niamis- 
crit de Paris, si l'on ne tient pas compte des transpositions de feuillets 
opérées par le relieur. Je cite d'abord le #. du chapitre et le nom 4) que 



1) Kij^df, üire^ xèÀ/«c, Ga[\e de punux; iyBveMk«, eollp di^ polsaon. 

2) XiO&ç, »ort* de bi^re; Kpl/tvav^ fiirme d'orge grillé; «KiijS«, «rtrte de bnaîlUe, 
3> PcilanH t>îoai>oridU Anazftpbt-l, JJe tunUrUi misdktt^ cdiiUt, hit«rpr«tatuR est . . . C, 

Spr*.'ng*l, Lipsiic 1839— I8SO5 <\vux volumcH in-So. de la collection Ant» mëdeiiîiia gr««« 

4) Ces iiiimit, voxnmi.* du reste tuut le te^itei du nmauscrU, rourmïllent d'incorn^tionfl 
du(!fl & l'ignorAnce du copi^tet <<i'e4t aiTiiiî qu'on y trouve: xéio.^ pour *■i^f^s^ â/Ï'^tï^v {>our 
èAi^Tfûï, ïTiij^j;,' pour ffr8(j3»i, jù/a^^ç jutur /u/ä^ij, ù^hùt pour ît^ivii, ttv.\ en outre^ l'ç 
et l't «ont fn^'qu^mucnt Hubittittu«!^ l'un & l'autre en raUon de 1b cotiB«ntittn«e deoe»dêttJt 
lettres dans la prononçifttion grecqui-. 





lit plante porte dans I'u^jj Urpaîl;, je le fais suivre de l'indication du folio 
du manuscrit et des synonymes latins et arabes i) lorsque ceux-ci présentent 
quelque intérêt, Enfiiij qUvind ridentification que je propose ne petit soulever 
aucune controverse^ je donne simplement le nom que la plante porte dans 
la nomenclature scientifique moderne, dans le cas contraire, j'expose 
brièvement les raisons sur lesquelles j'appuie ma manière de voir. Afin 
de ne pas alloûger inutilement ee travail, j'ai négligé de reproduire les 
opinions des différents commentateurs qui se sont, avant moi, occupés de 
la matière médicale de Dîoscoride, on les trouvera résumées dans le 
Commeniarius in Dhscôridcm que Sprengel a joint à son édition (tome II, 
P*P* 339^^675) ^t ^^ partie reproduites dans le livre récent du prof. 
Berendes: Des Pgdanios Dioskurid^s aus Anasar bas Arzndmitieilehre in 
fünf Bû€hern (Stuttgart 1902); mais il m*a paru utile de donner, après 
l'identification que je propose pour chaque figure du manuscrit de Paris, 
celles que Daubeny et Cohn ont eux-mêmes proposées pour la figure 
correspondante du Codex Constantiuopolitanus. Toutefois, je ne reproduis 
Jes déterminations de Daubeny qu'à titre de simples renseignements, cet 
auteur, assez médiocre botaniste, n^ayant pas vu, comme je l'ai déjà fait 
remarquer, k manuscrit original. Les identifications du professeur Cohn 
méritent assurément une entière confiance, mais, outre qu'elles sont très 
peu nombreuses, ce savant naturaliste n'indique jamais auquel des deux 
manuscrits, Neapolîtanus ou Cons tant inopolitanus elles se rapportent, 
cependant les termes de son Vortra^^ ci-dessus cité, semblent indiquer 
qu*il y a, pour un même chapitre, identité spécifique entre les figures des 
deux manuscrits. 

Je ne terminerai pas ces considérations préliminaires sans remercier 
M. M, les Conservateurs de la Bibliothèque Nationale qui m'ont libéralement 
communiqué le précieux manuscrit, objet du présent travail; je dois, en 
outre, une mention toute spéciale à M, H. Omont, membre de l'Institut, 
dont l'extrême obligeance et la haute compétence dans les questions de 
paléographie grecque sont universellement connues et appréciées. 

Wùà'ét^it AtotTKopiioîj ' A*jxlapßau}c repi 'TXjjî ixrptuijç, ßtßhlo}^ Ji (liber II), 
Cap. 107, Il'-,i*î (fol F, 9Ö); el Hinthd = Trîtiçum durum Dcif. 
Cap, 108. kfi9ti (fol. r, 97); Ordium, Chnïr = Hordeum vidgare L, 
Cftp. 111. *Ai«M (fol. r. 98); LoHuin. La Hgure r&preüetrtt\ SÄh» aucun doute, 

une espèce du genre Lolium et Traiscmbluhlement lo L. t,emulL'ntum L. 
Cftp. llô- Tji«ycif (fol. r, 98). Je no mtmtionne cq chapitre qu'eii raisoû do 

l'étrange figure qui raceoiupagne ; «'l-»! une plante stérile, portant des fouilIeB 

dëeoopéeB ca lanibres tili formes et de l'aisselle desquelles! sortent des tèt^s àù 



l) Dana le but ilo siropHHtT lu compujiitlnn ty [m graphique, j'ai truiacrit Ich noma Mnt>es 



ï76 



serpeat«; il s'agit probablemctit d'une légende populaire que le deasmat^ur & 
Toula traduire par la peinture, mais dont on ne trouva aucune trace dans le 
texte do Diosiioride qui eompare sinipîeDients le -sk/s^ au /ii-o^sj; guivatit 
Sprengel, Tfey^^ üst ßonfeetio ex olyra nobili^simn docortieata, tandia que 
d'après d'autre« (kommen täte ura, ce serait uu synonyme de rj=ayav«c dësigaaiit 
lo Sa] sola Tragus L. et différent du ffâ-^oi d'Hippoeratc qui se rapporte aa. 
Triticum liyberimra L. 

Cap. 120. 'EA'juftî (fol. T. £>S); Milium, el Dohtn =i Sorghum vulgare Pers. 
mr, glnmisi rjigricantibus; Daubeny atlirme que Tf/v/jej est repréaeaté, dans le 
Codex Ciesarews, par une bonne ligure de Panicuni italicum L. 

Cap. 125. \iviv (fol. T. 95); Linum, Kettàn == Liuum uaitatîssîmum L.; e'est 
auüsi cette mdme espèce que Daubeny a reconnue dans le Codex Ciesareus. 

Cap. 126. 'Efipi'Mi (fol. V. y5)i Cieer^Himmas = Cieerûrietiiium L.; Dauböny 
rapporte de mOme, à cette espfeee, la figure du Codex Cœsareus. 

Cap, 1*27. ^•^si,>ii^i i^^YiJiifii (fol. V, 95); Fabe, BaquiUa == Faba vulgaris Mceneb \ 
c'est auasi la Fève commune qui, suivant Daubeny, est représentée dans le 
Codex Cœaareus. 

Cap. 182. r«^o«î47r^cfleTi5y (fol- T, 171); Allium pomim, Tsoum korraty = Allium 
Soorodoprasum L^ isuivant Daubeny, e'est rÂllium deacendene L. qui cet 
représenté dans le Codex CEEsareus. 

Cap. 2i)L BûiS^s kaîTifiç (fol. V. 129). La tiguro me paraît représenter un 
Mu »cari et très probablement le M. comosum Mil!.; Cobti a également identifié 
avec le M. comosum les (igurea du j^o>6i,- i^tt^rtf.H des manuscrits de Vienne. 

Cap. 20Ö, 'iîTr.i'lte.v (fol. r. 1). Ce cliajtitre eootîent deux fif»urc9, Tune indéter- 
minable^ lautre qui parait être le Lepidium latifolium L, 

Cap. 206, îî«rc«>;iey (fol. T. 1). Quatre figures, disposi^es doux k deux, l'une 
au dessus de Tautre, sont annexées à ce cbapitre ; la première et In quatrième 
Te présentent, «ana aucun doute deux Ilanunculus do la section üatrackium 
bien que l'artiste ait peint les tlcuTB de couleur rose; la deuxième ligure 
représente le Hanunculus auricomutî L. et la troisiènie le 11. a?^iatieus L. 

Cap, 203. "Âfyifinùvrs (fol. r. 2); Papavcr = Papaver setigerum D. C; Daubeny 
a tdentiRd la figure de Vvfytft^vr, du Codes Crosareus avec le Thalictrum flavum 
L. tandis que Colin la rapporte à un Adonis. 

Cap. 209. 'Av«v«Ji;(i (fol. r. 2). Deux figures, la première il fleurs bleues, près 
de la quelle se tient un personnage «jui tend la main pour en cueillir, est le 
Mouron bleu (Anagallis cwrulea Lam); l'autre, i\ fleurs rouges, est le Mouron 
rouge (A. pbœnieea Lam); ce sont ces deux nitfmes variétés de t'A. arvensia 
L. que Cohn a reconnues dans les figures dea manuacrits de la Bibliothèque 
de Vienne, 

Cap. 210. Kt^To; (fol, V. 2); Lablab, Bien que les deux figures jointes à ce 
chapitre représentent des plantes stériles, je reconnais dans l'une le Lierre 
(Hedera Helix L.) et dans l'autre le Liseron des champa (CouvoItuIus arven- 
sia L,); Daubeny ne mentionne, dans le Codex Cœsareus, qu'une seule figure 
qu'il identifie avec le Lierre. 

Cap, 211. \£Moà*tisy ta fAi'^ (foL V. 3)i Celidonia. Bien que la figure soit aase£ 



_^^ 



Jte 



177 



médiocre, je la rapporte néanmoins au Clielidonium majiis L.; un personnage, 
1a tôt« nimbée d*or, est couabé som la plante dans Tattitudu d'un dormeur; 
Je »uppoae que eo pePBontiRge reprtlsento Tobie, rartiste aynnt associiS dans son 
esprit le nom de la plante qu'il figurait avec echii do l'oiseau qui cnnea la 
c^eit«? du patriarelie. C'eet également la grande CJiélidoîïie <j«o Daubeny a 
reconnue dans la figure du Codex Ca-sareus- 

Cap. 212. XtkSivtnit ré ijnf.päv (foL r. 4) =: Ficaris ninunculoides Mtenchi 
suivant Daubc^ny la figure du Codei Ctcsareus est fictive. 

Cap. 213. (Mu^a (fol. V, i). Les commentateura ne sont paa d'accord sur 
ridentification de rOthonna de DioMCoride; Bondelcl la rapporUV.eonln^ tonte 
vraisemblance, au Phlomis Hcrba-venti L.; Ceenalpin et quelques autres ont 
çTtt y reconnaître le Tagetes erccta L.; Zanoiii opine pour lo Clielidonium 
majua folîis tenuisdme laeiniatia; la figure du nian usent de Paris« n'est eertaine- 
nieut ni un Phlomis, ni un Tagetes et ses feuilleH lobées aînsique ses fleurs 
jaunoa à 4 pétales, disposés en croix offrent de vagues analogies avec la 
Chélidoine; à coté de la plante, Fartiate a représenté une femme debout, 
appuyée sur un long bâton et dana Tattitudo la de marche. Ni Daubcny, uî Colin 
ne mentionnent, pour ee ebapître, de figure dans le Codex Caîsareus et l'Utiionna 
de Dioacoride reste toujours problématique. 

Cap. 214. Mvài ftjr« (fol, T. 5); Ranunuulu« arvenis. Ce synonymep ajontd Kur 
l<" nianuserit au XVe siècle, ne doit pat* tHre prt*; dans le sens que nous lui 
donnons aujourtrhui, car !q lîgure représente un Myosotis à fleurs bleues do 
la acction Eumyosotis D.C. ; le peintre lui a donné les proportions d'un arbuste 
et A figuré au dessous un personnage acHiroupt, «'appuyant sur la main droite 
et se eouvraot les yeux avec la maiu gauehe. 

Cap. 215—216. Irârtî et hy-rti 'Àyeiv. (fol. r. et v. 5). Lea deux figure«, assex 
médim-res. représ*'ntent un Isatis et très vraîseinblablemcnt TL tînetoria L.; 
d'apït's Dftubeny, la figure du Codex Cwsareug repréacnte bien un Isatis, mais 
Tespcce n'est pas reconnaîssable. 

Cap, 317. Tï;;ijî«> (fol. V. 5). Deux figures placées Tunü au dessus de l'autre, 
ia Hupt'rieure est l'Andrat-hno telepliioidcs L., l'inférieure est un Sediun du 
grou|»e Telephium mais dont l'espèee n'est pas rcconnaiüsnble; Daulieny dît 
qu'on trouve, à ce chapitre, dans le Codex CœsarcuS| uuo bonne figure du 
Cerinthe minor L. 

{A iuwre.) 



p. W. POSTNIKOW (1694) DER ERSTE RUSSISCHE DOCTOR 

DER MEDIZIN. 

Von L. s T I E D A, Königsberg i. Pr. 



In Russland hat es selbstverständlich auch vor dem Jahre 1694 
Aerzte und Doctoren der Medizin gegeben — allein das waren so 
weit man sie kennt Ausländer oder Nichtrussen. Dass sicher neben diesen 
ausländischen Doctoren auch wirkliche Russen die ärztliche Praxis aus- 
geübt haben, unterliegt keinem Zweifel. Allein der erste Moskowiter, der 
erste Russe, der sich den Doctorgrad der Medizin erworben hat, ist 
Postnikow gewesen. 

Aus diesem Grunde haben Russische Gelehrte wiederholt die bemerkens- 
werte Lebensgeschichte des ersten Russischen Doctors der Medizin zum 
Gegenstand ihres Studiums gemacht, umsomehr, da Postnikow auch auf 
diplomatischem Gebiet thätig war. 

Trotz der vielfachen russischen Publikationen sind die Nachrichten über 
Postnikow sehr wenig nach Westen gelangt. Das Wenige, was darüber in 
Deutscher Sprache bekannt ist, ist die kurze Biographie^ die Richter in 
seiner Geschichte der Medizin in Russland (Bd. II, Moskau 1817, 
S. 492 — 411) giebt. Richter's Angaben sind benutzt worden von AI. 
Brückner in seinen Abhandlungen „Aerzie in Russland'' (Russische Revue, 
1887) .und „die Europäisierung Russlands" (Gotha, 1888, S. 481). Allein 
trotzdem Richter in der Lage war, an der Hand der einschlägigen Akten 
in Moskau seine Studien zu machen, so sind seine Angaben doch nicht 
ganz richtig ; er ist vielfach getäuscht worden ; über Postnikows Aufenthalt 
in Padua weiss Richter nichts zu melden, der Termin der Doctorprüfung 
ist unrichtig. Alle Ungenauigkeiten Richters sind in Brückners Mitteilungen 
übergegangen. Brückner war nicht in der Lage, die Angaben Richters zu 
prüfen. 

Im Gegensatz zu diesen selbstverständlich spärlichen Mitteilungen in der 
deutschen Litteratur sind die russischen Arbeiten über Postnikow ausser- 
ordentlich zahlreich. Es ist natürlich völlig ausgeschlossen, die ganze Reihe 
der russischen Publikationen hier aufzuzählen. (Man vergleiche das Ver- 
zeichnis bei Zwetajew.) 

Es sind nun neuerdings 2 Abhandlungen veröffentlicht, die in gewissem 
Sinne gestatten, ein abschliessendes Bild des Studienganges und der Lebens- 
schicksale Postnikows zu gewinnen. 

Diese beiden Abhandlungen, über die ich hier referieren will, sind: 

E. Schmurlo: P, W. Postnikow^ Einige Thatsachen zu seiner Biogra- 



phie, Gdehrie Schriften der V/tiversiM/ J ht jew {Dor pa i). Aeia ei 
Cemmentatlùnts f. Universîtaiis Jurjei^ensis alias Dorpaiensis* Jurjew 
1S94, S. 73— 338- 

Wm, Zweiajew^ Professor an der Universität Warschau : DU Acrzte im 
Mûskûi'iiischen Russiand mid der erste Rmsiuhe Doctor, Eine histertuh- 
bi&graphische Skizze, VV^arschau, 1896. 64 S, V. 

Beide Arbeiten ergänzen sich. Schmürlo hat vor Allem die Acten der 
Universität Padua studiert, um tiber den Aufenthalt Postnikows daselbst 
sichere Daten zu erlangen, daneben auch Archivstudien in Paris und in 
Moskau gemacht. Zweiajew hat dagegen voraügliche russische Quellen 
benutzt und hat umfassende Studien in den Archiven von St. Petersburg 
und Moskau vorgenommen. Zwetajew wurde zu seiner Arbeit durch den 
Umstand veranlasst, dass die Russische Medizinische Gesellschaft in 
Warschau den Zeitpunkt feiern wollte, an deta vor 200 Jahren der erste 
Russe den Grad eines Doctors der Medizin erlangt hatte. Der Abhandlung 
liegt ein Vortrag zu Grunde, den Professor Zwetajew 1896 in der Russi- 
schen Medizinischen Gesellschaft zu Warschau gehalten hat. 

Das Leben und Studium, so wie die spätere Thätigkeit des Dr. Postnikow 
bieten so viel Merkwürdiges dar, dass die Arbeiten Schmurlo's und Zwetajew's 
als interessante Beiträge zur Culturgeschichte anzusehen sind> 

Als Feter I 1697 seine erste Reise ins Ausland unternahm, wünschte 
er einen ärztlichen Beistand zu haben ; er bestimmte dazu den Sohn eines 
angesehenen Beamten (Djak) des Auswärtigen Amtes (Gesandschafts- 
Kanzlei) in Moskau, Peter FûstnikoWi der in Padua Medizin studiert 
und sich daseibat den Grad eines Doctors der Medizin und Philosophie 
erworben hatte. 

Wie war in damaliger Zeit, am Ende des XVII. Jahrhunderts, ein Russe 
dazu gekommen, sich in Padua medizinische Bildung und den Doctorgrad 
zu holen? 

Peter P. war der Sohn eines angesehenen Beamten des Auswärtigen 
Amts, Wassily Timofejewitsch P,, der in diplomatischen Geschäften Süd- 
und West- Europa, Konstantinopel, Florenz, England und Holland bereist 
hatte. 1) In welchem Jahre Peter P. geboren wurde, ist nicht bekannt. 
Der junge Peter wurde in der besten Schule Moskaus, in der stavisch- 
xrié^-hiuh'iateifHsehen Akademie^ erzogen. An dieser 16S5/6 gegründeten 
Schule nnterrichteten die gelehrten Griechen, die Gebrüder Lichtida^ 
Doctoren der Universität Padua» ihre Schüler in der Grammatik, Rhetorik, 
Logik und Physik, im Griechischen wie im Lateinischen; die Schüler 
muâsten Abhandlungen aus dem Griechischen ins Lateinische übersetzen, 



igleicUé ûbûT den Vftler Foetnlkow die EkMlderuBg toö Brackner, 




iSo 



Die Schüler gehörten sehr verschiedenen Ständen an. Der junge P. machte 
gute Fortschritte. Am ao, December 1687 wurden die besten Zöglinge, 
darunter auch Füstnikow, zura Piitriarchen geführt, um ihn zu begltlck- 
wünschen. Der Patriarch beschenkte die Zöglinge ; P. erhielt £m Goldstack, 
der junge Fürst Alexei Golizyn, als bester Schüler, 3 Goldsttlcke. Zu Ostern 
(20. April 16S8) brachten die Zöglinge ihre Gratulation in griechischer 
und slavischer Sprache dar; Postnikow erhielt 2 Goldstücke. Schliesslich, 
im December 1691, als die Schüler vor dem Patriarchen über die Geburt 
Christi in lateinischer und slavischer Sprache Reden gehalten hatten, 
wurde P. durch eine grössere Geldbelohnnng, 3 Goldstücke, ausgezeichnet. 

PostnikoA' wurde tnm Studium der Medizin bestimmt. Unter den damals 
in Moikao lebenden Aerzten waren zwei {kriechen, die in Padua Medizin 
studiert unil den Dortorgrad erlangt hatten. Jakob Pdarinfl, ein Verwandter 
der Gebrüder Lichuda und Iwan Komnin; vielleicht hat Postnikow bei 
diesen im Staatsdienst befindlichen gelehrten Aerzten den ersten medizinischen 
Unterricht genossen. In Folge der angesehenen Stellung des Vaters erhielt 
der junge befähigte und kenntnisreiche Sohn nicht nur die Erlaubnis, 
sondern auch die Unterstützung zum Studium der Medizin an einer aus- 
ländischen Bildungsanstalt. Kurz vorher waren ein Sohn des Doctor 
Biumenirost, sowie ein Sohn des deutschen Kaufmanns KeUertmifCs^ die 
ini Auslande studiert hatten, zurückgekehrt und hatten unter derZarewna 
Sophie eine Anstellung als Aerate in ^arischen Diensten erhalten ; auch 
der Sohn des Moskauer evangelischen Pastors Gregor i bereitete sich zur 
Reise ins Ausland ?.um Zweck des Studiums vor. 

P. wird im Frühling des Jahres 1692 auf Befehl des Zaren Peter 
Alexejewitsch ins Ausland nach Vcnetien gesandt um Medizin zu studieren ; 
er erhält freie Reise und 1000 Thaler Unterstützung. Zur Begleitung und 
Aufsicht wird ihm der Doctor Pelarino beigegeben. Dass F. nach der 
damals unter Vcnetianischer Hoheit stehenden Universität Padua geschickt 
wurde, hängt unzweifelhaft von dem Eîntîuss ab, den zur Zeit die Paduaner 
Doctoren in Moskau genossen. Nicht ohne Interesse ist es, den Reiseweg 
P/s von Moskau nach Padua zu verfolgen. 

Pelarino war ursprünglich Leibarzt des Fürsten der Walachei, wurde 
dann nach Moskau berufen und blieb zwei Jahre da; unter dem Ver- 
sprechen, wiederzukommen, wurde er dem Postnikow als Reisebegleiter 
mitgegeben. Allein Pelarino kehrte nicht nach Russland zurück, sondern 
ging nach Konstaniinopel und später nach Srayraa als Consuî, 

Pelarino reiste voran^ er hatte versprochen, flen jungen P. an der 
moskovitisch-littauischen Cirenze, in Ôrscha^ zu erA^arten ; auf der Durch- 
reise durch Smolensk nahm er sich von hier als 13cgleiter bis Warschau 
den Sergeanten Kirill Philippow mit. Als F. im Mai 1693 Smolensk 



I8l 




possirte, erhielt er freies Führ%*erk tind 5 Mann berittene und bewaffnete 
Reiter zum Schutz; in Orscha angekornroen, fand er den Dr. Pekrino 
nicht vor — es hiess, Pelarino sei noch gar nicht dagewesen. Postnikow, 
weil er nicht allein reisen wollte, kehrte am la, April nach Smolensk 
zurück. Das Auswärtige Amt in Moskau, naclitlem es die Nachricht von 
Postnikow's Rückkehr empfangen, befahl, den Postnikow in Begleitung 
von 3 guten Reitern nach Warschau uud weiter zu befördern, Unterdess 
war auch der Sergeant Philippow nach Smolensk zurückgekehrt und h.itte 
gemeldet, ilass Pelarino in Warschau auf Postnikow warte. In Begleitung 
des Sergeanten und uuter Bedeckung von 3 Reitern verliess Postnikow 
tim a 6. Mai Smolensk um nach Warschau zu reisen. Ob er in Warschau 
dea Dr, Pelarino gefunden hat, ist aus den Dokumenten nicht ersichtlich, 
doch ist es wahrscheinlich, weil Postnikow kaum allein bis zur SchSesischen 
Grenze gerekt wäre. In der Nähe der Grenze, in der Ortschaft Radobol» 
erhielten Postnikow und sein Begleiter Philippow eine Einladung ku dem 
Cardinal- Bischof Radiejcwski; sie besuchten den Bischof und verhandelten 
über die neuesten Angelegenheiten des Königreichs Polen. 

Weiteres über die Fahrt Postniko%vs bis Padua ist nicht bekannt; ob 
er den Dr. Pelarino getroffen und mit ihm die Reise fortgesetzt hat, wissen 
wir nichL Es scheint dass Pelarino gar kein Interesse an Postnikow gehabt 
hat; er hatte die Reisebegleitung nur als V^rwanfi benutzt, um Russland 
zu verlassen, wo es ihm offenbar nicht gefiel. 

Im September 169a war Postnikow in Padua; er nahm daselbst seine 
Wohnung bei Professor Papmiop&H und wurde immatriculîert. Die betref- 
fende Notiz der Universitäts-Kanzlei lautet: II signor Pietro Posicovio, 
del signor Bast Ho di Moacovia suo primo anno de studio in Pad 11 a habita 
dal signor Papadopoli: No. 93. No. 93 ist offenbar die Nummer der 
Immatriculation, Dass der Name hier Posicovio lautet» darf uns nicht 
wundern; man hielt sich damals nicht so ängstlich an den Buchfetaben 
wie heute, der Name lautet eigentlich Postnikow, allein Richter und nach 
ihm Brückner schrieben Posnikow; in den Akten wird der Name sehr 
verschieden geschriebeuj die einzehien Mitglieder der Familie schrieben 
abwechselnd Posnikow und Postnikow*. Den Italienern war offenbar der 
Name zu schwierig, darum änderten sie ihn in ihrem Sinne, 

Professor Papadopoli (Nikolai Komnin), ein sehr berühmter Lehrer des 
kanonischen Rechtes war ein Grieche, 1653 in Greta geboren, kam 11 Jahre 
alt nach Rom und wurde daselbst im Jesuiten-Coileg des Athanasii erzogen 
und trat 1671 in den Jesuitenorden ein. Allein er trat bald wieder aus und 
wurde Weltpriester und Professor; seit 1688 las er kanonisches Recht an 
der Universität Padua, ein angesehener Schriftsteller und Gelehrter, der 
obgleich Katholik, doch der griechischen Kirche sehr zugethan war» 



I83 



Die Studenten der damaligen Universität Padua waren in viele Nationen 
(Landsmannschaften) geteilt; jede Nation hatte ihre eigene Orgajiisation. 
Man unterschied 2 grosse Gruppen: die Nationes uUramtwianarum und 
dtrammitanarîim. Zu den Nationes citramontananim gehörten die Italiener 
imd Dalmatiner; es gab eine Nation der Homer, der Genuesen, der 
Mailänder, der Dalmatiner u.s.v^-. Zu den Nationes ultramontanamm ge- 
hörten die Nationen der Deutschen (Allamanna), der Polen, Ungarn, 
Engländer u.s.w.; es gab keine Nation der Russen, weil lu wenige 
Studierende aus Russland da waren, wohl aber eine Natio ultramarina, 
zu welcher die Griechen gehörten, Die aus den süd-russischen (lit tauisch- 
polnischen) Gebieten herstammenden Studenten Hessen sich gewöhnlich 
der polnischen Nation oder seltener einer beliebigen anderen Nation 
zuschreiben. Postnikow trat zur Natio ultramarina, welche vorherrschend 
aus Griechen bestand. („Ultraraari natio Graecos omnesque qui in regionibus 
ad Orientera versus nati erant, complectebatur/') Ganz abgesehen von den 
Nationen war die Universität in z Abteilungen getrennt: Die Universitas 
junstamm und die U. artistarum, zu letzteren gehörten die Mediziner und 
Theologen. Jede Abteilung hatte ihre eigenen Vertreter: Rector, Pro rector, 
Syndicus, Prosyndicus etc. Der Rector der Artisten war damals der Dal- 
matiner Tergis, Prorector und Syndicus der Böhme Mirowitsch, Prosyn- 
dicus Hakler aus Strassburg. 

Was für Vorlesungen Postnikow in Padua gehört hat, ist im einzelnen 
nicht bekannt; jedenfalls hat er viele medizinische und philosophische 
Vorlesungen besucht: es geht dies sowohl aus dem Universitäts-Zeugnis, 
als auch aus der Thatsache hervor, dass Postnikow sich wiederholt unter- 
schrieb: „Arzt uni Philosoph". Schmurh giebt ein Verzeichnis der damals 
1692 — 1695 in Padua gehaltenen medizinischen und philosophischen Vor- 
lesungen, Wir entnehmen dem Verzeichnis nur» dass damals unter Anderen 
die Mediziner Jona, Patin, Rinaldini, Moiinetli lehrten, 

Ueber tias Studium Postnikows enthalten die Paduaner Akten nichts, 
wohl aber finden sich in den Akten einige Angaben über den Schluss 
des Studiums, über das Doctorexaraen, das im August 1694 stattfand. 
Richters Mitteilung, dass Postnikow die Doctorwürde 1696 sich erwarb, 
ist unrichtig. Wie Richter zu dieser falschen Jahreszahl gelangte, ist ganz 
gleichgütig. Die Paduaner Akten sind ganz unzweiikniig. 

Postnikow sollte im August 1694 der Doctorwürde teilhaftig werden; 
er war, wie wir wissen, der Natio ultramarina zugetreten. Der Rector der 
Artisten, Hekler, der gleichzeitig Prosyndicus der Natio AUemanna war, 
verlangte, dass Postnikow aus der Natio ultramarina austreten und in die 
Nation der Deutschen eintreten solle. Hekler berief sich auf die Uni versitäts- 
Vorschriften und 2 frühere Russische Studenten, die die gleiche Forderung 



vom Prosyndicus erhalten und erfüllt hatten. Wer diese beiden Studenten 
aus Russland waren, ist unbekannt. Es entbrannte ein lebhafter Streit, ïu 
dessen Entscheidung die Protccloren der beiden Abteilungen der Juristen 
und Artisten herl>eige20gen wurden; sie kamen zu keinem Ergebnis. Pro- 
rector der Artisten war danaal s Graf Alessandro Borromei. Der Professor 
Georgios Kalafatti, ein Grieche von Geburt^ trat Lebhaft für die Rechte 
der Natio Ultramarina ein ; er stützte sich auf den bisherigen Brauch und 
auf die Verwandschaft der beiden Sprachen, des Russischen und Griechi- 
schen. Die Gegner aber beriefen sich — mit Erfolg — 2MÎ d?^ k'rrl/vrtak 
Prifuip: die Regeln der Universität Padua schrieben den Studenten vor, 
sich der Nation ihres Statnmlandes an zuschl Jessen, — wenn keine derartige 
Nation vorhanden war, so der Nation des benachbarten Landes. Diese 
Begründung wagte auch Kalafattî nicht abmleugnen — man übertrug die 
Entscheidung des Streites dem städtischen Oberhaupt, dem Podesia der 
Stadt, Der Fodesta entschied am 14. August 1694, dass Postnikow der 
Nation der Deutschen zuzuschreiben sei. Postnikow zögerte nicht an dem- 
selben Tage die Weisung zu erfidlen ^ die Unterschrift Postnikows im 
Matrikel-Biich der Deutschen hat sich erhalten; bei Schmnrh findet sich 
das Facsimile. 

Ein Bericht über die Entscheidung des Podestas eu Gunsten der Natio 
und der Deutschen hat sich in den Akten gefunden. Auffallender Weise 
aber hat sich kein Protokoll über das Doctorexamen, kein actenmassîger 
Nachweis, dass Postnikow des Examen abgelegt und zum Doctor der 
Medizin und Philosophie ernannt worden ist, auch kein Etitwurf des 
Diploms gefunden. 

Dass dem Postnikow im August 1694 in aller Form die Würde eines 
Doctors der Medizin und Philosophie zuerkannt worden ist, daran ist nicht 
im geringsten zu zweifeln — ganz abgesehen von dem ihm später ausge- 
steil ten Zeugnis (Diplom), 

Es war Sitte, dass die von Padua abgehenden Studenten ihrer Nation 
Bücher schenkten, — dieser Sitte ist Postnikow auch nachgekommen: er 
hat der Deutschen Nation 9 Bücher geschenkt (Verzeichnis bei Schmurlo 
S. 94). Bei der Gelegenheit hat er eingetragen : Ego Petrus Fosnicovius 
Â4>€ior phihsopkiae ei meâicindÊ^ Moscoviensis Patavto dlscedens biblio- 
thec^i.e J. Nationis Germanicae Artistarum . . , . dedicavi sequentes libros. 
2, November 1694. 

Einige Tage danach, am 7. November wurden Dr. Postnikow und einige 
andere Glieder der Nation der Deutschen zu Assessoren der Artisten- 
Abteilung gewählt. 

Wie lange Postnikow noch in Padua venveilte, womit er sich daselbst 
weiter beschäftigte, wissen wir nicht. Wir dürfen aber annehmen, dass er 




1 



>»4 



seinen Aufenthalt mindestens bis zur Mitte des nächsten Jahren 1695 aus- 
gedehnt hat, weil das ihm von der Universität Padua ausgestellt« Zeugniss 
(Diplom) am 2. Mai 1695 unterzeichnet ist. 

Das lateinische Original-Zeiigniss Postnikows hat sich leider nicht erhalten 
— es ist im Laufe der Zeit verloren gegangen. Im Moskauer Archiv ist 
nur eine slavonische» (keine russiäsche) Uebersetzung des ursprünglich 
lateinisch abgefassten Diploms erhalten. 

Die shvonücßu Uebersetzung ist sowohl bei Richter (I.e. Beilage zu 
IL Theil, No. LVII, S. 157—167), als auch bei Zwetajew (l.c, S, 54 — 59) 
abgedruckt» Die Wiedergabe des slavonischen Textes bei Richter ist fehler- 
haft. Zwetajew lieferte eine richtige- Zwetajew hat sich Mühe gegeben, 
den Verbldih der Original-Urkunde zu entdecken, allein vergeblich. Das 
Original'Diplom hat ursprünglich bei den Akten der Me<iizinalbehûrde 
(Apothek, Arch, A. Prikas) gelegen; es heisst im Register: Patent der 
Padua'scheii Akademie auf den Stand eines Arztes („Medik,") ausgestellt 
dem Russen P. Postnikow 1695; nach Zwetajew soll das Diplom noch in 
den 30er Jahren des vorigen XIX, Jahrhunderts vorhanden gewesen sein. 
Dann hatten aber die Akten vielfach ihren Aufbewahrungsort wechseln 
müssen und dabei scheint das Diplom verloren gegangen zu sein. Meine 
Ansicht ist, dass das Diplom bereits viel früher verschwand; es scheint 
1815 — zur Zeit als Richter seine Geschichte der Metlizin in Russland 
herausgab — nicht vorhanden gewesen zu sein, Richter hatte, da er für 
Deutsche schrieb, doch wohl den lafeifiischcn Text des Diplomes abge- 
druckt, wenn ihm ein solcher vorgelegen hätte und nicht den durch den 
Uebersetier und Schreiber völlig entstellten sUvonischen Text, 

Aüffallenrl ist es, dass Schmurlo bei seinen eingehenden Studium in 
Padua in Betreff des Diploms nichts ermittelt resp. nichts mitgeteilt hat. 
Sollten sich unter den Akten der Universität Padua nicht Doublikate, 
resp. Concepte der Doctor- Zeugnisse finden? 

Eine Wiedergabe der umfangreichen Zeugnisse in einer Uebersetzung, 
bietet mancherlei Schwierigkeiten dar. Ich begnüge mich hier zunächst, 
die Worte Richters in Betreff des Aufenthaltes Postnikows in Padua und 
in Betreff der daselbst abgelegten Prüfung (Ix* II, pag, 405) anzuführen. 
,,Hier (in Padua) machte Postnikow in den medizinischen Studien bei 
anhaltendem Fleisse, solche Fortschritte dass er schon im Jahre 1696 
muss heissen 1694 auf einstimmigen Beschluss aller Professoren dieser 
Akademie mit der Würde eines Doctoris philosophiae et medicinae be- 
kleidet wurde." Dass die Erteilung der Ductorwürdc im Jahre 1696 statt- 
fand, ist nicht genau» Richter hat sich durch die Uebersetzung täuschen 
lassen. Hätte Richter das lateinische Original wirklich in Händen gehabt, 
so wäre er nicht in diesen Fehler verfallen. Richter f;lhrt dann fort: „In 



J 



iSs 



seinem nach Russland mitgebrachten und noch jetzt vorhandenen Doctor- 
diplom (No. I.VII. des Anhanges) ist alles Ixîbenswerte erschöpft, was 
nur irgend zum Vorteil eines jungen gelehrten Arztes gesagt w^eni en kann. 
t^ werden hier geruh rat sein angeborenes Talent, ebenso sein Scharfsinn 
und seine gereifte Urteilskraft, ferner sein Fleiss, seine Beredsamkeit, seine 
ausgezeichnete Gelehrsamkeit und endlich sein untadelhaftes sittliches 
Betragen. Zum Beschluss dieses Belobigungsschreibens heisst es, dass Peter 
Postnikow durch eine sehr geistreiche Verteidigung der philosophischen 
und medicinischen Thesen und durch die bei der sehr strengen Prüfung 
bew'iesenen Kenntnisse die Erwartungen aller Professoren dieser gelehrten 
Akademie übertroffen habe," 

Wohin Dr. Postnikow sich von Padua aus — wir nehmen an um Mitte 
1695 — , d.h. nach Ausstellung der Doclorzeugnisse sich gewendet hat, 
was er getrieben, wissen wir nicht. — Wir verlieren den Faden seiner 
I^benschicksale. Erst 2 Jahre später, als Postnikow sich der russischen 
Gesandtschaft 1697 anschliessen soll, hören wir wieder etwas von ihm; 
es scheint, dass er damals — im Mai 1697 — in Anvsterdam war. 

Die berühmte russische Gesandtschaft stand unter Leitung von Pram 
Lefoti; ihm waren ^wei Russen als Begleiter untergeordnet: Gûiûwin Mïià. 
Wosnizki — in dem grossen 200 Personen umfassenden Gefolge — befand 
sich incognito Zar Feier. Die Gesandtschaft verliess Moskau am 10. März 
1697, sie sollte zunächst nach Preussen und dann nach Wien gehen, Dr. 
Postnikow erhielt die "Weisung, sofort nach Wien sich zu begeben. Die 
Gesandtschaft reiste über Rfgii^ und Mikm nach PiHau und Königsberg; 
dann wurde der Reiseplan geändert, man wollte zunächst direct nach 
Holland erst später nach Wien. Man schickte nun dem Dn Postnikow 
am 19. Mai von Königsberg aus 2 Briefe: einen Brief nach Wien, Post- 
nikow solle, falls er aus Amsterdam bereits in Wien eingetroffen sei, 
ungesäumt zurückkehren; ein anderer Brief nach Amsterdam, er solle 
dableiben und auf die Gesandtschaft warten. 

Die Gesandtschaft setzte ihren Weg nach Westen fort^ sie fuhr von 
Königsberg (Pillau) zu Schiff nach Colberg um sich nach Amsterdam zu 
begeben. 

In der Stadt Cleve schloss sich am 6, August 1697 Dr. Postnikow der 
Gesandtschaft an, wo er unterdes gewesen, ist unbekannt 

Von nun an ist Postnikows Thatigkeit zunächst an die Gesandtschaft 
geknüpft; er begleitet die Gesandtschaft nach Amsterdam» macht hier 
Einkäufe von Arzneimitteln fur die Russische Regierung, geht mit Zar 
Peter nach London, und vielleicht auch nach Paris und kehrt mit ihm 
nach Amsterilam zurück. Im Mai 169S begiebt sich die ganze Gesandt- 
schaft nach Wien, um von da am 14. Juli nach Venedig zu reisen. Einige 



1903. 



14 



lU 



I 



Tage vorher muss Postnikow und ein Teil der Dienerschaft nach Venedig 
vorausreisen, um aur Ankunft der Gesandtschaft alles daselbst vorzubereiten. 
Aber kaum daselbst angelangt, wird er schleunigst durch einen Brief 
zurückgerufen: die Sachlage hat sich völlig geändert. P€:/er himxlLgfûtf 
eiligst von Wien aufgebrochen^ um wegen des Strelitzen-Aufstandes nach 
Moskau 2U rück zu kehren. Der in Wien zurückgebliebene Gesandte Wosnizyn 
bedurfte eines Gehilfen zu seinen diplomatischen Verhandlungen; das sollte 
der sprachkundige Doktor Postnikow sein — Postnikow zögert, er will 
lieber seine wissenschaftlichen Studien in Italien fortsetzen, er will nach 
Neapel gehen und daselbst experimentieren: „er will lebende Humk ioten 
und iôtc zum I^hen er we f ken'. Wosnizyn drängt und droht und nun kann 
Postnikow nicht zögern. Es müsse mit dem türkischen Gesandten ver- 
handelt werden ^ und Postnikow könne mit ihm auf griechisch, italienisch, 
französisch oder lateinisch reden. — Postnikow darf s*ch nicht weigern, 
er kehrt zurück und ist am 8. September 169S wieder in Wien, um dem 
Ciesandten Wosnizyn als Sekretär zu dienen. 

Aus dem Arzt Postnikow ist ein Bipiomai geworden. Es ist das nichts 
Auffallendes in der GeschiclUe Russlands, aus damaliger Zeit. Die Aerate 
zunächst nur Fremde und Ausländer, i^urden in Russland damals sehr 
hoch geschätzt und geehrt — sie galten nicht nur als Aerzte, sondern auch 
als Naturforscher und Gelehrte, kurz als gebildete Mensehen. Sie wurden 
in Russland damals vielfach auch in anderen Stellungen^ und «u anderen, 
als gerade ärztlichen Diensten verwendet. Es sei noch erwähnt der deutsche 
Arzt Dr. Laurenäus Rtnhuhr^ der 166S mit Blumentrost nach Russland 
kam, der aber als Legat ion ssecretär bei Gelegenheit verschiedener russischer 
ins Ausland beförderter Gesandtschaften, in Sachsen, Paris und an anderen 
Orten im Dienste Russlands thätig war (cf, Brückner in „Beiträge zur 
Culturgeschichte Russlands". Leipzig 1S87, S. 213—279). Ich nenne noch 
Dr, Areskin in Moskau, der im Jahre 1766 noch die Rolle eines diplo- 
matischen Agenten spielte, indem er /wischen Russland und seinen 
Parteigenossen, den Royalisten und Jacobiten und mit dem Grafen Mark 
vermittelte» 

Postnikow muss te den Russischen Gesandten ^^^osntzyn nach Peter- 
wardein (Syrmien) und dem in der Nälie desselben gelegenen Warlowitz 
begleiten^ und ihn bei den Verhandlungen mit dem türkischen Kommissar 
als Dolmetscher und Uebersetzer zu dienen. Nach 4 Monaten Anfang 
ïôgç endlich konnten Wosnizyn und Postnikow nach Wien zurückkehren. 
Postnikow geliel sich nicht in seiner Stellung, er wollte fort, aber man 
hielt ihn. Endlich am 16. März 1699 reist Wosnhyn nach Moskau zurück 
und Pastnikoii* begiebt sich mit zarischer Erlaubnis nach Holland* 

Wir verlieren abermals die Spur Postnikow 's auf eine kurze Zeit, In 




rS; 



Somraer 1700 ist er üi London wie wir es aus einem Briefe vom 24, Jidi 
ersehen, um Schiffsleute für Russland ^u engagieren — und endlich am 
2. Januar 1701 trifft er in Moskau ein und 2war über Pskow und nicht, 
w-ie man vermutet hatte, über Archangel. Man hatte seine Ankunft bereits 
im August 1700 über Archangel erwartet und ihn dahin die zur Reise 
nach Moskau nötigen Gelder und Legitimationen geschickt. Warum 
Postnikow seinen Weg nicht ül>er Archangel nahm, warum er viel später 
über Pskow reiste, wissen wir nicht. 

Am 2. Januar 1701 endlich — also nach neunjähriger Abwesenheit von 
der Heimat, — trifft Postnikow in Moskau ein, meldet sich bei der 
Gesandtschaftskanzlei und weist sein Paduaner Diplom auf, um sich als 
Doctor der MediKin zn legitimieren. Die Papiere werden geprüft, eine 
slavische Uebersetzung des Diploms angefertigt und dem Apthekarski- 
Prikas (der Medizinalbehörde) überschickt. Hier wird Postnikow auf G rund 
seiner Zeugnifse ins Register der ,J>oktoren" (d.h. Aerzte) eingetragen. 
Er erhaJt eine Staatsstellung; es wird ihm ein Jahrgehall von 500 Rubeln 
ausgesetzt, aber gleichzeitig wird er verpflichtet^ für die Medizinal behörde, 
wenn es nötfg sein sollte, lateinische, französische und italienische Briefe 
tM übersetzen. Man will sich die ausserordentlichen Sprachkenntnisse 
Pûsinikon>s sichern. 

Zur Ausübung der medizinischen Praxis ist /'^j/n/^i?«^ nicht gekommen : 
er muss im April nach Woronesh reisen und hat wahrscheinlich den Zar 
Peter in Sommer 1701 vielleicîit als Arzt, sicher als Beamter der diplo- 
matischen Kanzlei begleitet — er musste offenbar für den Za-en franzö- 
sische Briefe abfassen — Zar Peter schrieb Russisch und Holländisch, 
aber nkki Französisch, 

Allein lange blieb Postnikow nicht im Gefolge des Zaren, man sandle 
ihn im Herbst 1701 als nicht offiziellen Agenten nach Paris, um über 
die dortigen Ereignisse zu berichten. — Im Sommer des nächsten Jahres 
aber musste er wieder nach Russland zurück, und zwar nach Archangel, 
offenbar um dem Zaren Bericht zu erstatten — dann aber muss er seinen 
jüngeren Bruder empfangen, der mit ihm nach Paris sich begeben soll. 

Die beiden Brüder verlassen Archangel im Spätherbst zu Schiff, um 
zunächst nach England zu fahren, wo sie nach sechswöchendicher, stürmi- 
scher Fahrt endlich im December 1702 anlangen, um baldigst die Reise 
nach Paris fortzusetzen. 

In Paris verweilte Postnikow mit seinem Bruder acht] Jahre in der 
Eigenschaft eines nkhi oßckllen Agenten unter den allerschwierigsten 
Verhältnissen. Wir sind über sein Lieben und seine Thätigkeit aus den 
Depeschen, die er nach Russland abgesandt hat und die zum grössten 
Teil erhahen sind, ziemlich unterrichtet. Schmurh erzählt ausführlich, wie 

14» 




wenig angenehm sich das Leben Postnikows m Paris gestaltete, Postnikow 
hatte als nicht officieltcr Agent eine schwierige Stellung ; er sollte repräsen- 
tieren und konnte es nicht, weil ihm die Geldmittel fehlten, weil man ihm 
keine Vollmacht zuschickte. Und dabei erhielt er allerlei Aufträge, sollte 
Chirurgen für die Russische Armee engagierenj er sollte Russische von 
den Franzosen gekaperte Schifie befreien und Schadenersatz verlangen und 
dergleichen naehr. Seine Bitte, ihn zum offiziellen Gesandten^ ganz einerlei, 
ob in Paris oder in England oder Italien, zu ernennen, wird nichterfüllt, 
sein Gesuch, zeitweilig Paris verlassen zu dürfen, um das geliebte ItalieHf 
um insbesondere Rom aufzusuchen^ wird nicht berücksichtigt — er musste 
in Paris bleiben, nur einmal scheint er auf kurze Zeit in Amsterdam 
gewesen zu sein. 

Endlich, zu Beginn des Jahres 17 lo scheint es, als ob Golowkin in 
Moskau das Gesuch Postnikows erfüllen wolle, es soll in Paris ein Russischer 
Gesandter ernannt werden- O trügerische Hoffnung! — Am 25. Januar 
1710 hatte Golowkin einen in gewissem Sinne msagenden Brief an Post- 
nikow befördert — im März oder vielleicht im J/n7 hat Postnikow den 
Brief erhalten — die Briefbefördening von Moskau nach Paris nahm 
6 Wochen bis 2 Monate in Anspruch. Im JuH wurde zum offiziellen 
nissischen Agenten in Paris ein französischer Oberst ernannt und Postnikow 
nach Moskau zurück beordert. 

Wodurch dieser Wechsel in den Ansichten der Russischen Regierung 
herbeigeführt wurde, darüber sind wir nicht unterrichtet. 

Die diplomatische Thätigkeit Postnikows ist beendigt — er kehrt in 
seine Heimat zurück; — ■ er bringt eine grosse Menge gelehrter Bücher 
nach Moskau — allein er verliert sich bald in der grossen Menge anderer 
Beamter. Zu einer ärztlichen Thätigkeit scheint er nicht mehr gekommen 
zu sein — einöussreiche Freunde scheinen ihm gefehlt zu haben — sein 
alter Vater war unterdessen gestorben. 

Wir wissen nur noch wenig von dem Paduaner gelehrten Doctor. — Er 
hat in der zweiten Hälfte 1712 die Ucbersetzung eines französischen 
Buches: Vicquefort, Tambassadeur et ses fonctions, Cologne 1690, ins 
Russische begonnen, aber wie es scheint, nicht beendigt. Vielleicht ist 
Postnikow auch der Verfasser der im Moskauer Archiv aufbewahrten 
handschriftlichen Ucbersetzung des Buches : Alcoran de Mohamet, translate 
de l'arabe en français par le sieur de Ryer. 

Die weitere Lebensgeschichte Postnikows verliert sich îmDunkd. Nach 
einer kurzen Notiz des liekannten Historiograph en Mülier ist Postnikow 
bald nach seiner Rückkehr in die Heimat gestorben — das Jahr semes 
Hinscheidens ist unbekannt. 

Schliesslich noch ein Paar Worte über die Biographie Postnikows, 



iSç 



eit Richter dieselbe gîebt, Richter weiss Über den Aufenthalt Postnikows 
in Paris 1702 — 17 10 nichis — ihm haben einige der Briere Postnikows 
an Golowkin und Schapiraw vorgelegen, allein trotzdem diese Briefe mit 
dem Namen Peter Postnikow unterzeichnet sind, schreibt Richter dieselben 
einem anderen Autor gleichen Namens zu. Richter hat sich zu dieser 
irrigen Ansicht verleiten lassen, weil ein Brief des Professor Lionnier 
(Paris 12, October 17 12) für den Unterricht eines jungen P. Postnikow 
in französischer und lateinischer Sprache Geld verlangt, Dieser junge 
Po-^tnikow, ein Bruder des Doctor Peter Postnikow, meint Richter, sei 
der Verfasser der an Golowkin und Schapirow gerichteten Briefe. 

Dass der Schüler Liattnürs der jüngere Bruder des Dr, Peler Postnikow 
gewesen ist^ daran ist nicht zu zweifeln, aber ebenso wenig kann daran 
gezweifelt werden» dass der ältere Bruder, Dr. Postnikow, alle nach Moskau 
gerichteten Depeschen verfasst hat. 

Auffallend ist, dass der bereits oben erwähnte jüngere Bruder des Doctors 
auch Peter genannt wird — ich sage auffallend, weil beide Brüder denselben 
Vornamen dann gehabt hätten, Schmurlo wie Zwetajew erwähnen diese 
Thatsache, ohne sie zu erklären. Wenn ich eine Vermutung äussern darf, 
so ist es die; die beiden Peter Postnikow waren nicht leibliche Brüder, 
sondern leibliche Vettern. Die Russische Sprache hat kein besonderes 
W'ort für das deutsche „Vetter" (sog. Cousin), sie bezeichnet Bruder und 
Vetter mit einem Worte „brat". 



REVUE DES PERIODIQUES. 

H14T01BE DE LA StEDBCr^E. 



Pboescb. '/iUi' Geschichte der BrvêfdHiseiiê^pàilù. (AçfztlichQn CentrsiU 
Zeitung, lOm, no. U,} 

* Entgtgnuttg a»f Maiztnattcr^» „Zur Ge^chichie der BruatdnUm' 

xifpkilh". (Ibidem, no. 48.) 
P. rcl^vp quelques iiHL^xactitudca dans îe travail de JlatÄcnauer äurUsypltilis 
des f;laridt.'s ijjamaires. U iijontrc en pariiculicr tjuc FfAnçoia BoisBier de 
StiuvagfSj le célèbre professeur montpeîliérain mort en 1767, n'a pu employer 
dans le cancer dos mamellea de uauso véroliiiue l'iodure de potassium qui n'est 
entré dam la pratique médicale que ver» lo premier tiera du XIXe siêde. 

Dr. P. R 



LIBRARY DEMONSTRATIONS IN THE TEACHING OF THE 
HISTORY OF MEDICINE. 

By JAMES FINLAYSOK» M. D., LL. D., 
Président of ihe Facul/y &f Pkyskians and Surg-gons^ Gias^çw, 



Recent proposals to establish Professorships or I>ecture-ships in 
the History of Meclicioe raise fundamental questions as to the 
real vake of delivering lectures on such a subject. In other departments 
of medical study, the importance of pracrical instruction or demonstration 
is being more and more recognised; laboratory and clinical work is 
gradually taking the place of much of the old systematic lecturing. If it 
is to be merely a question of a Professor reading lectures to his class, 
we may well ask, -— Is not the History of Medicine preeminently a 
subject in which the printed volume might be really better than oral 
lectures? Certainly, the precision or accuracy obtainable in the former 
is much greater, and constitute a strong argument in favour of learning 
from books. Is it not possible, however, to adopt the practical methods 
of teaching pursued in other departments? Are not medical libraries 
really the laboratories in which a professor and student of historical 
medicine must work? Might not demonstrations in medical libraries, and 
instruction in the methods of bibliographical research be given in such a 
way as to supply the same vivifying impuise which physiological, patho- 
logical, or clinical demonstrations impart to the student in other departments 
of his studies? 

I have sometimes amused myself by asking my hospital assistants 
whether Galen wrote in Latin or Greek, and whether before or after the 
Christian era. Usually, they were wrong in their guesses on one or both 
points. If they had ever seen and handled Galen's Greek folios, or had 
seen the Greek text and the Latin translation of his works, on opposite 
pages, they would at least have had the fact of his writing in Greek 
impressed on their memory. The mere handling or inspection of any 
complete edition of his works would give a better impression of the magnitude 
of his labours than could be gained in any other way. 

When one has examined, for the first time, a good edition of an ancient 
author, read the title page, examined the "index locupletissimiis", and 
perhaps looked up one or two passages, however short, in which, for any 



,2^ 



reason, he may be interested at the moment, such an autlior becomes^ 
from that time forward, a reality to him, and nota tïiere shadow of a name. 

I have carried out this method, as a labour of love, on many occasions 
during the last lo years. I usually gave ray demonstrations in the library 
of the Faculty of Physicians and Surgeons, which was under my care as 
Honorary Librarian for 25 years. Once or twice, I took the books required 
for the purpose to the meeting-place of some Medical Society, To my 
more formal demonstrations, I invited friends likely to be interested in 
the subject, especially young; medical graduates resident, or recently 
resident, in the various hospitals as house surgeons, taking care to have 
the numbers small enough for every one present to have a chance of 
seeing and handling the books during or after the demonstration, A series 
of short and, if possible, cliaractenstic extracts were read, (in translation, 
if necessary) with what comments seemed required. In this way, an 
attempt was made to give the audience some slight acquaintance, at first 
hand, with the author discussed. If the selections are wisely made, the 
author is allowed in this way to speak for himself, and his style as well 
as his views can be made known. In presenting a variety of good editions, 
including translations, much help is given to those who may subsequently 
wish to follow up the subject. In some cases, (e. g. John Hunter) 
special pains were taken to show the sources of information available as 
to th<f author's life. 

So far the method ts plain as regards special authors, whether of ancient 
or more modem periods. Even authors whose works are not extent (e. g. 
Hcrophilus and Erasistratus) were put before the audience by arranging 
the many varied sources from which information had been obtained about 
them, or in which extracts from their works had been preserved. In this 
way, the difficulties of such inquiries were forcibly shown, and a glimpse 
given into a wider field than merely medical history. 

If, again, a special subject is to be taken up, say the History of Medicine 
itself, a collection of the most important works on this subject is placed 
before the audience, and they may then be discussed individually or in 
groups, the special importance of each treatise, for particular subjects, 
being indicated. Or, again ^ in dealing with Medical Bibliography, I collected 
the most important books in this department, including the catalogues of 
the great medical libraries, and showed the various indexes to metlical 
literature; in particular I look pains to show the most important works 
of reference for searching out special subjects in the chaotic mass of medical 
periodical literature. 

The works of the Early Anatomists formed a group of special interest 
for such a demonstration, on account of their beautiful or quaint illu- 



1 



192 



strations. i) On another occasion, I made a collection f the works of those 
authors whose names had become attached to certain structures in human 
anatomy (Eponymic structures), beginning with Herophilus ; c^rds were 
attached defining the structures, and specifying the name, date and 
nationality of the author; when possible^ the original figure or description 
of the structure referred to was marked in the book for inspection, în this 
way, the beautiful plates of Vesalîus, Scarpa &c, were admired by those 
present, and often seen by them for the first time. 

Works on Physiognomy were also demonstrated in the same manner. 
A few remarks on various groups of the writers on this subject enabled 
those present to look at their works subsequently with more interest- 
Works on Pathological Anatomy were dealt with in a similar way; by 
arranging them, on a long table, in chronological order (with dates on 
the cards), an instiuctive glimpse into the history of this subject could be 
obtained even by a casual observer, while the development of the art 
of producing illustrations for such works, was equally manifest. 

The exact methods to be pursued must turn on the lecturer's views of 
what is mo^t important or interesting, atid also of course on the requirements 
of his audience. In one demonstration which I gave, the beauty of the 
fac-simile reproductions of Egyptian medical pap>Ti, and of the books 
required for the illustration of the subject, was much appreciated. 

The method here indicated might, of course, be combined with instruction 
by other and more usual methods. 

Closely allied to this subject, is the importance of practical instruction 
in bibliographical inquiries. This might save much time for investigators, 
who are often very deficient in experience of this kind and so suffer 
from want of any accurate or extensive knowledge of what has been 
already done in the matters they are investigating. 



1) An Assistant to the anutnmLcal d^partinftnt of the Uuiv^mity vm prespnt at thU 
demoQitration, imd I sub»Dqu«iit]y livAtd an lulmlrabtp lecture i^vcu by liim, to the 
medlOO-obimr^cml «ooïely of univet^itj «tuiti'nts: he fxhibiti^iJ, by the pnijcction lantern, 
plrotd^TiaphH cif tLe title jMifea of enme iatcM<HtiD|ç; wcirk» on ibi^ Kubject, hiviI cspcciallv 
some of thp quiiint illujitrutioii» found in tho works af the old nnatomista, commenting' vt 
Cûuffl^^ aa wc wt>nt dicing. Thin dci^mcd to interest thp âtndi-eiti^ pr^^ent; but for more 
eerion» inatrwction, I pref« tlie ori|tfiniilÄ, whon nttninnljU": if It ie not poiiiible to p3(hîWt 
them, «ucb lantern phùlogrHph» ttre, no doubt, ui^pful; and thuy Ijnte tm« ndvAStJig«, 
tl)&t they ü&a be demon Btrftted ta an lodeSiiîte numlfer »t onti time. 



DU RÔLE DES MÉDECINS DANS LES ETUDES HISTORIQUES. 

Par le Dr. PAUL FABRE (de Coimnentry). 

Les médecins Annalistes 



(/•m.) 

Mais voici que ks temps s'assombrissent. Son frère aîné, plus âgé de 
3 AUS ^jtf meurt prématurément en rS5o, laissant une trace lummeuse dans 
les sciences naturelles. En mourant, Hippolyte Cloquet, confia, à son frère 
la tutelle d'un fils. Destiné lui aussi à laisser un nom dans k science, 
Ernest Cloquet» né en 1818, fit, sous la surveillance et sous la direction 
de son oncle, de Voillemier de Longet, de Lenoir, d'A, Bérard, etc», des 
études médicales très brillantes. On n'ignore pas que devenu médecin 
principal et conseiller du schah de Perse, après avoir donné des gages 
sérieux, mais encore plus d'espoir à la science médicale, il mourut misé- 
rablement daUi ces pays lointains. Marié depuis trois mois à peine, Ü 
succomba le ler novembre 1855, après avoir avaléj ^ar mégarde au lieu 
d'eau de vie> de la teinture de cantharides, i) 

Jules Cloquet ressentît vivement ces deuils réitérés. 11 n'appora plus que 
de trop rares contributions à la science. 

Aux années d'abondance succèdent des années de stérilité relative, des 
années de recueillement. Nous mentionnerons toutefois divers mémoires 
parus en 1S55: i*^ Sur la cantérhaihn méthôi^quement appliquée à la 
guéris&n des ruptures du périnée et de la clrnson rectô-vaginale; 2° sur 
une méthode partktilière d^ appliquer la £auiêrisattôn aux divisions atwr- 
males de certains or^anes^ et spécialement à celles du voile du palais; 
^ Enfin, sur les concret ion s intestinales ( enter olithes^ é^agrôpiles). 

Jules Cloquet a laissé d'ailleurs d*autres titres que ses écrits à la bien- 
veillance de la postérité, Il fut Tinventeur de plusieurs procédés opératoires 
et d'un grand nombre d'instruments de chirurgie (sonde à double courant 
pour les affections calculeuses de la vessie, siphon aspirateur gradué, pinces 
à fourche pour la ligature des artères, ciseaux, daviers^ t:tc,). Enfin» les 



1) Rur LouiB-Andr^^Erneat Cloqupt, ou peut ruriHuUeT la Kotit^e que lui a. OQDSÉoré en 
1&5A^ 1p Dr. D<M|ueT»uviLlL<r, eon cttutltAcipl« et aon ami [Piirti, îti>8<) de Ifl pAgtsê)« On 
rvlîm aua«! aT4?<! inti^rdt loi« paruk't» t^miioa par lt!*fw]Ui^llcslebarün llip|H)1^te Larrrjr ntimmçii 
h Vhff^àhmt de Médocme, daui» lu »viuicv du IS janvier 16&C, ]*ai*>rtdùSQiiJeuii« mcmbr« 



Î94 



galeries anatomîques de la Faculté de Paris lui doivent de fort belles 
préparations ou de magnifiques reproductions en cire- 
Jules Cloquet était membre de T Académie de Médecine dès 1821. 
Lorsque la mort de Lallemand laissa une place vacante à TAcadémie des 
Sciences, Jules Cloquet se pré-senta (J855) en concurrence avec Jol>crt (de 
Lain balle) et fortement appuyé par Velpeau, qui d'obligé devenait protecteur, 
il fut clu en dépît des influences gouvernementales qui soutenaient le 
candidature dû chirurgien favori de la Cour. Jules Cloquet était dès lors 
arrivé à l'apogée de la situation que peut ambitionner un chirurgien ; et^ 
lorsque le 30 octobre 1S5S, il quitta sa chaire de professeur de pathologie 
chirurgicale à la Faculté pour ne conserver que le titre de professeur- 
honoraire, il pat jouir d'un repos justement mérité* 

En 1864 il rompit un silence par trop prolongé en allant à Tarbes 
prononcer au nom de T Académie des Sciences un discours pour Fin- 
augu ration de la statue de Larrey. 

n restait cependant debout ce demeurant d'un autre âge, ce viril athlète 
des luttes et des concours d'autrefois» et bien qu*il se laissât volontiers 
oublier de la mas^e du public, scientifique, ceux qui rapprochaient n'ignor- 
aient pas avec quel attrait il suivait les études des jeunes générations. Sil 
s'était résigné depuis déjà longtemps à ne plus parrictper directement au 
mouvement de la science contemporaine, il n'y apportait pas moins une 
attention des plus soutenues; et lorsque Ton voit tant de savants vieillis 
accepter presqu'à regret, avec une certaine opposition, avec résistance, ou 
au moins avec un agacement grincheux les résultats des recherches nou- 
velles, Jules Cloquet niontrait plus que de rintérét, il témoignait de la 
bienveillance aux studieux représentants de la science rajeunie. C'était un 
vieillard accueillant, toujours à l'affût des découvertes du jour; et si, dans 
les Académies dont il faisait partie, ü ne prenait presque jamais la parole, 
il attestait du moins par sa présence attentive et assidue le prix qu'il 
attachait aux travaux des autres. Nul mieux que Jules Cloquet n*a mérité 
qu'on lui applique le vers que le poète Andrieux avait adressé à Ducis: 
On n'a jamais en effet rencontré à un plus baut degré que chez ce savant. 
„L\ucord iVtm ^^au takni £t (fun beau canufire'* C'est la plus belle 
oraison funèbre que l'on puisse faire de Cloquet, qui est mort plein de 
jours à Paris le 28 février 1883. 

Ce chirurgien a été annaliste avons-nous dît, et c'est à ce titre qu'il 
occupe ici une place, quoique ses Sotwatüts stir h vk privh du générai 
La Payi^fU soient moins de rhistoire qu'une sorte de long panégyrique 
publié sous forme de lettres à M. Isaac TouTisend (d*Albany) qui lui 
avait demandé des détails sur les dernières années de celui que les Améri- 
cains nommaient le premier de leurs concitoyens. C'est donc de la bîo- 




195 



graphie à bâtons rompus que l'on trouve dans ce volume, d'ailleurs des 
plus intéressants, i) Les faits viennent s'y grouper, non par ordre de date, 
msds autour de chacune des qualités morales que Jules Cloquet reconnaît 
et décrit chez son héros* Et ces qualités sont nombreuses î Mais aussi que 
de détails curieux, que de révélations utiles à Thistoricn dans ces pages 
écrites pat un familier! „Lié depuis le commencement de ma carrière 
médicale, nous dit Tauleur, avec le général Lafayette^ honoré de sa con- 
fiance et de son amitié, reçu dans l'intimité de sa famille, je ne croirai 
pas faire de révélations indiscrètes en publiant tout ce qne ma mémoire 
pourra me retracer de ses actions ou de ses paroles dans le foyer domestique. 
Ses cendres ne réclament aujourd'hui que la vérité due aux morts ^ et je 
peux, sans réticence aucune, dire tout ce que je sais de son beau caractère 
et de sa perâonne. Il est, certes, bien peu d'hommes pour lesquels on 
puisse ainsi s'avancer, sans crainte d'être obligé de reculer devant le 
tribunal de l'opinion publique. Mais rien dans sa vie qui ne flit grand et 
généreux, qui n'eut pour but le bien des hommes, dont il était Tami 
sincère, et auxquels il offrit un si bel exemple par ses vertus, par son 
iwvariabk et irréprochable conduite." 

A défaut d'autres choses on trouverait d'ailleurs dans ce volume la 
preuve de l'attachement que Lafayette savait inspirer à ceux qui l'approch- 
aient. C'était presque du fétichisme. Le héros mort, son fils Georges offre 
à Cloquet la pendule qui ornait le cabinet du défunt, et Cloquet non 
seulement mentionne ce don, mais il insère dans le texte de sa 14e lettre 
un dessin représentant la pendule (i). 30S). Elst-ce que la vénération pour 
cette "relique serait allée jusqu'à ne pas oser en remonter le mouvement, 
est-ce que la pendule continue à marquer 4 h. aÔ comme sur le dessin? 
Je n'oserais affirmer le contraire. 2) 

Jules Cloquet a laissé, mais en manuscrit, un autre ouvrage qui le 
classerait aussi dans le groupe des médecins moralistes. Ce sont des Pensées 
et Afttxmes Sitr /a Maieäne et /es Métkcms. Ces pensées, nous ne les 
connaissons que par les extraits qui en ont été publiés 3) mais le peu que 
nous en avons lu nous tait vivement regretter qu'on ne les publie pas 
in exienso. 

Avec ce nom de Jules Cloquet nous croyons devoir terminer la série de 



1) t TiïL grand in-Bo. Db XVI 374 p»g** *toc flgTirps. Paris, 133« — A et W GaliifTiani 
i>l Cir., Editeurs. C'^at un recueil tïi' lettr«ii parueij d'iiltord eu Anglais, à ^fcw-Yiirk^ dani 

B) Lafuypttc avait expire iIaq» U-s bru» di? Julei Clot|uet, ]r> 20 mui IB34, ù 4 heur«« 
2fli minutes du matltit d'apri's ma hi»tnrio{^ruphe. 
S) K(«uil]L>toii» d« L^Unioü Médicale du 26 juin, du i et du 18 t<i>|)U<iTibre, et du 9 



196 



médecins annalistes. Mais il nous reste encore bien des médecins à signaler 
qui ont aussi fourni à rhistoire de précieux documenls; comme par exemple 
les Mémorialistes, les chroniqueurs, les topographes, etc. 



A P P E Ä" D T C E , 



notre paierie. Mais le 1 



Que d'omissions ne pourrait-on pas relever 
De ncm» a-t-il point enseigné que: 

„Le sccTot d'onnayer est celui de tout dire". 

ßoninettons-no\i8 donc à ce précepte. Toutefois nous ne iaurions nous cmp^ehcT 
de eiter ioi brièremeot queltjues noms qui eussent mérité mieux que cette 
simple mention, 

I. L'Hîatorien iiçTsan Easchid-Edhin (13c siècle), auteur de la Cotfection 
dei An fi aie« ou H ht* tire Attguntc de f^ka;;int, 

IL Le médecin de Xuremborfî, Hartmann Schedel (144iD — 1514)autetir du : 
ChronicoH Mutidi ou Chrmtimn Chronicprunh aimalistc plutôt que càroniqueur 
en dépit du titre de son livre. 

IIL Au 15e siècle, médecin polonais, Mathias Michotitts, qui cmbr&sâft 
Tétat ecclésiastique, et mourut à Cracovie en 1523, un phiîauthropc qui a 
écrit: lo Chronica ah oria Fohmorum usquc ad annum i.56J, CraeOTiOj 1521» 
in-folio. 2o De Sarmatiâ Asiat icâ et Eumpeâ UhA duo, Augsbourg, 151H, ia-4. 
3o Mûscuvict, Francfort H5lX>, in-foîio, in Merttm Moscoviiamm auei^îfut, 

IV. Le méckoin hollandais Renier Snoy. né k Gouda (1477^1537), reçu 
Docteur iï Bologne, et qui fut chargé de missions diplomatiques tant auprès 
de Christian II, roi de Danemai'kj alors qu'il était réfugié en Zélande, qu'auprès 
de Jacque« IV, rai d'Ecosse. Snoy, qu'Erasme ap^wlait une des gloires de la 
littérature hollandaise, noua a laissé un traité intitulé: De Mchiu Batavicis 
Uhri XÎIÎ, Rotterdara IÜ20, in-folio, histoire qui s'arrête à 1519, date de 
l'élection de Charles-Quint. 

V, L'annaliste dt' la République d'Augabourg, Aeliille-PirminiuB Gassee 
(1505— 1577), qui a publié entre autre» ouvrages: lo De Mcgibu* Hierosolif' 
miiani^. Bale. 1555, 2o Misttyriftram et ehro/ucumm mmtdi JEjj(Vc"Wic, Biile, 1532, 
3o Annak* BeipiiLiicttc Ait^mtunae, Hanorre, 15Et3; et aussi 4o Annalt;« de 
vetustaic üHgitiis, amocniiute sîtas, »plendatt ifedißciut^um et rebuê ge^tit dvium 
Seipuhltciteqae AugujifaHfte, Bile, 1590. 

VI. Lo hess^oià, Jean Pistorius (1546—1608), qui a donné le grand recueil: 
Errum Germa nicaritm jscriptortA, Bale, 15 83, 1584, 1607, 3 vol. in-folio, X« 
3e ToL a été réimprimé à Francfort en 1654 soua le titre de: Chrotticon 
ma^nttm bcïfficum, 

VII, Le général dee Barnabi tes Augustiu TobiïïëLLi, né le 10 juillet 1543 
à Barengo pr&s de Novare, fut d'abord médecin et abandonna cette jirofession 
pour se faire religieux barnabite en 1570. Après avoir refusé Tévcché de 
Mantoue, il mourut n Milan en 1623. Tornielli est l'auteur d'un grand ouvrage 
Intitulé: Annales mctt et profani ab otbe condito ad eumâcm Cfirixti passions 
redmtptumt Milan, 1610, Francfort, 1611, Anvers, 1620, 2 voL in-folio^ Lucqu^s, 




1757, 4 Tol. iD'folio. (Un abrégé de tîet ouTrage^ précédé de la rie de Tauteur 
Il été publié par S ponde.) 

Vin, Aa 17e »iècïe^ Edmond Boblacb, mort à Cheater, ee 1682, est ratiteur, 
en dehors de son traTail üiir les ^aux de Spa ef îtjs eure4t remarquables gue fies 
omt uféré (1670), de plusieurs travaux historiques : lo De la ^éttnion de Vlrhnde 
à la Caurôrtne d' Angleterre (1675, m-8o). 2o De rhUtoirede Vetrécrahleréhellimi 
de l'Irlande, Londres, 1680, in-foüo, 3o Courieé reßciriün* ttur le* Meißoires du 
Comté de CaJitiehaven, relafiverttent à i^ part çw't7 u prlge dam la guerre 
d'Irlande, Londres, 1682, io-8o. 

IX. Henri Meibom, dit Vancîen, (1555—1625), peut itre considéré eomme 
rannttlîste de la Saxe, Pcre de Jetin-HenH (1590—1655), l'auteur du livre De 
Flagrorum tum in re Venerea, et jijrand-pere de Henri Meibom, dit le jetrne 
(163& — 1700) dont noTiB avoui parlé comme liiatorien dea ducs de Brunswick, 
des mîocs métalliqueu du Hartz, et éditeur du recueil qui a pour titre : Äerwm 
^ermanKarvm ësripiores^ Henri Meibom, raneieu, a publié: la Chnmique 
d'Athèric. la Chronique de Gùhdin Persona, et bien d'autre» travaus utiles à 
l'histoire. 

X. Jean-Pierre Lotieh, petit-fils de Christian, poète ktin, et petit-neveu 
du médecîu Pierre Lotich, dit Lothhias Secundu^f également poète latîn. Né 
à Franc fort-sur- le- M ein, en 1598 (mort en 1652), il profea^a la médecine à 
Eintelo, eu Westpliaîîe, fît auBsi dea poésie latines (de^ Mpitirummes), et des 
Coîiunentaires aur Pétrone et laissa une Histoire des Empereurs Ferdinand 
II et Fordinatid III. {Rerum germanicurnm, etc.) Francfort, 1016. 4 tomes 
tu folio arec figures. 

XI. Enfin l'Eeosjîais Thomas Abeacbombï (1656—1726) qui fut médecin du 
roi Jacques II, est Fauteur des Exphit^ nùHtmreê de rJSvwiêe, 2 toI. iti-folio 
#t MU« d'un Traité rf« V Esprit . 



VARIÉTÉ. 



Von Okpblk. L'opération de la cataracte 3000 ant avant notre ère A'î^2i. 
IflM carte que l'infatigahle chercheur Tient de distribuer contient le § âlS 
itf*-^Mde Hammurabi, des inscriptionB cunéiformes sur les lois de l'ancienne 
Babylonie en Tigueur jdus de 2<!KX) ans avant notre ère. Il y est dit que tout 
opérateur dont Topéré vient à mourir aura les mains tranchée«; tttmi quand 
il a opéré quelqu'un de la cataracte et que l'opéré devient aveugle. Cette 
O'pé^ratioii «e pratiquait au moyeu d*uu instrument en cuivre, dont la forme 
est conservée dans le Mt'cau d'Ëdinmugi, et qui ressemble à une virgtile de nos 
it«pre«!tiqns modernes ; l'opératioa serait donc Tabaiflaerneût, PsnoKBra. 



THE TERCENTENARY OF THE FACULTY OF PHYSICL«^S 

AND SURGEONS, GLASGOW. 

Bv JAMES FINLAYSON M,D,, LL.D,, Prestdeni &f the Facalfy. 



The Faculty of Physicians and Surgeons celebrated its Ter-Centenary 
lately. Its charter was dated ^*penii!t day of November, 1599'^ but 
its first meeting occurred on June 22 nd, 1602. 

Its charter was obtained from James VI by Maister Peter Lowe who 
had served in the Spanish Regiments at Paris^ was "Chinirgian ordinarie" 
to Henry of Navarre, and was a member or "Doctor" of the „Faculty'* 
of Surger}' in Paris. This French relationship accounts no doubt for this 
ancient body being styled a "Facult)'" instead of a "College", as other 
bodies of Physicians and Surgeons in England, Scotland and Ireland are 
always named. 

A further peculiarity in this Faculty is that it is a body of Physicians 
and Surgeons combineti^ in this respect, it is also now unique in Britain. 
The combination was, no doubt, theoretically sound, as the Facult}' was 
to supervise the whole of medical and surgical practice in the West of 
Scotland, As regards Surgeons (then the general practitioners) the Faculty 
had powers to examine those who practised and to suppress, summarily, 
those found unqualified. With respect to Physicians, their functions were 
rather of the nature of official registration ; they had simply to see that 
those professing to be Physicians were really graduates in Medicine of 
"ane famous University where Medicine is taught". 

This corporate or official combination of Physicians and Surgeons seems 
to have existed for a very short time in England, before the foundation 
of the Royal College of Physicians of London, as explained in a recent 
interesting address by Mr. D'Arcy Power (''The Elizabethan Revival of 
Sur:gery", Reprinted from the St, Bartholomtw's Hospital JourtHil),\) 

Other important powers were entrusted to the Faculty by their Charter; 

— Inspection of drugs. Regulation of the sale of poisons, Medico-legal 
investigations in cases of murder or assault, and Visitation of the sick 
poor gratis. In return for this, they had some important exemptions from 
taxation and service. 

A curious correspondence to the French Faculty or Community of 
Surgeons was the day of meeting named in the Charter being the same, 

— the first Monday of each month ; both bodies, also, were ordered to 
visit the poor gratis. 

With the lapse of three centuries» much has changed in the medical 
regulations of the Couutr)'. Local jurisdiction is abolished, and England, 
Scotland and Ireland are now all under one central control, the General 



1) Voir J »nus. 



J 



Medical Councîlj which registers qualifications for practice, available in 
all parts of the three Kingdoms. Criminal law has now its own machinery, 
and so has the poor law aflmini^triition. Drugü and poisons are controlled, 
as regards their sale, by special acts, applying to the whole kingdom. 
The ancient Glasgow Facultj% however, remains as one of the licensing 
bodies recognised by the Government of the Country. 

Conjointly, of late years, with the two Edinburgh Colleges of Physicians 
and Surgeons, it grants licenses to practise medicine, surgery and mid- 
wiferj'. It has a more select body of " Fellows' \ of its own» admitted after 
examination, who constitute the governing body and whos»e medicallibrary 
is one of the best in the Country, made very available by an excellent 
Catalogue of Authors and Subjects, in two quarto volumes. 

On its Roll of Fellows three of those living may be named without 
offence to othei^: — Lord Lister ; Sir William T. Gairdner; and Sir William 
Macewen. Of past Fellows, the list includes Peter Lowe the founder, who 
wrote the first systematic treatise in English "On the whole course of 
Chimrgerie" (1597); Sylvester Rattray who wrote '*De Sympathia et Anti- 
pathia" (1658); Robert Houston who performed the first ovariotomy (1701); 
Cullen who beginning his teaching in Glasgow subsequently went to Edin- 
burgh; lllack the exponent of Latent heat; John Burns the authority on 
Midwifer)' quoted everywhere in the early part of the 19th centur)-; 
Thomas Thomson, the chemist» who introduced chemical symbols into 
regular use; Robert Watt the bibliographer, Author of the monumental 
'*Biblblheca Britannica", in four large quarto volumes; Mackenzie the 
famous ophthalmic surgeon; Thomas Graham, the Philosophic chemist; 
and many others widely know^n. 

EEFERENCEÖ. 

"Aceouüt of thö Life and Works of Maiater Peter Lowi', the founder of 
tilt" Faculty of Physicianîi and 8ur^oons of Glasgow"; by James Finlaj^aon, 
Glasgow, 1889. "Mcmoriala of the Faculty of Physicians and Surgeons of Glasgow 
"Bt»9— 18Ô0"; hy Alcï. Duncan B.A,, Glasgow, 1890. "Alphabetical Catalogue 
the Library of the Faculty of Physicians and Surgeons of Glasgow, preceded 
by flJi Index of Subjects" j by Alex. IHincan B,A., Glasgow 1885; and Vol, 
II comprising the additions 18H5— 1900, Glasgow, 1901. "The whole course of 
Cliirurgerio wherein is briefly set downe the cauüe, signes, progrioaticationö, 
and 4-uratioaa of all sorts of tumours, wounds, ulcers, fractures, disloratioTiN 
and all other diHieaaos, usually practised by Cliinirgions, according to the »pînioti 
of all our aiincfcut Doctours. iu Chirurgerie. Compiled by Peter Lowe ScobchmaUf 
Arellian, Doctor in the Faeidtie of Cbirurgerie in Paris, and Cliimrgian ordl- 
narie to the most victorious aud Cltristiati King of Fraunce and Navarre, 
VV hi'fcvinto i« aimcïcd tho Présagea of JJivine Hippocratea". London, 1507. 
A 2nd. 3rd and 4th edition appeared in 1613, 1034 and 1654. 



LA PESTE A DELFT EN 1557—1558, ET EN 1573. 
Par le Dr. L. MEUNIER {de Pôni&ise). 



Comme complément à notre étude générale sur l'oeuvre de P. Forestus 
publiée tout récemment dans le /anus; cédant avec plaisir aux 
sollicitations du très-honorable Dr. Peypers nous avons pensé qu'il ne 
serait pas sans intérêt d'analyser avec plus de développement Thisloire de 
la peste de Delft à laquelle le grand praticien hollandais a du une grande 
partie de sa célébrité. Ce sera aussi le complément clinique d'un „Essai 
sur la Peste au XVIe siècle que nous avons communiqué en 1901 à la 
Sodêié de Médecine de Gamf\ 

En 1537 déjà, peu de temps après un formidable incendie qui en 1536 
avait détruit „9000 foyers" la ville de Deîft avait été décimée par la peste. 
Mais l'épidémie de 1557 — 155S fut bien plus grave et dura plus long- 
temps. C'est son histoire que nous allons résumer ici. Quant à la peste 
de I573i dont nous parlerons aussi, elle fut très-raeurtrière mais d'une 
durée moindre. 

Au mois de Mai 1557, la peste — la peste à bubons, la peste bubonique — 
faisait son apparition à Delft, augmentait en Juin dans des proportions 
considérables, atteignait son plus grand développement en Juillet pendant 
la Canicule, restait stationnaire jusqu'au mois de Mai de l'année suivante 
(1558), diminuait alors pour ne disparaître définitivement qu'au mois de 
Novembre: elle avait duré plus de 18 mois. 

Elle était venue après une mauvaise année où il y avait eu de la cherté 
des vivres; de plus des spéculateurs peu scrupuleux avaient gardé dans 
leurs greniers des blés, qu*ils avaient livrés à la consommation gâtés, 
avariés: aussi la population pauvre surtout se trouvait-elle dans des con- 
ditions hygiéniques mauvaises, tout-a-fait apte à contracter la maladie. 

Les premiers c^s en furent obsen-és à Antecastrum (Voorburg) petit 
village situé entre la Haye et Delft. Des paysans qui venaient de là chaque 
matin apporter en ville des provisions: lait, légumes, fruits etc., y apport- 
èrent aussi la peste. 

Ce fut au mois de Juin 1557, au moment où le mal faisait des progrès 
rapides, que Petrus Forestus, mandé par les autorités de la ville vint 
d'Alkmaar à Delft. A son arrivée avant d'avoir dépassé le vieux temple, 
près de la maison de Jean Heuter, un parent de sa femme qui lui avait 
offert l'hospitalité il croisa un convoi de sept cadavres qui se dirigeait 
vers le cimetière. Ce cimetière où furent creusées des fosses assez larges 



et assez profonde pour contenir jusqu'à 70 corps fut tellement rempli cfuc 
les tombes atteignaient la hauteur des murs qui entouraient le temple. 

5000 hommes périrent et cependant d'innombrables {mnumcri) pestiférés 
durent leur salut et à Petrus Forestus et à ses très distingués collègue? 
Ericius et Cornelius Heydius. Pendant la période la plus mauvaise il y 
eût So et 100 morts par jour. De Delft le fléau se repandit dans les 
en%*irons ; au Port de Delft (Delftshaven), sur les bords de la Meuse^ 
tîolarament à Schoonrewoerd, un petit humeau de quarante feux où 15° 
habita.nts moururent dans l'espace de quelques semaines. Hommes, femmes, 
enfants, vieillards, personne ne fut épargné j cef>endant la {Kipulation riche 
fut moins éprouvée que la population pauvre. 

Quels étaient les symptômes les plus saillants de cette tant fameuse 
peste de Delft {de Pesic Dflphcnsi admoiinm famosa) comme l'appelle 
son historien? 

Les charbons et les bubons: Les M^jr^d?//^ plus frequents, plus nombreux 
d'un pronostic plus sorabrj surtout quand ils siégeaient sous les aisselles; 
moins graves quand ils siégeaient sur les bras, les cuisses ou les jambes, 
ou ailleurs; Lti tmbûns, qu'on trouvait sous l'aisselle, à Vaine, derrière 
ToreiHe, moins dangereux surtout quand ils arrivaient à maturation; s'ils 
restaient durs, leur pronostic était plus grave. 

Chez la plupart bubons et charbons apparaissaient en même temps que 
la fièvre, Cheï d'autres la fièvre ouvrait la scène et charbons ou bubons 
n'apparaissaient qu'après* 11 était plus rare de voir les charbons ou les 
bubons précéder la fièvre. Il était exceptionnel de voir des malades atteints 
d'anthrax aux aines ne pas garder le lit (cas ambulatoires) et guérir. Enfin 
il y en eut qui avaient à peine la 6èvre, qu'on avait à peine considérés 
comme malades, et qui mouraietit tout d'un coup. 

Avec la fièvre les symptômes les plus fréquents avant Tapparirion des 
bubons ou des charbons étaient les suivants; des vomissements de matières 
bilieuses ou pituiteuses corrompues à odeur fétide; de la somnolence; de 
Tagitation, du subdelirium, du délire; (d y en eut qui guérirent après 
irois semaines pleines de délire) du flux de ventre ^ des saignements de 
nei; des crachements de sang (formes pulmonaires); de la chaleur avec 
une tension douloureuse de la région prëcordiale; des douleurs de tête; 
de Tangoisse; de la sécheresse de la langue, une soif intense; enfin domi- 
nant tous ces symptômes, au début, dés le début un grand abattement, 
une très-grande prostration des forces (état typhique). 

Mais quelques observations nous feront mieux connaître comment se 
présentait la peste de Delft de 1557 — 1558, Quoique Petnis Forestus affirme 
la plus grande fréquence des charbons; la plupart de ses observations ont 
Irait à des cas de pcote à bubons. 



SOf 



Voici d'abord (obs. XVIII) le cas de Théodore, rapparîteur de la Vîile, 
qui était allé à I^ Haye avec ies gouverneurs de Delft. C'était un homme 
à face rubiconde, de J5 ans. Un peu fatigué, il va s'asseoir dans le temple, 
Y devient somnolent, puis s'endort pendant une demi-heure d'un profond 
sommeil; à son réveil, il se sent mal à la tête, puis courbaturtî, se meta 
vomir abondamment, est pris de fièvre et ne peut se tenir sur les jambes. 
Comme il se plaignait d'une douleur très-vîve dans les deux aines, qu'il 
était très-malade, on le ramena en bateau à Delft. Rentr<î chez lui, on le 
lïiet au lit; on ne peut l'y remuer sims qu'il tombe en syncope. C'était 
un voisin de Petrus Forestus; il va le voir et lui trouvant k pouls petit 
et déprimé avec de l'abattement et des vomissements bilieux, il porte le 
diagnostic de peste. Il avait en outre dans l'aine droite une petite tumeur 
de la grosseur d'une fève; il pense qu'il aura un bubon. Quoiqu'il se 
plaignit de l'aine gauche il n'y trouve rien. Il le fait saigner par un 
chirurgien; deux heures après il lui donne de sa lameuse pou<lre dorée, 
qui le fait suer; le troisième jour il le purge et le quatrième jour il était 
guéri. C'est un cas bénin, presque un cas abortif. 

Obs. XIX, D't/H cas di pesie av€C un bubon sûm Paisse Ue gauche çui 
fui suivi de ^iéristm. 

11 s*agit de ia femme de Pierre Teylîngen, parente de sa femme qui 
était malade de la peste à Anteca^trum (Voorburg), qui avait un bubon 
sous Taisselle gauche, et qui avait de la fièvre. Appelé auprès d'elle il lui 
fait tirer du sang de la veine basilique gauche, du côté du bubon; deux 
heures après i! donne sa poudre — le second jour des sirops acidulés; le 
3e jour une purgation. 11 fait appliquer sur le bubon des substances 
raaturatives et attractives, et le chirurgien mande en fit plus tard l'ouver- 
ture. Le pus évacué, la malade guérît. 

Il s'agit là encore d'un cas bénin. 

Mais voici un cas plus grave, un cas mortel. 

Obs. XX. D*tm cas de pesic avec bubon nwriei. „Cette femme qui 
habitait la maison S. Hippolyte près du cimetière et qui éLait mariée à 
un verrier était atteinte d'un bubon sous chaque aisselle. Elle avait à 
peine de la fièvre, ne gardait pas le lit» ne prenait aucun médicament, 
et n'avait parlé de son mal à personne, pas même à son mari ; bien plus 
{comme beaucoup avaient l'habitude de le faire) elle le cachait. Or, il 
arriva qu'une nuit ainsi infectée, elle eut avec son mari des rapports con- 
jugaux. Cehiî-ci qui ne savait rien sentit le bubon sous Taisselle — et ce 
qui est étonnant — quoique le bubon fut en décroissance et que la femme 
guérit sans aucun traitement, le mari comme une éponge contracta le 
poi&on de sa femme. Vir spongim instar ventnum ab uxore c^niraxiL 
Mais chez lui le bubon prit un caractère malin; il grossit rapidetnent. 



Puis vinrent de li somnolence et de la fiè\Te; des vomissements telsqull 
ne pouvait rien garder. Il ne consulta, ni médecin, ni chirurgien et le mal 
fit chaque jour de nouveaux progrès* On me fit demander seulement le 
5e jour. Aucune médication n'était à tenter étant donné que le bubon 
avait la grosseur d'un oeuf, qu'il était dur et que de plus (signe d'un très 
mauvais augure) il était entouré d'un cercle irrisé de différentes couleurs; 
j*en conclus que le cas était morid : le malade du reste mourut le lendemain." 
Observation intéressante d'un cas bénin (cas ambulatoire) ayant donné Iteu 
par contagion à un cas mortel. 

Passons maintenant à des cas graves aussi, caractérisés surtout par du 
délire (forme nerveuse), 

Obs, XI II, De fro is maiatfes äffe mis (k pesit avec délire dont V un meurl 
ei düfti les deux au/res ^irm'nssen/. Un homme très robuste^ d'une excel- 
lente constitution qui était atteint d'une peste grave et qui habitait les 
faubourgs fut pris de délire furieux. Trompant la surveillance de ceux 
qui le soignaient il saute de son lit et sort dans un jardin absolument nu 
se jetant à travers les haies et les épines où il se déchire la peau, puis 
se précipite dans une mare^ s'en échappe, court la campagne, se Jette dans 
une seconde mare bourbeuse d'où il veut s'échapper; mais il tombe mourant 
sur le bord. Une femme qui menait paître son troupeau l'ayant vu appela 
des voisins ; on le rapporta mourant chez lui ; peu de temps après il ren- 
dait le dernier soupir* 

Un autre malade de 40 ans qui était à Thàpital fut également pris de 
délire; saute hors de son lit court dans le jardin et va, pris d'une soif 
intense se jeter dans une pièce d'eau; d'où le chirurgien qui le soignait 
te retire à temps \yo\iT le sauver. Malgré cela, le délire cessant, il guérit, 
quoiqu'il eut à la fesse un énorme charbon qui allait jusqu'à Vanus. 

Comme ce cordonnier» qui vit encore, qui eut le délire pendant trois 
semaioeSf et à la région fessière un charbon que lui mangea toute la chair 
au point qu'il fiaraissait n'avoir plus de fesses (ut absque natibus quasi 
spectaretur). Grâce aux soins de son chirurgien il guérit. 

Enfin il est des formes très graves avec saignements de nejî (septicémie) 
et des crachements de sang (forme pulmonaire)» et ces tierniers Dr. Forestus 
pense qu'ils sont atteints de i)eri pneumonie pesteuse {tanquam peripneu- 
monia pestifera eum spuiü sanguinis iaborassent). C'est cette forme pul- 
monaire de la peste qui prévalut dans la peste de 1348 et de 1360 et 
dont fut atteint et dont guérit Guy de ChauUac. 

Après le siège de Harlem qui prit fin le 14 Juillet 1573 la peste des 
environs de cette ville se répandit à Rotterdam, puis à Brielle et se mani- 
festa en Novembre à Del ft ou s*ét aient réfugiés des paysans, dont six cents 
logés dans le monaslère de St. Claire moururent assez rapidement, emjiortés 

15« 



to4 



par le fléau. Cette épidémie eut un caractère plus grave, plus foudroyant 
et beaucoup de malades mouraient sans avoir eu ni charbons, ni bubons. 
Ce qui dominait au début c'était une diarrhée profuse avec du délire et 
une très grande prostration. 

Voici, du reste, quelciues observations: 

Un coutelier que P. Forest us avait vu le 7 e jour de sa maladie rendait 
des selles abondantes liquides et corrompues; il avait du délire et mourut 
ïe 14e jour sans avoir eu ni charbons, ni bubons. Son filsj un jeune homme 
robuste de 26 ans fut pris des mêmes symptômes; selles abondantes avec 
délire furieux tel qu'on avait de la peine à le maintenir dans son Ht: il 
mourut rapidement avec des épistaxis pro fuses. Sa mère guérit cependant 
tout en étant atteinte de la même forme de peste. 

On retrouve aussi dans cette épidémie des cas de pneumonie pesteuse, 
de peste à bubons et aussi des formes septicémiques, qu*iî considère comme 
tenant à l'intoxication du coeur (formes syncopales). C'est ainsi que (obs. 
XXX) la femme du cordonnier Hetïri Jacob qui demeurait dans la Rue 
au poivre (via piperaeea, Peperstraat) ayant simplement un bubon dans 
l'aine mourut subitement au bout de deux jours avant qu'on ait pu la 
soigner. 

Htiit jours après sa fiUe eut un peu de fièvre avec un bubon dans l'aine 
et elle ne se croyait pas malade. Il la voit le 3e jour. Comme il était trop 
tard pour la saigner, il lui donne de sa poudre et elle parut aller mieux. 
Comme elle ne voulait pas voir de chirurgien, elle fit traiter son bubon 
par Adrîenne Bieselingheim, mais son état empira, elle se mit à délirer et 
mourut le 9e jour. 

Peu de temps après le frère du cordonnier fut pi i$ de peste avec charbon 
au cou ; sa femme également avec des bubons et tous deux moumrent* 

li s'agissait donc d'une forme grave presque toujours mortelle, qu'on 
retrouve très meurtrière surtout chez les habitants de la Place neuve de 
Delft où un enfant de quatre ans et sa bonne meurent en 4 jours et un 
vieillard en S jours sans avoir eu ni bubons, ni charbons. 

On trouve donc dans ces différentes observations les différentes formes 
de peste décrites par les auteurs contemporains: forme bubonique, forme 
ambulatoire^ forme gastro intestinale, forme hémorragique (épistaxis), forme 
pulmonaire (crachats de sang), forme nerveuse ataxo-adynaraique (délire). 

Quelles étaient ses idées sur la pathogénie de la peste? elles semblent 
au premier abord un peu diffuses. Cependant en éliminant tout ce qui a 
trait aux astres et à la colère divine on trouve qu'il est franchement 
contagionîste comme tous les auteurs du XV le siècle. 11 cite souvent 
Fracastor, parle de poison, de virus pesteux „pestiferum virus" poison très 
méchant, qui se cache si bien que les médecins les plus exercés peuvent 




205 



en méconnaître la présence chez un malade qui en est déjà infecté; et 
„qui va contammcr les sources mûmes de la vie des anîmatix". 

Comment se fait cette contagion? Elle a pu se faire par des toiles 
d'araignée \ par des meubles, des vêtements du linge, tout ce qui a touché 
un pestiféré. Il a vu à Alkmaar mourir du la peste 7 enfants qui avaient 
joué avec des vêtements tl^un homme mort de la peste. (Ipse quoque 
memini septem pueros extra murum Alkraariœ ex peste obîisse, cum mater 
attulerat ciijus:lam Iiœredis ex peste mortui, qua; soli exposuerat, pueris 
in mis vestibus coUudentibus, e quibus pestis oborta est, quae omnes iuter- 
tecit.) Il pense que certains animaux domestiques le. chien, le chat peuvent 
donner îa |>este. Le virus peut rester latent pendant quelques mois. Un 
jeune homme de 29 ans gagna la peste en pénétrant dans une chambre 
où était mort sue r/wts auparavant un pestiféré. Une toile d'araignée lui 
tomba sur la main, un anthrax s'y développa avec bubon sous laisselle et 
il mourut. 

Quand il exerçait en France à Pithivîers (1545) dans une maison où 
un cas sporadique de peste avait été constaté par lui, malgré ses conseils 
neuf personnes furent atteintes de peste, six semaines après. 

Mais Petrus Forestus n'est pas un théoricien; nous l'avons présenté 
comme un grand praticien et surtout comme ua grand cHnicien. Là où 
il excelle, là où il est supérieur c'est dans ses observations. Nous pensons 
que celles ([ue nous avons citées laisseront dans l'esprit du lecteur une 
idée nette de ta peste bubonique à Delft au XVIe siècle î>arce qu'elles 
ont été recueillies et écrites par un observateur sagace et honnête. 



VARIÉTÉ. 

H. Barnes. Ancitns chtrurffietti milttaireâ rommn* (CumhetUnd and 
Westmoreland Antiq. and Arch. Soc. Tran«, vol. XV^I) d'après le 
N. York mod. Jouro. Lt Mo rob If«;!. 
L'aüt<>ur en. cliosios attin? l'attention «ur ha roehcTchea hiatoriquea de J. Y. 
Simpson, bien coimu par Tintroduction du chloroforme en médecine. Celui-oi 
étftbiit qu'il n'y avait pas seuîouifnt un mcdlcHs cohorthf mnîs aas«i un iitfdicus 
ftffioHh supérieur au ])rt*mitT. Le NewcAstîo Museum possède uno tablette 
THonumcntiUe de 5' sur 2'tj" trouvé à Borcoricus. L'inscription prouve qu'elle 
fut érigée par la preiuière cohorte des Tongriens à la mémoire de leur mcdhus 
orfiittiiriug^ Auieîus Iop;enuud, mort à 25 a,n», La figure en haut est un lapin 
ou tin lièvrLV ppubûblomcnt le premier; comme le lapin était le signe distinctif 
de rK^pagnc, Aiiiciii» peut avoir été espagnol. L'auteur reproduit la tnhtclte 
cl d'autres anti<]uité^ mL^dienk-s romaines. Tacite» Agricola 36, parle de la part 
priw l»ftr les Tongrietis dans la bataille de Mon» Grampius, Ecosse, 

FSfiOBNS. 



REVUE BIBLIOGRAPHIQUE, 



L HISTOIRE DE LÀ MÉDECINE. 



ALLEMAGNE. 



Ahh&ndlungen zur Geschichte dsr Medici ft. HeraujgegeWn ton Ppofessur 
Dr, Hiiiîo Mttgnus, Doeent Dr. Max Neu burner und Sanitatgratli 
Dr. Kiirl f^ndhoff. Htrft IV, Die GifiutA-ologie rf« Galm, Eim 
geHchicbtliuh'gynaekolügische Studie Toa Dr. Jttkann Lack«, Frauen- 
ar»t in Kriikau, Breslau 1903. J. Ü, Kern'a Verlag (Max Müller). 
82 pp. in 80. 4 Mark, 
[Mémoiroa pour servir à l'histoire de la médecine. Publiés ]mr les 
Dre. Prof. Magima, etc. P. IV. La gjD&ologio de Gatien par le 
Dr, Jean Lael»», gynécologue à Cracovie en Pologne autrichienne.] 
LcB connaisaanfoa gynécologiques de Galien font uuc douiaine jusMjirici tri*ä 
négligée. On a étudié bien, uu^nie fondamentalement, ioute« les oeuvres du 
içtaud pépreicntant de la médecine médio-évale, mais on a presque oublié les 
partie« gynécologiques. Lee notices qu'en donnaient Siebold, Haeser et d'autres 
écrivains historiques sont incomplètefi, courtes, abrégées, însuHisautes. C'eat le 
Docteur Jean Laebs, jeune gynécologue de Craeovie, qui l'est applitjue aux 
études spfdales de Thistoire gynécologique de l'antiquité et qui a le mérito 
d'avoir comblé la lacune mentioimée pour la première fois. 

En adoptant pour îiiodèle mutatis mutamîis la méthode suivie par notre 
excellent Confrère Fnsbender dans son oeuvre eminente „Entwickelungslehre, 
Geburtshiilfe und Gynäkologie in den Hippokratisdieu Schriften" ^Stuttgart 
1897, Jaritts II, p. 73) M. Lachs a étudié apécialement les parties gynécoio- 
gîqties de la médecine Galénique selon les évrih ori^inaujt. Voilà Ict résultat« 
des retdierches marquant» Ëeîl. quehjiies thî'aes principales dn résumé fait par 
l'auteur! L^idiH a trouvé, que Galien a dintingué esaetemcnt entre la partie 
vaginale et le corps utérin, qu'il a donné une correcte topographie (situn) de* 
tubes, qu'il est le vrai père d'uno physiologie des ovaires, qu'il a connu la 
fonction des testicules {masculins), qu'il a fait des progrès réels dans la physio- 
logie du foetus, qu'il a employé le tourncment en cas nécesHaire, qu'il a fait 
temonter les maladies puerperales h la cesmlion du flux lochia le, qu'il a recom- 
mandé un traitement des nouveau-nés prest^ue semblable au moderne, qu'il a 
enrichi le nombre de» affections gynécologiques connues par deux, seil, le« 
maladies de l'endometrium et des tubee, enfin qu'il a fait développer la doctrine 
mx le earcinom juaqu'un état tr^s avancé. 

Od Yoit done, que le^« études laborieuses de M. Laohs sont récompensée« 
par des résultat« coneidét-ablcB. FöL. 



J 





The Valettciau Merkw of MeditHil Science of the liiuttrationt Univcr- 
dt^ vf Vuiencm m iko Fourth Ctntur^ of it» (MtUne^ Boyal and 
PQntißcal. 
Such 19 the tilU' of a verj intepesHtig pampMet published bj Dr* Barbera 
of Valcncittj for tlio eommemoration çeTemonies of the fourth -century of the 
rtiivereity of Valencia, in which he gîrca an interesting biographitral aketch of 
Christopher Maritinez the anat-omiBt and also some copies of historical docu- 
ments that throw a side-light on Spanish domestic iifc iu that far past. Four 
centuries, writes Dr. Barbera, hare passed since that great daj on which 
Pedro Artus, herald of our city, announced to the citizena the happy CTent. 
He told not of forçât Tictofie? even at the cost of much blood ho told only 
of a victory of jH*ace. Valencia »aw the desire of her heart. The university 
was e^nipleted and had received Koyal and Pontifical Sanction, and priFtlcgcs 
dcèîart^d by bulls publi^jhod by King Ferdinand the IIj of Valeincia and Pope 
Alexander the A^I. 

Hence forward the 13tb of October 1502, marked a festiral; as on it was 
announced the opening of the university with power to teach in all the faeal* 
ticis, aecordiog to the manner» of the univeraitiea of Bologna and öatamanca. 

The life of Christopher Martinez had, it is true, been written in the "Biblio* 
tec* Valentins" in 1747 by Joseph Rodriquez, a friar; but since then many 
öew facts haTC come to light, and besides a medical doctor would be naturally . 
more competent to judge of the value of an anatomists work than a member 
of A religious order. Like all the teachers of anatomy of his day Martinez 
was hampered by the inauffieient member of subjects ho obtained for teaching 
pnrjxjsestj and was of necessity, like others similary situated, driven to 
prepare anatomical plates. Of these platea Dr. Barbera has examined twenty 
which are in tht? Custody of the Corporation of Valencia. He finde that one 
of them is a duplicate cnpy; ho that told numljer csisting of original platea 
and probably the niimlxT published by Martinez was uinetcen, 

A few of the plates have dated autographs of the anatomist and appear to 
have been printed in Paris, which city during the «ixteenth and seventeenth 
cenluricM was famous for the beauty and clearness of its tyjMïgraphy and 
engraving, Thanks to the courtesy of Scfior Vives Liem, cufstodian of the 
miunici[ral archires, Dr. Barbera waa enabled to aecuratel y copy and photograph 
the anatomical plates and the photographs have been reproduced in Dr. Barbcra'a 
patriphlct. 

The lln»t illustration gives a picture of the upper third of the femur, divided 
vertically to »how the bone tbaue; the condyles seperated from the shaft of 
the lione at their epiphyses ; and the upi»f r third of the tibia. They are beauti- 
fully reproduced and are much super op to nmny itUistrations to be found in 
•natomical iRioka not a hundred years old. The second illustration cihibîta the 
hip joint; the knee joint and the bonéâ of the pelvis. It calls for little 
comQaent» The thirdi fourthj, and fifth plates represent soft tissues and convey 



A 



.1 



3q8 



n. good idea o£ muscle bundles and the arrangement of ncrTC and rascular tissue 

in coiiiiet'tivû tissue. The sixth plate gives three views of the st^apala; and the 
seventh shovrs the musdular and tendinous attaehtoents to the auterior border 
and glenoid cavity of tho bone. The eighth illustration is a dia^rnm&tii- Teptc- 
sentation of the humerus and the attafhments of idu!*l' lee to its upper third. We 
confess that it cannot be taken at; helpful in the study of anatomy and miglit as well 
have bt*en left out, Tho sixth plate is not aîonDartisticttUy beautiful but is also 
anatomically correct. It représenta two seated male figures» one showing the surface 
markings and the other the suheutaneous muscles of the anterior surface of the body. 
On a cloth pinned to the base of tho coluain by which the figures are posed 
is represented a deformed pelvis. The nexth illustration repre&ents a number 
of akeleton figures in different attitudes: sitting, sta^ndiug, walking, and so forth» 
showing the movompjits allowed of by the several joints; leaning against the 
base of the platform the bones of the upper and lower extremitiea are verti- 
eally placed, and on a slightîy lower plane than the platform, the skull and 
the bones of the face and head arc shown. The eleventh plate contains four 
full length figures showing front, back, and side views of muscle layers and is 
beautifully executed. This the eleventh of those reproduced by Dr. Barbera 
ifl the nineteenth of Martinez. To these foUowr the description of the bones, 
tissues and sofortb, and though they are briefly and clearly described, with an 
uiatomtcal knowledge considerably in advance of that date, we do not think 
it necessary to print them, eapeeially as the distingnished author of the pam* 
phlet has furnished us with some interesting particulars of the life of the 
anatomist, who like all the geniuses of hia day knew poverty and suffered 
miafoTtunes. 

When Martinez had concluded his studies and finished his drawinga from 
nature he longed to have his worked produced in Paris, where he looked 
forward to his laboura being suitably and aeeurately placed before the public. 
But he had no money; the citizens of Valencia were, however, fond of him 
and they determined to assist to the l>eBt of their power and consequently 
they petitioned King Charles the II for a grant to enable Martinez to go to 
Paris and puhlîah his anatomical plates. 

Charlcfi made a grant of 800 L. spread over four years. His majesty *a letter 
is a^ follows: 

llic Eing. 
To the illustrious Count of Cifuontes, Marques of Aleonchol, Cousin, 
Captain -General of my Kingdom of Valencia. I have received your letter 
of the lîUh of November, in which you desire to bring before me the case 
of Chri«topher Martinez, your neighbour, and a native of thnt city, painter 
and an engraver, who n ishea to pubUsh some work he baa done, in plates, 
which will show the parts» members, bones, arteries, muscles and ncrvea 
which govern the movement» of the human body, from which proceed the 
natural action and postures; and that because of the great cost, which ho 
has in the work and the accuracy necessary, he finds it advisable t^ have 
it produced in a foreign country, whore the printing, and the coloura make elear 



J 09 

the plfttes. And liaTiDg seea the matter of whii'b yoii writs aud the thing» 
of which, jou tell me and that the Professors and Medical Ducîtors testify 
of the value aad benefit of audi to tliem and to I ho puhlii: good ßmlhaving 
examined the ilhiütratiotis you forwarded, I have resolved to earry out this 
work, for Ihe benefit of the eity and of the ttforoeaîd Christopher Martinet. 
that he receive eight huadred pounds, which shall be paid in four years, two 
hundred iti each year in aeeordaoce with the conditions and qualifications 
stated and contained in the accompanying this, of which you are sent a 
eopy, with the orif^iual of which I entrust you aud charge you with its 
eieeution aud on the rceeipt of this send to tlie Petitioners the letter 
which accompanicü this, ordering them that they ar*üist the work in auch a 
manner as may appear to them to he bencfieial and necessary for the Kingdom. 
Given in Madrid lh)H I5th of December 1686. 

I the KiniÇ 
D. Joseph de Yillanuevn. 
Fernandez de Hijar, Protonotary. 
V. Galatayud E. 
V. D. Joseph Bull E. 
V. Valero. 

Y. 1). Jolm Bta. Pastor R. 
V, Marehio de Caaalos. 
To the Count Cifuentes Manincs of Alconchol, Cousin, General and Captain- 
General of my Kingdom of Valencia. 

For two years after practically nothing is heard of Ur. Martinez, although 
the obligation to furnish the first series of his auatomicml plates wn» a bond 
to do so, and should have been a strong incentive to thi^ir completion. On 
the baeks of three of the engrarings nos, tk, 12a, and 13&, Dr. Barbera found 
a letter on each addressed to Dr. Gît by Martinet. The first of these h from 
Paris under date the 29th of May 16HiK Ta tliia long h-tter he tells that ho 
has seen the famous work of Bidloo, to which Cowpcr. the English anatomiat 
was tu much indebted. And he tinds that the expenditure on his work wiill 
exeeed the moneys which whilst in Spain he had estimated it would cost. He 
ig itred with he desire to publish aa English, French, Dutch, Swiss, and 
Spanish cditioti; and throixghout the letter seems anxious to secure exceUence 
in the workniansthip. csiH'cially in details, and mentions lii^ anxiety that the 
periosteum of the long bones and its relation to the blood supply of the osseous 
liasue he ck-arly shown. On the llJth of July 168fl ho again writes from Paris 
where he is laid up with gout and suffering in mind and body, Hcbegsiofhis 
friend« and the Magistrates of Valenea Ui remember that although two years 
have elapsed since he left Valencia, the journey occupied a long time and! some 
further time wns taken up by his nuiking arrangemeiitH in Paris, where he 
unfortunately came into the hands of n most utjpleasant person. His zcM for 
the «nercss of his Hook and his industry are uimbated: for niontlis pa'it he 
hùH dcvoti'd hia days to microscopic work and particularly the histology of 
biiuiË üime. He reminds his Êriend Dr. Gil how important a part microscopic 



3 to 



illustmtîon play in the irorks of Willi!;, Diemerbroeck, Bartholin us, Stcno, 
Wharton. Graaf, BlanciirtUis, atul many other authors. He regret*, at times, 
that lie lias not live power, like .Tosh un, to dcUiîn the mm. He has, however. 
by hard work been able to finish two large platesi: one piTÎng a general view 
of the body and hhow\n^ the Kiiisoles niid Iiuncs, the other illuatrates osteology 
only, it shows the skeleton and \im il lust rations of the <lii*artienlated boues 
besides. He sends these plates with their deBcriptiTc letter press. The next 
letter was written sometime between the finit of Oetober and the end of 
lVc*etnber 1681*, but na it iä undated the exaet time eatmot he fixed. It it* like 
the two former written to his friend Ur. Gil, Prior to the Sehool of Medicine 
of the Uüivcr?iily. He thanks God that he is in lietter health ; but not yet 
strong and eomplnins of the cold of the winter. 

Dr. Bnrbera devotes some study to the proof of l>r. C, Martinez being a, 
native of Valeneia del Cid, which he sums up as follows: 

1) At the foot of one of hia anatcuntenl engravings he writes Chriaost<)mka 
Martinez A'alentiniisf. 

2) A contemporary autlior P. Hodrigue^ (1030—1703) in his *'work'V authors 
of the KJogdom oî Valencia includes Mnrtineîi. 

3) The letter of King Charles the IT to the Petitioners of Valeneia, refera 
to Martinez as "a native nnd resident" of the city of Valencia, 

-1) The seareh of the baptismus registvrs nf the parishes of Valencia, dis- 
covered the repstration of one Christopher Martinez, who was bom in the 
parish of Saint ^Martin ou the 27th of November, 1638. t^n e^çaaiining the 
parish records l>r. Barbera found tht« family records from the mariage of 
Peter Marti ne^ and ,\lc\nndr;ti *Sorli in Saint Martin'^ Church. On the 26tb 
of Juouarj' Itiäi. After this follows the registration of the family: 

Johanna Joséphine Alesandria born the 3th November 1634^ Anthony 
Mareelino Joseph, born the 2lst January 11330 j Christopher Alexander Joseph 
biu'u the 27th November 1B3M ; J^natiuis Peter Bla«, born the Sfth February 
ltvi2j Alberta Thoumsn Francisea, born IHth Hepteniber 1(U6; Ann Mary 
Victoria, born Ülst August 1641); and Johanna Bapttsta Paulina, born 2Gth 
June 165L T!ic next search of IJr, Bnrhera was to loarn if Dr. Martine« had 
married. During the search he eame on the registration of Christopher Mart in ea 
apprentieeship to Alexander Sorlt, his maternal grand füther. Vives suppoises 
that Christopher Martinez learned to pa:nt from Espinosa, wliieh is considered 
very probable by Dr. Barbera, though he give« no reason for selecting the 
name Espinosa more than any other name amidst the umny ])ttiuter5 then in 
Spain. During this time of poverty in France, Mayans think« that he painted 
pictures for his support and sold them in French provineial cities. On the 
iSJth July lOH^ he was living in Paris in St. Jacques Street, then the centre 
of the cngravinïÇ business, where Desroebcrs, Petit, Larquilliere, and otbera 
lived. All of them stiuiulttted 1"y (he site of the labouri* of the grcftt nnati'mist 
Joseph du Veruey, who iueludedamongst hia pupils MartineE, Dionis, Wiuslow, 
Seuae, and Petit, We know not, writes Dr, Barhera, if Martinez ever returned 
to his own country, It is generally thought tîiut he died in a foreign country. 



The majority of ^TÙ^rs ftccept the 8ta.tt>ment of P. Eodriguez, that he died 
in Flanders. From 1689 to 1Ö90 he was in France» and it i'^ thought that he 
died Dot lopg after 1690; but the exûH date is unknown. All writers, huwevcr, 
do not accept thi» dat<'. Faster tiites on 1634 as the date of his death. Dr. 
Barbera ends liis intereating pamphlet with an eni|U!ry into tho poültioii Dr, 
GU occupied in the university and city of Valencia, which ïipace does not 
allow of our traaalating. Gbobob Foy, 



FRANCE, 



DoRVBAUx, Paul. {Bibliothét-aire de TEfole supérieure de Plinrmacîe 
de Paris). Fttvtttm potti* Niatlat du J^ui^^ieati, ApaStûcaire de la 
Grandc-Eeurie du üoi (Louis XIV), As]nrant à la maîtresse d'Apo- 
thicaireric. Demaudeur contre lea maîtres et gardas apolhimires de 
Paris défendeurs, Nouveîle édition eouforme à la première (1673) 
publiée par le Dr, ete. 
Der gelehrte Hi»rausgeber, dem wir bereite mam-he für die Geschiphte der 
Pharmaeologie, Plmrmaeie und Mcdiein wichtige Puhlieatiori verdankein hat 
in der ob<?n snge»eigl('n Schrift mit etvrn^ Iftugatüiigem Titel, der den Inhalt 
jedoch dentlieh kennseiehnet, die Neuauagabe eines Dûcuments veranstaltet, 
das geci^iet ist, das Cliquenwesen bei den Pariser Apothekern des 17- Jahr* 
hunderts ipründlidi ku lieleuelitcn. Kieolas du lUiîsseau, geboren m Pans um 
1630, hatte von 1650 — 1656 bei ßeni^ne IWestanp im Paris die Apotheker- 
kunat erlernt, dann sieh auf weite Meisen behüben, war 1663 naeh Paris zurück- 
gekehrt und hatte hier ohne die Prüfungen für da« Magistt'riuin abgeltgt 7U 
haben, durch hohe Protection sofort eine der beaten privilegierten Königlichen 
Hafftp"thelicn erhalten mit einer vornehmen und angeseheueji Kundschaft. Als 
daiiri 167 1 Kuisseau nich nach traofl ich zur Ablegung der Prüfung für die 
Mei*tter8cliaft Ijci dein Bureau der „illustre Compagnie et eomniunautt? des 
maîtres apothicaires de Paris" meldetet sollte er zunäehat die üblichen Präsente 
dem t'ollcgium machen im Wert von etwa ÖOt) livres, und ala er sieh dessen 
weigerte, wurde anfangs sein Gesuch dilatorisch behandelt, später wurde er 
zwar 2ur Prüfung zugelai^isen, aber das Collegium lies» ihn durchfallen. Infolge- 
dcHi^cii vertjffentltchtt? du Kui««eau anonyni eine geharnischte Protestschrift 
gegen dieses Treiben^ die grosaes Aufi*eheii erregte und drei Auflagen erlebte. 
Im ührigen rerziehtete er auf die Wiirdü der „maltriste", — Dit* Schrift ist 
mjttlc?rwcile ein liber ranis geworden. In den Archiven der École sup(-Tieure 
de pharmacie zu Paria, die sonst ho reichhaltig mit allerhand ,tFactuins et 
Mémoires"' versehen sind, vermochte Ikirveans keiri Exemplar iiuf^.n treiben. 
Die GeNcbiehtsschrciber der Phnrinncif erwähnen «ie nicht, mit Ausnahme von 
J. Beriiier in seinen ,,EH)iais de médecine" etc. Paria 168;t, Die von Dorveaux 
vemuRtaltete Neuauügabe ist lichon au« diesem Grunde verdienstlich, Pfit, 



SIS 



REVUE DES PERIODIQUES. 

HISTOIBE I>E LA MÉDECINE. 



La mi^itée en tmagc$ pitr Hrnby Metge- Nouvelle leonogrnphie rie 
la SßltiiMntr*», No. 1, % 3, 1S1Ü2. 

Une opéi*tttiou cliîrurgiualo, reuioütunt à iine si haute anti^uilé, que la 
BHÎpnée, — elle aurait été inventée par Podalyre, filsd'EseiilapeT — nepoumt 
Uîanquer d'avoir éié véXéhvé^ de iiiiHe fnvons- 

Effectivement, on a t^orît sur lu ttaignée de quoi renîplîr des bibIiot1i&c]^ucs; 
on Ta vantf^e, on l'a prùiiée, un l'a sussi Imfoiu^e et erîtic|uëe, aiir tous les 
tons, dans toutes les langues, eu prose et môme en vers, Enfio, rimage ne l'a • 
pas oubliée. 

Lea oeuvres d'art l'on^aorées à la saiiïn^e ne »ont cependant pas tvhn nom- 
bri^aa^^fl. Elles se eonipejsieTit surtout de f^raruroB dont tu vnîeur artietiquo est 
Iféoéralrinent seeondaire, mais qui offrent de l'intért^t au poirit de vuo dot^u- 
Tuentaire. Quant nux peintures, elles «ont eiteore plus rores. 

XjÊi peintres lîûmands et hollandiiia qui ont laissé, parmi teura petita 
tableaux de fjenre, tant de se^Ile9 de Médecine et de Chirurgie, ont prodi^îé 
les pédicures, les dentistes, le« urologues et leüi charlataiw; mai« \h semblent 
avoir répujçn*? à montrer les „Sai^ueurs." Pout-i^tre ont-ils redout t^ l'effet 
désagréable produit |mr la vue du sang épandié. Ils n'ëtaieut cependant paa 
cnutimis du réalisme et n'bésitaient k peindre ni le« difformttéu ai le« maladies. 
Il est vrai que, dans la plupart de leurs tableaux d'intérieurs, ils ont plutôt 
cherché à éveiller des émotious paisibles ou joyeuses. La £uif;^née sy prêtait 
médioeremenl. 

Si les peintures qui lui furent consacrées soiît en fort petit nombre* da 
moins celles qui nous ont été eonservéea se font-elles remarquer par leur 
eseeptïonuelle valeur. 

C'est on France, dans le petit inusée de lîraguignan, que se eaclie l'une dei 
plus intéressantes twiuturos înspîréeH par ta 8aifçnée, oeuvre d'une haute valeur 
artistique et d'une vérité «[iii ne saurait éi-lmpper au niédei'in. Elle cet de 
David Teîiiers le »Jeune. La scène se pusse dans un de ces intérieuri^ rustiques 
qu'affectiominît Tonier^, ïogis délabré transformé jiour rin^tant en oflicine fort 
pau^Tcment acliaîandée. Ici. les personnage« se réduisent au malade et nu 
niédet'tn, plus à une femme à demi [vrduc dans l'ouibre, qtii regarde ti m ïderuetit 
les prélimiDaire» de l'opératiou. Le mnlnde a le bras droit t<*udu, un, la manche 
relevée. Pour le maintenir ainsi, il a m\ii\ rextrémité' d'un bâton qu'il serre 
h pleine main. C'est bien le rituel classique de la saignée. Le bâton eat d'abord 
un soiiHon; de plus, en le serrant fort, le patient fait gonfler les reinee de 
son avant bras. Jal position du malade, la mantkMivre du médeein, tous lea 
détails de cette technique sont rendu!^ avec une serupTileuse exactitude. Il est 
bien probable que Teuiers luî-méme a dû subir la saignée; en tous cas, on 
jïcut athrmer qu'il l'a vu pratiquer selon le« règles de Tart. Son tableau pour- 
rait servir d'illustration à quelque Traité àa la Saignée contemporain. 

A propos du Mut d'umuar, M. Hcürj' Meige, a eu l'occasion de signaler 



*r3 



plosietirs iicîtiturcg de Tifeole Hollandaise où l'attirail do la saignée figure 
parmi les UL-ces-söircs. Il BiiJlirn do les rap]H"lfr w\ bnèvoitïL'iJit. La cotif^uJtdfion 
de FruTis van MiltIs If \ieux, nti musé«? de A^'ennc, La damfévun(mleàeXan 
der Nit?er, à la Pi(iacotht?qut' de Munîcli. 

Un dcN^ument iconographique d'un caractère bien diffiïreiît est fourni par 
l'éi-ole Italienne. C'est un d^sin à la «anguine du Gueroîiin^ conservé au 
muât^e des Otlices, «, Florence. 

Pans nne récente et fort belle publication italienne du Catalojçue rai sonnt? 
de TExposition d'histoire de la médecine temic k Mikn en ÏS^à^, M. Piero 
Uiacosa a réuni de forts curieux doeuments soua le nom àe Magiâtr* saterni' 
tOHt nvmtuMi edtti. La planche 13 montre, avec un curieux intérieur de pliar- 
iBACie, dÜFt^reult'K scènes de petite diirurgie, l'application des ventouses, ào% 
cautères, et une »aiijnec. 

Hermann Peters, dan» sou récent ouvrage Der Ar=/ und die Heilkttnst in 
der dtuUcken Vergangenkmt, parmi taut d'int<îreBaantea reproduetions de gravurt*s 
iéTuandcâ eoneernant la médeeinc, a réuni plueieui^ figurations de saignées. 
e« ealeiulriers de aaigiiéo ont aut^sî fourni matière à rimaûrme. 

l'ne gravure d'Aljrabutn de Bosse, est bien eonnue. CVst la saignée d'une 
grande dame, saignée pompeuse et solennelle comme il convenait au temps du 
grand B^i, A. de Bosse semble j nroir fait !e portrait Térîtable de l'„habile 
phlebtitomistc" dont parle Dionis*. 

L*immeuse majorité des documents iconographiques ont trait i\ la saignée 
du bras, de beaucoup la [>lus fréquenta 

Ou »aignait cependant eu bien d autres endroits, ear on ne comptÄit pas 
moins de 46 veine» saignables, 15 à la tète, 10 au bras, 6 nux maiuR, '2 nu 
rentre, 2 au ßiege. 10 aus pieds, et eha*iue «aign^e avait sa vertu particulière. 

M. Henry Meige a déjà i^ignald, à propos de Pierres dr ié le, un certain nombre 
do documenta oîi il semble qu'il s'agisse de la saignée „des veinca qui sont 
derrière les oreilled", usitée contre les vertiges, les migraines, la „rêverie, 
l^ajmoupiidieiiieDt et semblables dispositions de la tl^te qui proviennent de 
pléthore." 

Il reste un mot k dire d'un« saignée historique, celle de Séuêque le philo- 
sophe. Lu mort de Senefjiie n inspiré un grand nombre d'oeuvres d'art, entre 
autres un tableau de P. Hubeus, conservé à raneienne pinneothequo de Munich. 
Sénèque, presque entièrement nu, eut représenté au moment oîi, «'étant fait 
ouvrir h» veines, et ayant par «urcroît absorbé la ciguë, it vient, pour hâter 
la mort, de se plonger le« jambcHi dauFs uu bassin d'eau chaude. On voit, !iur 
«ou braa gauehe, au lieu d'«ïlection, l'ouverture de la veine, d où le sang jaillit. 
ij>uant ä la lignée du hra» elle-même, elle ont parfiiitcment conforme ti la 
r^Jalité; la plaie de lu lancette aiège à la meilleure pince; leH veines do l'avant 
broë »ont turgcscenteä (tomme il convient sous la preâsiou esereéu à rexirémité 
inférieur« du braM. 

Bulx'Dt» vivait uu leinp« où la saijïfiée était omnipotente, H en avait tu faire 
i*t'rtainemeiit plus d'une dans soa entourage, s'il n'eu avait été lui-même plus 
d'unt; foil la victime. 



àt4 



M. H. Meigc aignale d'autres oeurres d'art inspirées par lamort de Séoèque, 
et un certain nombre de document« ieonographinuea intéressant la question, '-■ 



M. Lachtin. Zur Gem-htckte der pathologhchcn Anatomie in Rtis*latêd 
im XVIII, Jithi'httndet^t, (Sonderab^ng ans der Zeitsclirift Russki 
Wratst'h (d. Kimiflie Arzt.) 1902. No. 12.) 

Der Anfaug einer wisaensfliaftliclien Medizin in Eüasland fallt in die 
Zeit der rûformfltoTÎseîiç'n TUatigkeît Peters des Grossen, Peter kaufte die von 
dem Anat<fmt'n Buffm-h angefertigte und JïusammengestelUe Sammlung anatomi- 
sckcT Präparate für 30,000 Gulden und Hess sie nach St. Petersburg bringen, 
wo er sie der so>;. JiCitiïstkttmntPi' der Akademie der Wisscnsçhaften einver- 
leibte. Peter griindoto dadurch daij erste anatomisehe Muiieum in Eusslaud* 
Um die weitere Entwickelung des Museums zu befördern, erlieüs Peter einen 
ükas, dureb den er ^ebot, dass alle „Mmt^thiifteit" aub ganz Rnsiiland naeh 
St. PelerHburg ins Museum gesclut-bt werden sollten. Der Ukas vom 13, Februar 
1718, der bei Lachtm zum Teil abgedruckt iflt, enthalt unter anderem die 
Preise, die für ein Mon^-trum gezahlt werden sollten, nänilich für tote mensch - 
liehe Moustra 10 Hubel, für Säugetiere 5 llbl., für V^ögel, Monstra 3 Bbl ; 
für lebende menschliche Monstra LlW Rubol, für Saugetiere 15 Hbl., für 
Vögel 7 Rbl.; ferner enthalt der Uka.^ die >'^orsehi*ift, das« die Monstra in 
SpirituH oder in ß rannt wein gethan werden sollten, wofür eine besondere 
Zahlung versproeben wird. 

Der Verfasser berichtet dann ülwr einen k^sonderen Fall, dessen Aeten 
sich im Moskauer Archiv, d. Justiz-Ministeriums befinden. Von selten der 
Kanzelei dt?» Gouvernements Smolensk wurde vom 13, Februar 1762 dem 
Senate berichtet, «W^ eine Bauernfrau eine iïwillingsmisageburt tot zur Welt 
gebraeht habe, dass* 30 Klil. dafür bejiahlt worden seien, und dass die Miss- 
geburt — zwei mit den Bäuehen aneinander gewachsene Mädehen — in Spiritus 
gelegt sei und man erbäte die Auskunft, wohin die Missgeburt su senilen 
sei. Als nach 8 Monaten noidi immer keine Antwort eingetroffen ist, wurde 
die Aufrage erneuert^ mit dem Hemerken, dass die Heine der Missgeburt von 
Mäusen angefressen seien und daas die Missgeburt allmälig verderbe, ob eä 
nicht vielleicht an der Zeit, die Mis^eburt zu beerdigen. 

Am 7. November 1762 lief die Antwort vom Senat ein die Hälfte der ver- 
faulten Missgeburt solle begraben werden; es solle aber untersucht werden, 
dureh wessen Nachlässigkeit die Miesgeburt verdorben sei. 

Weitere Mitteilungen über diesen interessanten Fall haben sieh nieht erhalten. 

Königsberg, P. W. Btibdâ. 



The death af Wilfiam the CoafjHûtHtr. 
Mr, Hamilton Hail F.S.A. eontributca a very interesting article to Tie 
Btithh Mvdh'at Joitrnat for March ä8th 1903 upon the eause of William the 
Coni|ueror'» death. In the last few days of July 1087 William was besieging 
Maiitei«, and being already extremely eorputent and only just recovering from 
flome abdominal trouble which had eau wed him to keep his bed, he was ravaging 



I 



215 

Franee. Th« town was burnt and tlio King received BOm« hurt from the pommel 
«ttf his »addle n liigïi affair reacliing more or less to tlic level of the nderV 
urabiUcus. TUe King, sayü VîIaIjs iii }m IuccJe*fmëflcfd Uîsiort/. fell si ek from 
the excesv^sive heat and his ^reat fnti|i|iie!{ : and very possibly hiä exertions, 
independent ly of any injury were too mueii for aeonvaleseont. He isdest-ribfil 
a« Ungering for aii weeks in àcrere flitffuritig, Tliere is not tUe lernst au^gosti mi 
in the history of the cslsc that the Kiuj^'s eorpulenee was due to dropsy and 
the condition it* itulic^ated to have ext-eeded the probable duration of any 
simple adiposity. Mitral inüompet^„*tK'e, ht'patie conditionii and chronic nephritis 
ïjifty all probably be exeliuled. 

It iff possible therefore that the Kin|5 suffered from a hernia, for whieh 
rest had been advisctl. He was* not tbe Diaii to rest needlessely at«d we may 
«afely assume therefore that his eondition had been giving him much trouble 
before thi» accident at Mantes: certainly he was now in a very grave state, 
for we are told that hi» j^ubjectH very generally eJtpeeted hiw death. It is 
further stated that his intellect was clear, and his conversation lively to the 
end. It appears therefore that the trouble was entirely local and that tlie Kin ji^ 
died of hi« abdominal disease, not uf any intercurrent ailment : eonstitutionnSly 
he was a healthy, uot a broken man, and his immense muscular strength barl been 
notorious. The noise of Koucn worried him and lie wns removi'^d to the Priory 
of S. Gervawe near the town. Gilbert, Bishop of Lisienx, Guntard, Abbot of 
Jumièges and others skilled in medicine, watched his spiritual and temporal 
interests;. Hia disorder went from bad to worse and it is »aid tliat he saw his 
death w*a inevitable. Presiumably his hernia had become quito unmanageable 
tuid was much obntructed. The pain became excruciating yet hia mental faeul I ica 
remained clear. On Tuesday September îith H)H7 the King awoke at sunrise 
atid heard the great belt of t)ie Eouen Cathedral. An interval of ease and sleep 
proeetled \m dceeaae and we are told of hii peaceful sîumbcr all night. He 
miMt have been extremely weak for he asked what the sound wa» and being 
told that it waa the bell of St, Mary'a ringing to primes he commended him- 
self to Mary, uttered a brief prayer and ins^tantly expired. Here is a clear 
picture of death by peritonitis and the oxeruciatirjg pain no doubt mftrkw the 
tiim« of the (inal catastrophe the rupture of the intestine. His sadden decease 
after so peaceful a night greatly astonished hit« phyüieiam« and many a practi- 
tioner can doubtless recall an equivalent surprise on his tirst meeting with 
thi« very deceptive symptom. There is some post mortem eviilenee of the 
suppurative peri ton i tin beeause we are t<dd that when the corpse wns placed 
iu a stone colli n which was rather too sniuH the walls of the corpulent iKnly 
gave way utider the strain and the otHeiatiug clergy were alarmed at the 
advanced aititc of decomposition thereby demonatrated. D'A. F. 



CHiiiraJ ffict'TiHimeli^ß ifi the ett,ie of the Great Xnpo^eon, 
Sir William üroadbeut draw« attention {TAc British Medical Jonrnah 4tii 
April 1903, p. 813) to the f»ct that a thermometer was used to take the 
température of the Great Napoleon during hi« iUueaa at Ht. Helena. The facts 



ût6 



KTû stated in Archibald Arnott's Account of the last ]üne«s, de<!«a8e and post 
mortem a]>pi'ararK'es of Napoleon Bcma parte, l>r. Arnott who wa» sui^eon to 
the 20th roffiment was consulted bj Professor Antonmrchi on tlie oa.8e of the 
Empi^ror on March 25tli 1821 and first saw him, or rsthpr examined him in 
the dark on the evening of April 1st, Napoleon not permuting a light to be 
brought into the room. He Ha«' him thereafter daily, or almoät every any, 
till hiB death on May 5th* His aeeoiint of the symptoms ia elear and eoneiae 
and would almost in itself have warranted a dia^hOJsiaof caticerof thestomach. 
There were iiain, eonstipation nausea and vomiting, the vomited matters 
towafdn the end having the eoffee-ground eUaraeter. No tumonf eonld be fölt 
but this was explained post mortem by the? thiL^kness of the abdominal parietes 
atid by tUt fact that the py!orio end of the stomach was adherent to the under 
surface of the liver. At eneh visit the events of the previous twenty -four hours 
are recorded, the general condition of the patient is deseribed, the pulse rate 
is given and the heat of the surface is noted. On April 3rd the notes run 
"He passed a lolernbly traniiuil night and !?lept a good deal: hi» pulse was 7t>r 
hoat öli, ïkîn more moist than rmturul Jto.*' 

The reeord of the temperature is remarkable. It is tset down as if it were 
a regular part of the routine examination and Dr. Arnott mus^t have had a 
thermometer with him for the purpose, whereas elinical thermometry, while 
pmctiaed by a few advanced jdij'tiluians for some years previously did not eome 
into general use till after the publication of Wunderlich s treatise in 1868, 
The temperature it is true wan not again taken, but Napoleon was a very 
diflieult patient usually refuaiug to take the medieines ordered and eonsiderable 
time mufit have been PCijuired for on observation with such a thermometer as 
was then available. 

Thert^ ean be little doubt that Dr. Arnott acquired the practice of takîtig 
the temperature of his patients whikt he was a student at Edinburgh learning 
it perhaps from the cstaniple of Dr. James Currie who had moditied the 
instrument uaed hj John Hunter in taking the temperature of animals. Dr. 
Currie's book wa$ published in 1797 and a fourth edition ia 1805^ whiUt Dr. 
Arnott graduated in 1M15, 

The Mu«fum of St. Bartholomew's Hospital contnins one of tbe tliermo- 
meters of the pattern used by Currie. There is no index but the bulb and 
lower part of the st^ro are bent at a sharp angle bo that tEe instrument can 
be read without diti^tiirbiug it and whikt it ii in üitu. The Bcale ii engravod 
on an ivory plate wriip])ed round the stem of the thormometer. 

April 4, 1U()3. _^__^___ ^'^' ^■ 

ÛÉOORAKHie MÉDICALE. 

Prescriptions pruphjfhtctiqut4 eonire la malaria. 
La comité de l'éeole pour la médecine tropîcab à Liverpool a donné dee 
prescriptions contre la malaria h l'usage des agent» dea compagnies, des maisons 
de commerce etc. Cc«i preseriptioui» ne contiennent pas d'idéea nouvelles, mais 
ont rarautage dV-tre trN précises. KUea août bas<?es sur l'opinion, que la malaria 
ut &LMÊêe êùuhmtttt par les mouatit^vies. En abrégé âont preise rit ^ 



217 



I 



L l'usage d'une tnousiiquaire par tatts les employée «arop^ens ; 

2. I'usago propliy lactique d'un gramme de quinine par semaine par toita les 
employes européen»; 

3. rîustrtUfttRm d'nne chniubrp on d'une partie do la vérando nvec des 
pararenls dt* gassc m(5taUiquc dans I'liatiuo maison; 

4. ruîfage de punka 'a ou d'éreiitriils t^letïtriques dana les bureaux et lea 
sallea à manger; 

5. rinstallation près de chaque niftison d*une fosiie à cendre bien fermée ; 
la ft'rmeture de tous les riïservoîr!*» tonneaux etc. qui L-LHitienuent de l'eau; le 
dcstîiètîheinetit de toutes les raareB» foasea etc. i le traitement avec de Tliuile 
kérosine une Um par aemaine de tous les amas d'eau, qui sont indispensable'? 
pour l'irrigation, le lairage etc.; le drainage du sol; la bonne t'oiistruftion et 
la propreté des latrines ^ In proprett? de Tean potable; la retiherclie des mous- 
tique» dan« chpj([ae nmismi par un domestique, qui doit les tvier; 

6. l'inspectiou iionctuellc une fois par semaine par le chef, àqui est recom- 
inatidé de tenir un registre de tons les cas de malaria; 

7. tâcher de faire suivre les pTesoriptions par les employas indigènes; 

8. olmcrver l'entouragö et tjVlier de TaniéHorer; 

9. consulter sur ces pre-tcrîptiona les autorités sanitaires; 
10. annoter les diflieuUéa à effectuer ces prescriptions. 

¥, a B. 



Gen^jsk, Tijihf*hr. v. N, L, XLTl. Aß, ß et XLTIl, AJf. L 
Le docteur W. J, Vfift G*n'h>m (XLII, 6tt3 et Xljllt, 1) donne une étude 
étendu« (159 page«) «ur Vtimté lin jHtra«iie de hi ûttriuria. 11 relève xuccessivp- 
ment l'histoire des rechercher «ur le parasite, la dur^îe du cycle endogène du 
dételoppetaent du parasite, les différentes formes du parasite, le nombre dea 
spore», la grandeur du para^itt», la mobil ttc^ amoelioïde. U pigment, les cbangc- 
ments des corpuîîcnles roujifes infectés, pour terminer son étude par dcsobser- 
vations générale*!. 

11 est im|>ossib]e de donner an apcrt^-u de ce traité qui est très digue d'être 
étudié, parueque Fauteur ne donne plus que ee qui est absolument nétsessaire. 
Il compare leî* rechorcliea de« savants qui s'occupent di; cette matière et 
démontre que tous let» HÎgnes, donnés comme caractéristiques si une aorte de 
parasites, ont été trouvés chez d'autres. Tne qualité spéciale d'une sorte de 
parasite est bien souvent l'effet physique d'une autre qualité. Ainsi il est 
impossible de contribuer une signîlication matérielle à ces deux qualités. Goltfi 
entre autres donne comme si^nc essentiel do chaque sorte la durée du développe- 
ment achi^ogone, mais cela se rapporte à une qualité dont rintégrif.<.V est dou- 
teuse, parci-que ce dévcloppcuu'nt dépend de circonstaïiees extérieures. Tous 
le» »igms caractériiitiqucs perdent entîn levir valeur, parcéqu'ils peuvent être 
causé» IMir la croittsance plus ou moins rapide du parasite, La croissance rapide 
varie chcÄ lea diver?: individus. Lea para*iitüs qui eroiasent rapidemeiit, 
auront une mobilité araoe Wide active et décoloreront plu a vite les corpu seules 
du nang que eeux cUes qui ces qualités sont moins nombreuses. Leurs contours 



im%. 



le 



9l8 



deTÎennont moins clairs et \h produtst^nt un pigment t\ d'antres qualités qne 
celles des microbes moins prospérantes. Ces obBervations portent but loat 
parasite de lu malaria. L'auteur ai'cepte la possibilité de la trAuaition d'une 
täortc ft line autre ^wir des effets extériouT«. Touteacesopinionsont été éclairées 
par un fjrand nombre de recherches fuites dana les divers pam Quotcjue i?. G, 
ne diseon vienne pas qu'il faudra encore étndier le sujet, il vM d'avis que le 
résultat sera la réhabilitation du dogme unitaire de Laveran. 



Le dcMîteuT t*an Haeften (XLII, 684) décrit un cas de cttits tiJtêet'inuJ'acHfia. 
c'est à dire que ehea nn malade atteint d'un ictère prave se montrait ce phéno- 
mène trts locftU quand une partie de îa peau fût touchée. Lest autres réflesca 
tendineuses furent dimi nuées. L'autinir n'a pas réussi n trouver dans la litté- 
rature de» cai9 de eutiiR ansierina [partielle. 



Le doct<?ur Kfae^gm {XLIII, 95) enricliît par iïes observations celles du docteur 
Steincf {voir Jantts, 15 oct. 1302, p. 545) sur les oa& d'aukjlostxi^nic duodenale 
chez le« indif^ciiCH aut Indca orientales néerlandaises. Il croit à rexistenee d'un 
foyer à Bangkolan (lie de Madoera), Le tmitemeiit avec du thymol serait, selon 
Bon avis, bien efficace. v. d. B. 

Ârehiii fur Schijf»- und Iropen- Hygiene, Miirï 1903. Leipzig. 

Dr. Cari Goehers article on the Pttthoh/^hch-aniit^mhche und kUnlscke 
Bemerkungen ütiet* Bilfnirt.'mhi^iinkhe'it is something more than an account of 
the disease such a* îs to be found în tOKt-books. Tt contains* the results of the 
author's pergonal observations and surgical experience. The author contests 
tlie view that the fertilised female only enters temporarily the veins of the 
bladder to lay its e^gs. From liis observations Dr. Goebel, concludes that „dk 
Würmer m fist nicht in den Venen, sundern în eiffenen llohfrifame» ticken, die 
eine* d eu fliehen .Eruhf^eh en t hehren, nur au^tuihm*ttteise Sjmren mn Bintk'ôrpfrr- 
chen en ihn Um u n d da h er vji ùceder afx nc vg chihiefe Ho h (räume tider a {& endetter te 
Li^ntphspaUen avfzujag^fn sind. Auch dtf Eivr ßnde ivh in der Blase und dem 
Darm ehenso wie im freien Peritoneum, nicht in Bluigefäiisen. Nur etn einziges 
Mal sah ieh 3 — i Eier i^m einein runden, deaiiirheH Endothtlbelag umgehen, 
die Lichtung deji Geßisse^ ganz ausfällend" These observations are of conaider- 
ablü pathological importance. 

The author has nothîni^ new to tell us rewpeeting the therapeutic treatment 
of the disease- lu all severe easoH the only hope of improvement resta in 
effective surreal intervention. He gives bia own personal eiperionco of oper- 
ationn for polype of the rectum and sigmoid flexure, for ßi^tulae, and for 
bilhar^ia cystitis and tumour«, whk-h are instructive and not altogfther dis- 
e-ouraging- The following remarks tm the mode of infcc-tion also dcHcrve notice. 
^Und wenn der Zwisebenwirt bisher in diesem fdaa Tri nkwaiHser) nicht gefunden 
iet, so echcinen mir einige Beoliachtungcn darauf hinzuweisen, dosa derscllic 
Tielleieht in der Ende zu aneheu ist. Allen meint, dasa die Larven der 
Bilharziawürraer im Schlamm der Flüsse lebten^ daâs letzterer beim Baden 
ftufgewîiàlt wurde, und die Würmer nun durcli d»a Penis in den K.örper dei* 



BAdend^n eindringen. Mir scheint für die Erde als Medium der äupponiertea 
lArren, resp. ihres Zwiaehenwirts, die Eeobachtunß zu spret-Iien, dass fast 
ansschliegalich Erdarbeiter von der Krankheit ergriffen werden, «peziell bei 
Stadtbewolinern die GöFtnor/' 

The Woermamii Line of steamers trading along the West Coast of Afrip« 
liaa suffered from makrift contracted in the rivers, cspooially at Sherbro, 
fliijfiao, and Bolani. The head of the shipping company, de^sirous of protecting 
tho health of the crews employed in this acrviçe, applied to Dr. ^ocht of 
Hamburg for a physiciAn trained ia tropical hygiene to accompany one of the 
vessel» along the coa.st and investigate the sources of the infection^ and the 
roeana of proteeting the health of the seamen. Dr. Eudolf Pöirb was selected 
for this work. An article on the Hrfjebnisitt tujer Reite längs dtr Küste ro» 
Sencffamhien und Ober-Guinea contains the tirst installent of the results of 
this niiasion- This, which so far as we know, ia a new departure in naval 
hygiene, is an example that might well be followed by other LinefS trading 
to unhealthy tropical countries. 

l>r. Pöch found that mosquitoes only came on hoard when the vessel wan 
lying in the rircrs very near the coast during the night. When the such was 
anchored in the open 8(»a, although near the eoast, mosquitoes were never 
DOtieed except once while lying in the bay at Monrovia at a distance of half 
a mile from the share. These îii-ieet? djsûpf eired after two days. When the 
vessel gets out to the o^x*n sea and is exj^tosed to the breeze the mosimitoes 
that happen to find their way on board quickly disappear. This observation 
la of importance in reference to the question of the peraistenee of yeUow fever 
in ships for months. Perhaps the cargo may have something to do with the 
longer or shorter perütstenco of moi^quitoes on shîpi^. It has generally been on 
old, badly kept» sugar ships that yellow fever has broken out, and by which 
it has been carried to distant regions. 

t>ome dilüculty was experienced in inducing the crew to take quinine in 
sufficiently large doses to act as a prophylactie. It brought on ringing in the 
ears, trembling of the hands, and giddiness in some tïiat unfitted them for 
work. The experience of the voyage has not settled the dose, form, and fre- 
quency in which quinine can best he administered to secure immunity. The 
author, however, rceommcnds a gramme every fourth or fifth night, but when 
this cannot be taken, the do.^e should bo reduced to Irnlf a gramme Interesting 
t'xpcritnent» vc-re &bo made to ascertain the best way of protecting a ships 
crew from the attacks of mosquitoes. The experiments refer first to the pro- 
tection of cabins and berthH, and secondly to the safety of those sleeping on 
deck. Tlie methods adopted cannot be here gix^cn in detail. Tlioae specially 
infercsted in the subject are referred to the article where they are described 
and illustrated. The whole ends with a series of rccommendationst for the 
prcvoition of malaria on board deduce 1 from the experience o£ this voyage, 
which may be of use to other Lines trading to Africa- 

AlTDEEW DATIDtO». 





230 



EPIDEMIOLOGIE 

BBS PÀTâ CH^ÜBS. 

A, Peste bvdonique. L Chine. Iloiifflojip, du 8 au 14 ft^rr. 2 (2); do 
1Ö »u 21 îévT. 3 (3); du 2a ti\i 2» févV. 13 (1*2); du 1 au 7 mars 19 (17); 
du 8 au 14 mars 17 (17); du 15 a« 21 Dmrs 28 (fi). Auitntîif ocridentule. 
Freewantkf du 24 au 30 jiiriv. 5; du 1 au 21 févr. 2 (1). 3. /h«/«* anf^laUet 
orientales : 

26^31 1—7 8-14 15-21 22^28 1^7 

janv. tévT, ter T. térr. Urr. mars. 

Indes vn^èreê, , . (24STO) (2578^>) (25852) (27319) (288m) (29647) 

Bomba tf {Pràià.) . (11708) (111)12) 13932(10758) 14315(9770) (lOl-U) (0878) 
{Vilk,l . am) (C12) 856(716) 1118(1047) (1182) (1323) 
Bengale. .... (2757) (2817) — — (3436) (2909) 

Prm. Nùrd-Otieti 

et Oiuih. . . . (2510) (2699) — — (3204) (3437) 

Pmijah. .... (2882) (3735) — — (5642) (6814) 

Madrm. . , , , (793) (S02) — — (643) (529) 

Mijtore (829) (094) — — — — 

Bemrs ..... (595) (462) -^ _ __ _ 

Cidcuittt . > . . (97) (142) (171) (247) (468) (67Ô) 

HphiHihad ... — — — — (861) (863) 

Karaûhi .... — — 32(26) 28(23) 58(46) 64(57) 

4. lie de MtuinL% du 13 au 19 févr. 4 (1); du 20 au 26 féTr. 3 (1); du 27 
iévT. ftu 5 mars (2); du 6 avi 12 mars (2); du 13 au 19 mars (1). 5. Afrique 
-méndkiftaïc, Cf^hnle ffit Cap {de Himne Kapéruneé). YHIe du Cap, le 6 mars 
(1). Purt Ellzohdh, du 25 au 31 janv. 2 (2); du 1 au 7 févr. 3 (1); du S au 
14 féTT. 6; da 15 au 21 ié^t. 4 (2); du 22 au 28 févr. la (4)î du 1 an 7 mara 
11 (4). Naiaî. du 18 au 31 janr. 16 (13); du 1 au 7 férr. 9 (3); du 8 au 14 
févr. 20. 6, Mtwiquc. Mazalla», }m<\\\ au 1 févr. 260 (2<X)); du 2 au 14 févr. 
24 (40). 7. Bn'siL Ein de Juncin), du 28 âéc. au 10 janT" {6)î du 17 jauv. 
au 20 févr, (6). 

B, Choléra asutiqve. 1. Jftpon, Karüttott, du 13 au 16 janv. (6). Hia^o, 
du 9 au 23 nov, 3 (2). 2. Tks PhUippittes, Maniie, du 2 uot, au 27 déc. 
361 (265); du 28 déc. au 31 janv. 7 (4), Dans les provinces du 2 nov. au 27 
d^o. 3058 (2013); du 28 <]^e, au 31 janv. 2085 (1436). 3. Indes holhndahv^ 
ot'kiikiUs. Ile de Jura, Bulatùa, du 26 oet. au 13 dik*. 155 (103); du 19 àéc 
au 1 janv. 4 (1). Seimiratitf, du 10 déc. an 14 janv. 46 (36). Stturnàaifa^ du 21 
dée. au 24 janv. 82 ((13). 4. Stftiîts SettUments. Siatfujxit'e^ du 1 tiov. au 27 
d<k\ (00), 5, /rtf/fjf amfluUef orteti fuies. Stiaihi^^t du 19 no v, au 27 déi". (6); du 28 
âéc, au 10 fi?vT. (1). Citfeufftt, du 16 nov. au 3 janv, (274) j du 4 au 21 jauv. 
(80); du 25 janr. au M f^vr. (123); du 15 au 21 févr. {m}', du 22—28 téw. 
(71). 6. Brt''itL Bio de Junelrt*, du 17 au 23 jauv, (1). 7. Malh, le 17 janv, 
à bord du steamer .»Royar' d'iUexauJrie (eu (luarautaûie) 7 (1). 

C, FiÈVBE JArFB. 1. Etah-uaii d* Amérique septentrionale, Ntxt-Yorkt le 
10 mars à bord du steamer „Karamauia" de Palermo 16 (6). 3. Mt^ique. 



22i 



Mesiqttc {nîh), da 8 au 14 dec. (3). Vent Cntz, du H d^c. au 7 îérr. 55 (22); 
du 8 ftu 14 févr. 4; du 15 ferr. au 7 mars o (5). 3. //e tfe Cuba. BavoMe, 
du 14 au 21 f^vr. 1 (I). 4. Emiuniftr. Gtmi/aquîf, du 1 dei*, au 31 janv, (12ö}; 
du 1 AU 7 té^. (21); du 8 au 21 févr. (29). 5, Colomhk. Pan^tnn, da 16 di^u. 
au 2 f(Vr. 31 (10); du 3 au 9 férr, 3 (l); dtt 10 au 18 livr. Ü; du 19 férr. 
au 8 mar» & (2). 6. Jiréjfii. Bh de Janeiro, du *i8 d^c, au 10 janr. (56); du 
11 jann au 12 féTr, (145). 

(D'apree les numéros 2201, 22C>2, 2203. 22^(4 et 2205 du „BritieL mcdioal 
Journal", les mmiéros 10, 11, 12 et 18 dea „VeröffentücliuDgen des Eaîser- 
lictieQ Gcsuüdheitsamtcs*', tt lea numéros 8» % 10 et 12 dea „Public Health 
Reports" (des Etats-Unts).) 

Amsterdam, avril 11H>3. Eingblino. 



CIRCULUS THERAPI.*:. 



La Mihich. Mal. 7r«jrAc;«eAW/V t'ommuuiqutî uü arcane conlrt? T^pilepsie quî 
eiivulajt II Hambourtî et jouisanît d'une grande renommït\ sous le nom de 
remède secret de Hatçolo. Il était comp^^sé comme mit: 

II. Rad. Pacûuiae 30 

„ Dîctamnî aibi, ...,<. , \ 

„ Valenanae. ........ j 2^5 

Vîsci querni ..,....,.. ' 

PuW. Ueli. 

„ rad. Bclladonnae âû öO^i 

Olei Cajeputi . ■ i gr 120 

„ Valerianae ......,.[ 20 

„ Rutae . . ' 12 

Mfp. 3^1 X dd. — 1 eniller h th^. 
Voilà doue une file de grandeurs décliuei«. Et jtourjuoä ddeîiuesl' Prestiue 
foutes se donnaient jadis contre répilepsie. A la piroiae „rai, paeoniae, radis 
eontni epilepsiani" on attribuait dans presque tous les Bi>cleà des qualités 
sujwrieureï antispasmodiennos. Le dictam Idane. — R, froxinellae — t'tait bîeu 
loué des anciens nmitre». Les espèces de Taleriane (\*ftleriana c>ff. L., la Yale- 
riana Dîoscoridis ou V. Phu L,) ont 6té contre rt*piîepsie, un panacée qui a 
fltibsîffté depuîij Tantiquiti^. De mi^me, le guy, Yiseus quernus, Viscum album, 
ie disait eontre Tépilepiiie uo reniMe efficaee „prouvé par Ici expérimetits". 

Un n*a pas encore oublit^ tout k fait Patropa belladonna Camino remède 
de r^pilepuie. Bu muins î^koda la louait encore comme tel. Moins connu 
dam ce aen» est l'oK'uui cajeputî, à coup *ùr le plus jeutie de* raédieaments 
de celle combina ison. Plus otUèbre, plus ancien est la ruta (Uîoseonde 111 
C. 46, 46 ruta niontana, sylvestris), un vrai pnnact^e do Tantiquit^, aussi 
bien eontre la peste que contre Tépitepsie, Comme remède populaire la 
me est encore en honneur eoutre Cépilepsic et contre lea cnnvuîsions des 
enfanta, Dtm ee cas-ci on rencontre fft^ut^mmeut Us plant^Jï dans le bvrci>au 
de IVoi&ut malade. 



222 



Que dire de la combinaison citée? En sommes nous bien sûrs que nos 
bromures ont chassé avec raison ces remèdes spécifiques d'autrefois et que ces 
sels surpassent réellement les qualités thérapeutiques de toutes ces plantes. 
Nous l'ignorons. 

Bien sûr est que maintes fois les remèdes anciens, abandonnés par l'école, 
sont ramassés par les charlatans ou par la médecine populaire et qu'ils sont 
par cette voie rapportés tôt ou tard dans la thérapeutique oflBcielle. Le zinc 
contre l'épilepsie, ou mieux encore, un de nos médicaments les plus excellents, 
la digitale en sont des preuves. 



Un traitement curteiw vieux-neuf de la dysenterie. 

Dans le Janus "N'III 3, p. 141 (Expérimenta Magistri Gilliberti) et dans V Internat. 
Medic. Magazine d'Octobre nous rencontrons des méthodes populaires de traiter 
la dysenterie — diarrhée chronique — et ces méthodes ont quelque ressem- 
blance quant à leur curiosité et leur héroïque hétérodoxie. Magister Gillibertus 
loue comme très efficace contre les affections sus-dites la viande de cerf jeune 
et les choux. Le choux bouilli 2 à 3 fois avec de l'eau et mêlé aux feuilles 
bouillies du plantain 1), ce remède a guéri la diarrhée tenace „d'un cardinal, 
qui per medicinas curari non potuit." 

Un remède similaire contre les affections similaires cy incluses la „hill, diar- 
rhaea" et la „sprue", les aphthes des pays chauds résistantes à l'ipéca, le bis- 
muth, la quinine, le nitrate d'argent etc., est recommandé par le Magazine susdit. 
Le remède agent ici est la sèche (cuttle fish) en poudre. On l'administrait en doses 
de quelques drachmes 3 fois p. j. Après six jours d'application les selles étant 
semi solides et évacuées quatre fois par jour, la moitié du remède suffit. On 
commençait le traitement par l'huile de ricin, qui ensuite fut continué tous 
les deux, trois jours. Le Dr. Herschell appliquait le môme traitement contre 
les aphthes tenaces avec un grand succès. Qui sait? En thérapeutique comme 
ailleurs le vrai n'est pas toujours vraisemblable. 



1) Le plaiitago qui a disparu de notre armamentarium officiel fut jadis bien populaire 
et n'a pas disparu dans la médecine populaire. 



Ancien traitement aUopathique du rhume. 
En 1841 Williams a préconisé une méthode simple pour abréger un rhume- 
méthode du reste qui rappelle le traitement exsiceatif de Schroth. Cette méthode 
a été revifiée récemment par Sternberg dans le Monthl. Encycl, of practic. 
Medic. Elle consiste dans la suppression de la soif enéliminant la quantité des 
boissons pendant les 24 heures du début du rhume. Far là on abat la congestion 
catarrhale de la conjonctive, du nez et des muqueuses intérieures do la tôte. La 
bronchite qui ordinairement suit les autres affections catarrhales par cette 
méthode exsiccative ne se présente pas. Ce traitement bien appliqué se 
recommande de môme comme prophylactique de l'otitis media et, si la 
néphrite chronique ne défend pas cette élimination des fluides, le rhume doit 
être terminé en environ 36 heures. •.• 



t*3 



L'histoire âe /« t^aechtafmt de hrdJi <tu hru^. 
V Indiana Mfdioitl Jintmaf rapjïorte qu'on a pmtî![u*? avi Mexitjue lavacei- 
nalion tic bras au l>nt» pt'tidunt un HÏtn'ks et arec un grand aoiti quîinl. aux 
individus« qui ont été L'hoisis pour la propftjçnUon de la lymphe. On tsii loue U'ïi 
résultats. L'immiinisHtion di^s vacciDés doit durer pt'Tulant touU" \\x vie. Ensiiito 
eu vaccinant pendant une cpldiîmie de la fnçoii susdite ou doit exteruii nef une 
épidémie de petite vérole quelle que »oît sa nature. Les médecing i?t le pcr»ouiiel 
traitant, ainsi prott'p^îs, ne «ont jnmai« atteins. Des revaeeîimtiotis seulement 
J:: 3 % rendraient quelque« rt^ultat.s. Le eomîtê puprî^uie Biiiiitaire do la ville 
de Meidquo doit faToriser en général eett« manière de pracéder. 

VARIÉTÉS. 



k 



Whiî îs Sifhnui (tf th( Fin^ura Syhiif 

Many eminent medical liidtorians appear tu take it for fluted thai the 
Siffriug whose name is recordetl in the great fissure of the hrain h Jaeobua 
Syhiu!*, or .laeques Dubois of Amiensi, the famous Galenit- anatomist and tutor 
of Veualius, (147S-1555} and not Franeineus Sylvius <ir François de le Boi' of 
Leydon the intri)ehemist(UUl- liJF^), 1) The foHovving quotation from pa^e -IT'Kif 
TlioiuaK BttrlholinuH ' Amthtmc c-i' omniftifi reltfum Jiccenliüntmi^t/'eobjfef'Ptttivfiifju**. 
Quin tum autita. Lugd. Bat. 15S6, seems to ahow that the oppo»ite is the trntU. 

Aufractuosa ûeteltrt JixftinHi. Aufractua si diligentius examinaveris, quod nos 

primu« doeuit FuANnscvs Hïltrs, auatomieus maj^nuü, ooa satis profunde 

de«*cendere eomperies, cerebrumque hiseere utrînquo pmeter divisionem illaui 

medmni a falee faetam per anfrai.'tiioBam fissura ni tiuac in parte eirea rudii-t-m 

oculonmi principium suum habet, nude seeutulum tempoTis ossu retro supm 

»pinalia medutlae radieem proccdit ae cerebri partem snperiorem iih inferiore 

dividit ne unius partis laesio alteri statiui eonnnuiiieotiir, forsau etiam ad 

faciliorem motum. öuinnde tarnen dasura ilia magna reperiri vix potest. 

E. T. W. 

I) La ci>nfu»ïi>D ilea duiix Bylvu s^i* renmntPt* atmvttut. Mi'i»» ootrip pxcpllentco-rédin^n'ur 
le Pmf. Pn^el c|(ii dan» **u* Geschichte <f^t' Mettii^hi^ [jg, lifl^ rciiiurifui'. lui niiMàl, <|u'il ii<- 
fAUt ptkn cfinfrïndre Jnoque«4 DuUnh (Jnc. B^iviuft) nvre ¥, ile le Boë Sylvius, citmrtitft 
i*crr«ur i pog* 109 di« b*.>ii (^mûii<tit Uvr** tl'UJi«ntifl^r, liii mfime, |>our un mttmuitt lu 
prikwpleur Purlaitiu Jm Vi-fmk *tvt«e <li* Its IkjS Syliriu» da l^eyle. ll6A. 

SoHéié fret »cam' (Tlfistoire rf* la Méd^fcint'. 

A la prtH'haiiie stîance de la Société fraaçaiêv iTHiëfoiiv de la Méàtcint qui 
aura lieu le mercredi 2â avril seront faites lea eomnuinieatkmH suivantes; 

MM. -i. Ditrrittt, Les en**e ignés m^dieales. F*effj*' A'( eu /«fc, L'Ecole d'Alexan- 
drie* BaphMvl IHftfivhard, Mandement de Mgr. rév6<|ue d'Au serre eon cernant 
le» femmes et lîlle« qui reetlent leur grossesse et enfantement (1710). E,-l\ 
JitTMj/f ^ftis premiers ehirurgit'ii« d'armée, André Clarvi^ Qui a déeouvert lea 
ganglions préJaryngés. Mareel liatfdouin. Lu maladie et In mort d'Alfred de 
Vigny, Une erreur de diagno^tie, /><■ Rihicr, A propoH de qiuitre seeaux de 
médecine (XlIIe— »XVe sièeleis). Mttc-Auii£*i; La thérapevilique par la iuinière. 
Trois préeurgeurs ff»nçai»; Faure, Lo Comte et La Peyre (1774 et 177ß). 



%t4 



COMMUNICATIONS. 



Die Versammlwiq der NaiHrfprscher tfnd Aerzfe tagt, wie die schon ver- 
SiatidtoH Eiuladmigon mittlieilen, vom 2(\ — 36. Septt-nilior in Cïiesel. Iti der 
±Vbtlieiliing „Gesi-Uiehte der Medîcin und NatuTvrisscnscUaften" wunic Herr 
Hermann Schelenz zum Kinführonden, Herr Dr. med. Heinrich zum SehFtft- 
fühn*nden ernannt. An crstcren sind Anmeldungen eventueller Vorträge zu 
übersenden. Angemeldet haben bisher Herr Get'êf&t' (Braiinft-ls) einen A''ortr»g 
„Zur EntvTickelung und Bibliiifçraphie der Litrohypficue des lö, — 19. JÄhrh.**, 
Herr Patjei {Berlin) „Gejiehii-bte und Litteratur des* Vevstueh^ am Mensehen", 
Herr Schimmethwsck (Hoehdahl), falls Naehwirkungeu apopleetiformen Insulte« 
Beine Theiliudime gehstatten, „Zur Würdigung der Aei'zte und Katurforschcr 
des F. II. /«iîu/jrf+c'liL^n Familien- und Freundekreij»ea" nnd „Psycbojmtbin. 
seKualis in gricehisuher and römischer Lj'rik", Herr Sirunz (Werlin— Gr. 
Liehterfelde) „die Psychologie dea Joh. Bapt, ran Helmont in ihrer natur- 
wiasensehaftlu-hcn Bedeutung", Herr Seh^hnt „Uebcr ilaa ältest« doiitsohe 
Herbar" (mit I>emon»tratioo). Allgemein interessiren dürfte ein Gnng dureh 
die Stätten, in deneu Sitittftcf Tkom, Sommernng seine Doeentenlaufbohn iK'gann. 
8ie »iind naht^zu in dem diinmligen Zustand erhalten und Hollen den Beüuehern 
augänglieli getüncht werden. S. 

Ä Manmeur le Bèl&cieur du „Januê'\ 

Maescyct, 17, 3, 1903- 
Trèa honoré Con frère . 

La qualité de critique pour une reTue Qeicntîftqae paraît parfois comporter 
le désagnlment de froisser îu volontairement ecux dont on apprécie hautement 
les traïaux. C'est le cas qui tn*arrive nvee M. Pansier. Sur pluaieurs centaines 
de données do üon traTail il y en a vmq ou wis: que je considère d'une façon, 
autn" que l'auteur. Je les ai signalées nullement dans le but de découf^idérer 
non travail, mais uniquewieni par amour du vrai. Si j'avais écrit un travail 
analogue je serais heureux ai cei* quelques détnila tétaient lea seules objections 
qu'on pût formulf r. A quoi tiennent en général les inexactitudes des Iiiwtoriens 
sérieux de la médecine i* Presque toujours à la grande rareté dm publications 
ancîennetï. Ainsi le Taylor en question donne de nombreux titres de ses publi- 
cations; il y en a quatre qui ne Bûnt pas introuvables; aondevtrm mttsa xfrtt- 
hhmî est juatenieni d'une raret^î estrime. Quant à l'ooil artificiel porté au 
t'inquicme tiiùele la citntioti prijuitive «Vsl; paa de moi; Kotclmann, Preuss, 
Magnus on ont parlé. Eu somme pour rhistrjire de la médecine malgré toute 
Tcitactttude et tout le /èle dont le trnvnilleur est animé, il est impossible de 
produire un tout tellement stable» que sur Tun ou l'autre point il n'y tit rien 
à modifier; soit qu'un autre diaposo d'autres sources^ soit quo do nouvelles 
découvertes y jettent un nouveau jour. Et si l'on considère la chose de son 
Térit«hle iKiinf de vue, l'une ou l'autre ajouté ne doit guî're froisser, cartoute 
critique raÏMonnée a pour liut la conriÄittsuijce de la vérité, que reeherehc tout 
homme de science et à laquelle il doit ie soumettre. 

Veuillez agréer, etc. Pbboeks. 



ESSAI D'IDENTIFICATION DES PLANTF:S MÉDICINALES 

mkntionnep:s par dioscoridk, 

D'APRÎiS LES PKINTURKS D*UN MANUSCRIT DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 

DE Paris (ms. grec No. ^2179). 
Par le Dr. ED, BONNET, Paris. 



{Suife.) 
B*^;ie» r (Liber III). 

Cap. 3. rîïTtww, (fol. V. 77); Geotiana, ol Djentiana = Gentiana lutea L. 

Cap. 4. 'A^i7Ta>û/(V (fol. T. 8); Aristologia. Ce flinpitre contient trois fibres 
qui &e rapporteßt la pTemu^re h rAriBtolot'hia longa L., k socontlp k TA. 
rotunda L. et la dernière à l'A. parviflora 8bih. et 800. Daubenj noas apprend 
qu'il existe, dans le Codex CaBsareus, deux bonnes fii^ures, l'une de TA. parvi- 
flora 81tth, et 8m. i\\\S tntrrespond à VvfitT^ytrj/yj. p.v.^f,'j. lantrc do l'A, i^iallida 
W, qui se rapporte à lVj£(?ro/«>^i« sr-seyyvi»;. 

Cnp, ô. V^j/j^pO:« {îo\, V. 9) = Glycyrrliîza ji^labra L. mr.^landulifera Boisa,; 
Dan be» j rapporte, oven? dout«, la tiguro du Codes Ctesarcus au Gl. et'litnnta ït. 

Cap. 7. K.î>THJ,*iov Tfl jutAjiij (fol, V, It)) =: Kn-t1iraea Centaurium L.; c'est 
cette TOt^mc eHpècenni est» anivuiit Daubcny, reprt'HL'iitéi' dons le Codex Cttaareuü. 

Cap. H. Xoc^nf/A^W-y /iv/*,' (foL r. 11) = CarHna gummifeni L,; c'est également 
à cette espcee qne Danlx'Dy rapiMjrte la plante du Codex CœsareuB. 

Cap. 9. XsfuMiH^v ^ii«f (foL V. 11), La ligure repTésontt"'asKeA bien lo Carlina 
înTobierata Pois.; Donbmy rdt*ittiHe le yv>t%ùi'^y uü^j du Codes Caîsar eus avee 
le t'ÄTMlopatliium corymlKnsutii Pers. 
F Cap. 11. Ajd«/*^ (fol. V. 12) = Dipsainis sylvt^stris L.; p'e«t à eétte m^nie 
que Daubeny rapporte la plante du CiMlev Cccsai'eus, 

Cap. 13. *AxâJiu àstt^i*^, (fol. r. 13)î Spina arabica; Chokâa. C'eut bien un 
Ouiî|K)Tdon, pent'ötr«^ mi^me l'O. arabicum L. ear eVst cette ci^pftce fpie Dnu- 
bcny a reconnue dnns le Codex C«î(tflreua. 

Capr 1 1. ÏK^ijusf (fol. T. VA) — Scolyinna hispanieiiâ L,; la mf^me espèce est 
uir<^e dans le Codex CaeiMir*nia suivant Daubu-ny. 

Cap. Iti. M)««v9«p» (foL r. li); Espina judaica. C'est enuore un Ono^jordot) 
nuus dont TcspiVe n'est pas dt'-termi nable; la fignrt^ du Codex Cteaareus n'eat 
pAa non pîUA spécitiquetnent di^termî nable et Daubeny îu^Hiti* entre l'O. ara- 
bicum Lr et rO, Acautbiuni L, 

Cnp* 17. '.i^orvûot ^fol. r. 14); Espina judaica. La figure reprénente un Aeanthe 
qae d^apf^'e la forme de» feuille» je rapporteraiB à 1' Acanthus mollis L.; Dau- 
beny voit, an contraire, l'A, sptnosus L. dans la figure du Codex CtBsareufl. 

Cnp. 18. *A-<«*yiî (fol. V. 14). C'est un Ononis du groupe Natrix D. C, mais 
TcHip^re n'est pas rpconnniKfl,iî)le. 

Cap. ÄJ. Tjîofy**«*//« ^fol. r. 15). Quoique repréacntant une plante stérile, la 
figure concorde bien a^^ec un Aütragalui? du groupe Tragacantha Bgo. 



336 



Cap. âl- l\~j//to^ (fol. V. 15) ;= ETyîi(finm t^rpHfiim Lätn.; Diiubcny dit, 
tiu'à rcxeeption do la rat-iuc, la ügure du Codex Cicsareu« coneordc lûeii Avec 
l'Ë. cai&peatre L, 

Cap. 22. A/ir {fol. r. 16); Aloe, aloifiloû; aabar. FigurtJ représentant une 
plante stérile, mais identii.|iie a eel le que les auteurs du XVIe siècle ont 
publiée 80U8 le nom d'Aloea, l'espèce n'est pas dt^ terminable; d'après Bau beny 
le Codex: CcBsareiis contient une bonne figure de TAloe vulgaris L. 

Cap. 23. ^\<li'/h*&v (fol, T. 17). Ce eluipitre contient troi» mimainres: Tune 
iinprës de laquelle on lit le mot arabe Afsentîn est 1' Artemisia arlwreseeus L., 
le rt^i^tiv A quelques ressemblances aveu l'A. monoupernaa DeL, quant au ^«vf*- 
üto* l'identification en est très douteuse; Daubeny rapporte à TA. pontica h. 
1 a^tyoïey du Codox Cffiüareus. 

Cftp, 26, 'A^^oToww (fol. T, 18) = Ambrosia maritima L, 

Cap. SS, ÏTot^iAi (fol. y, 19); Astodf lus; Astoiikhodos = Lavandula StoccbftB L. 

Cap. 29. o^tyetirsî r,p9if.}tfM-tri. (îo\, V. 19) =: Orîgaiïum heraeleolieum Bentb. 
(non Kchb,); c'est également cette espèce que Daubenj a reconnue dans le 
Codex Cœsarena. 

Cap. 30. '(ïit'vaïsf hviiTii (fol. r. 20). C'est encore un Origan et probablement 
rOriganum Onites L., c'eat du reste à cette espèce que Daubeny rapporte la 
figure du Codex CœsareuJt. 

Cap. 32, T^9!/e^ivse>sî (fol, v. 2*>) = ZieypUora capitata L.; Daubeny identifie^ 
avec doute, le Tj;«w*7«'"*î du Cotlex (.'aesareus avec le Thymus grareolens 
M. B. (Calami ntba graveolens Be nth.}. 

Cap. 34. MüTUßvoi hipsi (fol, r. 22) = Origan iitn vulgare L. »var. megaBta- 
ehyura Link (O, creticum L. Sp. et A net. mult.). 

Cap. 38. **Jye; (fol. r. 21); Hâeha — Thymus eapi latus Link et Hoff m.; cette 
même espèce a été reconnue par Daubeny dan« le Codex C*e«areu:*. 

Cap. 39, Ov/*(Vk (fol, V, 24); Chater, Cette figure représente vraisemblable- 
ment le Satureia horiensis L. 

Cap, 41bis. TtU^tJt^t^i (fol v. 25). Figure Aumz médiocre, lea légumea plana- 
arbiculaire^ »out celix d'un Pocoekia; la plante du Codex Cepsare us appartient 
bien du genre Melilot, mais, quant à respèce, Daubeny héatte entre les Melt- 
lotus offieinalis Dear, et italiea L, 

Cap. 42. Mv.f.iv (fol. r. 2(j). A part quelques diff^ renées peu importantes, cette 
figure est une reproduction de celle du T^iK-^ipt/a-^äi (cap. 32); suivant Daubeny, 
c'est rOrlganum sipyleum L. qui ejit représcntia à ce chapitre, dans le Codex 
Cœsareua. 

Cap. 4-3, "Uiïoî (fol. r. 26) = Calamîntka Acinos Benth.; la m^rae espèce 
m retrouve dana le Codex Ctesareus, suivant Daubeny. 

Cap. 46, llïîvïwiv v'/^ttv (foL r. 2S)i Sedab, Harmel (ce dernier nom, par une 
erreur du scribe, a éiê mis sous la figure suivante (cap« 47) à laquelle il ne 
peut aueument s'appliquer). La figure du manuscrit de Paris représente THaplo* 
phjllum Buibaumii Poir. tandis que celle du Codex Ctesareus se rapporte. 
suivant Daubeny au Pcganum Hannala L, 



Cap. 47. ^h'tiu (fol. V, 28). C'eut très pro bûblrmcnt une Tulipe spécifiquement 
indi^tormiiiiiUle; Dttuln^ny quüUfit.' ilo lîftive la ligure du Codex Cttsareuiü. 

Cap. 51. XtyjiTti'iv (fôl. V. 3U), La figure' quî n rté transposée avev celle du 
fhÄpitJV suivant représetiU? ie Lévistu'iim oiUcinâle Koch; Daubetij a rni 
reo^nnaître le Laserpitum Siler L. dans la figure du Codei Ctemrem, 

Cap. 52. ÏTs^iu>i>4î «'/jti&i (fol. r. 31). Si Tgri tient compte dt« la transposition 
mentioniu^e au clmpitre précédent c'est certAiacnient tiii Dnueii« qui est figuré 
ici, mais IVsp^-iCC reste douteuse ^ Daubeny dit qu'il existe, k ve chapitre, dans 
le Codex Cèpsareus, une bonne figure du JMiU'US gultatus Sbth. (D. ïietuloBUi 
Guss, jâ bnichylaenus lioiss.). 

Cap, 53. -iïi>* ,uaîîK>!4jriJ!àv (fol. V. 31). C'est avoe te 8eseli turtnosum L. 
que la figure a le plus de resäemblauce, landinque, suivant Daiil>eny, la plante 
du Codex Csesareua devrait être identifiée avec l'Echinophoni tenuifolia Hbth. 
et Sm. (nöö L.). 

Cap, 58, 'AvtTO!* {fol. V. âtt). Très méditvere représentaHon du Pîmpinclla 
Anîsum L.; dans le Codes Ca^8a^eus la ligure e«t épçalenient mauvtise, néan- 
moins Daubeny la rapporte aussi du Pimpinella Anisnm L. 

Cap, 60. 'A'jr/Jtfr* (fol. T. 31); Anet- = Anetbum graveolens L.; (*ette mâme 
espèce est représentée dans le Codex Cuîsureii-s, suivant Daubeny. 

Cap. 61. S-Jjufi/e^f r.itif-cv (fol. r. %\) =^ Cuminum Cymînum L., eVst ta variété 
à fruits hérisaét» dacicules rougeàtrea [ear, setosum Boi»a.). 

Cap, 62. k'i/«t>ey «v,=t5* *ri|S5a (fol. v. 34). Je rapporte la figure de ce chapitre 
au Nigella damaMi-ena L. 

Cap, 67. ïiii^&v wr,Tt'j.tti^ (fol. V. 35). Très TTnisemblablement. l'Apriim graveo- 
leufl L.; bien cpie ÜaulM'ny rapporte à eette même eapèee la figure du Codex 
Ci£i>areuK, il reconnaît cependant qu'elle n'offre avec î'Apiura qu'une médio^r» 
Tceyemblance. 

Cap. 69. iJiffiji/iaii* (fût. r. 30) = Atbamanta' maeedoniea Spreng; DauWny 
rapporte avec do ut« au PetroBelinum sativum Ho ff ni. la figure du Codex 
Ca5i*ftTeu,s. 

Cap. 70- IlET/cffi/ivsK (fol. V. 36) = PetroBelinum sativum Hoffm. 

Cap. 71, lïTjreTl/tvffv (fol, T, 36) — Pliysocaiilos nodosum Tausch. 

Cap. 72. ï.rtUjSviov (fol. r. 37) = Smyrnium OluBatrura L.; Datibeny rapporte 
la figure dn Codex CtcsareiiB au S. perfoliatum L,, mais il avoue qu'elle n'a 
que de? vagues ressemblances avec l'ette eMpl-ce, 

Cap. 73. 'K/aj^,«ï*:av (fol. V. 37) = Pastinaca aativa L.; Daubeny prétend 
que riistp^^ia«** est représenté dans le Codex desareua par une asRez bonne 
figure de Pastinaea graeca espèce qui lïCe^t inconnue et dont il n'e^t pan fait 
mention dans le Fhni nrieiüalis de Boins^ier. 

Cap. 84. Eti«j,iov (fol. r. '13). Je ne pui« rapporter qu'au Siler trilobum Scop. 
la miniature qui accompagne ce ebapitre. 

Cap. 87* X^'t-iwn (fol. r. 45), La figure qui a été par erreur, placée dans le 
chapitre précédent (cap. 96 rL^-ijS^Si^v) repréaentc un ^Se^eli voînin du !â. gummi- 
feruni Sm. ou du S, crithmifolium Bois«. 

Cap. î»4, Aira^ik^ (fol. V, 47) — tTaliura Aparine L.; suirant Daubeny, 

17* 



iîB 



l*iicttphr, du Codes Crt'sareus offre qnc"li[ue ressrmliîance avoc le Galium rerrii- 
costim Sm. (G, fiiac*i*liamtiiiii Ail.) 

Cap. 97. Vr^;Kjtrv/(^' (f*iL v. 4K). C't'ut avec rOuohrotua flavesct-as Spreng, 
(Çarthaiiuia ilaYçat*eiis Willi) que la Mguriï' peint*." à ce flinpîtPe a le plus de 
rei?semblÄnL-L» j Daubeny a recontm le Carttiamus Icucoeaulos SbtU. et Sin. danÄ 
r«T^fflLJtî-L-;ij du Codes Cfcsareus. 

Cap. 100. VîS5iro;réTwi6u (fol. V. 32)^ Artanitlm. Figure asse^ médiocre du 
Leontiee Leotitopetalum L.; suivaot Daubcnj, la miniature du Codex Cœsareus 
est fîctivD. 

Cap. 102. X«tfMt^V-f.-(füI. r. 49) = Tenüriiim Cliamrodrys L.j Daubeny rapports, 
ftTM doute, à cette mi^me espèce, la (i/çure du Codex Ciesareui. 

Cap. 103, \ïUK«î (fui. V. 48). Forme ou variét«?, à fleurs roug^Atres, du 
TeucTÎum Polium L. 

Cap. 104. \jyAi 7riy/.vf.f'tff.Ttiti (fui. v. 41») = Ai^ostemma Coronaria L. 

Cap, 105, \jyiii ùipitt (fol, r. 50) = Sapoîmaria Vaccaria L.; de l'aveu de 
llftubeny. li's fi^uR'a d(*s iu^-'f* ^TtyavMutfTiH et àypiv sont douteuses, il idcwtitie 
néanmoins la première avec le Lychuis Coronaria Lam et la set-oiidc avec 
l'Agrostemma Gitlmgo L. 

Cap. 107. \W/i""-r, (fol. V. 50) î Balota uiclana, Frassion. La plante est 
reprtWtitiV stérile, mai»; d'après le port t-t lu forme des feuilles on peut 
cependant y reconnaître le Ballnta nigra L.^ Daubeny rapporte, avce doute, 
an Latuium atriatum Sbtli. et 8m. la fijrure dn Codex Caesareus. 

Cap. 1<H>, ItjS'jsto/ (ftiL r. 51) = Marrubiuui eatannefolium Desr,;. suivant 
Uftubeny, la ligure du Codes CiesàreUu oß're quelque reHScUiblanee avee le 
M. vulgare L. 

Cap. 110. ^Tîf.jr^i (fol, T, 52) — Stftebjs ufïiniî* Fre*;.; In figure du Codes 
CfBsareus est tietive d'après Daubeny, 

Cap. 111. 'tfjy^îri^ (fol. r. 62) = Scolopendium olTicinale Sm,; le Codcï 
CiBMreua contient une figure qne Dauheny déclare iintive. 

Cap. 114. Ilviùï (fol. r. 5:1) = 'IVut-riuin Polium L. mtf. flaveseeus Bentli. 
(T. aureum Sfhreb,); suivant Dauheny, le Tràii&i* est repré»entt^. dans le Codex 
Citsareua, par une l>onne figure du T. PoHum L. 

Cap. 115. l/.^s^iaj (fol, T. 53). Me parait Tepri5aenter le Tencrium lamit* 
foïium d'Urv.; Daulwny rapporte, avec doute, nvi T. iSrordinm L. la plante 
du Codex Cu?8areus, 

Cap. HÖ. ivijfKiï (fol- r. 51); llicium, Vieion = Vraisemblablenient la Sagit- 
taria sag itli folia L. 

Cap, 13L TîiKïi'îv (fol. F. 55) = Erodium glftucopbyllum Ait.; dans le Codex 
CieBareux, bonne figure du Geranium tuln-rosium L., suivant Daulîeny. 

r*^Hïi5> ÉTî^ov (fol. r. 55) = Erodium malaeoido» L. 

Cap, 123. Vv^fvjitiv (fol. r, 55) = Plautago eariuata Sehrad.; d'aprts Daubeuy, 
la tîgurc dn Codex Cüjsarcus est douteuse. 

Clip, 125, f^ivà^H (fol. r. SB). C'est bien un (Enanthe k racineß tubéreuse«, 
mais Tcspùco rente douteuse; peut-être l'Œ. proliféra L.P 

Cap. 126. Küvv^a itiff^à (fol. r. 56). l'robablcment rinuk Oculua-Chriati L.P 



Cup. 137. 1î,«t^«j'«iJii (foL V. 5*î); Liliua», Forme mi variété du Liliura 
bulbiferuiu L„ i^i-obûbïciiicnt une i)l«tate tuitivée; suivant Düubeny, k fif^ure 
du Codex Cœsîu'uus offre quelque ressemblance avee le Li liu-in ùhaîcudouunim L. 

Cajv, lâS. Vîv«<6ï (fol. r, 57). Figure très irnâdioere que jti croîn pouvoir 
identtGe? aree le llattldola iueana li.Br,; Doubeny rapporte le ^î^'/itsy du 
Codex Ca?sareua au Cbeirftiithus Cheiri L. tout en reconnaissant que la ligure 
n'est pas ressemblnnte ; quant au /îv^ài^if öwiasiitv il aer&it représeuttS, d'après 
le même auteur, par udc bonno ti^nin* du Mattliîola trîcuspîdata Iï3r. 

Cap. 131 et 132. '^'fX'» ^^ '*^r/*i "^r^i (fol. r. 58); Senipiatî, Il esîstc, pour 
ce» chapitres, deux tîfîures apparlennnt au genre On'bis; l'unt' imraiireprtSaenter 
rOrehis tnaseulus L. ou une espeee voiJiine, l'autre, par la grandeur et la 
couleur de gca tleur», rappelle TO. papilionaeeua L. 

Cap. 135, 'i)ÊH(v6ii (fol, T. 6Ö); Djilban. Figure médroere du LatlijTUs sativua 
L; dans le Codex Ca'sareus, la Hgure de l'v.'**''«^ est Uctîve. 

Cap. 136. *JiloiT«^*v (fol. V. 59) = Securïgera Coronilla L. 

Cap, 137, "(»veïu:« (fol, V. 5Ï)), riante h grosse raeine roujEéfttre, très proba- 
bteoient TAlkanna tinetorîa TatisL'b.j la ßfcurp du Codes Cfcsareus repri^sento 
bien, suivant J>ftul»e«y, un Unoania, mais l'espèce n'est pas reuonnaissable- 

Cap. 1^8. Nw,(»^at« (fol. r, lS<ï). JKuix tt^ures a.sHez médiot'rc?!, Tune, à fleuri 
jsunes représente le NupKar luteum iSm. et l'autre, à fleurs blanches, le Nym- 
pbrtra alba L,; de» detis Ijgures du Codex Cft^areu«, l'une est mauvaÎKc et 
Tau Ire fietivc, d'apr^s Daubeny. 

Cnp. 111. ".Ws^/ijuc?* (fol. r. 61) = Cctomeh offieinanim Willd. 

Cap, 142, 'Ufttt>iTti {fol, r. Ö1); Imionitis seu Âsplinzon, alia apecies Scolo- 
Itendriié. Mf^diocrc figure du SeolojK'udriiim Hcmionitia Svv. 

Cap. Itl. 'Av'ïr/i»^ (fol. T. 03). Ce chapitre eontient 'â Hg^ires dont Tune 
représenter r.\nthemiü rosea Sbth, et les deux autron restent douteuses. 

Cap, 115, UH.f,t)ivniv (fol- V. 02} = Pyrethrum Farthcniinn Sm. 

Cap. 1H>. Bftvpoai^woi- (fol. P. r>3); Ueulus bovis — Anneyclus radiatus Loia. 
(Anlbeniis vnleîitina L,)t Ib»uberiy identifie la Ûgnrv du Codex Cfleaarcus avec 
le Chry^anlhemiim sep^etuni L, 

Cap. 147. IIw»o.fiw (fol. V. fî3). Les deux figurer de ce ebapilrc ne différent 
pas sensiblement Tune de l'autre et riqir&enk'nt le Pïeouia L-oralltna üetz.j 
l>aubeiiy mentionne, dans le Codex Caesareu^, deux bonne« (Igurca Tune, eelle 
du Ttstti«« ti.î^r,Vj qu'il rapporte an Pji?onift üorallina Retz,; Tautre, eelle du 
Tî«ii;*i«r rrJ tiv, qu'il identifie avt'i« le P. ollicinali» LiotK, 

Cap, lis. \.iiHsiii:,fiaj tfoh r. tîl) - Lithospcrniuni olliinnale L. 

Cap, IIÙ. ♦«/«îij (fol, r- Ü1), CV'^t eertaînement une plante du genre 
Plialari«*, mab Tcsptee reste douteuse; Daubeny a reeonnu dans la figure du 
Codex C«?eareurt le PKahiri« eatia riens is L» 

Cnp. 150. %zJt:wj.i><i^ (fol. V. iHy, lhd>e!i tinetoruui -r- Kubia Itnctorum L.; 
e*««t <?jpilciueut oett« enpi'-ce qui est re présentée dan?« le Codex Cœsareus, 
nui rant Daulxuij. 

Cnp. loi. ^î-yje^F«,- (fol, r, 05); Lonehiti«, Lanecola. Je ne mentionne ee 
chapitre qit'en mÎKon de ht bixarrei ligure qui Taceompagne, laquelle a du 



il 



ajo 



reste été ro produite par II. Bordier dans sa Dincripiion dtA peinture^ eonUtfUe^ 
dans le* iftanmcrit^ tfrea (p. 3()); l'artiate, qiii n'ttFait probablement aucune 
idée de ce tiup poüvftit t^tre le vrai Loncliitis, a déssiaé cette plante d&prè^ 
la dcaerîption de DioHt'oride, c'est à dire avec des fleurs en ferme de fer de 
lance, portant au centre une figure huniaîne, ce qui eut la traduction fîgurt^c 

dtt texte: ï^*' ^^ ^*' '^-^' *■*'■' 'f-ff-'<»*à'* i*r/e/.f k^' tu ^vOv^ ifiita Titi.iixiiif f'ji ryTT^ji Si 

nofAiAoît Ttf67itTtsi6tfî xi^v^?^... Iittbet et circfl eaulem pauca, in quo flores pi leolia 
8) m ilea, liîantcu eomieaa perso naa figura re féru n tes . . . 

Cap. 154* W^rM (foL v. f>6)i Ali» mal va silvestris, Althœ. Probablement 
i'Âleea aoaulis Boias. 

Cap, 157. 'A'*iYJfii (fol, r. 67) — Anagyris fœtida L.; c'est cotte memo 
capëee qn« D&ubeny a recontiue dann le Codex CflesarcUB. 

Cap. 160. 'thùfîfitjyii (fol. r, 68). Plante appartenant au genre OnobTjchîs, 
mais rîfiHulHsance de la figure ne permet paw de déterminer l'espèce, peut*ùtre 
rO. »atîva L. ou nue espèce voisine P; la figure du Codes Ciosareus eat égiik*- 
meut douteuse. 

Cap. 163. "A*Spà9ui^v.6v (fui. r. Ö9); Androseinum ^ Androsœmuni officinale 
All.f le dessinateur a donniS au fruit de cette plante une forme assez singulière 
dans laquelle lî faut peul-iHro Foir une capsule bata-îforme aeeompagnée de 
deux »épftles étalée? 

Ht^îitûv i (Liber IV). 

Cap. 1. ikinf^v (fol. r. 71); Bettanica, Esjpèee du genre Betoniea, probable- 
ment une forme du B, officinalis L. ; Daubcny rapporte, avec doute^ au B. 
Alopecuro» L. la figure du Codex Cajsareus. 

Cap. 2. HfiiTTuy/nH (fol. r. 7t). C'est un Kumex de la section LapathuiuTourn. 

Cap. 3. A'jTi/i«j(i5« (fol. r. 72). Ks^yèce du genre Lysimaque, très prolmble- 
ment le Lysimaehia punctata L.; Dan bony rapporte, avec doute, au L. vulgaris 
L. la lif»nre du Codex C^üareus. 

Cap. 4. nç^ù'/ç/ov v.ppvj (fol. V. 72); Poligonin mast-uk = Polygonum du 
groupe Aviouîaria Meisn., mais Vespèec n't'st pas reconnaisjsnlde ; c'est avec le 
P. aviculare que Daubeny identîHo la ligure du Codex Cfle<5areus. 

Cap, 6. Hoinr/ivtiTü-^ (fol. r. 73). Figure médiocre du Pol3'gonatum multitlorum 
AH.; ta figure du Codex Ca^sa^eus eet (îetive, d'après Daubeny. 

Cap. 10, ïu^pvTïï wiift (fol. V. 74) = Aneliurta aegyptîaea D. C, 

Cap. 12. ÏT6*,»r, (fol. r. 75) = Poterium spinowum L. ; Uaubeny dit qu'il 
existe, à ee chapitre, dauH le Codex Ctesareup, une bonne figure du Pinipitiella 
ipinosa, mais cette espèce n'existant pa?« dans la tiomcnctature je suppose que 
Daubeny a eomiuin un lapsus ealanii et qu'ilavnit en vue le Poterium apinosum. 

Cap. 13. Kjjtttvc'j (fol, V, 75). La figure annexée h ee elmpitre me jmrait 
représenter une Uliaeée du genre Fritillaria; Daubeny, tout en qualifiant de 
mauvai^je la figiire du Codex Ciesarcûfl, la rapporte néanmoins au Conrolvulus 
flepium L. 

Oap. 14. nijPiJtii,wîvo,» {fol. T. 75). La figure me paraît représenter un Con- 
TolTulaSp peut-iïtre le C arvensis L. ou une es^pöce msine; le Codex Ciesareus 



donne« k ce lilmpitre, d'apr^is Daubeny* une bonne figure de Convolvulus 
itrretiHÎsj L. 

Cap. 16. Ktifi'tntiv (fol. V. 70). Staticc du groupe Limotdum Gr. et Godr,j 
prülishlometit cette dernière eepèce. 

Cap. 17. Vsf/«7rsuï {{o\. r. 77); Feu leporîs. Troa certaine m eat un Trifolium 
et probablemenl le T. 11 ^i »tic um Batb. 

Câp. 20, Hipiûv (fol. V. 77); Xilina radicf laen Krmodactili ; Sousen beri- 
Figure très défectueuse mais i[n*oii peut rapporter il un Gladiolus; MuiTant 
I>Bubi*nv, le C'^ttiv »Mirait repr^^sentô, dans le Codex Cœsareus, par une bonne 
ßgtire du Gladiolus communis L, 

Cap. 23—27. "A-^«!^?« et "Ay^ot^*« irif« (fol. t. 78 et r. 79}; i^o-^i« (fol. v. 
79); "K^icv (fol. r. 80). Parmi les diverses figurei* annexées à cea cbapîtreH, 
pluâieurs paraîusent représenter des espèce» du gimrc Kcbtum; dann k- Codes 
Caesareus iVyjfeuT« triait est représenté par une fij^ure que Daiibeny identifie 
avec TËcliium creticum tîbtli, {non L.) 

Cap. 30, "AyféiiTti (foL v. 80); Gramen; el Dil = Dactyloctenium aegyptia- 
cam Wiîld.î cV»t Cyinjdon Dactylon Ki-h. que Daubeoy a reconnue dans le 
Codcï Cjesareua, 

Ca p . 31. K.«i «y «Vjïfuî-t ; ( f o 1 . V , 80) î G ram en aliud; Ai^rost i s lEjrani en = C jnodo a 
Dftctyloti Kcb, ; Üaubeny identifie la ligure du Codex Cœsareus avec le Dacty- 
loctenium »egyptiacum Willd. 

Cap. 32. ' A*/f'MTTi4 ^ fvî i'j KiMMf /i^^'H^iht. (fol. t. 81); Gramen aliud = Hor- 
àièum mnrinnm L. 

Cap, 33. liàr^^tTH (fol. r, 81) = Sangiiiaorba otlicinnli» L. 

Cap. 36. X-^n'ùuoi {in\. r. H2); Achillea. Il existas à eo eUapit^t^ deux fijçures 
dont Tatie offre une tiigue rcsi^cmbtance avec le Ptarmiea umbellata Sbth. 

Cap. 41. f{J:T«7^/f6ï (fol, V, 83); el Ghikfi'ts Mauvaise represent at S on de 
TAiçrimonia Euiwtoria L. 

Cap. 42. Wît-'jf.y^yj^ni (fol, V. 8;i). Figure défectueuse tjuo je rapporte au 
Pot4*ntilla Toj-mentilla Ncst. tandis que c'est au P. reptans L. que Daubenj 
rapporte la plante du Codex Cœsarcu», 

Cap. 46. 'JTTfti*^.i tfoi. r. )<b)\ Caudn e<iuina. Espèce du genre Eiiuiaetum, 
vrainemblablenient TK, IVdmateia IClirh. ; Paubeny rap|K>rtt\ avec doute, à l'IÎ, 
«ylvaticuni L. Yli^mtép-i^ du Codex Crejqireus. 

Cap. 47. 'I;r7tûj(?*ç ïtî^w (fol. v. 85); Alia eauda equina; l>ench el üheil — 
Hippuns vulgaris L. ; la plnnte représentée dan« le Codex Ca;«treus parait être 
la même espèce, d'après Dnulieny. 

Cap, '18. kijf/6î ^*/.Yift, (fol. v. SI); Atia nrbor ^eu specieH Üaianos; el Qermez. 
Le mot Tfy.fia^ ajouté ä cùté tîe tn iigurc pcwtérîeurrment à la rédaction du 
manuserit, eoriutitue une erreur car cette miniature se rapporte bien au Hoz/fsj 
ß<tj,tH et d'après la forme des feuilles il faut l'identifier avec le (iiiereus cocci- 
fera L., elle oiïro du n'Me une grande niinlogie avec la figure de ce chùnc 
donnée par Mattbiole. 

Cap, 51. T^^v*'* (fol. r. Stî); Trfi*?ii!* 'J'ragonulo. C'cKt eertainement un Kplie- 
dm* mai» l'esnièee n'est pa« reconnais^sible. 



2S2 



Cap. 54. Ut/^wv/Jit (fal. r. 88). Parait rcprL^senUr le PurtuIucH oWrauea L. 

Cup, 55, \c'j7c/.iiffr, (fol, r. 88) = Hit) iuhry sura sanguineum IXC; ridentifi- 
calion ilü la fii^iirc du Codox Cjesartnis, proposât; par Daubouy, est dautfuse. 

Cap. Sf). \fMy<ivçj (fol. V, 88). Figure médioerc du Loontiee Chryaogoniini 
L,; dan» la Codex Cii'sai'eus la liguro est fictivi'. 

Cap. 57. tiM'/^wsu-j (fol, T. 88) ^ Afliitlea A^eratiim L. 

Cap. Gil UifitTrtps^hv (föl. r. 83); ColumbAnum, Columlmuai Kai ol Hamtim. 
C'est très prohablemeut le Verhena oilit'inalis L., d'aprt-s la forme dos feuilles. 

Cap, 6L 'lî,iK j34Tà:-Jî TTîjfitçrs^îij {6oK v. 89), Très proï^ablement lu Verbena 
»upiua L.j luaîs la tij^ure est niédiofTe- 

Cap, 63. 'X^KiMi (fal, v. yO); JaeintuH ^ UropeUlum trytliraouni Boisa.; 
Coha identifie ûvec^ rHyuctutlitiii orientalia L. le 'jt^/.vMùi dos mauiiaeriU de 
Vietinö tandi« que Daubeny rapporte au Seill« bifoHa L. la fîgiipo du Codex 
Cœsart'Uf* dont il a du n>Hte douni? une roprodaction dans «ea Lecturv* y» 
Roman Htufbüitdfjf tab, A'III. 

Cttp, 04. Mi{/i» jiinïj (fol. V. 90)5 Papavera. — Papaver bybrvdum L,; Colin 
et Daubeny sont d'areord pour reconnaître eette mime espèce dati» les manua- 
crîts do Vienne, 

Cap. i>5. Mï;*«*^ ii,«V6i (fol. r. 91); Alia Pu pa rem = Papa ver SLininifemiii 
L, vdr, setigemm üoiss. ; e'cafc également le Pavot somnifère que Col m et 
Daubeny ont reconnu dans les ma nu writs de Vienne. 

Cap, &6. Mîî/îjv jcî^«Tïr*4 (fol, r, 9ä) = Gkucium luteum Seop.j e'est cette 
mÄroo cflpÈce qui est représentée dans le Codex Caesarea« d'aprèsi Cohu et 
Daubeny, 

Cap. ti7. M^ifùiv v.^^s-i>^r,i (fol. V. 93); Mieon eraelia. C'e^t une plante du 
Genre Silène* uuxh l'o-'ipèee n'est lias determinable; auirant Daubony, la figure 
du Codes Cfeaarcus eat fietive. 

Cap. 69, Te7«v«,a6» (fol. r. 100); Jusqiamns sieu Adaman ; Bendj. Ce clmpitrc 
comporte trois miniatures appartenant tontes an gonre -Justiuiame et représen- 
tant les HyoKeyrtjHUs reticulutuj* L., Jl. aureus L. et H. albus L. ; il existe à 
ce eliapitre, dans les manuserits de Vîeune, une ligure ((ue Cohn rapportée 
seulement au genre Hyoseyaums, maiN que Daubeny identilie avec l'H. uïger L. 

Cap, 71. ÏT^^x^î ifimtsîoi (fol. t. 101); Solanum î Aneb et Ttialeb = Solanum 
MÎ^runi L. ; e'est Légalement eette môme espèee que Cohn ot Daubeny ont 
rei-üiinue dan^ le» manuscrits de A'ienne. 

Cap. 72. ïT^Jxv«* w;.*/«/r«jî!,i (fui. r. 102); Aliud Solanum. Tro.s vraisembla- 
blement le WitïumJa »omuifera Dun., niaiü la figure e?vt mêdioere; Daubeuj 
a déterminé la figure du Codex Cwsareus, PbvMJiliu Alkekengi L. m a is il ajoute 
qu'elle représenterait mieux le Pb. sonmifera L. (Witlmnia Dun). 

Cap. 73. iLTp-^-^^ci 'j>::v'^rt7.ii (fol. v. 10^); Alîiid Snlanun« aeu Alikmkabnni. 
Figure assez siemblnble à lu préeédente et que je rapporte de mônie au 
Withimia somnifera Dun. 

{Fin a» prochain ftumérû.) 




Stciiiheim's ärztliche Wirksamkeit deckt sïch chronologisch nnhe7.u 
mit ikTJenîgen Periotle, welche in der med. (beschichte als d'e 
sogen, nniiir philosophische bekannt und verrufen ist. Die BuKeiehnun^ 
,,naUirphilosophisch" trifft ungefähr den Kern der Sache, sofern man das 
Wort in dem Sinne imerpretirt von: mehr Phîlosû]jhie und weniger Natur 
oder selbst „Unnatur", Thatsachlich tragen die Leistungen jener Zeit ein 
Doppelamlitz : auf der einen Seite eine nicht imbeträchdiche Zahl ganz 
anerkennenswerter Arbeiten, deren Ergebnisse in gewisser Weise eine För- 
derung der biologisch -pathologischen Forschung bedeuten, auf der anderen 
Seite das Streben, die Thatsachen mit der Philosophie zu verknüpfen, nicht 
in der Weise, dass man bei der philosophischen Betrachtung positive 
Kenntnis und Erkenntnis aus der Medicin zu verwerten trachtete, sondern 
umgekehrt philosophische Speculation und namentlich eine ganz geschraubte 
Terminologie mit metaphysischen Tendenzen in die Medicin hinein- 
schmuggelte und die Wissenschaft damit entstellte, ihre Ergebnisse beein- 
trächtigte. S. ist der £chf€^ man kann fasJ m^en ^ebore^fë Verinter dieser 
Periode der Median. Auch seine Arbeiten tragen durchweg den Stempel 
mehr philosophischen als raedicinischen Geistes. Die Neigung zu philoso- 
phiren tritt bei S. schon in der ersten Periode seines Lebens, wo er dem 
arztlichen Beruf noch nicht entsagt hatte und noch nicht gänzlich in das 
Falarw asser der Philosophie geraten war, in einem Maasse hervor, dass 
dadurch das positive Thatsachenmaterial in seinen Publicationen förmlich 
erdrückt wird. Man glaubt sich bei rler lecture Steinhe'm'scher Arbeiten 
in die Schriften von Galen oder Paracelsus venäetzt und gewinnt für diese 
beiden ein neuesi Analogon ?,\\ui Verständnis und gleichsam zur Ent- 
schuldigung der oft sehr abstrusen, bei dem einen durch alt-, bei dem 
andern durch neu-platonische Lehren congestionirten, t^berladenen, formîich 
volJsaJ^gen Schreibweise, Es zeigt sich, dass und wie sehr gerade die 
Medici R zu allen Zeiten nicht minder wie flie Theologie und manche 
andere Wissenschaft zur Verquickung mit philosophischer Speculation ver- 



*i Diu Torpid h L<nik> Ablinndkin^ bildet einen Àbttchnitt einer umra^tfiimdcn Btctii]i«iiti- 
ßj<if;r«|jhir, die in nb^s^hbftrcr ZcU An Anderer Stelle rrftchclnt und dtm hi^knnnton Aretnui^ 
Alttrna tKcst. läaä hi ZuHdi) nuf Grünet det vutUtandi^rn, z.T. im iiamlHciinftliviien 
KlMlllfti« erhuH^nfti MuttL'rinla uucK aId Kviig'trinB'philQBn[tb und AcMtlietilci^r würdigi. 



«34 



Es dürfte vîelleiclit nicht wenig geben, die S. deshalb als deplacirt 
unter den Medicinern »ansehen möchten. Jedenfalls versteht man seine 
„Epîgenesis" (ein von S. mit Vorliebe angewandter Begriff) i,e. seine 
allmälige Entwicklung und Wandlung vom Mudiciner zum Religions- 
philosoph vollkommen. Es ware jedoch in hohem Grade ungerecht, wollte 
man S.'s Thätigkeii für die Medicin als gänzlich verloren oder bedeutungslos 
ansehen. Ganz das Ciegenteil ist richtig. Stein heim war nicht nur ein 
anerkannt erfolgreicher, glücklicher und tüchtiger Praktiker, sondern auch 
ein ausgezeichneter und scharfer Naturbeobachter, ein Schriftsteller, der 
Medicin und Nahirwissenschaft mit verschiedenen, beachtenswerten Neuer- 
ungen befruchtet hat. 

Gehen wir an die Würdigung S.'s als Naturforscher, speciell als Biolog 
und Mikro^kopiker, so ist zunächst zu gedenken seiner Arbeiter über die 
Eniwkkeiung {kr Pri>s£hc> Sie auf ihren Inhalt und ihre Bedeutung für 
den Fortichrilt zu beurteilen, ist Sache des Physiologen und Embryologen 
resp, des vergleichenden Anatomen von Fach. 

Soviel lehrt jedoch schon bei oberflächlichem Studium die unbefangene 
Prüfung auch den Nichts{jecia listen, dass die bezüglichen Untersuchungen 
mit Fleiss, Ausdauer, Sorgililt^ mit Kritik, durchaus nach den Grundsätzen 
exactester Methodik und mit unKwerfelhaftem Experimentiertalent angestellt 
sind. Die Ergebnisse derselben sind in iswei sich ergänzenden, umfang- 
reichen Arbeiten niedergelegt. Die Forschungen S.'s auf diesem Gebiete 
erstreckten sich über mehr als zwei Jahrzehnte, während deren S. seinen 
Gegenstand fortgesetzt im .^uge behalten hat, wie auch das, in Hecker*s 
litt, Annalen XX. 1831, p. 266 — 171 veröffentlichte Schreiben betreffend 
eine Bcobach/ufii^ üh^r die Lebensvt'rhiU/nisse der eÎN^ esper rfen grünen 
Kle/ierfrtmhe im IVinier beweist. Die erste, S3 Kleinoctavsciten umfas- 
sende, mit 3 Kupfertafeln à 29,22 lu 26 Figuren ausgestattete AhhandUing 
erschien iSzo, die letzte, sd. et'a. gezeichnete, 81 tirosscjuartHciten lange 
und ebenfalls mit grossen Figurcntafeln ilUiütrirte, aus einer Angabt in 
der Vorrede zu schliessen, etwa 1844; diese schliesst an Unterstich imgen 
an, die bereits vom J. 1827 herrührten» Wie alle Arbeiten S.*s zeichnet 
sie sich durch staunenswerte Itelesenheit aus, durch geistreiche Aperçus* 
durch ausgiebige Bcrücksichligung der idteren IJtteratur, namentlich durch 
eine erdrückende Fülle von Citatcn aus der altklasbisch-mcd. und natur- 
wissens^.- haftlich en IJtteratur, Die letiste Abhandlung wittert bereits die 
Morgenluft moderner Experimentalphysiologie. Dîc grosise, ohne Jahr, 
gezeichnete Aiihandlung, tkren Kenntnis ich der Güte des Rabbiners H rn, 
Dr. Lucas aus Glogau, eines Grossneffen von S., verdanke, schliessl an 
Angalx:n %'on Swammcrdamj dem grossen hollandischen Naturforscher 
und Mikroskopiker des 17. Jahrhunderts, an^ die z, T, bekämpft werden 



und enthält in ihrem ersten Teil eine scharfe Kritik und Widerlegung 
der unter Curür's Aegide entstandenen preisgekrönten Arbeit des Fran- 
zosen Dtigh, Zu den Funden der genannten Forsclicr, \\U /u denen von 
Rathke (Königsberg) und Jiusconi (Pavia) ist manches Neue durch S. hin- 
zugekommen. Für S, hatten die Arbeiten noch einen höheren, %o t\x sagen 
philosophischen Zweck, worauf in gemsscn Sinne ja alle schiftstelierischen 
Leisttmgen von S. zugeschnitten sind^ namentlich die Fors:;hungenauf den 
Grenzgebieten von Physiologie und Psychologie, von denen weiter unter 
noch die Rede sein muss, in ganz ausgesprochener ^Veise. Fiir S. waren 
Untersuchungen über die Entwickelung der Frösche Beweismaterial für 
seine Theorie der ,^Epigenesis*'', die im Gegensatz zur Praformationslehre 
d.h. zur Theorie von den Umwandlungen aus einer Primitivform lehrte 
„dass nur in der geistigen Monas des organischen Wesens der Entwurf 
aller, sich im jedesmaligen Organismus nach und nach hervorbildenden 
Organe vorgezeichnet und l^estimmt sich vorfindet''. Mit diesen Worten kenn- 
zeichnet S, selbst in der einleitenden „Rückerinnerung" z-j seiner n weiten 
grosseß embryo logischen Publication das ^Vesen seiner Lehre. St. erweiî-t 
sich auch hierin als echtes Kind seiner Zeit. Ein grosser Teil der Arbeiten 
von den Haupt Vertretern der naturphilosophischen Richtung galt ja der 
Begründung einer sogen. „ Evolution sl ehre", zw deren Idee das Bestreben 
führte, eine „Weltseele" zu construiren^ für die verschiedenen Einzelergeb- 
nisse der Naturforschung einen allgemein giltigen Ausdruck zu schaifen 
und sie unter ein einheitliches Gesetü unterzuordnen (cfr> Pagel, Einfüh- 
rung in die Gesch. d. Med. Berlin 1S98, p. 340)* Ganz im Bannkreis 
dieser Denk rieh tutig stand auch S., und die Arbeiten im Embryologie 
des Frosches sprechen in <lieser Beziehung eine bereite Sprache. 

Auch 8,'s übrige verhält nissmässtg zahl — ^ wenn auch nicht umfangreiche 
Veröffentlichungen zur Biologie sind in ähnlichem Sinne gehalten. Sie 
offenbaren eine Art von Doppelseele: sehr verständige und richtige, gegen- 
wärtig von den Physiologen als solche bestätigte Angaben, ein gezwickt und 
eingezwängt in ein philosophisches Bindegewebe in dem Maasse, dass dies 
fast als die eigentliche Hauptsache erscheinen könnte und die positiven 
Mitteilungen dem gegenüber verschwinden. Dabei aber wegen der geist- 
reichen Sprache eine fesselnde und unterhaltende lecture zumal für den 
Leser, der nicht ticnkfiUllj sondern geneigt und fähig ist in den Ideen gang 
S. 'scher Ausführungen sich zu vertiefen- In dem Aufsatz ^yZur Physio h^k 
des GeAäri' (Heckefs litt. Ann. XXXIII, 1S36, p. 377—232) geht er 
auch auf die hezuglichen Verhältnisse bei der Schnecke {Helix Pomalia) 
dn, wie denn mit Voriiclie S. neben den rein pathologischen noch com- 
parativ biologischen 1'hematen (Anat. u, Physiologie der Pflanzen u. 'l'ierc) 
seine Arbeitskraft widmet. Zu erwähnen sind als in das Gebiet der Botanik 




^$6 



fallend die längeren Betrachtungen über „<//V eigenthümliche Saamenbildung 
der wohlriecliettden Veiichen" (ebda X, 1828, p. 397 — 400, XX, 1831, p. 
266 — 271), in denen das vielseitige Wissen von S. eine glänzende Bestäti- 
gung erhält. Wie sehr das eigentliche Beobachtungsmaterial von reinphilo- 
sophischen und speculativen Erwägungen erdrückt wird, zeigen die auf die 
Physiologie der Sinnesorgane u. ähnliche Probleme bezüglichen Arbeiten. 
In Hecker's litt. Ann. d. ges. Heilk. XXIV, 1832, p. 1—80 findet sich 
eine langathmige Untersuchung zur Epigenese der Sinnesorgane. Hier wird 
mit den bei den Naturphilosophen jener Zeit geläufigen Begriffen und Ter- 
minis „Activität", „Passivität", „Polarität", „Spontaneität" u. drgl., die ein 
leeres Spiel von Worten u. Hypothesen bedeuten, operirt. „Die fünffachen 
Thätigkeitsformen der Sinne sind die prästabilirte Harmonie des Gewahr- 
werdens mit der Nalurkraft selbst, die appercipirt wird" heisst es z.B. 
gelegentlich, und am Schluss wird eine Tafel des Sinnensystems beige- 
geben, die wir als Specimen für die Denkrichtung der Naturphilosophie 
hier folgen lassen. 

Tafel des Sinnensystems 

(nach Steinheim, Heckers litt. Ann. XXIV. 1832). 

A. Chaos zz: Coenaesthesis 

1) Erste Entwickelungsstufe aus dem Gemeinge- 

fiihle; Nähe-Wirkung 

2) Zweite Entwickelungsstufe aus dem Gemeinge- 

fühle ; Fern-\Virkung 

3) Dritte Entwickelungsstufe; 

Übergang ins Endlose 

Oder B. 

i) Subjective Sinne; Epoche des Ununterschie- ( d) Getast 

denen S b) Geschmack 

2) Vermittelnder Sinn; beginnende Trennung J v Geruch 

des Subjects vom Objecte ( ' 

3) Objective Sinne; vollendete Trennung von j d) (Besicht 

Object und Subject ( é) (iehör. 






Getast 
Geschmack 
Geruch 
Gesicht 

Gehör. 



i) Subjective Sinne 



Oder C. (Gewöhnliche Methode). 

a) Geschmack 
/;) Geruch 



2) Objective Sinne 



c) Getast ^ 1= der Masse V 

d) Gesicht =^t= der Flächer " 

e) Gehör =4^= der Linie V. 
Das naturphilosophische Glaubensbekenntnis S.'s kommt hauptsächlich 



237 



in dem tief durchdachten Essai über ,,P/ui&sûphie und Physik" (Hecker*s 
litt. Ann. XIV. 1829, p. 3S7 — 408) /.um Ausdruck mit dem Motto aus 
Aristoteles: i> rà^n roTg (pu&'txûîç iyucTTi rt jai^^jcrrd^. „Man hat sich 
bisher"^ beginnt S,, „recht viel von dem herlhringenden Kinfluss der 
Philosophie auf die Naturkunde (Pliysik im weitesten Sinne) zu erzählen 
gewusst. Mit ungeschwlchteni Vertrauen hat man seil Jahrhunderten 
mislungene Versuche durch ne Lie /xy ersetzen versucht, Ja man kann sagen, 
es sei einmal eine stereoty^pische Formel geworden^ die Philosophie wirke 
fördernd auf die Natumssenüthaft ein. Wer nun etwa, wäre es auch nur 
versuchsweise^ dieses ewige Sprechen und Nachsprechen vorläufig in Zweifel 
ziehen und durch manche getauschte Hoffnungen bewogen einstweilen das 
Gegenteil supponiren wollte, würde der sich einer verbrecherischen Lästerung 
oder vorsätdichen Lust am Sonderbaren verdächtig machen? Die Voraus- 
setzung der blossen Möglichkeit einer nachteiligen Einwirkung der Philo- 
sophie auf die Physik ist vielen ein Greuel, vielen eine Thorheit.'* ...... 

S. unterscheidet zwischen der dogmatischen und kritischen Philosophie 
bezüglich ihres Einflusses auf die Naturbetrachlung. „Der Naturforscher", 
fahrt er fort „stösst schon beim ersten Schritt auf Schwierigketten, die 
sein Fortachreiten notwendig hemmen müssen» und diese sind der Art, 
dass sie in der Physik selbst unlösbar sind, und daher kommt die Er- 
scheinung, dass die Philosophie älter als die Physik ist, wie die Poesie 
der Prosa voranging. Zuvor erst hat es ja der Naturhistoriker mit dem 
Körper zu ihun. Wohlan ' Bevor wir seine Eigenschaften erkunden, rausslen 
wir doch wohl wissen, was er selbst an sich ist. Gehen wir ferner darauf 
aus, die Wahrhaftigkeit der Sinneszeugnisse zu wägen, so begeben wir uns 
abermals über die Grenzen der Sinne hinaus, da es ja unmöglich ist, dass 
das Sinnliche tiber das Sinnliche in dieser Hinsicht einen Spruch abgebe, 
weil dieser Spruch die Fragen nicht lOste, sondern nur veränderte oder 
vertagte und die Sinnlichkeit sich selbst nicht zu prüfen im Stande ist als 
wiederum mit der Sinnlichkeit. Aus allem ist ersichtlich, dass es das erste 
Bcdürfniss des forschenden Geistes auch im Gebiete des Sichtbaren sei, 
das Unsichtbare ïu erkennen, dasjenige, durch welches Erfahrung allererst 
möglich wird/' „Wie wird nun", fragt S. weiter, »,das Bedürfnis nach dem 
Sögen. Tran ssren den Ualen befriedigt, nach dem, was nicht Gegenstand der 
Sinnlichkeit und der Erfahrung ist." Kr antwortet : „Der Durst nach Wissen 
ist nicht zu befriedigen; dennoch bei vollkommener Einsicht von der 
Buden bsigkeit unseres Strebcns ist das Streben unverändert nach der 
Vollendung hin. Soviel ist ausgemacht, dass diese Vollendung auf dem 
Wege der empirischen Synthesis ebensosehr ohne Ende ist als die Reihen- 
folge der Ursachen und ihrer Wirkungen. Diese Unvollendbarkeit geht 
soweit^ tlass sie selbst da noch statt hat, wo unsere Ueberzeugung die Zahl 



«3* 



der Fälle für abges^' blossen erklfiren miisste; denn das eigentliche Wesen 
der Volkmluiig würde noch immer fehlen. Das Wesen der Vollendung 
kann naralich eigentlich nur darin bestehen, dass wir auch ohne diese 
Vollendung ausgeführt zu haben, ja bei der Einsicht ihrer Unausführbarkeit 
in der That, doch ein Mittel besitzen, das uns die Gewissheit %*erschafft, 
jeden Fall, der möglicherweise vorkommen kann, s<hon im gesetzlichen 
Schema %'or seinem Vorhandensein in uns angeschaut zu haben. Wer z.B. 
um die Summe der drei in jedem Dreieck eingeschlossenen Winkel in 
wissen^ sich die Mühe gegeben hatte, eine grosse Anzahl von Dreiecken 
in dieser Hinsicht auszumessen und die Summe richtig gefunden hätte, 
der ware doch noch weit entfernt von dem mathematischen Gesetze und 
zwar in zweifacher Hinsicht, erstlich weil die Zahl nicht zu vollenden ist 
imd noch imnner neue Dreiecke denklmr sind, von denen es stets noch 
zweifelhaft blieb, wie gross die Summe ihrer eingeschlossenen Winkel wäre 
und vorzüglich zweitens deshalb, weil noch immer die Anst:hauung a priori 
fehlte^ die uns aus dem Gegebenen einen Lehrsatz bildet, der mit Noth- 
wendigkeit und deshalb für alle Fälle gelten muss. Ein Erfordernis des 
Wissens ist das Attribut der Noth wendigkeit". . . . Die nun folgende Be- 
trachtung über das maihematische Wissen vom Wesen der Dinge endigt 
tnit dem Resultate (nach S.'^ eigenen Worten): „Das Unternehmen an 
und fïir sich, ein Ding an sich als notwendig begreifen zu wollen^ ist ein 
falsches und leidet an einem inneren Widerspruch. Die Form „Notwendig- 
keit" hat nur Beziehung auf unser Denkvermögen, dieses ist genötigt^ die 
Zahl- und GrössenverhäStnisse so und nicht anders an?:uschauen. Objecte 
aber selbst sind insgesaramt und überhaupt ist alles was existirt für uns 
zufällig. Ks hört auf für uns zu sein, sobald wir es als noth wendig wesend 
anschauen wollen ; denn wir verwandeln es eben alsbald in ein Schatten- 
und Schein wissen, in ei neu mathematischen Raum ohne Austlehnung". S. 
stelät dann einige Fragen und Antworten der Naturphilosophie mit solchen 
der Naturwissenschaft in Parallele. Wie verhalten sich das Ein imd das All? 
Ist das All, Eins? oder das Ein — All? Hat die Zeit einen Anfang? Ist 
der Raum begrenzt? etc. — Das sind die bekannten Fragen der Natur- 
philosophie» und ihnen gegenüber stehen (nach S.) die naturwissenschaft- 
lichen Fragen nach Ursache und Wirkung. „Fragt nun der Naiurhistoriker 
den Philosophen, was ist denn das eigentlich, mit dessen Veränderungen 
ich mich befas.sè? Was ist ein Körper an sich, wie besteht er? wie ist er 
geworden? so erhält er ^ denn in seinem Gebiete liegen Antworten auf 
diese Fragen gana und gar nicht — mancherlei Bescheid. Alles insgesammt 
aber iässt sich auf die mathematiücben Axiontata reduciren, und auf diese 
Art wird rückwärts ein Körper a priori construirt (rückwärts^ wenn wir 
das Fragen ein Vorvvärtsgehen nennen mtlssen), der alle Eigenschaften 



239 



eines mathtmaliscKen hat, d.h. gar keine, selbst kdne Aiis^k'hnuf-ig, Also 
wird ein Körper und eine Weît geboren, die eben keine sind'* ? Mit einem 
historischen Ueberblick über die Natuqiliilophie von je bis jetzt und anderen 
gesc:hichdjchen Bemerkungen schliesst S. wie folgt : „Der Welt des Werdens 
und Vergehens, in einer ^Veît des Ausgedehnten und des Verfliessenden, 
können wir uns nur soweit solches überall uns vergönnt ist, unter beiden 
Forroen, des Neben- und des Nacheinander, bemei stern, also durch Ver- 
gleichung und Erfahrung. Als Basis dieses Räumlichen und Zeitlichen ist 
vor unserem Gemüt he die Teleologie als unzertrennliche Idee von der eines 
persönlichen und also frei waltenden Demiurgen. Diese Idee einer Teleo- 
logie aber ist es auch, die alle fruchtbare Naturfor^hurig von jeher geleitet 
hat, sowie die Methode der Induction im Gegensatz zur Demonstration! 
immer und ewig die rechte Basis aller ärztlichen Bereichening der Natur- 
wissenschaften war und bleiben wird." 

Wir haben geglaubt auf diese Ansichten S. 's mit grösserer Ausführlichkeit 
eingehen und einzelne mit den eigerien Worten des Autors gleichsam in „photo- 
graphischer Treue'' reproducieren zu sollen, weil sie gerade für das Bild von S. 
von wesentlicher Bedeutung zu sein scheinen. Enthält doch dieser Aufsatz das 
Programm %'on S,, die Darlegung seines allgemeinen Standpunktes über die 
Grenzfragen und -Gebiete zwischen Philosophie und Naturforschung und 
liefert er doch den wichtigsten Schlüssel zum Verständnis und ^ugleicli zur 
Rechtfertigung und Entschuldigung der Abwege, auf die S. in einigen seiner 
spateren Produkte unzweifelhaft geraten ist, die so recht als Specimina 
einer Naturphilosophie von weniger erfreulicher Qualität figuriren müssen. 
In dem der Zoologischen Section des naturhistorischen Vereins zu Hamburg 
am 9. März 1843 gehaltenen Vortrage vom hisfinck (41 pp.) rait dem 
theosophîschen Motto: „Es gehen die Wesen alle vom Tode durchs Sterben 
zum Leben" (Jacob Böhme) finden wir eine ganx erstaunliche Fülle ausser- 
ordentlich glücklicher Beobachtungen und zoologischen Einzelwissens, 
daneben aber soviel philosoph. tran^seendentale Paraphrasen, soviel Hypo- 
thesenkram und willkürliche Interpretation der Thatsachen, dass ohne 
weiteres zu Tage tritt, wie sehr mit dem Mediciner und Naturforscher der 
Philosoph durchgegangen ist, und wie sehr der phi losoph. Geist den klaren 
und nüchternen Verstand von S. fort- und hingerissen hat. Positivismu^ und 
nüchternes Stehenbleiben bei dem Thatsächlichen war nicht S/s Sache, 
sobald sein Geist mit Problemen sich beschäftigte, deren Natur wohl zu 
Aus- imd Abschweifimgen in die Luft weh des Metaphysischen verführte. 
Die bisher ungedruckte in Rom am 10. Dezember 1847 abgeschlossene 
Abhandlung mit dem Titel: ,,Das Lu ht in seiner Bezkhtm^ zum Lebm" 
deren Mscr. ich Dank der Freundlichkeit des Hrn. Dr. Lucas längere Zeit 
einsehen und studiren konnte, ist ganz an den Gedankengang des be- 



S40 



kannten Kîdnuyer angelehnt und für uns eigentlich schwer oder doch nur 
mit grosser Ueberwincfung gcnîcssbar, jedenfalls unverdaulich. So sehr wir 
den Philosoph. Geist, der darin von S. dotumentirt wird, schätzen müssen 
so gkuben wir, dass der Nachwelt nichts verloren geht» wenn diese 
Abhandlung auch weiter ungedruckt bleibt. Sie wurde höchstens zur 
Geschichte der menschlichen bezw. naturphilosophischen Ausartungen 
einen an sich nicht uninteressanten Beitrag liefern. 



VARIETE. 



Enseiffnemeni sur hs rapports da ntf^dertn ai^ec te public. 

D'ftpros It* Boston Medic, aad Siti'ff, Jnurnaff lea étudiants du ITtirvard 
Medh. Sehnt>l ont firninp;é utio Ht'ric de \ci;ona donnét^s par des hommes ^niinents, 
sur les rapport!* du mt'd^i'in avec; k t'ouimunaut^. Le Journal of thi Am. Med, 
Âss, loue cen efforts des étudiants en médeeitic qu'on ï^uppoaaiÈ Htç déjà trop 
Énumenés par lours cours. Le Juntpiml dit, c^u'il y a 10 ans, on n'aurait pu 
s'attcïitire a une initiative comme i-elle-ci. 

Cependant dans les deii3ç lustres les opinions des étadtAnta se sont ehaniç^eB 
et amplili*?cs; phiü indépendants qu'autrefois il« viennent de sentir le Wsoin 
d'éltîmenU dans leur éducation qui jiistpi'iet y faiîjateot défaut. L'éthique 
TntSdîenle se troure parmi lew élémenta d'édiiention supiärieure que le Jcurnal 
désire qu'on enseigne à l'avenir. 

Tout en approuvant rînitiative priie nous pensons qu'on a débuté seulement 
pans avoir déjà fait tout le ncpessaire. Or, l'enseignement de l'éthique médieale 
n'est qu'uju^ partie iuté«;rante de renseignement de riiij^toiro de la médecine. 
On trouve l'exposition de l'éthique depuis HippotTatc, depuis Susruta, dans 
tou« leit manuels dt? rhistoîrc«. Celle-i'î, In vie et les luttes* des K*''"ids hommes 
uouvent nmrtyrs qui ont établi notre scienee et leurs rapports avec les milieux 
où il« vivaient, cette histoire contient un agent d'éthique des plus puissnutâ. 
De temps immémorial ou regardait eomme indi.'<pen«able à la formation de 
caractères nobles, dea livres tuls quo „les Vies de Plutarque". Ce qui râlait 
pour le^ héros de» batailleii vaudra sann aucun doute {>our les eombatt&nts 
de rimmatiité. 




Hnchishj which m the (Hsreputable iuloxicant drug of the East, as 
opium is the respectable narcotic, is of unknown antiquity. It 
is kiiov^n ihnt the filjre of the hemp-pLint, Cufinabis saliva^ was used for 
cürd.ige in ancient times; and it is ihurefore probable that the resinous 
exudation, **bouey" or "dew", which is found upon its floyi^ering tops on 
some soils, or in rt-rtain climates {Canmzfns Indka), was known for its 
stimulant or intoxicant properties from an equally early date. The use 
of the resin as an intoxicant can be proved from Arabic writings as early 
as the 6th or 7th centuries of our era (De Sacy, Chreshrma/hie Arahe) 
and we may assume it to have been traditional among the Semites from 
remote antiquity. There are reasons, in the nature of the case, why there 
should be no clear history. All vices are veiled from view: they are Sîth 
rasa; and that is true e-specially of the vices of the East. W'here they are 
alluded lo at ail, it is in cryptic, subtle, witty and allegorical terms, 
Therefore, if we are to d^Mcover them, tt*e must he prepared to look beîow 
the surface of the text. 

In the O, T. there are some half-duxen passages where a cr)q)tic refe- 
rence to hachish may be discovered. Of these 1 shall select two to begin 
with, as being the least ambiguuus, lenvitig the rest for a few^ remarks at 
the end- The two which I shall choose are both made easy by the use 
of a significant word in the Hebrew text. But that word, which is the key 
to the meaning, has been knowingly mistranslated in the Vulgate and in 
the mo<lern versions, having been rendered by a variant also by the LXX 
in one of the passages, and confessed as unintelligible in the other by 
the use of a marginal Hebrew word iu Greek letters. One must therefore 
become philologist for the nonce; and I must aixïlogîse for trespassing 
beyond my proper sphere. My apology is, that if one knows the subject- 
matter, a little philology may go a long way. On the other hand, the 
Biblical scholars themselves cannot always be purely objective; they cannot 
avoid having some theory iu the background of their exegesis; and the 
theory may be a caprice, where there is no insight into a subject which 
involves medical considérations. 

The first passage which I shall take is Canticles 5, 1 ; "I am come 
into ray garden, my sister, my spouse; I have gathered my myrrh with 
my spice: / /uivf eaten my himeytmib with my honey} I have drunk my 

1903. 18 



242 



wine with my milk/' In the Hebrew text, the phrase in italics reads: "1 
have eaten ray wood (yugar) with ray honey (debashy^ St. Jerome, in 
the Vulgate, translatctî the Hebrew word meaning "wootl" by favtim^ or 
honey-comb — comcdi fsimm cum meUe m€0\ which is not only a hold 
licence, but a platitude to boot, inasmuch as there is neither wit nor point 
in making one to eat the honeycomb with the boney. The LXX adopted 
a similar licence, but avoided ihe platitude» by translating thus; i(pa,yù)f 
âfTO¥ fiov (isTsi ^ffuT&g fjiou. ''I hsve eaten my èread with my honey". 
And this is the reading that Renan has followed in his French dramatic 
version of QinticleH (the first verse of the fifth chapter being transferred 
to the end of the fourth chapter). Where "honeycomb"^ favus^ is plainly 
meant by the context, the Hebrew word is either izQaph^ as in Ps. 19, ro 
and Prov. 16, 24, (where the droppings of honey from the comb are 
meant), or it is nùh-phcihy as in a passage of Canticles, 4, ir, close to the 
one in question, ("Thy lips, O my spouse, drop as the honeycomb ; honey 
and milk are under thy tongue".) Again, the w^ord yagar^ which the 
Vulgate translated favum for the occasion, is used in some fifty or sixty 
other places of O. T. always in the sense of wood, forest, planted field, 
herbage, or the like. The meaning of Cant. 5, i, is clear enough in its 
aphrodisiac context; "I have eaten my hemp with my honey" — comedi 
cannabim cum confecHofU meiäs, which is the elegant way of taking hachish 
in the East to this day. And this meaning oî ya.i^ar (wood) in association 
with iitbask (honey) is made dear by the other passage with which I am 
to deal, namely 1 Sam. 14, 27, the incident of Jonathan dipping the point 
of his staff into a "honey-wood"» and merely tasting the honey, so that 
his eyes were enlightened. The one is the aphrodisiac effect of hachish, 
the other is its bellicose or furious effect. 

The correct exegesis of i Sam. 14, 25 — 45, is of great importance not 
only for understanding Jonathan's breach of a certain taboo, but also for 
the whole career of his father Saul, ending in his deposition from the 
kingship through the firm action of Samuel, and the pitiable collapse of 
his courage on the eve of the battle of Gilboa, The theory is, that both 
Saul and Jonathan were hachish-eaters; it was a secret vice of the palace, 
while it was strictly forbidden to the people^ Saul had learned it of the 
Amalekites; it was that, and not his disobedience in saving captives 
and cattle alive, which was his real transgression, and the real ground 
of his deposition from the kingship at the instance of the far-seeing 
prophet. No true statesman would have taken action on account of a 
merely technical sin of disobedience; the disobedience was real ami vital j 
but the substance of it had to be veile<l behind a convenient fiction. One 
great object of Jewish particularism was, to save Israel from the %'ices 



343 



» 



thai destroyed the nations around; and Samuel appears in Lbal respect the 
first and the greatest ol" the prophets, tlie prûtotyi>e censer mortim. 

The incident related in i Sam. 14 arose during a raid upon the 
Philistines, in which ihe Jewish leader, Jonathan, distinguished himself by 
the Dumber of the enemy whom he slew^, but at the same time broke a 
certain law or taboo, for which he was afterwards put upon his trial and 
condemned to death. The incident, previous to the slaughter, is thus des- 
cribed: "^d all [they of] the bnd came to a wood, and there was honey 
upon the ground. And when the people w^ere come into the wood, behold 
the honey droppetl ; but no man put his hand to his mouth : for the people 
feared the oath. But Jonathan heard not when his father charged the 
people with the oath ; wherefore he put forth the end of the rod that was 
in his hand and dipped it in an honey-comb {ya^'arah hmiehasl)^ and put 
his band to his mouih ; and his eyes were enlightened." The exegesis of 
this pasFiage has been started in an entirely false direction by the bold 
licence of the Vulgate in translating the two Hebrew words meaning *'honey 
wood" by fivtrnttty honey-comb. The earlier sentences, however obscure, 
show that the "honey" was of a |)ecüliar kind, there being no suggestion 
of combs or bees. The Syriac version gives the most intelhgible account 
of it, as follows, iatiné: **Et sylvas ingress! essetit, essetque mel in sylva 
super faciem agii, ßueretque mer* — expressing not inaptly a field of 
hemp with the rewinoitö exudation upon the flower-stalks, which would 
flow or nm by the heat. In The Be fi,^ai Dispinsa/ôry ^hy ^ .'BAy^h^wgh- 
nessy, MD. (London, 1842), there is the following illustrative passage 
p. 582: "In Central India and the Saugor territory, and in Nipal» c^f/rr//x 
is collected during the hot season in the following singular manner : Men 
clad in leathern dresses run through the hemp-fields brushing through the 
plants with all possible violence. The soft resin adheres to the leather, and 
is subsequently scraped off and kneaded into balls, which sell from 5 to 
6 R, the seer. A still finer kind, the vwomeea^ or waxen churrus, is col- 
lected by the hand in Nipal, and sells for double the price of the ordinary 
kind. In Nipal, Dr, Mc Kinnon informs tis, the leathern attire is dispensed 
witht and the resin is gathered on the skins of naked coolies." Jonathan's 
mode of collecting was of the simplest: he dipped the end of a rod into 
a "honey- wood", and carried it to his mouth ; a mere taste of it caused 
bis eyes to be enlightenetl. The whole incident is obviously dramatised, 
or made picturestiue — the growing field of hemp, the men passing through 
it, Jonathan dipping the end of a rod or staff into the resin upon a stalk 
as he passed by. The real meaning is, that Jonathan was a hachish-cater. 

It is remarkable that the LXX translators had no suspicion of this 
cr>i>tvc meaning. Their Greek version is the most confused of any; but 

18« 



344 



it appears that they were aware of something obscure, and that they tnade an 
honest attempt to give a meaning lo the Hchrew pair of words "honey wood'', 
translating the word for "honey" by itself and again, by itself the word 
for **wood" in the Hebrew text (v. 25^ 26), by fi€?^nra-iii'^, a//anum, or 
bee-house. The Greek of the LXX is: Kxt IaxK Spufxàç y^i- fieXt^<T^-'^ùç jutrà 
rpéffùiiTOi/ T9Ü â'^-pov, Keti ela-i^KÛEv è X«ö$ d? ràv ftfX(^7(^Cva. jtjii î^sù éTopEÙrro 
Kx'A,^y, The strange word IääX is obviously a transliteration into Greek of 
a Hebrew word. Well hausen, in his earliest work, Der Text der Bûcher 
Samueiisj Gott. 1871, p. 91, hau given an explanation, which I should 
not have recalled had it not been pronounced to be "remarkably clever" 
by Driver, {Notes on the ffeùrew Texi of the Bm^ks of Samuel, Oxford, 
1890^ p. S6). Wellhausen says: "Ua/V und ipufLOc ist Du pi et te, beides dem 
hebräischen ya^ar entfiprechend. DemsêU>en Worte aber entspricht nach 
V. 26 auch fiEKttrtni'i', Also haben wir hier ein Triplette'*. I speak with 
deference; but I do not understand how UaX (Hebrew) can beadoubiel 
of ^pvfÀéç^ still less how fiëhiirtni:'^ can be a doublet of either or both* laxÄ 
as a Hebrew word written m Greek characters appears to be exactly the 
part of a verb meaning "we have done foohshly", or "they are foolish", 
which would have been used as a marginal remark (although now incor- 
porated in the text) to signify that the passage was unintelligible or cor- 
rupt. How it can stand for ja^çtir, meaning „wood" {SpvfiôÇf a wood or 
coppice), is probably clear to Hebraists; at aU events, that is assumed in 
Wellhausen's theory of a doublet, the sense being "there was honeycomb 
on the ground". The idea is that of "honey" m some association with 
"wood", which the I^XX took lo be the bee-house. The natural associarion 
of *'honey" with "wood*\ is "vegetable honey", or plant-honey; and it is 
clear from the powerful effect of a minute quantity of it, and from the 
kinds of effect, (aphrodisiac and l>eiHcose) that the honey-wood was the 
hemp-plant with its resinous exudation. 

The effects, in the case of Jonathan, are unmistakeable. A mere taste 
of the honey on the end of the rod caused his eyes to be enlightened. 
His defence, when put on his trial for breaking the taboo, was the 
smalhness of the quantity which he ate; a plea which rcmindiä one 
of the famous apology of the young woman for her love-child, that 
"it was such a little one'*. There is an old explanation of this enlightem- 
nent, discussed by F. T. Withof, "De Jonathane post esum mellis visum 
recipiente" {0/>t/se. pkiipio^. Lingae, 1778, pp. 135 — 139). It turns upon 
on the Talmud ic saying, OchU tut prae jejumo obsatra/i sunt; and 
upon another passage in the same, where food is to be administered to 
onc^ "donee iliumifiefittfr oatli ejus*'. Some colour is given to this idea of 
the ilJuminating effect of food for the hungry» by the context, i Sam* 14, 



Z4t 28, namely the formal words of the taboo, "Cursed be the man that 
eatelh fûûd until tlic evening", and the remark, that "thii people were 
fdnt'^ as if by abstiijence from food. But the minute quantity tasted by 
Jonathan shows that all these references to "food" are merely cryptic or 
aJlegorical. Also the effect upon Jonathan was, that he ran a-mûk amongst 
the Philistines ; and it is implied not vaguely that, if his followers had 
also partaken of the same food, "there had been now a much greater 
slaughter among the Philistines". Jonathan's exceptional prowess upon the 
occasion was also the ground of his being rescued by the admiring popu- 
lace from the death to which he had been condemned by his father for 
breaking the taboo. 

The evidence that Saul himself was a hachish-eater ts not so direct as 
in the case of Jonathan. There is not a hint of it until after the iîîcident 
of the forbidden honey tn tlie attack upon the Philistines j but, in the 
inquiry upon that breach of law, it is significant that Saul and Jonathan 
are ranged together upon one side in the trial by lot, and the people upon 
the other» the second ballot being between Saul and Jonathan. The next 
chapter introduces the very old theme of the revenge upon Amelek for 
treachery many generations before; Saul goes upon the expedition, brings 
back Agag with him, and disobeys the prophet's orders in other respects. 
From that disobedience his ruin dates. Samuel had a most imaccoimtable 
animosity to Agag, so that he hewed him in pieces with his own hands. 
The presumption is, that he had corrupted Saul by the evil example of 
his Amalekite ways. Next, we have the appearance of David ujKm the 
scenes in the capacity of a harper, to soothe Saul's fits of fury and melan- 
choly, when he was under the influence of the evil spirit. Dr. J. Moreau 
(de Tours) in his valuable work Du Ilachish et de V Aiiénaiion Meniaie^ 
PariSj 1845, has shown that music has no effect upon the ordinary run of 
melancholies (pp. 84 — 85); the idea that it might be useful in lunatic 
asylums comes from the misuntlcrstood example of David playing before 
Saul. But this idea» says Dr. Moreau, "belongs to the domain of comic 
oi)era"j not only so, **mais nous avons maudit souvent la harpe de David 
et i'hypochondrie de Saxil, qui ont manifestement produit toutes les billeve- 
sées", The only kind oî mental alienation that is influenced by music, as 
Dr. Moreau shows farther, is that due to the intoxication of hachish — "la 
puissante influence qu'exerce la nuisir4ue sur ceux qui ont pris dii hachish,... 
La musique la plus grossière, les simples vibrations des cordes d'lme harpe 
ou iTune guitare vous exaltent juHqu' au délire ou vous plongent dans une 
douw melanrholic". And yet Dr. Moreau does not suggest that Saul's 
susceptibility to the mu^îic of David's harp was owing to the fact that 
his '*cvil spirit" was hachish. The inference seems too obvious to have 



346 



been missed, after he hatl distinguished between ordinarj' melancholia and 
h achish' intoxication in regard to the effects of music; and yet 1 do not 
find any such diagnosis of Saul's malady in any part of his hook. That 
diagnosis is not only consistent with several things told of his malady^ but 
is also elucidative of his ruined career. The sudden throwing of his javelin 
at David as he played before him is as graphic an illustration as could 
be given, of the ungovernable fits of temper which hachii^h produces. Also 
the extraordinary exhibition that Saul makes of himself in the end of 
chapter 19 k best unden^tood as a fit of dnmlcenness. But the most signi- 
ficant^ as well as the most pathetic, of all, is the failure of his courage 
on I the night before the battle of Gilboa. Here we see the stalwart hero 
of the people with his nerves shattered by intoxicants now no longer 
able to stimulate him : "And when Saul saw the host of the Philistines 
he was afraid, and his heart greatly trembled". Those who are acquainted 
with Robert Browning's poem '*Saur\ will see how well the hypothesis 
of hachish fits in with the poet's conception of a heroic life wrecked by 
some mysterious "error'*. That he and Jonathan should have been practising 
in secret that which was taboo to the people at large, is exactly parallel 
with SauVs secret dealings in witchcraft, against which these was a public 
law- It is also of the same kimî as the evils against which Samuel is 
reported to have cautioned the people when ihey demanded kingly rule 
^ namely the autocratic self-indulgences of the palace. In his last des- 
perate strait» Saul gets the witch to summon the spirit of Samuel, his old 
monitor; but Samuel is unable to help himj "Because thou obeyedst not 
the voice of the Lord, nor executedst his fierce wrath upon Amalek, 
therefore hath the Lord done this thing unto thee this day". It is always 
Amalek; and Amalek was just that tribe of Arabs, of the southern desert, 
who were engaged in the carrying trade between the Arabian gulf and 
Lower Kgypt or the Mediterraneae, — the trade in gold, and spices, and 
drugs: probably the same Arabs among whom the name of hachashifi 
was found in the medieval period, and from whom the latinised name of 
assassifti was brought to Europe by returning Crusaders. (Silvestre de 
Sacy, Af.) 

(To be coniintieii) 



QU'EST CE QUE SIGNIFIE „LA MODORRA"? 
Par le Dr. H. F. A. PEYPERS. 



En reproduisant un entrefilet flu British Med Journal dans notre 
No. de Janvier (pg. 56) novis avons aidé, nous aussi, à répandre 
Topinion que la Modorra, maladie de 1494, qui avait sévi sur les Guan- 
chcs, aurait éxé une invasion de la maladie du sommeil. 

Dans un récent No, du Brii^ At cd. J. (pg. S 18) l'auteur des,, ZüV/tfriirj' 
«tf/ff" rapporte l'opinion du Dr. Chil, historien des Iles Canaries. Celui-ci, 
d'après le Dr» G. V. Perez» d'Orotava, prend le mot Modorra [jour synonyme 
de TtXlpoç, status typhosus^ et décrit ainsi îa maladie à laquelle succombèrent 
les Guanches comme typhus (tifus de los campamentoa). 

Celte interprétation doit avoir été plus ou moins soutenue par les rapports 
(I.e.) des historiens tels que; Nunez de la Penha (lib, I, th. XV, pg. 146) 
qui parle de cette épidémie de 1495, qui exterminait les GuancheSj tout 
en lîpargnam les cont[Ucrants espagnols. Un autre auteur, Thomas Arias 
Marni y Cubas ajoute que la Modorra se terminait en trois jours et que 
Ijcndant Fêté 4000 habitaiits des îles moururent. 

La même maladie doit avoir contaminé Ja Grande Canarie en 1524 
(Pedro -\. del Castillo, pg. 23S). Une autre fois en 1664 la Modorra régnait 
en Fuerta Ventura. Un cas prouvant la rapidité de l'attaque de la m^me 
maladie, nommée Modorra, doit se trouver (l.c) eji Gornar's Histoire du 
Mexique où un Licencié, Pence, „étant allé à San Francisco pour écouter 
la messe, s'en retourna chez lui avec une fièvre aiguë qui était réellement 
la „Modorra"." 

Il est bien difficile de- décider par ces quelques données, quelle maladie 
se cache sous le mot „Modorra''. Seulement on peut adhérer à l'idée du 
Dr. Chil (l.c) et penser que Modorra ne représente qu'un état de léthargie. 
Or ie mot ,^ Modorra" comprend un symptôme pas une maladie. Notre 
dictionnaire l'explique comme suit: Modorra: Accidente que consiste en 
una gran pesade^ de suefto violento, (sommeil proiond ou pesanteur som- 
nolent.) Es especie de latargo, (léthargie) aunque no tan peligroso. Cualqukra 
suefto profundo 6 pesadez sonolienta, aunque no sea causada dt accidente. 

Il nous semble assez possible que nous retrouvons dans le mot Modorra 
one version tlu mot Murra. Ce mot Murra (suivant Creightonj History of 
epidemics in Great Braitain I, 305) serait une ancienne expression pour 
l'influença. D'après cet auteur on pourrait retrouver aux îles lointaines 
dans Pexpression Mcrri-Murrî le mot Murra dont les indigènes se servent 
pour indiquer l'influenza (ib, pg. 432). 



24B 



Une Modorra, c.à.d, un état de léthargie, peut être causée, non seulement 
par rinfluenza mais aussi par quelques autres maladies aiguës notamment: 
les diverses es^>eccH du genre typhus, la peste, la maladie du sommeih 
la sue t te anglaise. 

Pour décider à présent ([uelle maladie a réellement envahi les Iles 
Canaries aux années 1494'95, 1523/24, 1694, maladies, qui toutes, d'après 
les hisloriens sus- cités, ont été nommées Modorra, il n'y pas d'arguments 
plus positifs, que ceux qui sont livrés par l'histoire des épidémies. 

Celle-ci, en effet, nous apprend qu'en 1494 une grande partie de l'Allemagne 
souffrait d'une maladie, qu'on pouvait comparer à l'Influença. „Elle envahissait 
en même temps le bétail (en Autriche et Pologne). En ce temps aux îles Cana- 
ries le reste des Guanches était décimé par une épidémie qu'on nommait 
Mo<lorra „(Schnurrer, Chronik der Seuchen, pg. ,31)," En Angleterre après 
les ravages de la suette anglaise en 1485, une autre maladie, la peste bubo- 
nique, commençait à se montrer en 149 r. „Elle devenait <lc plus en plus sévère 
en 1493. Ce siècle, en Angleterre, se clôt par une nouvelle exacerbation 
en 1499/1500, Creighton, a history of ep. dis. in BrÎLiin I, pg. 283/' Mais 
dans la même période la peste bubonique régnait en Portugal (Webster, 
a brief history of epid. disea*^es, pg, 23a), Ensuite nous lisons i tlepuis 
1493 la peste bubonique, elle aussi, envahissait l'île de Mallorcaj elle se 
réijandait de même en Espagne (Don Vincente Mut, cheï Bascomc» a 
history of epid, pestilences, pg, 71). i) 

C'était la peste de 1493/94, ^^ont nous trouvons les détails danü Tépidé- 
miologie de Villalba. Elle doit av-oir été causée, comme nous lisons, en 
ï 493, „par des nuées de sauterelles qui détruisirent les récoltes en Espagne 
et y provor[uèrent la peste comme en 1335 en Europe et en 1478 en 
Italie" {Ozanam, Histoire îles malad. épid. ÏV, 79). Nous trouvons noté 
cette épidémie de peste bubonique chez bon nombre des premiers syphili- 
dographes, qui la décrirent k côté des premières éruptions de l'autre tîéau. 
Pour n'en citer qu'un seul^ nous nommons Petrus Fjntor qui dit que b 
peste bubonique régnait en Italie du commencement d'Août 1493 et y 
régnait encore en Juin 1494 après quelle période la syphilis allait prédominer, 

„En 1523/34 de nouveau la pe^te bubonique règne aux îles Mallorca 
d'une manière terrible, et le commerce dans ces temps avec les îles citées 
était considérable; elle règne de même à Valence (en Espagne). En Angleterre 
les cours de justice ont été suspendues pendant les années 152a, »4, 35 
en raison des maladies régnantes (Schnurrer, ibid. pg, 60). Webster (pg. 



morb. cont. Lib, II, c, 0. p, 15-îJ- 



249 



243) nomme cette maladie peste bubonique. Creighton dit que de 1513 
justiue 1521 ou 22^ il n'y pas une seule ann<5e exempte de peste; après 
cette période, à l'exception de 1525, seulement un espace Lie 4 — 5 aiint'cs 
doit avoir été exempt de la maladie. 

Peödant qu' ainsi en Europe^ et notamment en P^^urope du Sud, en 
constate la ï>este, la Modorra comme autrefois, règne aux îles Canaries. 

Depuis i66j Schnurrer (ib. pg. 19S) note des maladies catarrbales et 
ensuite pestilentielles à Venise et encore en Allemagne et en Hollande. 
Dans les Etats du Nord il y a suette maligne, fièvres avec éruptions de 
la peau et des angines. En Angleterre Willis, Morton, Sydenham dtfcrivent 
des inâammatîoiaâ des poumons et des angines suspectes qui en 1665 
prennent un caractère de plus en plus pestilentiel. En 1665/66 la terrible 
ix'ste de Londres éclate. (Voir les particularités dans Chap. XU du 
magnifique ouvrage de Creighton.) 

Dans ces temps la peste bubonique règne toujours au Sud del 'Europe- 
Papon, De la ]ieste t. Il, pg. 391, indique une épidémie de peste dans la 
même pc^riode à Toulon et à Cners au Sud de la France. En 1664 la 
peste bubonique a envahi de nouveau terriblement les îles de la Méditer- 
ranée, A côté de ces îles, FAsie mineure^ d'où l'on ^suppose cju'avait été 
faite la transmission de la peste en .Angleterre, est spécialement affligée. 
En même temps la Modorra, comme autrefois^ règne aux îles Canaries. 

Par conséquent, si la peste bubonique en 1494, 1522, 1664 exerce 
ses ravages au Sud de l'Europe, à l'Asie mineure et aux îles de la Médi- 
terranée tandis que la Modorra se montre aux lies Canaries^ il n'est pas 
trop hasardeux, il nous semble, d'identifier ces épidémies toujours régnantes 
dans le même esipace de temps. 

Or, pour rendre le caractère particulier et aigu de la Modorra il n'y a 
qu'à remarquer que bien peu de maladies peuvent cor respon (Ire aux symp- 
tômes donnés. Ce sont e^a, la peste cl la suette anglaise, celles-ci, étant 
des maladies qui peuvent offrir une rapidité de t 'attaque, une léthargie 
complète, et de plus se terminer en trois jours ce qui p,e. n'est pas le cas 
avec l'influenza. Ensuite et la peste et la suette et l'influenz-a, i) mon- 
trent le symptôme caractéristique qu'elles peuvent envahir une partie 
spéciale d'une population, tout eu épargnant «ne autre. Ce caractère vaut 
ptarliculîèrement pour la peste, maladie cpi'on peut contracter par Tinter- 
médiairc île voyageurs, d'un vaisseau p.e. oii il n'y avait point de mani- 
festations tîu la maladie, qui toutefois régnait au port d'où le bateau est 
parti. Nous nous rappelons le cas célèbre de Gabriel de Mussis, qui vient 



G««c}i. lier e[j. Kr. ä. ait, 



250 

avec son navire exempt de malades, de Caifa, infestée par la peste noire. 
De Mussis et ses compagnons, bient portants comme il semble, apportent 
cependant avec rapidité la terrible maladie à Gènes. 

Ceci n'est autre chose qu'une ancienne observation. On la connait 
déjà des tableaux donnés par Procope et Evagre, de la peste de Justinien. 
(Voir Creighton ib. I, pg. 145, 148, 149; Haeser, Gesch. der ep. Krankh. 
pg. 52, 125, 161; Hecker, die grossen Volkskrankh. S. 9. etc. etc.) 

Sans invoquer une vengeance du ciel qui se serait exercée sur la tête des 
Guanches décimés, par opposition avec leurs conquérants Espagnols qui, 
eux, sont épargnés par le fléau, on peut bien soupçonner que les Espagnols 
venant en 1493 d'un pays infesté de la peste jouirent d'une immunité 
temporaire et personelle, et apportèrent cependant la maladie aux habitants 
des îles Canaries. Ceux-ci, en effet, les vaincus, misérables, traqués, se 
trouvaient dès lors dans des conditions morales et hygiéniques les pré- 
parant à contracter le terrible fléau dans sa forme la plus dangereuse. 

Il faut bien dans les circonstances données penser particulièrement à 
la peste. 

Du reste il n'est pas trop invraisemblable que le nom de Modorra, 
symptôme de la léthargie, qui peut caractériser Tinfluenza aussi bien que 
le typhus la maladie de sommeil et la peste bubonique ait été donnée à bon 
nombre de maladies, dont assurément le diagnostic différentiel n'est pas 
trop recherché par les habitants. 

Mais quoi qu'il en soit, par l'analogie et par l'enchainement des faits, 
nous croyons pouvoir conclure que les épidémies meurtrières nommées 
Modorra, aux îles Canaries en 1494, 1522 et 1664 n'ont été, là comme 
ailleurs, que des invasions de la peste bubonique. 



VARIÉTÉ. 



Le Juhilée de la théorie atumUtique. 
Dalton, le créateur de la théorie atomistique théorie qu'il a énoncée en 
1803, était Secrétaire de la Société littéraire et philosophique de Manchester 
(1800 — 1817). Cette Société ira célébrer en juin prochain le centenaire de cet 
événement. Il y aure une exposition de manuscripts, portraits etc. au collège 
d'Owen, tandis qu'une conférence se fera à la même occasion. La fête ne se 
bornera x>as aux Anglais. Déjà le 19 mai le Prof. F. W. Clarke de Washington 
expliquera l'évolution et la philosophie de la théorie de Dalton. 



GOETHE UND BEKZELILTÖ IX KARLSBAD. 

vox 

Prof. Dr G, W, A. KAHLEAUM. 



(FofteeiztüHj.) 

Man sieht auji dîeâcn kurzen Andcutungi^n, wio lebhaft ttioU der ilitmals 
73jiUmge mit der Wisacnachaft von der Erde bescbäftiijt, nur gan>î vvivin/-«']*. 
eiugeäpreiigt daxwm^Iicu, fuidou sieb im Tagebutdi ßomorkuni^eo, austleiieii wir 
tM^ebcQ, dass er die Litemtur docb nicht ffans vergesset! botte, 

Tnni 30, Juli, dem Tage, aii dem er vor 80 Jalïrciu — so lang iwt es uIjjo 
jçemdy her, ^ mit Beneltu» zusamraeo traf, lautet der Eintrag im Tagebuch: 

„Briefe gescbrieberi. Die Tafel Ixdegt. Das* Zimmer gereinij^t. Einiges mundirt. 
Folizeyrath Sinner und Kinder^ Neues bringend. Fort^esotÄli' Ordnung, Graf 
SlomlH'rg, 1) Prof. Pohl 2) und Berzelius. Maochex mitgebrnrht, liesprochen. 
Bescbwerlichkeit der BraÄjliftnisehcu Heise. Gewinn, Riieïfkebr, Kranklieit, 
BadeTeise. Berzeliua von einförmiger Kryatall -Gestalt bey gleicher quantita- 
lirer Verbindung Toraebiedener Sailzc mit Waaler, 3) Zu Tiat-be mit Dinner. 
Naehber auf den Kanimorbiihl. Relation ron Auvergne. Jene beyden naeb 
Fmn/.ctisbrunn, blieb mit dem Grafen Abends zusammen.*' Am ül. Juli Inu let 
der Eintrag im Tagebuch; Ui'r Graf «aeh Fninzeiiabrunti ; mit jenen beyden 
sodann zum Egerati. Jeh dicktiertü Briefe und riehtete allca ein. Sie kanien 
gegen Eins, Ward gespeist äu, fünfen. Naebher Liithrohr VeT.4uebo dureh 
Ber2eliii^. Er fuhr nafb Carlsbad. Der GrtiE, Pohl und Sinner zur grossen 
Esebe. 4) Aliend« mit dem Grafen. A*iele Verhältnisse durobgesprcH^heu, aueb 
am ncoate Chemisehe. Der Graf und Pohl fuhren um neun Ubr, bey hellem 
Mondschein ab. Sinner blieb bis spät." 5) 

Doch hören wir nun BerKeliua über das Zusammentreffen, InteresHant ist 
dabei, dass die Aussagen der beiden Beteiligten, wie das jagewobnbeitsgemÜss 
der Fall, flieh nie lit völlig decken. 

Ich will voraus^cbu-ken, à'&.m Berztiltu» damab zum i^nsten MalemXarbbad 
war, nctih einmal 23 Jahre später, während des Juli lS4ä — t'r traf damals 
am 3. Juli ein-maehte er dort eine Kur durch. Er beriehtet darüber in einem 
Brief an Magnu? vom 7. JuH 1845, in dem er beklngt, dass eszicmlieh iangsam 
geht, „mit dem Leibe voll Karlsbaderwasser ta\ sehreiben*'. G) 

Auch damals i-i^t ihm der Aufenthalt vortrefüich Ijckommen. 7) 



\) Koflpar aiaria Oraf Ton Sternberg, 1701 — 1838, Bohmiâcber QramlbeHitzfr. 

2) Johiinri Gmunuci Puhl, n!^:i — 1834. Prof. d, Butanik ia ['m^ ilnnti ikr Medbid in Wivu. 

3) P«3 kure vorher 1820 von Mitaich<?rUch, dem 8cb{tler Üürzobus*, üntüückte teoinoirptije- 
OtiM?lz int f«incEnt. 

♦) Ein ftiter Eu'hRtnmm, dpr, im Wftsspr dpr Eger gefundcti, 1ier4iUHi;(iKog'^ii wi'rcti^n sollte. 
5) WH)n«if<*r Au^gnUê. 3. Abt. DJ. ^. 3. 221, 

0) Ana Jflc. Berzeliiis' und ÜustuT Magiiu«' Brit"fwc?chiseL HtTftUfJgfgrbpn von Edrard 
ajolt BraanseUwd^, TIewcg 1901. B, 175. 
7) A, n. 0, 8. 181, 




«5» 



Den Bi^richt über den erstt-n Aufenthalt and dm Zus&mmeatreiïen mit 
Goethe, eiitiiclmie iah den toq Praf, Henrik Ü, SöderUaiim im Auftrage der 
Kgl, scliweilisclïCD Akademie der Wisaeiiseliafton iu Stockholm, im Jalirc liMU 
herausgehobenen „Sjulfhiograliska anleekiiingar Berzelii." 

Dicai'lben vordiinkcn ihre Eotiitühuiig einem Statut der Akademie, ijaelideiii 
jedes neu atifgctiomuieue Mitglied veipfliebtet ist, diicii Lebenslauf eiiuu- 
reieheti und von 10 zu 10 Jûluen eu ePj^ftnaeö. 

Die bozüj^lielio Stelle lautet iu der Uebertra^ng folgendermüssen : „Der 
periodiïicUe Kopf^hmera war wahrend des* .rakre^ 1K21 of terss ab sonst wieder- 
gekommen ohne darnm zur gewohnten Zeit auf^ukoren, no diifis ich hald iu 
jeder Woche davon bel^tigt wurde. Man verordnete mir deshalb Karbbad, 
das als wirksam gegen diewo Krankheit bekannt war, zu besuchen; nnddaeia 
intimoT Freund von mir, der berühmte Klarincttenspieler und Tousetzcr 
Bernhard Crusell, SL*iuer Gesundheit wegen, auch diesen Brunnen gebrauelioo 
sollte, machten wir die Heise zusammen. 

Mir üfhlug die Kur gegen mein ehrouischea Leiden besser an als ich erwartet 
hatte, er dagegen war in der Besiehung leider weniger glüeklii-h. 

In EarlBbad mat^hte^ ieh eine Reihe wisHensebaftlieh interessanter Bekannt- 
sehafteu, ro die des Grafen But;qnoy. eines ÖehriftsteUers auf vielen Gebieten 
der Katurwissenf^ehaften, des Botanikers l>r. Pohl, der Brasilien bereist hatte,, 
des Erzbcrzogji d'Esté, der üieh zuweilen mit mikrtJäkoptseben Uutersuehuugeu 
besebaftigtc, de& Bergnieîïiters Oeblaehîaegeî aus Johann Georgenstadt und 
andere mehr. Auf meinen Exeur*ionen um Karlsbad besuchte ieh die meist^u 
der dortigen vulkanischen Ueberreate, die Bergwerke TOü Joachimstai, die 
rorzcllanfabrik von Dallwitz u.s,w, 

Dr. Pohl erhielt vom Fürwten Mcttornteh den Auftrag, mich nach dessen 
Besitzung Koenigftwarth» woselbst ieh die dort anftretcndetr MiucralqueBen 
untciiiuchen RoUte, einzuladen, was ich gern annabm. Pohl führte mieh hin, 
und ioh traf dort mit dem ausge^îeichneten bohmiwhen ilaçen und Naturforacher, 
Grafen Caspar Stern berg, bekannt durch seine Flora der Vorwidt, ^uitammem 
Naehdem wir ein paar Flasehen des Mineralmas^fet hatten aufsammeln lassen, 
reisten wir noeh Marienimd weiter, wo Sternberg als Kurgast weilte und 
vorlebten dort einen höeliat interessanten Tag. Sternberg begleitete uns naah 
Eger, dort hielt eich der beruh mt« Dichter und Naturforscher Baron von 
Goethe damais auf, dem er mich vorstellte. Dieser empfing mieh mit einer 
Miene und Gebärde ali!i »ei er von der neuen Bekanntsehtift nicht gerade sehr 
entzückt, auch sprach er kein Wort mit mir. Doch ieh war schon zufrieden, 
Gelegenheit gehabt äu haheTi, den, durch \''erdienBte jeder Art floauBgezeichneten 
Mftun auch nur gesehen ku haben. Er lud uns zum MittagcBsen, daa frühzeitig 
eingenommen wurde, ein. Wiihrend desselben wurde beschlossen am Kaehmittag 
einen Spaziergang nach dem Kammerhnhl zu machen. 

Dien ist ein erluwhener Vulkan, jedoch so kleinen ümfangs, das man in 
ein paar Minuten vom Fuss zur Spitze gelangen kann. Hier kam ieh nun in'» 
Gespräch mit Goethe- Er hatte einige Jahre vorhör eine kleine Broschüre über 
denselben herausgegeben, in der er darzuthun rersuchto, dnss es sich um einen 



aS3 



Fulkanischcü Auabriieh von Asclie und Eapilli, aber ohne Krater- und Lava- 
Bildung, der unter Wusscr stfltt^ffunden hattt-, îmndle. Zuniich^t stiesson wir 
auf MaÄiien soleîier Knpilli an denen für Wef^ebanten uii^fbeurc AuK^p-abungi^ji 
vorgenommen wpi'den wan-n. Diu Lti^tTstättcii wuri'u durcbschnittcn und zeigten 
horizontaie Schiebten verseMcdotj gefärbten Steiii^iesses. Goethe fragtü mich 
hier, ob das nieht deutlich zeige, dass die Eruption unter Wnnwer stattgefunden 
tiabe. Ich Hess mir nicht merken, dass ich wusste, da«s Goethe in diesem Fülle 
eine Torgefasste Meinuujî hatte und erw^iderte nur, daas ea allerdings so 
ausnJb« aber dasa, bevor wir den Vulkan uieht selbst f^esehen hatten, sehwerlieh 
ein Schiaas gezof,^en wt'rden könne, weil die gleiehe Schichtung entataudcn 
sein wurde, falls der Stein^iess aus der Luft niedergefaUon wiire. Der Vulkan 
hatte an der Spitze eine Vertiefung, wek-^he Goethe für eine Uünntliche Aus- 
grabang hieU. die in der Absieht erstellt sei. bei Landpartien darin eine Koch- 
gelegenheit für Theevvasaer unterbringen zu können. 

Aber diese Vertiefung war von länglicher Gcatalt und auf der einen Seite 
von einem viel höheren Kande umgeben ak auf der andern. 

N«eh den Erfahrungen, die ieh in der Auvergne und im ViraraJs beim 
i^tudium der vielen dortigen V'^ulkane gei^ammeU hatt^, suirhto ich (roethenzu 
überzfugen, dann einmal die Vertiefung ein wirklicher Krater sei, und dann, 
das* die Eruption von einem heftigen Sturm begleitet, sieh ereignet habe, 
wobei sieh daa Ausgeworfene auf der Öecacitc, die deshalb höher und ersirht- 
lieh verlängert sei, angesammelt habe. Daraus* folge unbedingt, dasß der Krater 
dicht unter der Spitze dea kleinen Berges, ganz uaho der Seite von welcher 
her der Wind geblasen hatte, liegen musae, und dads daher auch dort die 
LaTaströme zu suchen pcien. Der TOjiihrigo Naturforseher horte mirnufmerk- 
sani zu, doch bemerkte er, aU ich geschloBaeu hatt-e, dass hier kein Mcnaeh 
Lava finden würde- 

Ich antwortete, dass eä allerdings den AnsHihein habe, aber daas wir jetzt, 
da die Stelle an der Lava festgestellt sc), und gefunden werden könne auch 
dort danach suchen müssten. 

Er rief nun Bcine^u Bedienten, der auf den geologischen Exkurt^ionen des 
alten Herren stets einen grossen Hammer uud eine Hjieke mitführen musste. 
Dieser räumte Mooa und die Graüaarlie weg und stieas dann auf ein GoBtcin» 
TOtt dem ich ihn ein Stück abücblagen Hess». An der BruchflÄchc fand sich ein 
Olivin. Das war nun deutlich Lava. 

Goethe war über den Fund ganz entzückt and gaiu: besonders noch darüber, 
wie man a priori dazu gekommen war. 

Er erklärte, dass er Heine l^eberxeugimg jetzt geändert habe und macht« 
Sternberg deu Vorschlag, einen Durchstich des \'ulkans der Tiefe na.ch vor- 
annehmen, womit wie im folgenden Soninier beginnen wollten. 

Ursprünglich hatte ich die Absicht, mit Pohl, der aich unterdeüKcn in dem 
nahen Franzensbad aufhielt, am andern Tag naeh Kar^tmd äsurück ssu kehren^ 
Goethe aber nötigte mich, nocli einen Tag zu verweilen. 

Die Morgenstunden verwanden Hternlierg und ich zu einem Bcaueh der 
Steinbrüche von Ha^slau^ wo eine Art Idokra«, der Hogenannte Egeran, vor- 



«54 



kommt. Wir konnten Grwthen cio paar schöne MincralstiîfcD mitbringen, dio 
er mit Vergnügen annahm- 

Er amgto mir dann die Sammlung, die er hier auf seinen Exkursionen 
zaaammen gcbraehl hatt<% und die in ei nem hesondc>rnZiniJïier auf einer ganzen 
Heiho von Tiscben aufgelfegt war, Sie war ziemlich gross aber nur wenige 
Stücke daTon Tcrdienten es, aufbcwalirt zu werden. 

üelwr den Namen eines der TorgeBeigten Mineralien waren wir nitht einerlei 
Meinung, und d» Goethe mir nicht glauben wollte, Bchlug ich ihm Tor, die 
Frage mit dem Lötrohr zu ent^iehoiden. Er sagt«, dass er die Anwendung 
dieses Instrum en U*b nicht recht k^îuao, aber gern V^'ereuchc damit sehen wolle. 
Ich bewohnte ein Zimmer in dem gleichen Gasthaus und so holte ich meinen 
Apparat, den ich auf E^;iaen immer mit mir führe, herauf. Goethe war von der 
genauen Aankunlt, die das Instrument gab, bo eingenommen, da«;» ieh eine 
Menge der *'on ihm gesammelten Sachen mit dem Lötrohr prüfen musste. 

Er hatte eine Vorliebe für titanbaltigc Mineralien und eine mögliebst reiebe 
Sammlung derselben, aus allen bekannten Fundorten zusammengebracht. 

AI« ich ihm zeigt«, wie leicht man, durch eine schöne Keaktion, Titan mit 
dem Lötrohr nachweisen kann, 1) beklagte er ea bitterlich, dass seine Jahre 
ihn binderten, sich im Gebrauch des Inatrumeutes auseubilden. Es wurde 
dunkel ehe er &iv\\ an den Lütrohrversuchen Aatt gesehen hatte, und noch am 
andern Morgen, ror der AbreiPe. musstc ich ihm einige MineraKen untersuchen" 2). 

So weit des Berzelius* Berieht. 

Ich habe geglaubt, Ihnen diese kur^e Mitteilung hier machen zu dürfen einmal 
ah einen kaum bekannten, dabei nicht nninteresnanten Beitrag Kur Oharak- 
tcri*«tik Goethes, und dann al» eine Erinnerung nn zwei Naturforaeher, die 
vor 80 Jahren dieselben Gefilde darehetreifteu, die uns heut gaatüch aufge- 
nommen haben. 

Baael, den 17. IX. 1ÖÜ2. 



1) TitAti gicbt mît iMutsphoFsi^h ndor BtirAX in der OijrdAtionp Damme «ine fftrhlocOf 
in dpf Rccluctioiift Fliinimi' olav lift imri'u''f'»rl'<?n«i Perle. 

2> B(offr«i(i*k(i nntecknlngar iif. Jatv. BpfzcUu« Btookholm, Noratodt lHOl. 8. Bl— fl4. 



VARIÉTÉ. 

MuHhre médtcah- hvmmne, 
A propos de ta prétendue nouvelle méthode à laquelle on a donné le nom 
d' Organotherapie, Ortlieb cite d'après un ouvrage de Médci'ine de 1740 des 
formules eurieuses de médicaments internes oii il entre de« os humai ni< — du 
crâne humain — de la mumie, de l'eiiprit de sang humain. Cea formules remon- 
tent au XVIe HÎÈcle, à Paraceltie qui les recommandait contre les bleHsurcs 
graves. Notre Ambroise Parö a fait du reste un discours très remarquable sur 
„la Mumie" qui n'était que de la chair deaaéeluH- de oadavre« embaum&ï, ou 
»ech<!« au four, puis trempé» dans de la poix. L. M. 



REVUE BI BLIOGR APHIQUE, 

h HISTOIRE DE LA MÉDl'XINE. 
A L LEMAGN E, 

MifmffnH-h ffcr Gmchifàfe ihr Mcflhifi, Herauage^feben von Dr. M. 

KcuburgeT, Wien, und l'rof. J. L. Pagel, Berlin. V. Lief, 1, B&tnï. 

Bog, 45—48 (Sühliisa) naà Band U. Bo^. 1-7: VI. Lief. Gustav 

Fiücher, Jcüä PJÖ. 
Les lîr raisons de cette é milieu te édition éc Hiiiveiit Uicn vite. En 11K^3 
parareDt déjà les \e et, Vie livrainona de ItîU paries t-t la Vile li>Taison 
vient de laraître. Il suffira de donner le coiitunu de» livraisons eitles. Lt?s 
noms de PaRcl qui diîcrit le moyen î\^q, de Neuburjçer (jui offro l'iutrodinîtion 
h la mt'doeine inodtTiie, de Töply qui livre Tliif^toirc* de l'anatomie. ees noms 
de i;pécialîtéB dans la branrlic (jvi'ils traitent-, garantissent tfun travail raéritoire. 
Durs la Ve livraison Pagel continue „die Spezialaweige der Heilkunde im 
Mittelalter" pg, 7i>r, „die Cbirur^ne vom l'l — 13. Jabrbundert, Wundäratcdcr 
salerni tan i sehen Schule", (à cett« occasion l'auteur cite un cMruri^ien français, 
Jamerim), assez énigmateux jusi^i'ici doal noua publierons dans une prochaine 
numéro An JunKS, un manufitîrit, offert par le Dr, Pansier). Après les *5coli»a 
îtaLiennc» l'auteur pa«se à la chirurgie en France. Knsuite les autres pays, Pays 
Ba«, Angleterre, Allemagne, ont leur tour. Le travail finit par un retnur à 
l'Italie; bi chirurgie, lea médecin» empiriques, Tophtalmologie au 12i—lö« siècle; 
l'hygiène, répidémiologio, la m<édecîno ]>opulaîre et le»« autre» l>Tanehê*f de la 
médecine au moyen âge. Il suffit de dire que c'est Pagel qui écrit sur This- 
toire de la inede*ein& du moyen k^e (165 pages), 

Ih«b partit* décrite par Netiburger est Touvrage non seulement d'un historié«! 
îimis d'un philosophe, qui tout en tâchant de se montrer objectif jette dca lumièrea 
partieulières sur la matière qu'il traite. Ce qu'il nomme „Einleitung", eVü*t le 
panorama du développement de la médecine depuis la Kenais&ance jusfjue IHtKJ. 
L'auteur se place au dessus de son objet et démontre< le cours des idées mi^dî- 
cftles en hiatorien philosophique dt* la culture. L'histoire de Tanatomic de Titply 
(ait la fin de la VIo livraiâon. C'est une étude zeh'e, instructive d'un cherchfiir 
qui s'est fondé sur une riche bibliographie. L'auteur poursuit son sujet de pays 
en pays, de période en période. Il fait nuage des découvertes littéraires les pins 
récentes (p.e. quant à Tanatomie de rOrient) et cite lest source» qu'on ne trouve 
Ifnère ailleurs. Nous eitoiis do son „Literaturiiber»ieht" : Werth der Anatomie 
und des anatomiHchen Studiums, anatomische Gedichte, Nomenclatur, anat. 
Unterricht, Bibliographie, üesch. der »nat, Abbildung, Gesch. der Anatomie 
im allgem, und der Köriwrseite, der Orient. 

Material zur Würfii<titn<t Galen« ah fremchichtgchreilter fftr Mt'tlfzin, 

JftiTKher und Comweiitator. Inaugur. Disüert. a/d Univers. Berlin 

Ton J. ZiHMKBUAK. Arzt. (Üruek v. Emil Htretsand, Berlin.) 
Nôtre eminent et infatigable ami le Prof. Pagel eiiconrogc t'Otistaiument ses 
élt'vc« h élucider les i>euvTe*i de Galien et k mettre en evidence les mcrites 
de ce grand homme. Âpre» avoir fait publier plusieurs diaaertationa sur la 



256 



Ih^rapfittiqîie gén^nilo, auv la kryDfjolo^îe, Bur te traitement <lea ulcères qU\, 
do Galien, lo Prof, de Berlin fait mettre en luiniOre lea oenvres de ee inAÎtre 
L'otiimç liislorivn, cljoreht^ur et commentateur. L'auteur, en Riiiyant l'index 
louapk?tissimu« de Kühn, a debuti} ptir rclevin* UilIu-h eonime liistorien. Il a 
émimérë toiisri les) preeurä^eui"« uu eontcmpuraîus qui ont i§té nommés iiar Gai îeii, 
il repète les loci et le rapport de» idées comme aussi le nombre de fois qu'ils 
ont été cités par epluî-e». Une 8uit<? de FoiiTri^e donnera pl«H tard Iftnalys 
critique des citations ci. les expUefttîons nt'^cesisaires. 

Il va sfiDB dire qu'il faut remercier l'auteur de In peine qu'il s'est donnée 
en fnveur de tout litstorien, ebcTi-liaiit à l'avenir Icü rtdationd de Galien ftree 
âOB contcuipôi-ains ou ftvce ses prédc'fesJ^eurîi. Il trou veru ses données liiütorique» 
d'une manière bien commode, L'autear, on effet, y a consacré aaseB de temps, 
pour en (épargner aux autres. 

Une î'etw't/n nif flaque rfc# aphoriême4t {THippocrate. Texte et traduction 
par H, PooKûK, Consul de France à Alcp. Première partie. ToxU 
syriaque. Leipzig UK)3, J. C. Hiunchs'sclie Buchliandhinj^. XL 
-h Sä pp. in 4o. Preis 12 M. 

Auf Wunaek unseres bochverelirteu Herrn Chcf-redakteurst habe ich die 
Ansîeigo des obigen Werks in diesem Areliiv gcrrj fthernommen, obwohl das 
syrische Idiom mir leider fremd i»t und sich damit p. 1—32 d.h. die eigent- 
liche Teïtrvproduction meiner Beurteilung entzieht. Aber auf p. I— XXXI 
hat der Hcraungfber üeiner Textauüpiiibc eine so ausführliche Mitteilung über 
Geschichte, BeschalTenfieit und Inhalt der Handschrift in frauisÖsischer Sprache 
vorausgeBcbickt, daüs ich daraus im SUnde bin die wichtigsten und wissens- 
werten Daten zu entnehmen und den Let»cni unseres AreluTt« zur Kenntnis zu 
bringen. — Das Manuscript wurde von Herrn Conaul Pognon .selbst in Alep 
erworben. Es enthalt 128 Blätter von je 165 mm. Länge und 126 mm. Breite, 
Die ersten 28 Blätter enthalten eine schwer lesbare, von dem Herausgeber 
mit vieler Mühe entzifferte Copie einer arabiacben Uelwraetzuiig von Bruch' 
stücken aus den Epidcniicn den Hippokratcs, Krst auf Blatt 29 iH'ginnt der 
syrische Text der Aphorisuicii und reicht bis Blatt d'à. Jedes Blatt zeigt Ewci 
Colummen : rech tu eine syrische und links die arabigche Uebertragung. Blatt 
94 beginnt eine unvollständige und verstümmelte syriseh-nrabisehe üebersetzung 
der Prognostik den HippokratciJ, Am Sebbtssü der Aphorismen, BbilMJ^n findet 
sich eine Noti^ in .syrischer und arabischer Spruche, wonadi die Copie am 
10. October des Jahres 1517 der Alesandriuiaehen Aera d.h. im Jahre 6« )2 der 
Hidselira (also I2üj p. Chr.) von einem Jacobiter oder Melchiter Bebnam 
angefertigt reap, Iweudigt wurde. Ueber die Autoren der Versionen seibat fehlt 
]cde Auskunft. Das# v« »ich um zwei verschiedene l'cbcraetzer handeln muf«, 
beweist der gelehrte Henvusgeber s^chr eingehend. Er meint, der Schreiber 
liehnani habe offenbar dsis Arabische besser als das Syriaehe vetstanden und 
daher jsum Vergleich und besseren '^'erstanduis den arubischen Text mit heran- 
gezogen. Auf die Copie des Ictxt^^reu ist viel geringere Sorgfalt verwendet. 
Der Herau*gel»er beweist ferner, class die arubinehe UebcruetKung nicht un- 
mittelbar nocli dem grieehiselien Original, sondern mich der ursprünglicheren 



257 



^nscli«!! Version angefertigt ist. Sie iat stellenwoiae dunkel nnd zu sklnrisch 
30 dt'ii syriHiihiin Wortlaut gehalten. Die ücbcrsetzung in dieser Gestalt wäre. 
HO meint J{r. Pognon, immö^lifli gewesen, wenn der Uijlx^rsietzer das griecliisclic 
Original gekannt oder vor Augeu geliubt hätte. Jedodi, fügt H r, Pognon hi hau, 
an einigten Stellen ist wicdt'i'um die iira bische UelH-rsetzuug deutlieber als die 
syrisehe und bringt den Sinn der H ippokra tischen Lehren iîuni besseren Aitu- 
drttck, wahrflelieinliüh infolge der BenutJtutig von Kommentjiren zur syrischen 
l'ebersetznng, die dem arnbischen Uebcraetzer der Hnnd gewe^ien sind. Der 
Heraiisgelwr Pognon glaubt die araUisehc rebereetziing um einige Jahrhunderte 
spater als die synsche au3i'l?,en zu dürfen. Die letztere ist eine sehr wörtliehe, 
stelk-nweiüe zu wörtliche Uebertrtigung des grieehisehen Teitea, »odaNii dessen 
Sinn rladurcb gana dunkel geworden ist. Dieses Sehiekssal teilt der vorliegende 
Teil mit vielen andereu syri^ieh-gneebiiichen Uebersetzungen. Pognon citiert 
eine grosse Reihe von Stellen aus «olcheu ä.B, au» einer alten Uebersetzung 
dea Epipbant'!*, einen Passus aus Eusebiua von Caesarea in seiner KireheU' 
ge«chirhte (nach Flaviun Joisepbus bellum Judaicum 11, tap. 13), aus Gregor 
von NazÎBDz u. A, und bekundet damit eine erslrtunliehe Betesenheit und 
Kenntnis in der bezügliehen Litteralur. Diese BeweisHtüeke nehmen mehrere 
Seiten mit sehr gelehrten Anmerkungen ein. Wie verfehlt im Einzelnen bei 
der vorliegenden Hüudscbrift die Uebersetzung raaneher Worte ist, aeigt der 
Hr. Heraasgeber an i'inigivu Beispielen otwtrsf, /^(t**, die im aynsi-hen als 
jik'iehbejeutend mit Betragen bez». Prüfung wiedergegeben, a 1 go offen bar ganz 
falsch verstanden sind. Pognon glaubt, daaa diese wörtUehe Uebersetzung direct 
beabsiehtigt sei und durebauä nicht auf Unkenntnis der grieehisehen Sprache 
beruhe. Die Frage nach der Entsteh ungHzeit der «yrisehen VerAJou ist acliwer 
zu beantworten. Aus versehiedenen ayri sehen Doeumenten, wolche Pognon in 
cïtcnso Kusammen mit eiiit-r fran?iWi.Heheii t'eberisetzung in extenso reprodueterl 
(p, XV^I— XXIX), «ueht er Jtu beweinen, dmH Hehr wenig Syrier iiu Mittelalter 
noch fähig waren, die alten grieehiurhen Sehriften, besonders die im ioniachen 
Dialect afegefa^aton, zu verstehen. Auuh der bekannte Bar Hebrneufä bat naeh 
der Annahme von Pognon vcrmutHeb aeiae UebersetKungen nieht mehr un- 
mittelbar nach dem Original verfertigt. — Mit einer Mitteilung über die Zahl 
der übentetzten Aphorismen (375) und verbessernden Conjeeturen zum Text 
(pp. XXXHl — XL) sehlieftst der erste Teil der Publication, die eine wertvolle, 
übernuÄ danken-^werte BtTeieherung der Hippokratea-Litteratur bildet, 

Paoel 



HOLLANDE. 



A. J. WuNNK, £en «tukje pAurmaceuiiêehe ffeickitdeme. {Un fragment 
d'hUiiiire de fa pltannat^icA 190, PharmaeeutiHiili Weekblad. 
Lu pifree la pins aneienne de In ville de Middclbourg eone^nmiit les phar- 
maeien» ent une dreinion de l'administration eomnumalc du *H) avril 1Ü03. 
Celui nui voudra pratiquer la phannaeie devra être examiné et Hrc admi« 
jMkT le» magistral*; le*» herbes, les drc^nes seront eïâiuinée» tons les am par 
nue perMOuni." désignée par len magiîitTntF ain^i que par les m^^deeins de la 

idoa. 19 



»SS 



villü. Il semble qu« les* médedas vcudaii'iil dcis mL^icaniL-utB, que les pharma- 
ciens praliiimik-nt la im-decî ne i uue démsiou de l'administratioti eotHmiLimk' 
du 5Î2 dtH". 170Ä Umi} ceUt- liln^rté aux pratitucnH dvjh t'taljlis; maw poupeeujc 
qui s'établiront il 5^ iv dléféusi' fonncläc de livrer le?» mudiunuueiit;«. luOme si 
quelqu'un est médecin vi phä.rtuuci<?n cJLHttiîut^, hous piMuo de fotifiscation des 
în^édients plus une amende de 50 florins; lea médecins d^jâ établis sont 
invités à vouloir favoriser lea phai*raaçieii8 do leurs ordonnanpea, et spéciale- 
ment des médicament» grossiers, dont la préparation s'accorde peu avee Téclat 
du doetorat. En 1740 Otto van Kensouw avait eu täon instruetioti chez te pbar- 
maeien Jan de Vo^v\ à Zalt- Bummel ol le CoHèt,'o den pharmaciens de Middel- 
bouTg ne voulut pas radmtUrc pur tsts que le eaudldnt n'avait pas iSté ins^truît 
chez nu pharmacien fais^aiit partie d'uue gildc, qui û'exi jetait pa^ ùZall^Bummel. 
Le conseil communal chargea Mr. CcKjuelle de a'abouchcr avec la direction de 
la gilde, ce qui alwutit h raduiisäioii à l'examen du candidat, qui fut ndmÎB 
comme pharmacien de Middelbourf;. Les pharmaciens faimiient partît* d'une 
mi^me corporation que le« épitners, drofjuistea, marchaiidE» de tubac, pâtissiers. 
En 1796 ils m constituèrent en „Collegium pharrajiceuticum" et étaient en 
opposition avec le Collegium medicum, toujour.s pour la livraison des médica- 
ments. C'est le 28 juin I7l>7 que l'adtninÎHt ration communale sépara la corpo- 
ration dos pharniaeiena de celle de« épiciers ete., mais elle ne leur donna 
cjti'uue partie! des hieus qui auraient du leur revenir. Uno ordunnance du 
15 dée. 1781 Hsa l'apprentissage à ipiatrc armée« au lieu de trois; le candidat 
eut à passer un esamen devatit le doyen ot de« régent« de la corporation sur 
les flimplea et sur la pharmacie. Le 19 avril 1793 une niodiHcation y fut 
apportée; lo candidat devait répondre sur la pi^lfeHin, ehftùt^ rumpimtîo et 
pramtrt'üih) de» médicaments, puis connaître les drogues de l'armoire des 
simple» de la corporation; ensuite sur la botanique; il coupera, pillera les 
médicament« devant le jury, puis les mélangera; il eomposeni un (51eeluairc, 
une empliitre, un onguent, une préparation chimique ; il supportera plusieurs 
dépenseK, ca. un souper pour le jury! Après la séparation des pharmaciens et 
des épiciers etc. en 17it7, un nouveau règlement vit le jour et /ut approuvé 
le 30 janvier 17M. On exige l'Âge de IH ans jwur être admis; deust medecina 
assisteront avec voix consultative; l'interrogatoire port^3 sur la théorie de la 
pharmacie ot de la chimio, iur la pratique des »impies et Icâ préparations 
comme en 1793. Suivent deif disposîtionii coneernntit les aidefi et domestiques 
des pharmacienit. L'auteur insiste sur le développement de plus en plue étendu 
qu'a pria la chimie dans les étude« pharmatieutiques. On voit qu'au dix-septitme 
siècle Texcrciee de la pharmacie était considéré comme un métier, que ptni à 
peu il prit rang parmi les. art^ scieiititiqueg. Peboens. 



J» HnziNGA. Ol»«* mni^e euphtfmUmtH in het Ouà-Inftisck, (Quelques 
euphémismes de l'aneien indien.) 19^3, Mélanges Kern, pp. 153- — 150. 
Leide, E. J. Brill. 

La tendance de donner un bon nom à dos choses que Ton craint se rencontre 
depuis la plus haute antiquité jusque daua noa milieux civiliaéi actuel». Ou 



Toit souvent la pi'tftc nommée thn th- /)r>w ; ha hiudoufl dési^rncnt Sivii fommc 
le sttlHtttifr, Hiüzinf^a eito i]tielrjiit*!s expniplos niMiL*aux tr«s iuHtructif>f^. «),/ww* 
(lièvre), l/AtlmrvûvtHla parlf smiveiit du tahttdn {fievru); Iti littt^rature postiî- 
rieiire ctnploit' k» teciiiv Jvura^ qui' Ton ut« nnu'ontre pa? clans rAtlmrvavt^daj 
il <'ät probable que le nom takmdn a été évvïé dans la crainte que laprotion- 
fîation de eo mot n'Övofi\t la maîadie. — h) Kufßam (lèpre), L'AV dt^signe 
la lèpre fomme i-iI<Uttni (le taohot^); l'A^V* t-omprend mm \e nom Ai' de Jru^i h tts 
le Cujifitg s/n'Hosim Sm., qui joue le rÙde de panacée parallèle au Sonia. Iliiisini^a 
pense que le nom de la plante a été donnée à la maladie qu'elle tétait censée 
guérir. — c) dùptiditm (â!épliantia>tis) qui devra être mm-pris L^omme m-padatu, 
d} i'lfüeitu (cMt^rile, eholérur'l Les médecins de Tlnde écrivent parfois m>«**»l'tf 
avec rét)molo>çie de ifati (aiguille) à eauae des douleurs ; Botlilîugk, Kotli, Jolly 
«écrivent riVuWiv (allant vers lea dcui côté*) avec Tidée des évacuations par 
le haut et le bfis, déjft signalées |>ar Caralta. L'auteur s'appuie Fur l'idée do 
rUoriKontal contenu dans ri,fivfnA(7- pour mettre en doute? l'étymologie par Ica 
évacimtion» ver» le haut et le bas. Le terme t-t^itvt{*a cat déjà védique et se 
rencontre surtout àmm dm formule)^ magiqucti; Huizitiga peni»e que le »ens eut 
celui de „éloigné de nous de tous les eotéa". — e) ari^fam (poignarder). Caraka 
et SusTuta nomment arK^inm, un Higîie cjui prédît la mort. Le mot védique 
ttrifftf (indemae) a unt- aigaifîeation préservatrice; eliea Kausika 2K,15; 31,^7 
H Adblmtabrâhmana 4j6 ee mot est devenu suhstanlif avee le sens de „signe 
de malheur". — /) jîttmmhtn (tourterelle) est considéré eomme un messager 
de malheur; paravât (le lointain) indiquerait le désir de voir ce mauvais 
présage rél^^né à uno grande distaneo. Pkbgens, 

INDES ANGLAISES. 




PuAPHVLLA Chandra Hav. A Hishry of Illndit Chemistr-^ front the 
Cliff tes f tîntes Ut the mhùlte of tfié sit'teettik eefittu\^ a.tî,vfith Haimkrit 
Texts« variantjît translations and illustrations, Vol. L Calcutta VMy^, 
Znlilreicbe Arlk'tten. znernt von U'ii^on IH2:\, Rui/k {WülhttU) 1S37 Tr7*e 
l*SOi, VeHiffeutliehuhgcii van Prof. J*i/(^, denn die von dem einbeimij^ehen 
Fünften Sir Ji/niffivßt i^tnh lie (Illui^tratiouen daraus wart?rj in Düsseldorf 
auagestelll) und von Uihi/ Cfiitndn'att braelitcii dem WcHten die indische 
Arznei- und Heîlkundt* näher. Nebenbei nur konnton darin für die Geschichte 
der Chemie bedeutüfimo TbtUsriehen liehandclt wrerden, und eine zummmen- 
häniicnde Darstellung der Leistungen Altindieuä, die vorbildlich für die Araber 
alM) für unsere moderne Chemie gewesen sein ïïoUen, fclille bia jetzt. Dem 
entsehiedenen Hedürfoiss nneli einer Äusammeuhäogenden Daretellung der 
intiiwhen Chemie kommt Eaf*, de» Profeasots der GJiemie am Presiideney- 
eoUegc in Calcutta Heîssiges Werk entgegen. In eiuem läni^eren Abschnitt be- 
handelt er die (iescUichtc der Clieraie, die sich uIh /ftz-sa^ci^m (rasa Saft, (lüswig- 
krit, ayaiia(?) s^e. zu iaugcm Lüben) gan2 wie bei uns mit dem Ends weck der 

19* 



s6o 



ErKJeluuj; ciot't* lanf^en Lebona, alëi „Ak-l;emie" nat-b und iiacli erst aus deu 
Fcaaeln àov ArzuiMkurido hefriMlf uml zur Chemie aiiswucli!*. Nächst don be- 
kanntert^n Tlintsaclit'ii, die darauf liiiiwefseot dass die Araber aus Sahirnk und 
Sukrat (Charaka uud iSuï^ruta) ^esehupft, dass üo^ar GneoUeniaiul si-liou {çknch 
den albest Richer hokaimttMi Indiyni aus driiT gemeinwmien aUiiidisdieu vor- 
buddhiHtiit^bcri Quelle geschöpft Imbeïi dürften, gedenkt er aueh mît Stolz de^ 
MosHiu Ätuerutu, der 1017—1030 aiii Hoff des Sultan Maehmed in Oha^ni 
gelebt und neben «eineTi plnlosophist-Iidinguii^ti sehen fc^tudien jedenfalls auch 
mediciniüehe Retrieben hat (er war In-freuudet mit dem ehristlisehen Arzt 
Afful Kahii' Aikhamnour). Alberuiii BeLrîeb auch über Itaiuiymia. Maif be- 
îiruxdett dit« AaschaHiuifîeti Indiens über daa Weaea des iStoffi* und tlieilt äciü 
Werk dann ein in Abhaudlungen ütH?r die Zeitüpanne von CA^iw^'ci (das einen 
Speeialisten in Lnhasastra, d.i. Antiknuitebaft des Eisens und Arzt von L*ib 
und Seele, Pataitjuli aus dem Anfaut; unserer ZoitreeUnung: alü Autor haben 
soll) und SiiKrttfii (de.'<sen Werk göttliehon Ursprunj;; «ein mW, aber wohl von 
einem Buddhisten-Alebemiütcn Naffarjana eompiliert oder verfasst ist, iiud 
dM zuerst von Chakrtipüni Pmtta, dann tmi Jkdmna im XL Jahrli, com- 
mentiert wurde), iri die des Bmt^er MamtslTtph und de« Astjiii^avridaya von 
dem Eraelimanen und spiitern Buddliii;ten YaifUnitti au» dem VIII. Jahrh. 
Schon in dieser Zeit kannte man in Indien eine j^anze Menge ehemideher 
Frozesüe und Verbindungen, die aber zu arznt-i liehen Zweeken gar nicht oder 
kanm Verflrendung fanden. In der Uebergaugftzeit von HOO— IKW etwa wird 
auf Vnudn und Chalrttpuut eingegangen und die That«aehe erwähnt, daâs 
damaU st^Iion Hrliwarneiü SthivefeltiueetsilbiT, das im Abendland erst Tur^Titt 
de Ma^fiiite im X^'h Jfdirh. darmistellen lehrte, ar^îneilieîi gebraeht wurde. 
Der Ttj H fra- Periode von 1100—13^10 ea. gehurt BmavufiviU das einzige auf 
uns gekommene Werk über Alehemie der Indier aus dem XII, Jahrh an, 
dem elwnfalb gottlicher ll^rsprung naeligcrijhmt wird, das aber wohl nur 
auf Ntigurjitmi'^ Schült^TU »teht. In dûv iutr-n-bemi-ii-hcn Periode von 1300— 
1550 etwa handelt Rnj^ das Husaruluaïiû niuehehaya ab, das eine Menge be- 
werkenswerther chemiseher That>«aehen enthält, dann Htellt er das Wissens- 
werlhe über Metalle und Metallurgie, über 8ehiesspulver, über Edelstein- 
kunde und Mediein EUHammon, jseigt in einer Anzahl von Abbildungen die ge- 
branehten Geräthe uiul bringt sehlieHsHch die OriginabSanskrit-Texte, die er 
verlier zum Tlieil, in wörtlithor Febersetznng oder \n längeren Citaten vor- 
geführt. Kin Index der abgehandelten oder erwähnten rersiiueuiiaraen und 
ein zweiter der ehemiftehen Thatsaehen erleiehtert da^ Zureebtlinden lu dem 
vortrefftiehen Werk, Heema.nji E^citblekz. 



ITALIE. 



La Boianica in Jtaiia. Materia it per Ät Sfarta di que^ta ncicTtut ntr- 
ùolfi Ja P. A. Stteranfo. Veneztit 1901, pp, I XII, I 1Î2. [Extrait 
des „Memorie dcd H. Istitulo ^'eneto, t, XXVJ".j 
La pTemièi% partie de cet ouvrage fut publiée en IW^\ un compte reuda 



201 



en fut donné jwir moi aux lecteurs du Janu^ (1896). Le répcrUÎTc biogmpbtiquo 
et biblîogmphitiue des batanistos îtftHcns et étrangers, qui traitèrent do la floro 
italienne, st? rapportait, dans ]a le partie âe l'ouvrage du FroF. Saecûrdo, aux 
noms de 1721 aut^^uns, dps quels 1438 italiens et 283 étrangers- Dans le nouveau 
ri^portoire le Prof. Sat-onrdo rt'fomment'e IV^tudt^ de plusieurs auteurs, donnant 
df» reneeignementa nouveaux biogmpluquos et bibliof^raphiques, et ajoute bien 
d'autres noius, donnant ainsi un index avec- li? grand nombre de 18S0 botanistes 
italiens et de 376 étrangers. 

L'ouvragû ei»t aussi important pour ce qui concerne THistoire de la Bota- 
nique, que rilistoire des scieneêB médi<^aleg, parce que la Botanique seien- 
tîtîque prit son origine dans l'Ecoîes dos médecins, tandis que les iectorc* 
fimplu-hm ont joint, ü l'tHude deü végétaux, des* autre;* branebea des sciences 
médicale», et spécialement Fétude de la xootüinic et de la zoophyâiologie, ce 
qui se voit p. e. danü Touvrago monumental de Cesalpin. 

Le Prof. Saceardo indique, avce les sources bibliograpîiiques, le programme 
d'une Histoire de la iiolanique itAtienne. 

Voilà» <elon le riebe tableau du Prof. Saecardo, quelques dates md^morablcB 
qui appartiennent eu Italie a la Botanique mi^dicale; 

1110. Le Cirva instam do TEcole de Salerüe. 

12H8. Simon Genueusia^ médecin du Pape I^icolaii TY, cultive, dans lc3 
JArdJQï^ du Vatican, îeu plantes médieioales. 

r2tK>— 1500. La période des traducteurs et des comuientaleura des codex 
grées ^Pierre d'AbanOt 8înion Genuensis ... A. M. Brasavola, B. Maranta). 

1Ô14. Pape Lëon X élit, dans rUiiiversité de Konie, le maître •Julien de 
Fo)i)(tio (til (fçcfafittîoncni Simplif*inm metihinitc. 

I5â3- François Bonafede mai]ts(er situplieium dans PÜniversite de Padoue. 

ISl-t, Le mémorable ouvrage de Mttttiolî flUT Dioâcorîde. 

1583. L'ouvrage de Cesalpin, 

lOlU, L'invention, par Galilei, du microseopc composé. 

IG71 — 1675, MaJpigbi donne l'heureux commencement à Tanatomie micros- 
fo pique et à Porgaïiogénic, , . , 

17ÄL F. Font ana découvre le noyau des cellules, dans les animaux. 

1B20. Perfectionnement dn microscope composi^ par J. B. Aniici, 

lSli\ 1851, 1851, par B. Hikio, CU. Vittadiaî, F. Paeiiii, remarquables eon- 
triimtiorjs à l'dtudc de la microbiologie, qui préparent la Buctériologio d'au- 
jourd'hui , . , 

18^5. Sauarelli découvre le microbe de la fièvre jaune. 

Je eonüeille aux professeuri« d'histoire de k médecine et aux lecteurs du Ju««* 
de consulter le *mvant ouvrage du Prof. Saccardo. M. Del Gâizo (Naples). 

Antoni Vak Lkeuwbnhoek et Fklix Fontana. {Eëëai hUlori^iue et 

fritiqui xur le révéltifctt^r du- nnj^au vcfitduh't.) 

Dans les ^,Mtffmne ffella Ptniftjiiutf Airtuttmitt Mutnamt dei Nuoi^l Lincei*'. 

;"VoL XX. pp, 2S7 -299; Eoma llm], H. Hobius S. J,, Professeur d'Histoire 

Naturelle au l'ollï'ge d't^udenboseh (Hollande) donne un examen historique et 

critique dur k découverte du noyau cellulaire. 



z62 



Comme sources hiutoriques il eiamine U* Trttitê xttr h tfnin (fc ht vipère etc. 
(Florence 1781) „un chef d'ocuvrc garantlsBftiit â Fantann une renammé« in- 
fontestablp", et un recueil de lettres de Van Leeuwenhoek (1(180) ndressii^es i\ 
la yociiîU^ Royale de Lonclre:?, parmi lew[uelles tijn' lettre du 3 marn ltïH2 
adreHhî(Se à M, Robert Hcroke, et une lettre du 13 juillet lf>8ô. 

Le savàTiti méuioire du Prof- Bolsiiis douiie, entre autres, les c-otivluaious 
suivaut-es; 

1, Le „globulü" obfservé par A. van Lceuwcidioi^k dan» les liëmatiiea 
fraivkes de poiason est bien plus* probablement le véritable no^tta celhihiïr« 
que celui vu par Fontana dans des eellules miieipares desséf^kérs on tout ou 
en partie. 

2. Même en admettant que Fontsna nit réeUeuient vu lea noyaux . . ., son 
observation date de 1781, taudis que celle de van Leeuwenhoek remonte au 
3 mars 16S2. . , . 

Par le Prof. Bolnius, rillustre A, van LeeuweuUoek est le Béf^iaiettr- du 
ttvi^ati ei'lhthtire. M. Del Gaizo (Nnpîcs), 



Le Prof. César Tarufll mourut, le 8 juillet 1902. Ne? en Bologne (27 mars 
lS21)i, il fut professeur d'Auatüniie pathologique dium rrniverisi té (l!^59 — 18Ö3). 
Fut membre de la Eoyale Académie dos Sc'ienee,^ dans l'Institut (1855 1902), 
ci de la Socit'té Médifo-eliinirgicale de Bologne (1851— 1ÎM)2), Il j a quelques 
années il fut président de cew insätitutiona. Il était aussi membre de la Société 
Royale den Sciences médicale;! et naturellea de lîruxelU a. Il donne son modeste 
nvoir â la Société de Médeeine de Bologne. 

Le Prof, Tarufli excella dans les étude« d'Histoire de Itt Médecine. Son 
^rand ouvrage a le titre: StoHa delfa TeraM^ta; Btthf^nt 1881 — 1S94 
(Volumi VIII). Il dédia son ouvrage à Alpîionse Corradi, le savant hislorieu 
de la médecine en Ualic. A son tour le ProL Bal lantyn (Edinburgh 1SD2) dédia, 
entre autres» îi Mr. Tirtifîi son ouvraj;e TAe liiJteojses and (ilefu>*f>titifx of the 
foettts. Le Prof. Vogt, Directeur de T Hôtel de la Maternité de Bergen (Nor- 
wége), consulte, dan« l'étude d'un rare monstre, lo savant professeur Tarufli, 

[Voir l'important mémoire du Dr. L. Mazzotti „Necrùhr^ta del Pt\ff, Cesarc 
Tarvjßi BfilitTfiie Î90.T\ publié dans le ^^BuUfthitt dclh- Scioize Mtdhhc . , . 
delfe Socktà Mçdieo-rhït'ttrtfica dt BaJogmi". Le mémoire dti Dr. Mazzotti 
donne un index bit)iiograpliïf[ne de« travaux d'anatomie pathologique et d'his- 
toire do la médecine du Prof. Tarufïî.] M. D. (i. 



Notice* hiitonqmv sur 7). Ctfiu^no {1736— îëtJ), 
Depuis la mort de Edouard Porro, maître très-célèbre dï)l»^tctrique et de 
Gynécologie (Milan, 28 juillet lî><)2) les périodique« italiens publièrent un 
écrit posthume de cebu-eî, remarquable par les pensée« sur la religion, la 
ptttrie, et la science. Mr. P, Tagbamuro [dans la Eivûta di Srienst e Lettere, 
Napoli 1902] commente eet écrit, et se souvient de plusieurs anciens médeeins 
qui joignirent la science à la piété, et il étudie surtout Dominique Cotugno. 



203 



L'lmti'ur zé\4 et i^rudit, doîinti uti examen de lu vie vt dva ouvrages de ce 
^raiid inu'clmti Napolitain, qui lît île la Foi Clirëticnne lo foodemeiït de sou 
acUrité sdentitiq^uc. M. D, G* 

AiiBE&TOTTi, OiraBFPe. r etfdiri di Napftii c del Yatîcano e il evdlce 
Boncantptigni ut*a AthùrtoUÎ rîffuarditnti ta opera ftffafmnjiifriea di 
Ben'VEnito coti aletinc t;t/n^iderazhtti c pntposte hi/tirtio aU*ahha4Sit- 
mento deiftt eaiartttta, Esttatto dalle „Meuiorie deîla R. Aecaderaia 
di Seicnae, L('ttere ed Arti" in Moden«. Ser. Ill VoL IV (StîAiooe 
di Lettore) XIV -f Ü + p, 148— lÜ6"5iii ImijerialfoUo, üiit 11 Abb, 
Dic!^ niai'Iitige Fviblicatfon, müelitig nat-li Format und Inhalt, ist wiederum 
dem bekannten niîttt'îalterljcKcn ()i-uHî*ti'n Benvemitu« Graplieus gewidmet 
All)t?rtotti und Bonvemitii*! geboren iiiinmelir Ä\isamme[i wie Littré und Hippo- 
krnU% SudUaiï und Paraeelsu^, Tollin uud Ser?ot u. A. Die ZftM der der 
Erforsehuug des B4.'nTenutuÄ geltenden Publieattonen AUiertotti'a dürfte si oUor 
ciü Putüend ülK^rsteißeu. Die vorliegende beweist, ànna die im Beferat Jamis 
1901 VI p, iJliK nusgesprodiene Vermutung, ea miVelite eine Art von Absi'hluäs 
in dit'scni Sp^zialstudium orreitrlit st-in, damal» d. h- im Jabre UK)!, notdi 
voreilig war. Der unermüdliehe Alberto! ti ruht niebt, solange er seinen 
Gegenstand nieht omnibus numeri» absolviert bat. Mit seiner neuen gediegenen 
Schrift iK'stätigt er die jedem Spe*!ialforeIier bekannte Tataaebe, dass, je mehr 
man sieh in eiiieti Gegenstand vertieft, desto überrasebender und reieher oft 
die liesuUnte werden, Solche überraseliende Eesultate enthält auch A. 's neuste 
Schrift über Heavenutuü in reichem Maasse. Schon die ersten Blatter bringen 
mue Aiiskunft iiWr einen von lienvonutns gelegentlleh eitierten, vorher 
gänzlieh unbekannten Muffûtcf Jaaipu^ Ptdmcnag de Cintfuln de Matckiü 
(uneh einer Mitteilung von Dr. Carlo PianeasteIH nusf Fusignano in Eavcnna) 
mit einem kujjîen Au*.zug aus dessen „liber de paxionibu^ (sie) oculorum" und 
der Eapitelübersielit, \, vermutet auf Grund »ehr einstellender vergleichender 
UntersuehuDgen, daait m tfich. dabei um eine ^parafrasiH" des Traetat» von 
Beitveuutus handelt. Des weiteren enthält die vorliegende AbhaudluTig uoeh 
Angaben ülier einen Codex Bodîeyanus des Benveiuitup naeh einer Colla- 
tionierung durch den Bibliothekar Mr, E. W. Byron ^^ieholsou. 

Ferner ergiinzt und berielitigt A. einige Angaben von Laborde und maclit 
aiif eilte liohräi:*che Uebersetzung vom Traetat des Benvenutus aufmerksam. 

Das Ktplieit de» Cüd. Vatieanua Reg. lautet „EvpUeit ars nova . e 

lingua hebraica in latinani trauMlata". Allerdings f^elieint diese hebräisehe 
l'ehtTSi'tzung nieUt mehr zw existieren. Sie fehlt auch in Steinsehneider'fl grossem 
Werk ülwr die hebraii^cben Ueberzetzungen des Mittelalters. Pagg. XI— XIV 
liefert A. eine volttitaudige Zusammenstellung der bis) jetsït ermittelten Codices 
vcm Benvenutus und scîiliesst daran die genaue Analj'se des Codex der Nazional- 
biWiothek von Neapel, zweier Vatieaiiinelien Handsi*hriften und des Codex 
BvtncBmpngni, der jetzt in A.*« Besitz ist, mit uielireren Textproben in Faesiniilc- 
Photogravnre. Mit pag ilsi-bliesnt dieser Teil. Der Herausgeber set^t dann dîePftgî- 
nierung mit p, IIS fort, da der folgende Teil uine direkte Fortsetzung der in Janus 
VI jju 66S angfjteigtcn Publication bibb-t, F*r enthalt ciae vergleiehende tabel* 



zé4 



larisfhe Uebersîclit der KapituKiberscliriftt'ii je noch den versokiedenen 
Texten, <lann eine überaus wiülitii^e ZiistammeTisteHun^: iter Lehren tilaoT dtt^ 
Kat^rakt-operatron uavh Crlsu^, BonvoTHituw und Bnrtiweh in italîcnisclior 
l^eliersétzunjï mit 2 Abbildungen naeli der üplitluilmodulcia de« Letztgeiiaimten, 
endlieh — La^t not least — einen grüadlitrhen historiseUtnx Exi'nr«! Über die 
Diî pressai onsui et ho di,*^ iler StflAropt'ration (mctodo delJ' abbftS!*aiiienroK Am Heliiups 
hat A. noch eine „Üibliogruphie der Bibliographie" hinzugefügt, diu ein 
bofcdtea Zeiignia füT A.'ü üele:aenlieit und Gründlichkeit ablegt. Hoffen und 
wünschen wir, da«s mit dieser eKeellenten Munographic üunmohr das Studium 
über BenvenuttiB ctidgüHig al)gesehloascn ist. Nach einer so grüiidlidien 
Behandlung, wie aie ihm durch A, zu teil geworden ist, dürfte wohl kaum 
noch auf eine erfolgreiche Nachlese jsu reehnen sein. Paoel. 



II. GEOGRAPHIE MEDICALE. 



FRANCE. 



Les vanifftuHit eëtivaleUf cultHntlm et pathogéniqucs en Affft'ric par A, 
Treille et E. Leorauv. 
In dieser Brochure erwähnt Trmlh die ausserordentliche Hitze* welche in 
Algerien herrschte im Souimer voo lö02. Die Lufttemperatur war 150—4^» C,^ 
selbst 49t* — hiiß C. im Schatten an der Nordseite. Dessen ungeachtet war der 
Gesundhüitflzuötand der Colonisten und der Araber, nämlich in den Hoch- 
ebenen ausserordentlich ^t. E» Icamen keine Fieber vor. Lcffrain sagt dass^elhe 
in Eetfeff der Küsten. Er erinnert daran, dann llippovfales bereits sagte: 
„Wenn der Öomuier trocken ist, endigen die Krankheiten schnei L" Die inter- 
mittircnde Fieber fehlten überall. Für fieberhafte Krankheiten im Allge- 
meinen giebt er diese Uebersieht 

1896 " 245 1ÖÖ9 - 'An 

1897 - 207 1900 - 318 

1898 — 290 1901 — 324 
und im Jahre 1902 nur 113. 

Viele Kranken hatten Wiederholunjcen ihrer dreitägigen oder quartan Fieber, 
welche sie in 1901 bekommen hatten. Auch warcu Anopheles da, die diese 
Xrnukcu stachen, afier neue Fülle voa Intermîltens wurden nicht gesehen, 
ohne ahm eine präventive Medication vorgenommen wurde. Die heutige Theorie 
über die Entstehung von Malaria ward also nicht bestätigt. Treille sagt, dass 
die Sonne alles sterilist hatte. v. D. B. 

Bemim et OrgunrntUon dt VEnscitjimHünt d§lu Médecine H de Vh^^i^m 
Cohniahit^ par M. te Docteur G. Treille. Paris 1903. 
Thia small work of 2^ pages appears to be a pajyer read at the Congres 
Coîoniaf of 1903. Dr, Treille points nut tliat the French Tropical Colonies do 
not at present, and will not for :i long time, afford on outlet for the Profession 
in France, But he look» forward to the possible Constitution of a „Corps mi^diesl 
civil" for the Colonial »erricc. He then proeccdB to make some excellent sugges- 



2 6s 



tiooa for ttic training of the L'Mluniiil siur^LHUi. lie advisu8 tliat the ï^fliools 
uf Tmpical Medici no ^liûuld lie liK-atcd in lar^;e timrilinie towns such as Mar- 
sifillf «ml Bordeaux whore tlit- mutt-iiiil for I'liiiii'dl iuî^truott »n :« most «Imiukftt. 
Tiif course of ntudy ü iiUo brii*l]y iiulicated, to whiu!v no exceptiau cao be 
takten. He furthcT iidvocateH the eutablisbnit'iit of tb(>rouf*bly ei|uip]>eil f=c!jotiIs 
in tUe Tropical Coloaiea for further study and (raining. We vccûmmcnd th's 
little book to those of oiir readers who are intereuted in the subject 

Andrew Davuisü^. 



INDES HOLLANDAISES. 



BM-tjérl. 
Le th>t*tor-tij(t(Vft (médeoin indigène, élève de l'école de médecine pour les lûdi- 
gènea à Üntavia) Fft, Laoh a écrit ud livre iutéresHimt sur Tetiologie, îa prophy- 
laxie et la tht^rapeutiquc du bt^i-béri, Il fst d'opinion que cette maladie 
j'oBsoFTe HeulemtHit chez lea individus qui ont en pendant [oiij^teiups une uotir- 
riture uniforme. Les listes eomptiratives des diver!<cj<maniôi est do nutrition, 4iu'il 
liublie, sont très instructive«. Il ne croit pas k la toxicité du riz. On pourra it 
prendre du riz de qualité inférieure s'il y a ajisea d'autres aliments, comme des 
légumes et surtovit beaucoup d'épieC!». La nutrition mouotone cauî«ernit le 
développement de microbe« dans le tube iDtestiual, parmi lesquelles aéraient 
ces inierobes toxiques. Les différentes formes de béri-bJrî doivent leur exis- 
Icjiee k des microbes différentes. Les épiées sont prophylurtitiuen, parce qu'elles 
ctdpéehctit lu fcriuentaliou et la pourriture dann Je tube intestinal. La thérapie 
consiste dans l'application de purgatifs, de eormiuntifs et dans le changement 
lie oourriture, surtout i>ar des légumes et des épicéa, Daas les cas chroniques 
oti remplacera le riz pas les fèves du Phaseolu« radialus. ( Katja ng-- djo.) 1) 
Dana lea cas récents ou peut continuer avec le riz. v, d. B, 

1) Yoir Janus VII, 10, jig. 524. 



REVUE DES PERIODIQUES. 

msTOlBB im LA MÉDECINE. 



L'Hérédité mentale et morale dan* hi Eopitifé par Febdebig ÂSah 
Woods M.D. Université d' Harford. Pupul. Srirat^ Moitihlif. 

L'auteur poomiit son enquête sur In toute pui^f^nee de lliérédité par 
IWauien dos mai§on8 de Vasa, Palatine et Holstein qui oceup(!?reut le trône 
du Suède de 1527 à 181S, examen qui porte sur IS persontiea et Nur sept 
génémtiontt. 

Le fondateur de la dynastie desj Vasa fut Gustave I (LltlÖ— lôCO) très- 
énergique, élevé il l'école de Vadveriité, il «ut délivrer la Suéde des étranger» 
qui IVen paient et des factieux qui en favorisaient l'entrée. Couronné roi en 
1527 il \nhsa k m mort la réputation d'un grand guerrier, d'un jçrand politique, 
d'uti législateur remarquable. On retrouve trea qualités chez aonpctit-ßls Gustave 



%66 



Adolphe le Grand. Son père Eric •John était un bomme lusifjnifiant, violent 
©t iodomptubk* de t-aracît&ri'. Sou hérédité pèsera sur ses jïetit:! enfants: les 
fils de Gustave I, Eric, Joïiu, Magnus qui sombreront dans la folie et sur 
Cliristiuc qui fiuira dana la pauvreté et dans h âémn\n\ 

GustHve Va«a doit doue être coiisidiTö eotnme un rejet nouveau dans la 
fjtuiiille ,,iin »port*' pour employer un teniie biologique. 

Co fut C'btirles IX, qui hérita le plus du earîietère et du génie deaonpèrct 
qu'il n'tïgala jmai pa;* pluw t[UO son fils Gustave Adolphe. Cependant, très at t«chi5 
à la cause des Proteatjints, il sut faire le bonheur et la prospérité de »on peuple. 

Quant à Gustave Adolphe le Grand qui monta Nur le Irôue à 17 nus tout 
le monde s'accorde à \o regarder uonime ayant eu de grandes qualitiîn militaires 
et It^gislatricea, Le „Lion du nord" mourut malheureusement à 38 ans en pleine 
vigueur laiwaaiit le pouvoir à une régence. 

Christine um seule enfant en 16J-1, arriva au pouvoir aupri^me et sut aduiir;i- 
hlcment bien gouverner le royautne. Elle ne voulut pas îîe marier et fit accepter 
par la diète eonime sueeeaseur le nieilh-ur de ses soupirants Charles-Guslavo 
de Palatine, — Deux Pont«, le lils de Tutiique soeur de Gustave- Adolphe. Elle fut 
force d'abdiquer en 1G54. Ses excentricités en faisaient la fable do toute l'Europe, 
Elle tenait ces niau vaines dispositions de son oncle Eriü XJV. C'est alora que 
Christine abdiqua entre îe« uiaina de avn cousin Charles Gustave qui fut un roi 
énergique et capable. Bon arrière grand père Wolfgang de Palatine était uu 
homme reniarquahle. Il n'est plus i^uestion maintenant des Yajäa mais des 
Palatine-Deux Ponl,^. Charles X ne dépare pas cette belle lignée. Son fils 
Charlea XI marche dans la même voie ot fut le père du fameux Charles XII, 
«ïu'il eut d'Ulrie Eleonore, intelligente et vertueuse princcsac qui était la fille 
de Frédéric ïll de Danemark. Inutile de rappeler ici tout* les exploits „du 
pi lia grand guerrier des tenii*s modernes"'. Ils sont connus de tous. L'auteur 
fait trt'S judicieusement remarqutT qu'un tel caractère ne peut dériver d'aucune 
loi d'hi5rédité comme colles de Galten. Cea types extrêmes comme Charlea XII, 
Pierre le Grand, Don Carlos, fils de Philippe II et Frédéric le Grand sont 
des exceptiont«. 

Quant i\ la dynastie de» Hidsteiu elle ne prcsewti^ rien de bien remarquable. 
Toutefois il Texception de Charles* Frédéric de Holstein qui fut un type 
inférieur; elle se tient dans une bonne moyenne et finit à Gustave IV, neveu 
do Charles XIII, auquel succéda Bernadotte, 

Les familles qui viennent d'iHre étudiées sont une éclatante confirmation de 
la théorie de l'hérédité mentale et morale. C'est bien par une véritable Béleetion 
que Charles IX et Charlea X montèrent «ur le trône. Faut il dans tout cela 
faire une jtart au milieu? L'auteur ne le pense pas. C'est toujouraù l'hérédité 
qu'il faut revenir m l'on veut avoir l'explication do tous ces phénomènes. Si 
noua pousâîoué» l'auteur jusque dans sc;^ derniers retranchements que trouve- 
rions nous derrière son hérédité P Tout simplement la fataliti- le „fatum" des 
Aneiena. 

{A Muivtv.) 




,6t 



ÖBfBi.E. Bcehllifkc Steihtnff du Chtrut'tjfit zu Ahrnham's Znf {'-^250 
V. Chi'.), mvè, CmitralbU t Cliir, Bd. XXX, No. 16. 
Hainmiii'abi v^t le eoiitemporain J'Abraliaiii (Mos. T. 11); il publia un cuclo 
•le 2S2 i*aragvnpWt4 dont un exemplaire fut extrait à Susü et dont de:i frog- 
ments ctipiéi datent du temps do i^ardaiiapaîe ; L'f codt* & donii été en vif^Ufur 
plus dti 1500 ans en Eabylonie; \e» lois de Moïse ont iHmueoup de parallèles. 
IjC code Hanuuumbî eoutietit dm dispositions qui se rapportent à la cbirurjtpe; 
Ia firi?oiicttfîon, la castration »ont trèij aiieiennts; lo liourivnu pniliqiie d*.*îs 
innrt|ue3 sur le frout, dt^truit rocil, coupe loroîUe, enlève des dents, coupe la 
IftD^ie, ampvitc les aeins, casaq lem os, bacbe les nmins. Le» portes eu bronze 
de Baîawat montrent des exarticulatiouâ des pieds, des nmins. D'autres inuti- 
IstioDâ furent pratiquées sur des ennemis capturés; on sut ce qui était mortel 
et ce qui ne TtHait pas; on passait des cordes ù, travers les joiici? ou les lèvres 
des capttfH pour les maintenir mititriaes. Lö terme uzn dt^igne le nitMecin ou 
plutôt celui qui eseree la potito cbinirpe. 11 Ht des plaies dans* un but thé ra- 
peutique^ il pratiquait l'abaissement de la cataracte au moyen d'une aiguille 
r**eourl>éc en euivrc figurée »ur \e scç&n d'I^rlugalodiu. Pour les seariHeations 
deux do ecë aiguilles étaient attachées à des cordes fixées à un baton; par un 
coup de ce fouet une hémorrliagie put ûtre provoquée à rendrt>iteboîsi. tiuinxe 
cenU années plus tard le cbirurgien est dési^çné sous le nom de fiil ;jw/i' (seig- 
neur de k laneette); l in.^trument a changé de forme et resaomble à une ongle 
pointue. Suivent leu bouoraîres, les punitions en ras d'insueeès; ainsi une 
M^nriâcation ^vie de guériaiont l'opération réusuie de la eatarat-te donnaient 
droit à de« bonoraires de h* Sekel de monnaie (± 10 Marks) pon run bonimo 
libre, de 5 pour un libéré^ de 3 pour un et^elnve. Si le searilîé meurt, ?*i Topé- 
ration de la cataracte cause la perte de l'oeil le médecin aura le« mains coupés 
s'il »'»içit d'un homme libre; pour un esclave îl en fournira un autre *'il meurt; 
il paiera la moitié de sa valeur hU a détruit sou oeil, etc. V. §§ 215 ff. du 
eodc. Le médecin était ansüi vétérinaire; il était plus ou moins mis sur le pied des 
ajFtisjins. L'intéressiante communication reproduit le sceau tl'l' rlugaledin. Les idées 
Mirologiqucs tirent croire qu'on ^louvoir connaître le» jours néfast^^saux opérations; 
U' non*sQceèa était donc dû à la non-ol>servation de ces jours ou àrinaptitude 
de loperatneur; ainsi on comprend la sévérité des lois. PjîRuess. 



Enffîand vounijy dùcitir of piv-retohtttoiuity dit^K. 1Ü03. Boston 
Med. and Surg. J. t. CXLVIIl, No. 12, pp. 3lll~30S. 
Tbaddaeus Maccurty naquit ù, Worcester, Mass., le 19 décembre 17-47* Son 
père peu fortuné ne pat l'envoyer i\ une univerifité; un oncle de sa femme 
prit le giirvon à m rliarge et ainsi ce dender fut envoyé h Kew-Havcn, Kn 
17<^7 il eomiuenf,'ii l'étude de la médecine chez le Dr. J. Frinkc à Rulland» 
où probablenieul il resta trois années ©t obtient u» eertilicnt constatant qu'il 
é'tait ajite à [initiqucr ta médcinnc et k chirurgie* Kn 177*) il s'associa avec 
le I>r. Elieneïer Lillie de Dudley, qui avait une grande clientèle; Maccarty 
pratiqua beaucoup et fit des économies. En 1773 il s'établit à Fitebbujg où 



^6B 



il n'y a vail' pa» encore dt pniücioD, paa plus que dan?* les cinq rillea voiâinea; 
Macvfirly était toujourw opi-upé, ftttigiiaivt quatre ou cinq eUevaux sut Jes 
t'ÎR*inî)i.*f cxtriünneuH'nt primitifs. Il se ninria eu 1775 avi>u E:tperipiictt Cowdin i 
Vumon fut trùa licureiiiäe; la damt» mourut en 17fifl. En 1775 uno épidi?miedo 
vnrjolo tk'Iatn ; ]\Iac<'rirty (luîfta sa dieîitêlc pour r' rrudre t-îu-îe le Dr. Latkam, 
qui traitait par la mt^tliode de William Sutton, teimo sicerète pour ceux qui 
n'avaifiit pa^ aihcté le pi*üiX'dH5. Ce deruier eouiniâtait probablement eu une 
inuculatiuii d'une fi>rinL» att^uuée de lu rariole avet? usage de di-o^ues. Maccartj 
fit une légère maladie, piiia retourna ekez lui. En l77fi Mactmrty fit uu con- 
trat avee Latham dtuiH U* but d'érît^t^r un hôpital à Fitebbur^; Maecarty put 
pratiquer lu niL^tliode e^elusiveiueîit à Fiteliburg pendant vingt et uiieaunées; 
Latbntn touclierait la nioit:«^ des honoraires juüqü'ii ce que su pnrt fut de trois 
cent livres; à partir du ee t^Uiffre il toucberait le tiers. Lat kam aurait à fournir 
les médieaments pr^paréa» nans être obligé dc< oommuniqueT le secTût & Mac- 
carty, qui promit de no pas eherclier ît analyser leur eom^jositîon. Il s'associa 
avec le IV. Atherton et érigea Ibôpital. où on itioeula miivaut la raetliode 
Suttouïenne plus de huit eents personnes*, dont eînq seulement Hueeombêrent. 
En 1780 son père tomba malade; Macearty le vinita deux fois pur ifcmainc; 
sa elîcntèle eu souffrait, ot il vint liabitcr Wortieater, Après la mort do »ea 
parent«, de sa femme Macearty suivît le eonseil de ses frères, cjuittH la pratique 
et se lança daiiü le eommereo, pour IcMjuel il n'était pas trè« ûple. Il pratiquait 
toujours un peu. Eu 17'J3 il rt^appliquu le méthode suttonienue avec succès. 
En 179«) iî vendit Ich tnieteurss du Dr, Klisiha IVrkiusi; la mip:;gfe*tion donna 
quelques prétendus Succès; finftlenicnt le discrédit mit fin à celte entreprise, 
dont une brochure nous ßarde la tnënioire {Tcf^rihie TrachtrutUi», a PacHctil 
Petitum atftttimi Gülrtinhuftf Trumpf fi/ ami the Pftktnhüc imtttuiiott^ by 
Christopher Caustic. >LD., r.L,l>., Am., Loudon IHÛ3). Le 21 novembre \^<n 
il mourut à Keene. Cette hio^aphie avait été écrite par son Iwaufil» J. W. 
Stiles en 1836; elle ost publiée aotuellcment par rarrièrc-arnère petitüla de 
Maeearty. Pebobns. 

G. EiCLHi, Il mercanumo d«lJa vintime uCf^milo Dante AlitjMcH. 1903. 

Nmoi'o Hat'cit^tttffft' Mciiîco, yo> 1 et 2; et Oiurnulc DantcMco da 

O. L. Pa«scrini. Anno X, ijuadcrno XII. 
L'auteur appelle l'att'Cntlon sur un passage du I>aiitc daaa le Ctfttvirio^ ou 
Traité m, CommentmrcH ehap. 9 le grand pointe explique sa man^^^e de con- 
cevoir la vision. L'image eni perçue siur la face antérieure du cris^talliu; la 
face iMjsstérieurc agit comme un miroir roeouvrrt de plomb et ne permet pas 
h l'image de passer plvw loin. La face antérieure transmet rimprcHsion de 
rimtuçe à la r^^tine, qui la eommuuiqiio au cerveau. M. liicchi revendique pour 
ki Dante la prioritt'i de la théorie qui admet la formation de fimage d&oa 
l'intérieur de l'oeil et reconniiit cjue IV-rpUi-ation ne corrcj^pond pas à la réjilitd. 
(Malgré toute l'admiration du Kef. pour le grand poète, il ne peut lui attribuer 
la priorîtiî de cette idée qui- l'on reneontre d<'jjl avec ))1uh ou moinH de détails 
ehez Susruta, Celse, tîalien, Rhazes, et autre«. Le Cojivivîo ewt ce qui est plu« 
connu Ésous le nom d'il Coamto,) l*EfioEîîs. 



209 



Thr trttrkif vf Efhmrtf Jemtcv timf fhnr i^tlae hi (he tnmlern «luthf nf 
itiiuiif of ^tnuUjuij; hy GKuîtuK Dotü, Proft*st«iiir of Mi'tUfiuf ut the; 
utjjvt'psity of Micliignu, lïciiriuU-il from llio New V>jrk Modical 
Joiinml Nov. &. Duebr. IVMÜ, 
Auf ^fniml der Loctûre von Jeiitier's Ongitmlüi-LnfkMi i?titwû-kclt VorfAeser 
iIr' GfSfiiichtf iltT Vatxi rillt !i»Ti und NcîiikU*rt an der Huml von exatten Daten 
die iiniDLHiHen VorLlieilc, weldie die Im|>funtf (Ut MiTiHt'hUeît itjohmdU lud. 
DtT \'ortriit; bringt kt'tiu* titmcn liistorisrUra Tliatsöoht'ii uiiil wurde vor- 
nehmlich ill der Ahaicht gchftlteD, um die äckwaüheii Ar^j^uoicnteder Iol}^f^cgllt'^ 
«II widerlegen. In dicdt'm Sinne dürfte die ÖtmfliehhT auf die Zahl dtT 
Pockencrkrankimfçcn in den Landvrti mit ImpfKvrau^^ und andcrtTBeit* auf die 
jÜDgste engliselie Epidomif - eint' indiivkte Fulf^t? ào< nufgdiobt'm'u Inipf- 
iWflfigB — überzeugend wirken, M. N. 



OKüOBAPIlIE MÉDICALB, 
TsÇ tftoujttiquë ent^î^atfé rumme proßtf/ftdtiur de fnaïttdif^f, pAr»l. ÖTEB'BiNfl 
KiMt, M. 1>., Ancien médeL-in de 1 armée dea ÉtatB-L^nis k Cuba. 
The Journal of t\\v Aniencan Medîcnl osBooiatiou, ^q- du 4 fivril, 

p, ma. 

Au moment où un engouement, t^ue des esprits mieux pondéras jugent 
estc^ï^aif tintant qti'irreflt^chi, tend û eonsidércr la patliogiinio do la malnria et 
de )fl iièrre jaune comme résolue par la. théorie du moviî^tiquf, il val utile ;b- 
tire le« protestations du genre de eelle que publie îe JaurtiHl de ra^sofiitlion 
médicale d'Amérique, hous îa signature d'un atu'if» médeein mi litiiire de l'armée 
den Etats-Unis, q^ui a servi à Cuba. 

Irtî Dr. J. StebbiuH King s'élève avee résolution contre les eonelusious^ qu'ont 
tirée» de leurs expérienee** les Urs. Koed, Carroll et A^^rauionte, On sait (pie 
cû» e\ péri men tat eu VUS, ayant exxK>sé sept individus non immuniséi^ contre la 
fièvre jaune au eontnet prolongé d'objets de literie eautnminés par den umladet^, 
coüstAtcrent que les sujets en expérience rost6rent indemnes. Ils en eonelorent 
que leB matières des vomissement!? amariles ainsi que Im effets lîouîlh's ne 
cüotenÄient pa« de germes transmissiblea. Le Dr. Stebbins Rin*î fuit remarquer 
qni> c'est aller un \ie\L vite en besogne que de tirer de seniblablen eonelu^ituis 
d'une eipéricnee aussi ro^treinte, et d'ailleurs niaitites foin réalisée déjil dans 
le passé. Il eKl, en effet, d'observation eonstlante que nombre d'iudivîdu« non 
immunisée échappent à tout eontuge au eours des épidémiee les pIuB muur* 
triferc«, même quand ils »ont, en outre, pii^ués par les moustiques. 

Car eo dernier point eut également admia^. Combien d'individus aont exposés 
non nenlement au contact don matièrca vomies ou des objet» souilJéH, mais 
encore couverts de piqûre« de moustiques, et qui échappent totalement ûtix 
Alteintes du fléau ! Le Dr, L^tebbiuit King invoque l'expérience d*' tous ceux 
qui ont pratiqué àam les épidémie« àt.i ß&vre jaune, et qui ont, comme lui, 
oîiwervé ces immunîtés, plus nombreuses eneore que les atteintes. Il a entière- 
ment miaou. 

Ce ij'eit p»s que l'auteur nie la possibilité d'une transmission |nir le 



370 



moustique. A cet é^^td li est eoavuitic-u que iout {mrai«ÏU% ou tout îtiaeclc 
suceur qui va de rUomme miilado à Tliomme saiin, peut véhieiilor, pour 
uue part, — itmîs iKmr une part «cnU-njcut, et probeVilcmciit soua fi^rtjiiiics 
eoiiditiO'UJj — le germe qu'il a [>uh6 avci- le shui^. 

Maïs il répudie couliul^ une erreur totale lu doctrine (|iii veut que U' 
moustique *oJt l'unique mode de eoiduge. La Koutenir c'est vouloir, de parti 
pris, avec un aveufçlëmont absolu, nier les autreü iiiodeti de contfumiuAtion qui 
eadsteot dans la nature. Il eat probable qu'ils sout uombreux: et vari«^«*. Nous • 
no le« eütuiaissous ]jas. Il y a plus de grandeur intelleetuelle a avouer notre ' 
ignoratifp, qua accepter lea yeux fermés, saaw disou^sioti, avee uny doeiîit^g 
qui resuemble à de rimpuisHaueei, la première explieation veiiue^ quaud bien 
même elle eontiendrait une parcelle de vérité, ou môme, aimplemeut, de 
vraiaemblftuec- Cur il faut se méfier des illuaions, aussi bîeu eu ruiî»onnement 
qu'eu optique. 

Et benufOiLp {wnseut avec le Dr. Stebbius Kinj; que l'illusion est itn peu 
forte, de croire que le moustique est le péuérateur depuis si longtemps eberelié 
dam l'hiatoiro de ta médecine, pour le développement de la malaria et de bi j 
fièvre jaune. Car eeux qui aeeeiiteut, häds héolter, cette tbéorie, n*ont qu'à 
réflécbir une seecuide iïour en apercevoir la faussi^té; qu'ils «e demandent 
wulemeiit ceci : lequel, du moustique ou de Tbonime, a commence le premier 
à î^tre infeetîeux ? Tout de suite le bon sens indique l'inanité du problème, 
tant qu'on ne ehercbe que chez le moustique, Et il est singulièrement aventureux 
de néjîliger les autres eauües poHsibles. Un tel état d*e«prit serai t ptiéril, s'il 
n'était avant tout dangereux. Nous soinmen d'accord avec le Dr. Stebbins King, 
pour eonstatiT le péril de la théorie du nioua tique en vîaagé comme propagateur 
exclusif de la malaria et de la fièvre jaune; et nous pouvons ajouter en outre 
que. tant qu'on n'aura paa trouvé e.vaetement le terrain initial de la genèse 
du paludisme et de la fièvre jaune ou demeurera en deborw des véritables données 
de la propbylaxie, et l'on n'aura fait qu'une manoeuvre tapageuse qui ressemble 

fort à une mystification. ^ *^' Tbbillb. 

Médecine tropicale. Le Jounmi de V Asâociathn méfiicaU américaine, 
(Chicago, Xo. du 21 mars 1903, p. 784.) 

Publie un artielc editorial sur l'enseignement de la Médeciue tropicale. Il en 
montre les néecsaitéii. Celle-ci réaultent non seulement de l'espansion de la race 
blanche dan* le» pay« chauda, mais eucore de ce fait que de nombreux malades 
neren&nt des tropiques, viennent se faire soigner dans la m&re-p4trie. Par 
conspuent il est urgent que même les médecins des régions tempérée» cou- 
niÛBBent bien los maladies tropicales. 

H y a donc Iteu de développer renseignement de ces maladies dan» Iml 
Universités. On ne lesi connaîtra jamai» assez, ear de plus en plus les pays 
ehaudä vont devenir des territoires de colonisation, et la rapidité des voyage« 
maritimes va singulièrement le« rapprocher de nou* dons l'avenir. 

Href, notre distingué confr&re de Ciucjigo réédite, sans s'en douter, les argu- 
ment» que le Janu^ a déjà publiés sur ce sujet, dan^ ses numéros du Janm 
VI, 8, pg. 410, Janm VU, 5, pg. 239 et Janns VIII, 3. pg. 113. 



Peut Htc pourrions nouâ reprocher t\ l'auteur de cet artiflc de a'^-tre pas 
au roiiTaiit Ji,* ce iiui a été fuit imi Europe pour reiiuei|çiicmeut de Ituiiéïk'ciwo 
eoloiilale, car il ne seuilile avoir eau naissance tjue des Keoles établies en Angle- 
lerre. Cela ne noua cmpt'clie piis d'être eutièremcnt d'accord avee lui sur 
rintérét évident d'uu unseij^nement univemtaire de la médecine eoloniale dans 
tous les pay^i qui poeaedent aujourd'kui dm eolotiics tropieales. G, TßEitr-K, 



h'Indl 



La ftejit^- daiiê VI mie. 
LancHy dans «on 



du 23 



11M.)8, oubli 



titre 



mars iiR/.i, pubJie sous 
un article intt^resHant sur les ravages exercé;* par le (léiiu dcpui« iHDfi, Knviron 
deux millions d'individus ont suL-combé depuis celte éptHiue- On eonip te encore 
Hetuellement 3(XX)0 d<5eèa par sjeirmiiie jjour Tlude entière. L'approebe de Tété 
permet d'espdrer. comme d'biibilude, une ditnîtiutîon de ractivitL^ do r^pid<!mie, 
puree que, pendant les eliiUeur«, la population vit davantage à Tiiir et beau- 
coup moinü à l'intérieur des maisons. Le Journal recommande de réunir une 
commission de médecin« expérimités pour avi&er aux moycna de combattre 
elHeacement la peste, avant la reeeudescence qui coïncide avec le retour de 
riiiveT, Il T a lieu de mettre à profit les disposition de» indigènes, qui parais^ 
sent aujonrd'liui plus docilüi« pour accepter aoit la vaceination antipc^teuise, 
soti toute autre mesure d'bygiêue préventive. 

8iir le même sujet, nous trouvons dans le Bi'iti^h weâtuixl Journal du 28 
mars 1^03 une lettre, où l'auteur, M. Jame.^ Cantlie, expose à son tour, quelques 
eons idé rations d'une certaine importance. 

Il coriHt&tc d'abord que le fléau a causé 28.860 décès pour la semaine tîni^sant 
le âS février 11X)3, tout en se défendant d'être alarmiste, M. Janiefl Cantlie 
appelle l'attention sur la progression continue de la pe^te et sur le« menacée 
que cette pra(^re»siûn entretient h l'égard de la masse des indigenes. D'année 
en année, malgré tous les moyens d'hygiène employés, l'épidémie s'étend et 
s'aggrave. Dans ces conditions, se basant sur rcxcellonec des mesure» adoptées 
djiiis la Colonie du Cap sur la proposition du Professeur W. J. Simpson, 
l'antenr demande l'envoi aux Indes et a Hongkong d'une commission qui fierait 
présidée par le Dr, Simpnon, 11 faut profiter du reprît que va apporter l'été 
dan» la virulence de la peste, pour adopter et inctlre en ocnvre tous les moyens 
qui «erait jugé« efficace» pour prévenir la reeendescence hiveruuîe. Considérant 
en outre le flurménage de» offieien* du corps de santé des Indes, M, .James 
Catitlîe demande l'envoi de médecins de renfort, choiüia parmi les plus expéri- 
meatés, ü, Tkeillh. 



Iktt^ eoïtduiU* h tenir en présence dt lu peste, 

ikm» ce titre le New-Yori- meifmil JuHrnnl & publié le 8 novembre lfK>2 un 
court article mettant en parallele les métbodes adoptées il l'égard de la |«îàte 
À Mazatlan et à *Sau B^mneiseo. 

A Masotlan, ville située dans la bft»se prempi'ile de Californie, les pouvoir» 
pnbliei* out donné un exemple d'activité sanîtitire qui pourrait presque être 
talée de Douquiebotisiue médical. Sur la constatation de l'existence de la 



*7« 



peste, OM a détruit par le feu Icä apponteraents en bois du j>ort, tj^uî datfiieitt 
Ä peine de deuK aus. Mesuro osti^me, qui prouvü tont au tnoiim 1» FigilaiiL-e 
du flervii'o d'hygiène, et qui pourrait servir de modMc suggestif à Lt vîHe de 
îSaii Fraucisi'O, 

Car tundiîf qui; ^Müzjillan u'Iiésiti.: pa;* à priu'luiiHT quV-lie est t'tuitniuiiK^e pur 
la peste, San Franeist-o la nie et disäfimule süiji^neusemeiit l'esiHtcm'f des foyers 
qui e]ïi stent sur son territoire. 

I>e ces doux eonduites, laquelle doit ôtre fiuBÏoniont la plus profitable aiuc 
intérêta publiwi' KvidemmiMit ('eUc tenue par MûAiitlau. Tello ent laeoncduftiou 
de Vâuteur de l'article. 

Le NcH'-Yvf'Â' mtii, (Jttjmn) Juitrinti du 8 nov. 1903 vaat^dc même l'escellence 
des meKures adopti'ew îi Voküliftma pour t-inubiittru le fléiuu Constaté le 6 novembre, 
au8siti!Vt un cordou militaire entoura le quartier eon tninîne» ou le fit évacuer des 
habitants^ et eeux-ei furent tranaferéa dons les buTaqucment a rapidement ëdijfiéa à 
KanagawA Fort, au de«su8 de la Tilîe, en face de la baie- On mit des rats à 
pris, et environ 20<X) Eurent détruite. Les maisons du quartier infecta furent 
livrées au feu. Le résultat fut que l'épidémio fut (-oujuréu. G. TaEiLLE, 



La peéte €71 ejttt'ême Orient, pat William J. Caxybät M. D,, Professeur 
de maladies tropieales à rUnivorsiti^ de 8t. Loui» (Missouri), ancien 
aide-iiiajor de t'anuëc de» Etat,H-Unis. Johns Hopkins Hospital 
Bulletin, mara-arril 190;^ p. 60. 

L'aut^jur examine sui^eesaivemcnt ta propagation de la pCfite par lew rats 
porteurs d'uleêrationa Imlioniques ou crevés ilans les sous-s>ols des maiaons, par 
les puces et par les mouelies, et il met en lumière les diverses eîreonstauees 
de temps et do lieux qui favorisent la dissémination et la conservation de la 
virulence du batfillc pesiteux. Il montre que la pes te a toujours procédé par 
longues éta]>e8, dont quelques-unes durent parfois de 50 à 80 ans ! Il la suit 
dans les déplaeements, et il ^tuilie les« eonditions qui favorisent la iin^ntion 
de nouveaux foyei*«. 

Flua particulièrement, le dr. J. Calvert décrit ta situation de la ville de 
Canton, qui constitue un foyer pesteu^ç très dangereux. C'est une eité eslr(5mc- 
mcnt populeuse, chiffrant plusieurs ïuiîliotis d'habitants, qui jçrouillent dans 
d'inui»mbraHles mat»onH mal ventiléej^, luVties sur un sol intiitré et vaseus, La 
vie y ewt difficile pour les coolicB, qui se disputcîrt les moyens d'existé née. IjS 
nourriture du peuple y est sordide, généralement fournie par de^ marcbauds 
qui circulent dans les rues et détail lent les alimetits t^ut préjiarés. 

LogementiJ, vötomcnts, alimentation du ix-uple, tout est luisérable et anti- 
hygiénique. 

C'est \k un milieu de culture trè« favorable pour le bacille de la pcstt% 
d'autant mieux que les rues, jaraai» nettoyées, sont eneombrées de détritus de 
toute nature. W^n üiipcrHtitionp ]iopulaire» et le fnnatÎBuie relîgieus paralyseii 
tout effort dans le sens de l'bygiène, et, <\h& lors, ttiuteü les eonditiona b 
trouvent réunie» potir rtJndre It* foyer durable et liaut^meut infectieux. 

L'auteur fait un tableau at tri«« tant atitant que repousfsant dea logement« 




attribués aux malades. On ne peut rien iiuB^rint^r de pluu noir ni de pluâ tiale. 
Lo pésU'tiï attend arec régîgnation la mort ou la vio dans ua lieu infect, 
qui roBsemble pliiR à un cluuiil qu'à un liopital. Ce qui est typique, c'est que 
le çoolîe chinois préfère encore lu misère de cette installation au ecunfort de» 
hôpitAUx eiiTopéeus. 

Le Doelcur Calvert «étudie ensuite les relations qui cxiatent entre Canton 
et Hongkong, Elles »ont continues. Les Chinois, avee kurs joncques, eirculent 
eonstaDiment entre e^>8 deux villes, Avoe eus, ils transportent de a marchan dises 
infectéep, sans compter Ick rats mahide» ou crevés. Eien d'étounant, par suite, 
à ce que la pest*- soit endt^iiiique dans et*» deux eités. 

A cet (i?gftrd, Tautcur énonce une proposition vérîdiqiie et juutementforatuliîe, 
quand il dit que Canton entendre la peste et que Hongkong la distribue au 
reste du monde. C'est qu'en t-ffet Hongkong est le point de ddpart, de tranaiti 
ou d'arrivée, de toute.^ lew ligno« de navigation qui mettent la Chine et 
Burtottt Canton en eom munira lion avec le« autres nation«. Cette caractéristique 
de Hongkong est fondamentale pour l'étude de la distribution du bacille 
pci^teux lur le globe. 

Eu ce qui concerue les Philippines, dont l'out^i'ur s'occupe spécialement, il 
n'y a aucun doute qvi'elles ont été infectées par le» provenances de Hongkong. 
A ce sujet l'auteur alTlrme qu'il eut été facile de préserver lea îles, en 189^, 
par ropplîcatïon ào inci^ureH d'iiygiènc sévères et appropriées. Mai«, dit-il, 
„danfl sa science univeraelle, le ^^oiivyrneur militaire désapprouva toute mesure 
h eet égard." Peu aprè.^i, (déeenibrc) la pe>ste faisait son apparition à Manille. 
Nous fonnaisHÄOuis d'autres payü où Jes Gouverneurs (militoires ou eiviU) ont 
anssi judicieusement appliqué leur „compétence unJvi*rKeHe". Nous noua 
aj<Hocions donc au IWteur Calvert, profeaseur à l'université de St. Louis, 
pour dénoncer eomme une des eausea de propagation des épidémies, non 
ï^ulement la misère et k mauvaine hygiène den masäCä populaire»;, mais encore 
leur ignorance, — saus oublier celle de certaine« administrations. G. Tbkillk. 
CungénUith particlk Iltfpf^t'tt'ttphie dot Fmsts. 

Iji La Bepue médicah ifc l* A/ntiUÀ'dn y uni beschreiben Mit^mtud und Leffrain 
ïwei Fälle dieser Affection. Der Erste oraäblt eine Hypertrophie des linken 
Fusses eines Kabyleti, wobei die grosw Zeh© die Grösse einer Apfekine hatte; 
die zweite Zehe n^ar weniger, die dritte nur ein wenig vergrössert ; die t>eideii 
anderen waren gesund- 

Lctft'tn» sah diese Krankheit des reeht«ti Füswee bei einem Europäer, Durch 
die Radiographie würde nachgewiesen, dttüi.** die drei ersten Metatarsen stark 
hyi>ertrophirt waren. Die zweite und die dritte Zehe bildeten nur eine Masse, 
worin eine Ix-inige Substanz. Dann waren die beiden Zehen verwachsen, aber 
hatleu eine eiförmige Üeffnung zwiwclien sieh gelaKseu. Um Ende der Zehen 
hatte die Form einer Keule, Die Itudiographie der rechten Hand lehrte, dass 
amh die drei eröten Metncarpen und die erpiten Phalangen dieser Finger hyper- 
Irophirt waren. Die Hypertrophie hatte nur in der Breite nicht in der Länge 
Htattgefunden. VerfasHer geben eine auHgebroitete LitteratujverEeicbniaü über 
diese AffecUon, v, D. B, 



«74 



Archimi ttv Médecine Navale. Mars ût Avril, 1003, Paria. 

The contents af the Mart-'h number are as follows; 1. ÉtabliBseraents hospi- 
ialicfs en Islande, |mr lo Dr. Fallior; 2. Le couebago du tnateîot. par le 
Dr. Valeni'f ; 3. Lejjrc obacrvtîe dim« la réj^îon dt* Jj[»n;;-ooii (Toukiii) parmi 
le population» de rai*« Tlio, pur le Dr, Moulinier; 1. Lu prophylaxie par Tenu 
de boisBon diins la marine, par le Dr, Méhauté. Ail of these are on important 
attbjeets of Tiaral hygiene, and are well written and instmetive, but are of 
too tcchniffll a kind to admît of beiuf; summarised. 

In the April iasue we have a short aeeount of Bizert<J by Dr. Dufoar — 
ils clinaato, uuHeorology, »oil, fauna, Worn, iitul ellinology. A very eondeîm'd 
sketch is given of it^j eventful and eUeekered history from 12l><l B. C. when 
the* PhoenieianM first established a trading stjition at Hippo, as it then was 
called, down through the eeiiturieü of Carthaginian Hule, then Bucreessively 
under Roman, Ureek» VrtfuUl, Arab, and Turk till it whs, at length taken posses- 
sion of by France in IHHl. We Icwk forward to öome account of its pathology 
in a eomming number. The lato Dr. Van Lccnt, of the Netlierlands"' Royal 
Marine, drew ntlention to a mixed form of berilKU-j and Scorbutus oeeurrin^' 
among the pearl fisher« of Jorres» Strait», who appear to carry ou their 
industry under deplorable twuditionö of hyjçîene aiui defective nourishment. 
The principal symptom of scorbutus in these eaücs is the fixere fflttfjîntf; the 
beriberi showing itself both in tlie dropsieal and alropUie fonns. We have 
further to notice atï article by Dr. Vialel, on La ^é^in/tvtion à bord dtv 
hâtiiHfCitta pdf l'appareil Cltttfhn. The prineïpîp of the method is the intro- 
duutioti into the ship's hold of sulphurous acid gas produced under pressure, 
without a preliminary unloading of the vcsseL This method seems, upon the 
whole, to be effective in dentroying rats and other vermin, bh well a^ in 
disinfecting objects cot) tarn in a ted with the mierobes of typhoid, cholera, and 
plaj^ie- The immenàe value of such a proeess will be at once apparent, 

Akdkew Davidsoh. 



AnnaU di MctHeiaa Narah. Genuaio-Febbraio, 1903, Borna. 
We hare a valuable eontribntion to ophtbabiolo^'y by ArcadJpane cnütled 
Itißttenut d^th pupa hl deffimxervtito e dairoifiiervtttvre nei fcntimeiti del fa 
aehiaticopia. The scope of thi» elaborate article will be sulRciently evident from 
its title. A contribution by Fossataro on La rcgioixt Tmipom-Sfeno-MftseeUat^ 
e le fratture ddh hitëû dtl cranio enters fully into the surgical anatomy of 
this region in relation to fracture« of the base. The diaguoatie value of the 
symptoms are shortly but lucidly difrcns^ed. The author promises to deal with 
the treati]ient of these fractures in another work. Dr. I*eranHi devot«* a »hort 
article to the pathogenesis and operative treatment of D'tfit a warteUo, An 
introdtietory lecture by Kogati on L/oltjiatritJi ntUtt iSciejtza e n^lht Socieia, 
and a Cmitributu alia chirurtjia tfiniier vat rice de^U itrli by the same author, 
and L'analffedtt cacitinka raehtilmna by Faiso and Nieoletti are also deserving 
of notice. The reviews of recent literature in the various departments of 
mediciae are, aa usual, very full aiul careful I3' digested. Akduicw DAVixtaoN. 



ns 



Ifntra^ttoni conevrnant le^ Mmures a prendre conù'u les maladies endé- 
mùjttcjt épldêmlquix et Cmitagitutc^, (AnDexo aux Annales d'Hjgièno 
et (le Médot'îiie Coloiiiiilos). Paris, 1U03. 
This is a useful Ht tit- guide wliirh dcücribcs clearly and suL-cinctly the 
hyjfieitiL" and |iro[*h3'U<nr nseasurcü to ba ftdoplfd iu tlie eaiics of umkria, 
yellow fever, leprosy, KTiberî, tiibercalosis, ak'oholiitm, typhoid fever, oîiolera, 
plague and small pos. It should prove of grt-at value to young pmetitioncrs 
in the Colonics. No double all the infonnation here contained may be gathcrtHl 
from ordinary text-hook^*, but it is priesen ted here in a very compact and 
useful form. Andbbw Dayidaûn* 



HKVUE DES JOUENAUX MEDICO-HISTOEIQUES. *) 

Mfiirai Liliruitf ftttd Hiëtorîail JfimmtL Vol. I, No. 1 Januarj 1903 nod Ko, 2. 
April iy03. 

Vntiv dlortüm Titel cntchc^int at' it Anfiin^ Uitmis Jrtha's in BiHujklyii Nt-w York, U. 9, 
A. 13)3 Bedford Avenue, ein clientnlla clpr iDptlizinLschen Gcachkhtu und iJibliograpliJe, 
«owie dem mt'iL BibliotlipksweMn iÇPwUliDct4?a Vierteljulirrtorgan, das wir mit Hurrîchtiger 
Freude begrB»ften. Diu ^'rousfing^c'legte ZeitafliriftRoll gl^iichzi^Ui^ als offiziellem Ptililikiit:Sonâ- 
orgAti der 1898 g'ejBrrCLndeh'n' ^AHMncitittfin uf m^Mlieiil librariiiiiä" dienen. Die beiden una 
bisher vorliegeaden Quartal »tefre sind Husneri^t reiehJuiltlff. Als IlerauM^ieber zeiebnen nuf 
dem Titelblatt Albrtt Trartj Hnntitujtoif^ Btblîotliektir der Med. Hoeietj' «( the Ciiunty of 
Kinj^ in Hronklyn, und Joftn Simirt Broirnne, Bibliothekar der New York Aeademy of 
niedieine. Den Iti'iK-en der OriißfinAlieii erûlfnet Lftrif Stephen Fiîcher, He™,nspeber der 
.AnnAlfü of Snriçery" în ßninklyn mit i*incm gediejfi'Ki^n AnfKut/ Ober Jn^b Befsn^ttf 
Ct(tj*i ititd ntht*-» Kiititm*ii(ar zu MHnilwan {mit 2 Abbildun);fi'ri). Ihm folgt kein GednB'eriir 
aI» der durch »eine »eböiie Pubiieatiun über die Medi^^in bei Htinu u. A. ttuch dle^aeitfl 
de« Ozeans Itère its populäre Ktif/eng F. CvrdeU iius Ha Ulm ere mit einer Unterauehunji^ 
über Mtfiishi und Aersta f/êi Jurenttl (p. Ö — 17). IntereüSfint und wiebtijc Tom bihliotheks- 
dieuat-teiduibcheij StHnd[)Ut)kte itUH nt die Abhandlung- über den Bifchei'iPttrm (p, 18— tti). 
ikfiae Be«chiiffenbelt und Wirkungen werden durch nidir ehnrakteriütiaehe Abbildungen 
îlluBtriert. Ei Bind wirkliehe ^Stiidiproben" «ens« strietissimo. Autor dieses Artikoh ht 
Ftr<ierkk P. Henry, Fibre n-Iii hl intliekrtf ftin Coli, uf Pbvaieiwn» In PhilHdel[»hin. Jame» 
Mw Farfant WinfirUl in Brooklyn liefert (p. 27—32) eine reivh illnstnerto Beitchrgiluttff 
rfer iîfleAeret rhr Med, Society of the Cimntff of KinffH, Die beiden Herauicgieber steuern 
kune Beitrüge bei von apeEiti-ieh verw«UtliifÇHteebiii8elleni Wert, KU*8ific*taon der 
Bdcher ere. (bis [). 4H). DMrii.n aelilienttt »«leb dt*r BerielU über die Verhattdlutt^en der AauouiA- 
tiiin n( Medieiil IJbrtiriiitiM vnn MI^iH Jlf, C Xoi/e^ aus llHltiinorc (bt!) p. 46) utid ti^eh 
redih'itttni'llen Mttteiluni^eii ubi^r ï^wci'k und Ziele de» neuen Unt^rnehmenii sehlieHät 
Ili'ft i »tit |Jî\tiberbt<;i|>n'i'lMin];en ii"d t^ltiem Vrrj!»nolmlÄ neuer Publlcfttlnnen. 

Ik'fl 2 bcçiiiul mit i'inein Aufsat/, vit« dem bt'knniiti«n V<>rf. einer Uerwhtelite der 
Ä-WirrikÄn hellen Medtifiii PHt-kttttl Tihvr Jitbri Hrmwn hiih Ediiiburg^h a.U Autor von «Hub 
»nd hl» friendn". (p. 77— M«|. E\i felf^en ei're Cbcrnicht ftber die Lvmtouff PhH$-nuiko}>fie 
d, J, mH uinl den Stat$tl drr Ftrtnuitkolutjie um dîr »jvntinnl^ HfH von t'fiftrh* Farnham 
Ccltim^ dann eine OcdAidituisBehrift für dm ftni 31t. September lOOO in New York ver- 
•lurUimeti Arul Sumnt'i StHith Put'pif (ifHi. IHÜf) von Si*yi/*en S^fuZ/Kmit Itild, [>. 102— 116) 

*|i Hon'i *u; rubri*|Uti nouv duttarciHM ti'i reuum' deü» Jeurnnux rïlb'iniind, fin^laiK^ 
atdi^fiealn, fran^aiii «ur l'IiiatoirlD de la niéd«oîne. Kuus e«j]umen^H)tn$ i>»r te periuMUquo 
trîtti«rri««i1 »merleuitiy riouvell^meiit pitru. Bid. 



»70 



und klpinvrt- Abhumllung^n ûbvr da» Pennsylvatitn Krankenbsaa für Augen- u. Ütirt^nkrank«', 
dos im J. 18 ?2 in PhilmldpUln. gr^Hiijflt't wurde, voti Charleii A. Oiirei^ikhev Bihiinfhflis- 
Venraltnu^ \oti Charh/i IWiy Finher, üht^r fite lintimttf Afe*l, Bihiitfihfk viui Jaittrs S. 
fVirin/frrVA' U- A. ÄuH iU>n rt'dnotiont'lk'n Mitttnhinf^on e^?i auf H« Kf-fcrnt über ^The 
pmctfflini/it uf iht t'huraka-Chiif". Vol. I hm^pwk'^cn* üi handelt sich um dus Publicutifln*- 
or^an dea ISüS ifit^^rflndeten InstoriHchen CIuIjh, in wclphrni Vurtrügf fibt-r vfnJiîhiedenu 
KH|titcl der med. Geswhlcbtr, mdinchi.% grjwhtutlic Medium, Iib<^r den Aftkl(*]i5os-K«tt, ober 
grieühiMchü Ophthülmulugie titfl. ftiu-cesslvn gehalten worden bind. Wir ht-îs^pn dieaen 
hlistorigch-medieiniachtju Cluli »owif? dftü neue UnternchtrU'n dl» Zriclxeti l'inra iiuracr int«!n> 
Hiv^r ^ivli |B|:i'<*tHUt''ntl('n Intcrfj'üHeJ! für diu med. Güiiuhiuhte itnult 1>ej deo Kolic^eii iu d^n 
Vi'rdulglcrt BUiati'n lii^rzlich willkoRini«n und Ijalt^n die Wrkaüpfung d«r med. üfoüühti'litv 
mit dem mod. Bibliotlii'kHwewn für oinf recht i^lüek liebe, frmihtbrmjBrcuck» Idfc, die «udi 
für di'n Büstftrid unsert's jungen Schwcsterdrifan« die 00 wunsclicnswert« Gowühr ioiiiUit. 

Dat(9 auch \w\ den jiinf^ür<?ii Aorüton in Nordiimorika dor Sinn fQr mod. GfaehitditA' 
keantnifl n^iarcr ^U werden verapridit, flufür prbitilt Hof. in di^n letzttm Tiigtn ein«'» 
kennEoichnendf^n Wi?wfii*, ind(*m t-r dk* Khrti \\t\XU\ vÀn^m :Nr*w VorkiT KoUfg:«! auf dOMSt'ii 
Wunsi'h idn mohrwiifhentUctif« rnvrttisHimuni wfiliri'jid di-r ¥rrfloflM?nr'n Ostt?rf«iie» 
ab3îuh»)ti.*u, I>eni ^Medical Librnry rtnd Hiütorknl Journal** rufen wir ein krälftigi?»: 

YivBt, creacat, floreat! ku. Paûkl. 



EPIDEMIOLOGIE 

DBS PATS CHAUDS, 



Turquie. La peste buhonvjue. 

Au liiätrL-t du Zubeïr, dans un vilagc situé aur k rive gaïu-Ue du TigrOt 
Bon loin do la. frontière turco^periiane, k pe»te buboniquü rient de bc mant* 
fcatcr avec tameurs au\ ainca et aisiiellea, liénioptysios, tièvro intense, ivresse 
pcstcusc. Dermis lia muiîi ä^ä i*os dont 16 décos. 

La maladie parait être importée de Houvcza, village voisijK situé eu Porw, 
où ello sévissait depuis quoique temps. 

CouBtûtitinople, fin avril Dr. Stékoulis. 



A, Peste bubonique. 1. Chine. A mug, le *2!> avril. La maladie est «ïcktëe 
épidémiquommcnt. Hanghong, du 2t> iiiarM au 4 avril OC (S!f>); du ô au 11 avril 
25 (22); du 13 iiu IS avril 51 (47). 2,,Tndü-Chimfm}}Cüiisc. IL(fioiA{'^'ü,K\\i{Ai\ixv 
lemps, k maladie e»t éclaté«. Ju!9f|u'au 2ä avril (58). 3. Ind^ aatfhtù^s 
orten ta les: 





8—14 mais. 


15—21 mars. 


22—28 mars. 


Jntîe^ entih-es 


(29997) 


(29236) 


(32078) 


Bomh<t^ [Ptédd.] 


(»j666) 


(7028) 


(7486) 


\ Vilh.) 


1170 (lUO) 


12H2 (11U8) 


(1583) 


Cahutia 


(750) 


(751) 


{^10) 


Bengale 


(4447) 


— 


(3628) 


Prov. No^*d'Oue*i vi 


Ondh. (4119) 


— 


(3791) 


Punjab 


(8514) 


— 


(iOSS7) 



Bajpuiatta (167) 

Prnmnc^ centra hê (1363) 



(1134) 




Ilßdcrd had ( ^^ ^ ) 

ImtfjB ctitirttie* (38d) — — 

Bttstf» (4Ô8) — — 

Karachi 125 (105) 120 (lo.j) 171 (135) 

-1. ÄticH, 1q 9 mars (1). 5- Afrtqm: méridiamtfv. (Julnnh ttti Citp {de Btnutc 
Efißterancf). PnH ElizuhHh, da 7 au 14 mar» 3 (I); du 21 ua2H mars 7 (3); du 
2i) xnikTi Äü 4 Bvril 3 (3), ^i»^ Wiiliamatvwn, du 7»uUmaT3 1. ICttst-Lmidcu, 
du 21 au 21^ nwirs 1 (2) \ du^fl niars au 4 avril 2 (2). Nahii^ Durbtuu et Mufitzhurff^ 
du 1 au 7 mars (3); du H au 21 murs 12(7). Û. Ansfnifiv. Ansfnih'vuccideMÙrh 
I'^reemtiHt^e, du 22 au 28 février 2 (2), QiicanflamL Brhhtttf, lo 6 mars (1); du 
7 ttu 13 morn 3. 7, lies PfiiHj^pmes. Manih. du 1 au *28 îîvr. 14 (14). 8. 
Etait' Utiùi d' Amérique septeniHouah, San Framnt^j, lo 17 mars (l). 9. 
Amérique méridionale. BréniL Rio d^ Janeiro, du 28 àê^!. nu 13 ncirs (14); du 
14 au 2^ maw {2). 

B. Choléra asiatique, 1, Inde« hoUamlctmit ifrifftiah^. Iff de Siimutrut 
Komrriiig, (près de PaleîiibaDg) du 1 au H) jauv, 26 (Uî). IhdçJav€t. Butavutt 
du 20 janv, au Ö mars 12 (10). Semttmng, du 14 janv. au 10 févr. 3 (2), 
Sourala^^a, du 25 jauv. au 7 mars 28 (10), Ik' de Mitdoum, Stimjunttf, du 22 
jauv. au 11 févr. 1(2). He de Celébof. Bftmmocï, du 11 an 30 ft^vr. 81 (82) j du 
21 au 28 févr. 55 (Ô4). Bithmgiiipa, du 1 au 20 ftîvr. 132 (110). A'tK//i(^f/^. du 21 
au 28 îévr, 52 (2T). 2. //<^!f Philippines. Mémik-, eu füvr. 2 (1). Dams lés provinei>H 
pi^nilaiit ce mois 3340 (313t>). 3. Ind&t an^laîa^ orientale. Bomba if y du 28 dec. 
su 10 îé\T. (1). Citicttfitt, du 1 nu 7 mars (6H); du 8 tm 14 mars (91); du 15 
AU 21 mars (45); du 2*1 au 28 mars (52), 

C, FtÈv'BE JAUNE, L Mexique, VeftJ Cfuz^ du 8 nu 21 mnrsi <i (3); du 22 
au 28 mars 2; du 2Ö mars au 11 avril 12 (2), 2, Oilumbie. Panuma^àKs.'ii mill 
mAT% 3 (l)i du 18 au 20 mars 4(1)^ du 27 mars au 2 avril 4(1). ^. Erauudm'. 
Cjuiif(tqHÎf, du 22 févr. au 7 mars (33); du 8 au 14 mars (12); du 15 au 21 
marî* {i), 4. UrémL Hio de Juneiru, du 13 févr. au Ö mars (2i*2); du 7 au 13 
mars (rt7); du 14 mi 20 mars (3H); du 21 au 2H mars (45). 

(D'aprè» les numéros 2206, de 1ÎK)2, 7, 8 et D de 1SH)3 du „BritiaL medical 
JouruaV, lea numéroB 14, 15, 16, 17 et 18 dea „VcroO't-ntliehuogen des 
Kai«erlîcîien Gesundheitsamtes*', et les Buméros 13, 14, 15, Iß et 17 des 
„Public Health J{eportn'* (des Etata-Üms),) 

Amsterdam, 12 mai 1903, RiKöELtNO. 



CIRCULUS THERAPIE.. 



Antiennes méthntfex de Ti'tflttmcHt, f/tii ttf déferrent }ïas d^éfr^ ohnof^fen. 
D'après Dr. H. W. Hycrs (Fôvrior 1ïM)3} l'opiMm dans les ûêvren ent \wn 
à pn'fi^rtT aux anlipyrtftiq^ueH vt hjpiiotî(|uc3. Vouloir etitamcr l'antisepsie du 
canal «lîint'iitairc en cas de fièvre lypHoidt^ worait cbirnt^rique. Lea efforts pour 
Abattre la température Talent bien peu, août en outre assez dangereux quant 
à leurs effets sur In eirculation. Contre la fièvre typhoïde l'opiam vaut 



?78 



inîpuit excepté où le broncliite soit preFttlent. Ceci e»t etit-ore un remède 
ëminoni, di on ] applûjuo prude m ment chez k paciimouie lobairc. i^ans vc 
cms on a le tort de ndgli^LU' Tnide de rAivtiinoinc au début. La sévère applî— 
ctttion de U glatte pr<>vo(|ia'rait le „sliock". Si en etis de peripy phi îtis — l'auteur 
se vi'glv' avcf taut de conviction inix rangs de r,,ancicn TL%imc ^u'll semble 
éviter mi^me le mot tant à la mode'' uppciidicito - la suppuration n'est pna 
manifeste le troilement médieal serait jI pri^férer aux entreprises cbirurjçjcales. 
Ou ])roecde à Toperatiün i.*ti trop de cas ou l'on pourrait obtejiir dew r insultât» 
arec l'opium. Chez la iit^plirite clironîquts là aussi, il fallait in^tx^uer l'upium, 
ici CD forme de iiiorpliine. La saigni^c mérite soii application en bit?n des 
maladies; sjjétîîaleïncnt aux lualadieü du coeur, ou le coeur droit est surchargé. 
Âu»sî les deux eap&ces de vontouaea et les vésicatoires d«5üervent leur restauration 
en thérapeutique, notamment aux maladies du eoeut et des reins. 

Comrae oublie à tort Tautimr note encore un ancien rcmèdo causant dos 
évacuatious afptetisCîS: rohjtcriuîn. 

Le traitement de ia phtiso en plein air et la supcrnutrîtion ni&nent à l'exagé- 
mtiüii dangereuse. 1) Lea malndien^ du egeur traiti5^ par les» bains et Texcrcice 
épuisant« ne stmt pas bien mcuées. Pour la gouttu les niéthodea moderm?» 
CLUÏ sont basées sur la théorie de laçido urique, ne font pas tant de bien que 
les évacuationa et le coleîiicuni. De im^mo le traitement par le redude f^iuijac, 
est appliquablc, lui ausi^i, eu ca« de rbumaliume, où lys Jodides reuiplatïcnt souvent 
Im salicylates avec un grand siuccès. 

Là où les jointures sont affectées par les maladies suscitées les liuimenta et 
ks oTiguentäü stiniulaati» ont leur valeur. Ensuite on fait trop peu de cas de Tan- 
eîenne méthode do pur^çation. L'auteur qui, préconise rhiatoîre Je la mcdccine 
en action et qui semble s'adhérer aux principes d'Hippocrate, de Técule de 
Montpellier et de Sydenham penne t|ue bon nombre des méthodes obsolètes 
de noä jours sont en voie de retour. Bien st\r^ en effet, quo les praticiena qui 
parlent comme lui sont de plus en plus nombreux^ Ica adhérente du ueO' 
▼italisme, dn neo-galénisme et bsèùj^ des praticiens éclectiques »ont du nombre. 



I) La méra« romarquo a vt^* fait^^ tiiut rt'ctmniPiit jnir Volland, Th(îr«p. Monntshcfk« 



Lit musique comme tt^mi thérapetttiqutf. 
Une den méthodes* de j^uérîr les plus ancienne» vient d\Mre revijfiée d'une 
manière reraarqaable^ D'ap^^s le J/tv/. Hccord de Nnc Yorl' (IH avril) une 
Société pour la euUivation de la thérapeutique musicale a été inaugurée sous 
le patrimajiçe du Dr. S. Guernsey. Mlle A. Viscelius y fera des confère nées sur 
les relation« entre la musique et la médecine, la première se tiendra «ur 
l'histoire de la musique eonnue rcniôde. Ensuite on lira sur „le don musical" 
„comment la déreloppcr iwur la thérapeutique" et „le ehoi.ï de« instnimeutfl et 
dea chants pur la ^uérison." 



279 



VARIETE. 



La lintminvititi' du Cangrè^ rff Mud rid. 
Lift Semultte mnik'tilr n protesté contre tiertiiines in(?rfiiires du Comitt' J'orga- 
nmiiuon» admettant comme uii^mbre» t\cn pvTuonin-s t[ui aa font inm ^jartîo du 
oorp» médicAl. „Ce n'eät pWa uiï Congrès mtxlicai, dit le journalj mais un 
„Congru« de médccias, d« pliarmiu'îens, de dentiste«!, dû vétérinaires, desages^- 
femmcH, eU^,, ote," Dans ces circoiistanees la ».Semaine" annonce que par pnnmpe 
elle lie doîiiiera aucun compte- rendu de eo Congrès, pour lequel l'IûitoîTO 
er vera sanü doute une pa^e blanche. Le Congre* ïnt^^rnatiotial de la P/'Rsae 
iieufe m réunit à Madrid deux jours avant îe Con^rèn gént^ral, et les 
mêmes règles ont été adoptées pour l'admission des membres. G. 



COMMUNICATIONS. 



L'éftiflv des mftliiidi^.s tropicales en A méfiai v£. 
A Philadelphie bon nombre de médecins éminenta ont formé une Société 
de niédedne tropiifJile, qui se propost.» tie préparer les praticiens et les étudiants 
pour l'exoreice do la médecine dnns les région« tropicales. Comme nouvwlletueut 
à rCniveraité de Xaplea on a institué au ^^Michi^an CoUeije of Medecîrvc und 
Surgery" deux ehaîrc:* pour lea études de* maladies des pays chauds, notam- 
ment les maladie.'^ rognantes aux Philippines et à Cuba. C'est ce qu'on doit en 
premier lieu à ]a Société susdite, qui, comme dit, V„Amt'fica}t medwtne" n'a 
paa m pareille aux Etats-Unis. M\L les docteurs Fenton, Pres., Prof, .J. C. 
Wibort nnd J, Ander,'*, Vice-Prc?!,, Prof. Joseph McFarland, Seer., Prof, E, 
B. Gleastm, Dr. John V. Shoemaker, Prof. Judson Daland, Dr. 1(. iL Curtîn, 
l'rot OrvUle Horwitz, Dr. Hobart Hare, forment le bureau de la nouvelle 
aftsoci&tion. 



Lp Musé^" nt/flic(i-fttstoi*iq7tti à ^"^iirnberff. 
Le minifltre prussien de culte et dos affaires médicales » accordé une huI)- 
vention extraordinaire de 500 Mk. pour fonder un cabinet niddii-odiistorique 
comme partie du Musée CTermauique, qui ae trouve à Nürnberg (Bavière). 
On eapere que le Gouvernement de Bavière ue tardera paa de suivre cet 
exemple. 



Cun^rèê ÎHtefntttitJtittt des scmun historiqtteJt (Rome, 3 — 8 avril 1903), 
Nôtt9 donncroHH, dans la pifoeliaine livraiaon du Janu^^ pîu;^ de détail«« sur 
la wctiou VIII du CouprêH (Histoire des »ciences mathéniatictueN, physique?, 
naturelle!« et medifaleü), \'oilà quelque:? uoticca du programme des séances. En 
atteridant, nou« iiiditjueron« Hculenicnt lest sujets let les eommuaicatÊonH de 
rHi.stoire de« aeierjce« médicales, et quelques-uns de la théorie générale. 

%Séance du 3 avril Communications. 1. P. Tanaeiy, Propositiona ayant pour 
but d'ftdivc^r le progrès de THistoiro deH science«. 2. C. Sicitti, Les enseigne- 
ment» de rkistoirtï deti sciences an point de vue des méthodes äüieiitiÜquea. 



3 So 



3, K. Sudhijf, Hobenli elm's literarische HinterlasseuacLaft. 4. J?. Blanchat'd, 
Lo stato attuüle dogli atudii di St-orîa della Medîcîna in Frnnoia. S, V. Ttji'ko- 
mitiH, Les anxious itiöilüuins arm^îniens de l'Italie. 6. M. Del Gtfizti, >'noTe 
rit-tirche intüruo a. Muriano Huiito dî Erirklla ed alla (.'hiruri^ia italiana della 
prima meta dtd seeolo XVI, 7. Jî, Piroffit, Storla delta Botanica in Roma. 
8, X Cefani, TlluMtrajtioiiL' di un Erbario del XVI seraîo. eonaervato nells 
Biblioteca Ahgelicat U. A. Baldneel, Un erbafio del sccolö XVI. 1^, G. Mariai, 
Sulla storia delT Istolajria, 11, V, PenmH, Salla medîcina e aulT ospitalttà 
nel medio ero, anterioruiente al lOXl 

Sénnee du 4 avril. Diaeiissiou du tJième „In quai modo ed in quai mtsura 
la storia ddle seieri^e matematiclie c fîsudie, natural i c mcdiühcpQasacostitxiire 
oggetto di tiQ corso universitario". [K^i^lationa^ par Ice Prof. D. Bardusasi^ F. 
Guieosa, G. Loria.] 

Séance du 6 avril, 1. />. Bardazt^i, a) Storia dell* Univcrsità di Sien«; h) 
Pietro Mattiolï senese. 2. P. Gramm, Came stabilîre le ba«i diimaassopiazicmo 
internazionale fra i eultori délia storia délie scienze. 

Séance du 7 avril Discussion du thème „Proposta di un catalogo per materia 
dei manoBcritti »eientifici esistentî nelle Bibliotcehe e negli Archivii del Ke^^io 
d'Itûlifl'* (par le Prof. P. Giaiom). 1. M. Dcî Gtnzo, (déeolé de ne pouvoir 
pas a^igiHtcr au Congrèa) Contnbuto alîo atudîo dtd Hbro Uf^ inofu unîmoHum 
di G. A. EorclH, [ujbblieato în Eoma nd bienuto 16HÛ— 1681. 2. H. îîhtttfhnt^l^ 
Presontauione dei jcettoni doi Decani dell' antica Fftcoltà Medioa di Parigî, 

Séance du 8 avril. I. //. ScAeienz, Su aleune mediehessc. 3. C Rfiimuuffi^ 
VntL lettera înedîta autografa di P. A. Mattioli a Gabritik' Falloppio. 

M. D, G. 



E^^itm/ du „Johnn Hopkins HkUfricaî Club, 
A la première séance de la session de 11*02—1903, le Dr. Eugène F". Cordell, de 
rUnivei-sitt de Maryland, fut élu Président, et le Dr. T. B. Futelier, secrétaire. 
L'ordre du jour a été fonimesuit: Octobre 13, 1902, Some early Antopsiea in tlio 
United States, by Dr. Witter Sterner, de Hartford; Conn, William lieaumont, 
a Pioneer Anieriean PhyuioloRist, par le Dr. Wm. Osier, Novenibi-r lû, 11*02. 
Letter» of Andrew Wiesen thai. Medii'al Student in London in the Kii^îiteenth 
Century par Ic Dr. E. F. Cortîtdl; Tlmehi^r'K Military Journal, par le Dr. 
Henry M. Kurd. .MM. leH Dra. Hurd et Osler montraient une eolleetîon deaj 
oeurres importantes du Dr. Thaeher. Deeeraber H, lflt*2. The life and Works 
of Bieliat : A Centennry AddreHs. par le Dr. W. S. Thayer. Some early German 
Contrî lui fions to the History of Appendieîtis, par le Dr. Howard A. Kelly, 
M, le Dr. K, F. Cordell lut le rapport orighial fuit par lo Dr. Andrew 
Wiesenthal dana le LomfoH M&Pical and Ph^siml Jmrnai 8ur „tli"? parasile« j 
of gapes" in chiekens, M. le Dr. Wm. Osier montra une autographie dej 
Morgan's „Disfourne tipcrn the Institution of Mcdieal Sehoob in Amertca*', | 
remise \mr l'auteur an prof, Hope, d'Edimbourg, en 1765, 



ESSAI DIDENTIFICATION DES PLANTES MÉDICINALES 
MENTIONNÉES PAR DlOSCORIDE, 

d'après ues peintures d'itk maîiuscrït de la BmLiOTaÈQUE Nationale 
DE Paris (ms. grec No. 2179). 

Par le Dr. ED. BONNET, Paris, 



{Fht.) 

Cap. 70. HovSpu'/o^tfi (fol. V. 103); el Yelirouli, ol LofaU. Il y a trois figures 
pour ce chapitre, deux rrpr*îiHMikni des pliititea stiïrilcs dont la déternii nation 
sp^'CLliqiic nVst pAs ptissible, mais dans la troisième auprès de JiW|Uclk' on ä 
iosürtt le nom de Mandra^tjoni niasoula, il est fnt'ÎIe de rocoiinaîtiv le Mandra- 
gom offiL'iuarum L.; d'wpTès Colin vi Daubtny, les figures du Codex CjosareuB 
»out „confarmea à la naturt" et repriSaciitciit deux types Tun malü, l'autre femelle. 

Cap. 77, 'A*(îï*Toa {fol. V. IÜ5). D'après la forme des feuiUca et le port de 
la plante, il est rraîsemblable qu'il s'&^ll d'un Aconit à fleuri jaunes mais 
l'espèce est douteuse; Daubeuy déidare que la figure du Codex Ca»snreus manque 
de ressemblance et il h&ite cutri' Aeotdtuni Lyeoetonum L. et A. Napellus L. 

Cap. 81. Asoxj-Dv (fol. T, 107); Qrttel v\ Ki'Ib. A part la forme des feuille« 
qui laisse uo peu h désirer, celte fig^ure s'accorde assez bien avec le Mnr^denia 
erccta M. Br,; l'artiste, pour faire eou corder sa miniature üvec, le te^te de 
Dioseoride, a représeulé trai*i Irahiéos du latejt n'écoulant des rameaujc itifd' 
rieures sur le soL Dane le Codex Coisareus, il existe, suivant Daubeny, une 
bonne représentation de ce môiuc Marsdenia. 

Cap. 82. Sipt^^ (fol. r. 107) = Nerium Oleander L. '^ 

Cap. 83- Älü*^f*i¥ (fol. T. 107); Fucf^î ; Fotlir. Ce eliupitre eomprend trois 
groupe» de figure«, chaque groupe étant lui-nn'^me compostS do deux plantes 
identiques; lea deux premiers jLçroiipc§ représentent den Lyeoperdon ou des 
eliaiupî^nons apparteuaul à un geurc très* voisin; le troisième groujw représente 
une espèce du genre Tulostoma. 

Cap. 85. *Ef/!fi'.f<iv (fol. V. 108). C'est avec les plantes du genre Ornîtho- 
f^lnm que ectte figure a le plus d'affinités*. 

Cap. 8fî. Kiî'in (fol. V. 108); Haebit-diet Zcdjadj = Parietaria oltieinalia L., 
TOfti^ ia Hgvire est mediocre. Dana le Codex Ciesareus, lu iîgurc de V'tJ^ini! 
«ertit fictive, d*aprça Daubenj. 

Cap. 87. ♦ât/i,- k èTTi TûfitTiiii {toh T. lui*); Leiitieulu nquatîea; Faqous. Le 
dessinateur a ropréHenté une sorte de bassin aerni-circulairo plein dVou, aur 



*) îét* otlplié t^î-Joini a ùié viLVcut^ tmf tmv phtit^^raiAtU^ Amv m rnhUgeoiire de M, E. 
Cr>rrlnnnîi.'n pr^itariiti'iip a rKmif HU|iéneurF ilc Phiiruiiidc dr Pnrî»; t^'i'st uiir rr]jmiluütioii, 
rinluite f& 1/7 **iiv-K 'b- ''* fifrur*- «bi M^^rAt^ >;E^4riTt;, **»\>. fitî Fol. tevki U3 *lu inanuat'i'U 
(^ Ulaurtuni luteuiii Sctp.). Bîc« qtiVIIc UiNMi' un jifu \ (li'aircr aoiis Je raitjiort do 
t'<Mni:tiluf^'. Qou« riiTuus clii^btc imrciMiu'Hb'' HflTrAÎt^ au pmut de vue «Ici Ui reiinuluction 
j»liotogm|jU^ac, do« facilEtéà t^|Ut> ai> [m'MUitnlpnt pas d'autrci tlgurofl plas parfaite«. 

1903. 21 



sSs 



îet^uel »ogt'iit den limtilli»« d'eau (Lemna) dont l'espèce ne peut-être dêter- 
initiéi'; il est fepeucUtiL facile de recoiumître qu'il ne s'agit pa« du Leuiiia 
IrÎMuli'ft L. mai« plutôt, soit du h, minor L. »tnt du L. gibba L.- tlariN le Codex 
CïcsartuSf un trouve une figure que Daube uy déeiare ticlive tout eu la rappcir- 
tant néanmoins au K mi nur L. 

Cap. 88* ittZ'M&v Té vi/v. (fal. r. llÛ)j öempervivum; Hay el Alem = 8cm- 
pervirum orlwrtuim L.j àhua le Codex Cœsareua, bonne figure de cette uiÔnie 
êap&cte, suivant Daubeny. 

Cap. IMX KiT^^'r,Sitv (foL V. 110); Cotiledon, UmbilicuB. Re preisen te »ans auciiti 
doute un Umbilious de la section Cotyle D-C.» peut-être l'U. peudulinua D,C. 
ou une eupèiie voisine. 

Cap, Uâ. '\y.v.iù'j>r, (fol. r. IH)^ El Andjora. Deux figure« dont Tune appar- 
tient à rUrtica pibiUfera L. et l'autre » VV, «reus L. 

Cap, 93. IV>iö;it; (foL V. lit). Espoee de Serophularia probablement le S, 
perefçrina L.; e'vîat eette m^me eapèee que Daubeny a reeounue dans le Codex 

Cap. Ö4. r«;(öv (fol. r 112); Galium. Cost le Galium verum L. qu tout au 
luoins utu' espèce de la Kection Xnntbo^alia D.C.; c'est (également avec le G. 
verum L. (G. tut eu m Moeoclu) que Daubeny idenlifît' la fi gun- du Codcv Cœoareus. 

Cap. 11X>, ïr^ftri'irn» (foL v. 113). Très vraiifemblablciuent te Piatia Stratîotes 
L.; Daubeny affirme avoir reconnu le i^trutiotea aloîdea L' daua la figxjre du 
Codex Ca'âttreu«, 

Cap. 105. ".ipf.îiùv (fob r. IIÔ). Ïj& figure repri^sento une plante sti^rilo et 
dont, ]>ar suite, rideutifîcaliou jjeut'ôtro eon testée, cepeudant, d'nprès* le port 
et la forme des feuillea on peut la rapporter au I^appa ofljciuali» Ail, jsiii rant 
Daubeny 1'«mii6k est représenté, dans le Codex Cœsareus, par une aaaea bonne 
fî^urc du Cony^a eandida L. (Inula Candida Caas) ce que l'on peut verifier en 
Be reportant k Irt reprodiu'lîon de cette miJme figure que Dodoens à donnée 
dani) nés Pimptades p. \i\\. 

Cap. li>9. V4J7^^ ^-,wî,-e* (fob r. llf>). Très uerlaJnoment un Mélilot et peut- 
Hm le Melilotuü neapolitana Ten. dout la figure rappeUe assea bien le port 
et Tuspect. 

Cap. UO. \*^th «v^io; (fol, r, 116). Eapèce do Trigonella du groupe gladiata 
Boîss-; suivant Dau)>eny, le h^^^Tii «/^sisr» serait représenté, dans le Codex Cicsa- 
reua, par une aw^ez bonne figure du Trigonella elatior Sbth, (T. eorniciikta L,), 
mniB je conserve deü doutei sur cette identifteation car la reproduction de 
eette même miniature que Dodoens a donnée dans iiea Pemptades p, 572 ne 
mo parait pa.s concorder arec le T. eorniculata L. 

Cap. 11^. Wt9,* ttifj-n-hi (fol. r. U7)î Noufar el arabi = NyTiipLaea efteralea 
Sav,; ni Cobn, ni DaulK-ny uc font mention de U figure du Codex Cfeaareus 
dont Dodoens a donné une reproduction [Ptmjff, p. 573) que J. d'Avoine et 
Cb. Morren {Cva&trdunce dt* eêpècei vé§éfaUê etc. p. lUO) rapportent au 
Nympbaea Lotus L. 

Cap. 113. Mw^i^pui/eii (fob r. 117); Millefolium. Figure médiocre mais dans 
laquidle je ne puis voir autre cbose que le Myriophyllum spicatum L.; eVat 



lie même espace que Daubeny mpporte« areû doute cep(?ELdant, la iîj^iTê 
du Codex CiesareuH. 

Cap, 116. "Ov-tysK (fol. r. 118). C'est évidoiumont un Epilobium qui est 
représenté à ce l'hapilre H plutiH TE. Jiirâutum L. que l'E. augiistifolium L, 
Evec lequ«fl la plupart des commentateurs ont identifié r4v«v/soî de Dioscoride. 

Cap. 118. '.Unp è.rTuii (fol. V. 118); Stella aima, Aster attica. Plante à 
fleurs rayonnante!^ bleues, probablement TAater AmelluH L. 

Cap, 120. "l^ïv (foU r. 11Ö); Banafsedj. = Viola odorata L.; Cohn et Daubeny 
Oflt reeonnu cette mfrme espèce dans les manuscrite de \ ienne. 

Cap. 129. M,«ai (fol. r. 121), Quelques commentatouraconsitlëroiit ce chapitre 
eomme une interpolation j d'après le texte de Diost'iOride, ^^^yuj n'est qu'un 
synon^'me de ^iivTcTi'iiio'j et la ftgurç me parait représenter un Plantago du 
groupe Pisjlliuin Tourn. 

Cap. 130. ' I'TTey Dittos- (fol. T. 120). Il existe k ce chapitre une %ure fictive^ 
mai« au (rhapitre 138 qui traite du pùriu.v«, on trouve doux figures dont l'une, 
iadt^temanabki, doit se rapporter au j-y-ïJji*«, tandis que l'autre, dans laquelle 
on peut reconnaître le Kuj?cus hypogloasum L. ou liyiwpbyllum L., appartient 
bien eertaînement au ebapître traitant de ïi>-xi//',ttto.r. 

Cap. läl. 'Aï-iîîtïsv (fol. r. 12^)); Antîrrinum = Antirrhinum majus L. 

Cap. 132. K«r«>«7Jtï: (fol. V. 120). La (ij^ire rüpreßento une légumineuse. 
probablement un Coronilla du groupe Seorpioide« Benth. et Hook, 

Cap, 142- Ï,«(is4 Tp'xyji'si (fol. Y. 12Ü) = Smilax aspera L.j c'eet également 
cette espèce que Dauljeny a recououe dans lu Codex Csestareu«. 

Cap. 143. S^jU'^'^5 'î'a; (foi. r. 123). V rai se m blablement le Convolvulus septum 
L.; suivant Daubeuy, la plante représentée dans le Codex Coaareus appartien- 
drait a uu Î5mila^ !jpécLfii[Lic-meat indéterminable. 

Cap. 144. MvpThr, K/ft« (fol. r. 123); Mirtus silvestrîs; As beri = Humcus 
aculeatu^ L. 

Cap. 145. Aofjivï! â/fî«y«^ri« (fol. V. 123); Dardana = Ruscus hj'pogîossum L, 

Cap. 146. Asü^ifsnoii (fol. r. 124). C'est bien un Daphne et vraisemblablement 
le L). Laureola L.; Daubeuy rapporte, avec doute^ au D, Mezcreum L. la 
figure dti Codex Cœflarcus. 

Cap. 149. "E/itjîfisûi wîH**î (fol. r. 132); EKeborus niger- Kbar(>aq asoued. 
Coî^t bien un Hellébore mais Teapeee n'est y&s reconnnieaable; les commeata- 
leurs aaecorduût jwur identifier VüM^iasui ,ui>«5 de Dtoseoride avec rHeïleborus 
oftioinaliü Saliab. (H. oriental ia La m.) 

Cap. 162. St^Mî 4yf>i9i (fol. V. 125)^ Cucumis agrentia = Momordiea Elaterium 
L,; eV»t également eette e,spèce qui est représeutéo dans le Codex Ceeaareus 
ainsi que le prouve la reproduction dotuiée par Dnubeny (op. laud. tab. X,) 

Cap. 153. ïrw^ii «V,-** (fol. V. 127); Stafisagria; Zebib ed Djebel. Certaine- 
ment UD Delphinium et vraisemblablement le D. Stapliyaagria L. 

Cap. 154. 6«'^t« (foL r. 128); Tapeia, Cassia üstulla = Thapsia garganica L.; 
c'est cette m^tne espèce qui, suivant Daubeuy, est repréBentée dans le Codex 
Ctesareus. 

Cap. 157» U!*i«T*ôî ii-j^ti^iKt (fol. r. 130); Mirobalan, Graniim ben; El Hen. 

^1# 



2S4 

Tous les commentateurs sont d'accord pour identifier le ,5aAavij fivpi-^iv.^, avec 
la noix do Ben ou graine du Moringa ptcrygosporma Gacrtn., ce que confirment, 
du reste, les synonymes El Ben et Grauura Ben inscrits sous la figure du 
manuscrit, mais cette figure n'a aucun rapport avec le Moringa et il semble 
que l'artiste a confondu, ainsi que l'ont fait plusieurs auteurs de l'antiquité 
(cf. Guibourt Hist. nat. des drogues III, 282) la noix de Ben avec un Myro- 
balan, peut-être avec le Myrobalan citrin P, dont il ne connaissait que le fruit 
tel qu'on le trouvait chez les droguistes de son époque et c'est ce fruit qu'il 
a placé sur une plante dont il a composé le dessin d'après le texte de Dioscoride. 

Cap. 158. yv.p/.i770i (fol. V. 130); Narcissus; Nardjis. Très certainement un 
Narcisse et probablement le Narcissus Tazetta L.; le Codex Csesareus contient, 
à ce chapitre, une figure que Daubeny rapporte soit au N. poeticus L., soit 
au N. Tazetta L. 

Cap. 161. K(V.( (fol. V. 131); Kheroua = Ricinus communis L.; cette même 
plante a été reconnue par Daubeny dans le Codex Cœsareus. 

Cap. 162. TtOi//«/ôî yv.jSK/.iv.i (fol. V. 133) = Euphorbia Characias L. dont on 
trouve également, suivant Daubeny, une bonne figure dans le Codex Cœsareus. 

Cap. 168. Xy.K.uwwvcK (fol. r. 134); Scammonia, Scamonea ; Sqamonnia. Figure 
un peu imparfait« du Convolvulus Scammonia L.; le dessinateur a eu soin de 
représenter un jet de latex d'un blanc jaunâtre qui s'écoule de l'un des rameaux 
dans un vase en poterie placé au pied de la plante. Daubeny identifie le 
ffzajMuwvîa du Codex Cffisareus avec le Convolvulus farinosus L., mais c'est 
certainement une erreur de détermination qu'il a empruntée à Sibthorp, car 
le C. farinosus est une plante de l'Afrique tropicale et du Cap que Dioscoride 
n'a pu connaître. 

Cap. 171—172. A/T^ô oti7r, (fol. r. 136). Il y a deux figures annexées à ce 
chapitre, l'une que je rapporte au Viburnum Lantana L., l'autre au Sambucus 
racemosa L. en raison de ses fruits rouges, disposés en grappes; d'après Dau- 
beny, r«/Ti^ est représenté dans le Codex Caîsareu» par une bonne figure du 
Sambucus nigra L. 

Cap. 171. "Attco; (fol. r. 137); Apios seu Yschiada = Euphorbia Apios L. 

Cap. 183. rirî^t,- (fol. r. 139) = Pteris aquilina L.; c'est cette même fougère 
que Cohn dit avoir reconnue dans les manuscrits de Vienne, tandis que Daubeny 
indique, dans le Codex Cœsareus, deux figures, l'une qu'il rapporte à l'Aspidium 
aculeatum Doell et l'autre au Scolopendrium officinale Sm. 

Cap. 185. noivTroocov (fol. v. 139); Besbaidj = Polypodium vulgare L.; Dau- 
beny et Cohn sont d'accord pour reconnaître cette même fougère dans le Codex 
Cœsareus. 

Cap. 186. Aiy6:rrî/;ti (fol. r. 140). Il y a deux figures à ce chapitre, l'une 
me paraît être un Aspleniura et peut-être l'A. Kuta-muraria L., l'autre, dans 
laquelle je reconnais l'Ophioglossum vulgatum L.; le Codex Cœsareus contient 
une figure que Daubeny rapporte, avec doute, à l'Asplenium Adianthom» 
nigrum L, 

Cap. 187. Kvi/.si (fol. r. 146); Cartamus; Qorthom = Carthamus tinctorioa 
L. mais la figure est médiocre. 



»Ss 



Cap. 190. 1tyii>T^àTi5v 75 /*£■/* (foL r. 141); Cauda urorpïoDÏs = Huliotropium 
TÎllovuni Dcsf.j Dttubeiiy rapporte h Vïl, ctiropaeuin îii fïguro du Codox Ca-sareus. 

Cap. lui, 'tl/tûT^oTte^ r^î yi^-ifiv (fol. r. Ill) = Croîîup1ioj"a tîni'toria Ad. .Iiiss. 

Cup. 192. £x5^?rteî(ôîs (fol. r, liS). Figure asricz niMiocre que j'identitje 
l'ejH^ndant avec 1« Coronilla ecgrpioides KoetU; Daubeiiy iodUiue à ce thapitre, 
dan» îo Codes CwsarcEs, une assez bgtiac fiijurc du Lithospcrmum npuluoi 
V'abl. 

A ta suite de ce chapitre, qui est le dernier du livre IV, et avant 
l'explicit, le miniattirtste a peint un cep de vigne^ disposé en treille, 
portant de nombreuses grappes assez ^^ rosses, coniques et à grains pou q^rcs; 
les feuilles sont asse^ profondément dentées f cette figure se rapporte au 
chapitre i du livre V, rspi ApiTiKr^ di:^flt^d^5ij et représente la vigne cultivée 
(Vitîs vinefera L, cul la) sans qu'il soit possible de dire à quelle race ou 
variété elle appartient, 

Tell^ sont les plantes que j'ai pu reconnaître dans le Dioscorîde grec 
No. 2ï79 de la Bibliothèque Nationale; sans doute on ne saurait trop 
déplorer les nombreuses lacunes qui defjarent ce précieux manuscrit, toute- 
fois il n'est pas impossible de les combler, au moins en partie, grâce à un 
autre manuscrit de Dîoscoride, à la vérité moins ancien, que possède 
également la Bibliothèque Nationale et dont les figures paraissent avoir 
été copiées sur le même prototype qui a servi pour le manuscrit grec 
No, 2179; c'est ce que je démontrerai ultérieurement, dans une autre 
notice consacrée à la description des peintures de ce second manuscrit. 



VARIÉTÉ. 



Vcroj*iinuaff au/ dea Chinhire^rkaHf' in Haften, 
I)pr \Vrkûuf (ks CJiitiin^ ist in dt-n» treïïet?: von Sîi Pi'u, IWO, No. 505 
(Ijcgge per k vendita del Cliitirno per L'Oiito do(li> stjttu) gpurdoot. Man bat 
kp^ine Absicht ein Begicrunf^BimonojKil zu schaffen, aber das Publicum in den Stand 
an Bützen unyerfrd seilte Priiparate wohlfeil zu crlrtn^en. Einkauf und Verkauf 
j^estliobeii unter Zusieht ciutT üpeeiollcn Commission und des Uesnjidlit'itMniths. 
Apotheker, Verkäufer in t.Privativeu" (Lnien, die berechtigt *ind, Tnbaek, Salz, 
Cbiriin u.».w. ku verkaufen) und Inhaber von JredieitisehrJiuken Ualk^n den 
Peladverkauf. Das Chinin wird verkauft üh Hydroehlorat, 8ulp!iat odor 
Bi«ulfat in Tuben n\u Gtdatin, weklie j^elm Tabletten eoniprimirtcn Chtnina 
t-nlhalten. Jede Tablette entlmlt 2'M> Milligrani Cbinin. Fünf Tuben befinden 
sirh in einer î^chacJUeh die alao jsehn (Tram Chinin enthiilt. Eine pednii-kte 
ErkhiruD^ fiir die Anwendunj:; wird jeder Tubi' heigogeheu und dirin eirqi- 
fohlcn die Tabletten tu Lîruruiaih- aufzulösen. Weniger als oîne Tube wird 
liicbt verkauft. V, i». B, 



SALOMO LEVY STEINHEIM ALS ARZT UND NATURFORSCHER. 

von 
J. PAGEL, (Beruft). 



(Sc/iiuss.) 

Dennoch rauss immer wieder betont werden, dass S. als Arzt seine 
grossen Verdienste hat. Wenn Stecke]mat:her in seiner Biographie für die 
allgemeine Deutsche Biographic (XXXV, p. 725) soweit geht, in St, nur 
den Denker und Dichter — = Jehnda Halewi und in seinem arztlichen 
Beruf eine Ausserîichkeit 211 sehen und folgerichtig für den Ar^t Rtcinheim 
auch nicht ein Wort übrig^ hat, so müssen wir dies Urteil für ebenso 
schief und einseitig als ungerecht ansehen. Wir dürfen uns getrost an den 
Biographen J. Afkhai:! (Geschichte des ärztlichen Vereins von Hamburg 
u. seiner MitgUeder, Hamburg 1896) halten und diesem beistimmen, wenn 
er (l.c, p. 202 IT) anerkennt, dass die vielseitige und ziel be wüste Thätigkeit 
von St. auch der Medicîn in bedeutendem Grade zw Gute gekommen ist. 
Versuchen wir die sehr zahlreichen und umfassenden schriftstellerischen 
Leisltmgen S.'s, soweit sie die Medicin im engeren Sinne, also Pathologie 
und Therapie, betreffen, zu ordnen, so sieht man, wie auch Mk/m^I mit 
Recht hervorhebt, dass kein Teilgebiet der genannten Wissenschaften 
unberücksichtigt geblieben ist. Es sind zunächst die grossen, allgemeinen 
Fragen, die S.'s Aufmerksamkeit auf sich lenkten; unter diesen steht obenan 
die uralte Streitfrage, die in die Losungsworte: Hie Humoral-, hie Solidar- 
pathologie ausklingt. Schon in seiner Dissertation; „Z>tf camis morborum" 
(Kiel r8ii, 53 pp.) beschäftigt sie S.'s Geist, und hier zeigt sich bereits 
der Syncretismus von Vitalismus, Humorismus und Naturphilosophie, wie 
er alle spateren Arbeiten S.'s durchzieht. Es bleibt ein ewiger Ruhm^iitel 
von S,, dass er in dem Systemrausch, wie er die meisten und grössten 
Geister seiner Zeit und Genossen erfasst hatte, durchaus an dem relativ 
nüchternen und einfachen Standpunkte der uralten, Hippokratisch-Galeni- 
schen H umoral théorie fest gehalten hat. Gegenüber den Verirrungcn der 
Culleti, Brown, der ^fesmer, Hahnemann und anderer solidarer und 
dynamischer Phantasmen bedeutete die, auch heute mutatis mutandis einer 
gewissen Wiederbelebung entgegengehende, humorale Lehre die grössere 
Klarheit und Folgerichtigkeit; sie rechtfertigte mehr als alle anderen Stand- 
punkte das „simplex sigîlhim veri". Sie führte damals schon S, zu der 
vorahnenden Erkenntnis einer Thatsache, die erst in unseren Tagen auf 
Gnmd der cellularen Betrachtung durch Virchow zum Axiom erhoben 



îst^ nämlich der Thatsache von der Harmonie resp, Identität von Biologie 
und Pathologie. Schon bei der Erörterung der verschiedenen Krankheits- 
ursachen in der obengenannten Diss, äussert S. diesen (iedanken. In voller 
Klarheit tritt er in S/s grossem Hauptwerk hervor : Die Ifumeraipatho- 
lûji*k. Ein kriilsck dititikimhir Versuch (Schleswig 1826, XXIV, IV. 569 ])p,) 
Eine genauere Inhaltsanalyse desselben wäre ïuni Beweis dessen unum- 
gänglich. Es würde sich dabei zeigen, wie gerade die humorale Betrachtung 
S. in den Stand gesetzt hat, die grosse Kluft zu überbrücken j welche 
damals zwischen Physiologie und Pathologie gähnte, besser und zwangloser 
als das bti den übrigen zw S.'s Zeit en vogue befindlichen Systemen der 
Fall war. „Multa affimianuis et negamus quia natura verbüntm id affir- 
niare et negare patitur, non vero rerum natura, adeoquc hac ignorata facile 
altviuid falsum pro vero sumeremus'*. Mit diesem Citat aus Spinoüa*s Tract. 
de intell. emendatione giebt er seiner Vorrede ein Aushängeschild* Er 
beginnt mit Klagen über den Dualismus, über die Zersplitterung in der 
Medicin, Jetle Wissenschaft, die wie die Medicin aus einer Vereinigung 
verscbiedenaniger elementarer Doctrinen besteht^ zeigt in ihrer Geschichte 
eine besondere, in ihrer Zusammensetzung begründete Art der Entwicklung, 
Ihr Fortschreiten muss sich von dem einfacher Doctrin durch eine eigene 
Ungleichmas-iigkeit unterscheiden» In dieser aberliegt auch der Grund eines 
lasl besläüdigen Missverhältnissts in ihrem Innern, das auf den blos wissen- 
schaftlichen Forscher unbehagHch, auf den ausübenden Arzt aber peinlich 
und selbst hemiweml einwirken muss. Das naturîicbe Hindernis eines gleich- 
massigen uml harmonischen Fortrückt ns wird aber noch eigens durch fol- 
genden Umstand vermehrt und befestigt. Es hat in der Arzneikunde seit 
ihrer Erhebung zur Würde einer Wissenschaft und zwar jenem eigenthüm- 
liehen Centralleil derselben noch ein Cîravitationspunkt innerhalb seines 
eigenen Umkreises gefehlt, der zu jedwedem und zumal zum organischen 
Bestandteil notwendig ist. Man half sich durchs Anlehnen an einen andern 
in sich lebendigen, wissenschaftlichen Organiymus. Da geschah es denn^ 
dass bald die Philosophie, bald irgend eine nachbarliche Erfahrungsdoctrin 
sie an ihre Sphäre riss und zu ihrem Satelliten machte; oft wurde sie 
«wischen beiden schwebend gehalten ; dies erzeugte öfter eine Unsicherheit 
lind ein Schwanken, öfter al>er ein Zerstörung drohendes Zerreissen oder 
einen Untergang an dieser oder jener Klippe. Von jeher ist darum jene 
Ungleichheit der Entwicklung und der Missklang der einzelnen Doctrinen 
unter einander am schneidendsten aufgetreten, so oft sich in ihrer Nach* 
barschaft ein neues müchligcs Naturgesetz in der Physik kund gcthan hat. 
Dann war man nur zu bereit, ja man drängte sich recht eigentlich, der 
t*nbi?qucmlichkcit des f,rhwankeuden (jebliudts durch dt-n fremden Pfeiler 
abzuhelfen. Indes giebt ein gewaltsames Stützen noch kein sicheres Stehen, 



288 



und der Laufstuhl des Kindes ersetzt den festen Gang nicht Den 

praktischen Arzt beteiligt zunächst der Kern seiner Wissenschaft . . . Eine 
Emancipation vom Philosophera und den Nachbardoctrinen ist Bedürfnis, 
eine Unabhängigkeit und ein Verkehr auf Gleichheit des Rechts beruhend. 
Wie heisst aber der Nucleus der Arzneiwissenschaft? Physiologie und 
Pathologie mit ihren factischen Grundlagen, der Anatomie und Zoochemie. 
St. rechtfertigt nun seinen Versuch mit dem Bestreben, darzulegen „wie 
einzig; mii dem Grundbegriff des organiscJien Lebens der der Humoral- 
physiologie und Pathologie verwebt ist'\ Das Werk, das aus 12 jahriger 
Arbeit allmälig hervorgegangen ist, ist in 3 Abschnitte gegliedert: i) 
Geschichtliches, Kritisches, Capiteln i — 9; 2) Humoralphysiologie, 
Capiteln 10 — 19; 3) Humoral pathologie, Capiteln 20 — 27. Das Buch 
ist trotz des durchgehenden naturphilosophischen Stils auch heute noch, 
namentlich in seinen historischen Partieen, von hohem Interesse. Die 
Grundgedanken desselben sind mit Folgerichtigkeit durchgeführt. S. ist 
diesen Anschauungen sein Leben lang treu geblieben. Das beweisen 
die späteren, denselben Gegenstand bctreflfenden Veröffentlichungen in 
Gestalt von Aufsätzen in Hecker's litt. Annalen, einer von ihm sehr 
beliebten Publicationsstätte (XIII, 1829, p. 129 und XXIV, 1832, p. 
257 — 294). In dem einen, betitelt: „Ent7vurf zu einer endlichen Theorie 
der Ileilmittellehre in ihrer Begründung auf die Basis der Humoral- 
pathologie'^ betont er im V. Abschnitte in sehr bemerkenswerter Weise 
die Notwendigkeit der individualisirenden Therapie. „Es* kommt aber bei 
dem ärztlichen Handeln alles auf das Individuelle an. Wir mtlssen mit 
dem Dichter reden: Et quoniam variant morbi, variabimus artes, mille 
mali species mille salutis erunt ! In dem späteren Aufsatz : „Erläuterungen 
zum näheren Verständnisse der Humoralpathologie'' (mit Bezugnahme auf 
Stieglitz, des bekannten hannoverschen Medicinalrats, übrigens jüd. Con- 
vertitcn, „Pathologische L^ntersuchungen") schreibt S. : Solche und ähnliche 
Betrachtungen leiteten mich, als ich vor nunmehr sechs Jahren meine 
Humoralpathologie, nachdem der Entwurf über zwölf Jahre mit unsicherem 
Namen in meinem Pulte geruht hatte, von neuem überarbeitete und der 
Presse übergab. Mit meinen Ansichten und Lehren stand ich und stellte 
ich mich ausdrücklich in einen diametralen Gegensatz zu der herrschenden 
Schule, die sich Solidar- oder auch Nervenpathologie nannte, oder doch 
ihre Lehrsätze in einem entsprechende Geiste vortrug. Humoralpathologie 
war also der Ausdruck, der am sichersten und schärfsten den Gegensatz 
und das L^nterscheidungsmcrkmal beider Systeme bezeichnete. Ich konnte 
derhalb in der Wahl des Titels nicht zweifelhaft bleiben. Das Groteske 
desselben, das Abstossende, beinah Lächerliche und Altmodische wollte 
und konnte ich verantworten, da ich in dem Hauptpunkt meiner Sache 



gewiss war, die einfach darin bestcnd, dass, da das kracke Leben in 
seinen Grundformen ganz dem gesunden gleich ist und einerlei 
Gesetze gehorcht, auch die gcientifische Bearbeitung der Patho- 
logie mit der der Physiologie gleichartig und gleichnamig sein 
müsse» Dieser Satz zeigt den vorgenickten, mit dem modernen sich 
deckenden Standpunkt S.'s in dem Verständnis van der Einheil lichkeit 
der Physiologie und Pathologie ohne Widerspruch. Sehr scharf rtjckt er 
seinem Gegner Stieglitz zu Leibe, und die hodegetischen und ethischen 
Bemerkungen, die er an diesen Anlass knüpft, sind noch heute leider nur 
m wahr: „Nur nichts, was Kopfbrechen fordert, Logik, Metaphysik, 
Physik, NaturhistoriCj Physiologie^ deren Brauchbarkeit fiir den prakt. 
Arzt noch zweifelhaft ist, und höchstens erst sehr spät fruchtbringend 
wird. Alles Frühreife wird vorgez^ogen ? Rasche Roultare! Schneller Cursus! 
Mes fasslich und bequemer Art! Wom noch das Studium der Alten? 
Wenn man das letzte Compendium oder höchstens die letzte Therapie des 
jüngsten deutschen Professors durchstudirt hat, so hat man ja eben damit 
dîis Beste in ancr Nuss, und das Alte, Unbrauchbare îit uberfliissige La^t 
etc.". — St/s Wiederbelebung der alten humoralpathologischen Docirinen, 
vor Allem die geistreiche und geschickt und consequent durchgeführte 
Begründung hat Aufsehen erregt. Sie stand lange im Vordergrund der 
Discussion und wusste sich, wie die verschiedenen, hauptsächlich aner- 
kennenden, allerdings auch einige gegnerische Stimmen der Recensenten 
teeugenT inmitten der wüsten Systemkämpfe und Schiikänkereien als 
wohUegitimirt auf dem wissenschaftlichen Kampfterrain m behaupten. Seine 
Position zu verstärken war S, unablässig bemüht. Dahin gehören seine 
ttShsse ikr Lehre von tien kriitsthen Tagen*' (in Heckers litt. Ann. XIV, 
1829, p. 257—280), die deutsche Übersetzung resp. freie Bearbeitung von 
Will. Sieverts: ^^Die Ilumûralpaihoio^ie aus praktischem Inier esse" (Ham- 
burg iS^z)t und Kehr ausführliche Referate über IVtiäam Sfi^l^er's „Paiha- 
h\^kai ûbserz'aikms'' (im Magazin der ausländ. Litteratur d. gesammten 
Heilkunde von Gerson und Julius VI 11, 1834, p. 26 — 64 und XIX, 1830, 
p. 22^ — 73). Diesen Referaten gab ihr Autor die l^berschrift : „Ehrenrettung 
der Säftelehre", um ihre Tendenz jiu kennzeichnen. Zur Stütze der Humoral- 
pathologie dient eine ähnlich ausführliche Besprechung von Stoker's „Disser- 
tition on the institutes of medicine" (ib. XIV, 1827, p. 256—378). 

Bei weitem nachhaltiger weil iinraittelbar an prac tisch wichtige Vorgange 
geknöpft machte sich S.'s Autorität in den grossen epidemiologischen Dis- 
cusüioncn und Fragen seiner Zeit geltend. Noch bevor der asiatische 
Würgeengel genannt Cholera in S.'s Wirkungskreis seinen Einzug gehalten 
hatte, Ijcgann S. bereits dem Thema der In fee tionsk rankheiten seine Auf- 
merksamkeit zuzuwenden. Die Monographie ti^^hr den mts/eekenden 



ago 



Typhus im fahre 1814 /« Aiit7mf\ (Altona 1815), die mir leider nicht 
zugiinglîch gewesen ist, wird von Michael als noch heute wertvoll be- 
zeichnet. Aus Callisen's med* Schriftstdk-rlfxicon (XV III, Copenhagen 
1S34, [>. 362) ist zu ersehen, dass S, damals bereits von kalten Utnschlägeo 
und Sturzbädern im Typhus Gebrauch machte und sonst auch in diesem 
Punkte seiner Zeit vorausgeeilt war. Eine schwere Pockene[)idemic der 
Jahre 1833—24 in Altena und nächster Umgebung bot S. das Material 
zu einer erst später veruffentHchten grösseren Arbeit u. d. T. »,^f//f^ryîv^%v;ï 
Uhr Pûckeny Variolt^Ukrt, Kuhpinkcn unä Vartcdkfu gesammelt in der 
Pûckmephùmû tier Jahre 1823—24" etc. (Hecker's litt, Ann. XXXIX» 1854, 
P- 393 — 432 XXX p. 33 — 67). S. untersucht die Centralfrage, „wie es mit 
der Fort]>flanzungskraft der Pocken bei Vaccinirten steht". Mit Nachdruck 
tritt er fiir den Wert der Jenn ersehen Entdeckung ein. 16 atn Schlüsse 
beigegebene Krankengeschichten sind Muster exacler ärztlicher Beobach- 
tungs- und Beschreibungskunst, Den breitesten Rahmen unter den schrift- 
stellerischen Protiucten von S. nehmen seine an das Auftreten der Cholera- 
eptdemie des Jahres 1831 und der folgenden Ja h rege knüpft en Public at ionen 
ein. Den Angelpunkt der Erörterungen, die nicht zum wenigsten auch im 
Verein der Hamburger Aerate, m dessen eifrigsten Mitgliedern S. von 
1823— 1S44 gehörte, gepflogen wurden, bildete die Frage, ob das Chokra- 
gvh zu den Contagien oiler Miasmen zu rechnen sei. Das Heer der Aerzte 
und Forscher war in zwei Lager gespalten. Der Kampf entbrannte nament- 
lich heftig bei der Entscheidung über den Nutzen der Grenzsperren 
{Cordons, Quarantainen). S. war eifriger Contagionist und begründete seine 
Anst^hauungen mit grosser Energie und einer Fülle von Beweismomenten. 
Dass er dem eigentlichen Träger des Choleragiftirs, dem Wasser, beinah 
auf der Fährte war, beweist ein Passus in einem Aufsatz» mit dem er zuerst 
in die Debatte eingriff*. ^,Qmirdf7/iiIftm j^^f.j^en Af/tismen* (in Pierer^'s 
Allgem. Med, Ztg. No. 9, p. 129 — 136 und No. 10, p. 145 — M?? ^831). 
S. sagt: „Die asiatische Brechruhr bedurftCj um die Grenzen Europas zu 
erreichen, ganzer sechs Jahre und sieben neuer, um bis Moskau vorzu- 
dringen. Sie hat auf dieser Wanderung vorzüglich die Ebenen ^s^ucht timl 
Flusshe/ie ver/ol/^f, hat keine hohen Gebirgsketten überschritten und sich, 
ans Meer gelangt, g^\\'Qh\\\\c\\ m ^u*ei Ströme ^eieii/^iias Ufer auf »mi ab.*' 
Diese Worte bedürfen keii^es Coiïimentars. Die Ergebnisse» zu denen S* in 
Betreff der Aetiologie der Cholera gelangt ist, sind niedergelegt in den. 
3 Heften seiner mit eminentem Scharfsinn und inaponirender Krilik abge- 
fassten jf Bat*- und Bruehsiîicke einer künfti,^en Lehre von lien Epidemieen 
und ihrer Virbretiun^. Mit besonderer Rüeksiehi auf dit Asiatische Brtek- 
ruhr'* (AUona 1831^32), Der Inhalt in Heft i ist im wesentlichen 
historisch und polemisch gehalten und richtet sich, wie auch der Titel 



291 



besagt, gegen den Hamburger Collegen J. C. fî. Fricke, einen eifrigen 
Miiusmatikcr. Der vollstrintlige Titel von Heft : lautet: Erstes Fragment. 
Noten zum Texte rîer Schrift: „Geschichtliche Darstellung des Ausbniths 
der Asiatischen Cholera in Hamburg von J, C. G, Fricke, Dr., Hamburg 
bei Perthes und Besser I83T*^ Zweites Fragmt:nt: Betracbtun^^en über eine 
„amiliche Ik*kanntmachung^ emanirt ausdcr Hamburger Rathsversammluni?, 
den Î4. October 1S31". Den Titel ^^Bau- und Bruchstikke etc." halte ö. 
nicht ohne Absicht gewählt. Es handelt sich, wie er schreibt, um Bruch- 
stücke einer zertrümmerten falschen Theorie und Baustiicke lu einem 
neuen Gebäude, T>as zweite Baustück büdet einen „Beitrag zur Erörterung 
der Streitfrage, ob und wie die indische Cholera aus As'en zu uns ge- 
kommen, oder am itnserem Wohnorte entstanden sei". Das 5. Heft enthält 
2 Aufsätze: i) eine Geschichte der Fehde /.witschen den Contigionisten 
und Miasmatikeni und 2) Gift, Miasma und Contagium eine Paralkle. 
Sehr scharf geht er dabei mît seinen Kritikern, besondere mi; dem Kieler 
Professor der Medicîn und „Justizrat" Hege wisch ins Gericht. Interessant 
ist im Hinblick auf moderne Verhältnisse auch folgen :l er Passus aus S *s 
Abwehr: ,,Und immer, immer wieder werde ich auf das a'te Testament 
verwiesen. Was soll denn damit gesagt werden?..- Der Herr Justizrath 
HegewJsch wird sich bei Gelegenheit des alten Testamentes auch gut 
erinnern, dass diejenigen, die sich nach diesem nennen oder auch wohl 
gescholten werden, von dec Wiege bis zur Bahre darin geübt werden, 
mancherlei zu tragen, manchem zu entsagen um deswillen, nach dem sie 
sich nennen, und dass sie mit Verleugnungen der hchslen Art schon früh 
und innig vertraut, mit grosser Gleichgültigkeit das M tityrertum feindlicher 
W'adenbisse zu ertragen wissen". Die ,, Wadenbisse", («. v. v.) die S. seinen 
Gegnern zu versetzen versteht, sind wahrlich, das muss gesagt werden, diesen 
nicht minder empfindlich gewesen. Sie waren von einer geradezu höhnenden 
und malitiösen Scharfe besonders am Schlusspassus, wo S, von den lächer- 
lichen Mausen seiner Kritiker spricht, die in der Stube geboren sind, — 
Wollen wir einen Maasstab haben fiir S.^s glückliches Coi^binationstalent, 
so sei das 6. Capitel aus Heft 3 der Beachtung empfohlen. „Das Gîft\ 
hei'îst es da, „/j/ an organisch htkhies Wcscn^ dem Smnen einer Wuchcr- 
^fianse ver^lekhbttr^ der seinen Buden wie Schmar&isergescMpfe auf und 
in einem iehendi^i^en Körper ßndei utfd &um Keimen, i^ebraehi^ seine Lehens- 
^hiuen re^elmässij^ durihwandcii" Es ist lehrreich, wahritunehmen, wie 
S* im Finstem damals noch tappend schliesslich auf dem Wege rationeller 
Schlitssfolgerung aus den mit nüchterner Klarheit präcisJerten Thatsachen 
allmllig zu einem Resultat gelangt, das durchaus an die modernen 
Errungenschaften anklingt. Diese Lesefrüchte entschädigen reichlich (Cir 
manche uns weniger an mut en de Ausfuhrungen. Trotzdem auch S.'s Cholera- 



292 

Schriften unter und an naturphilosophischen Vcrirrungen leiden, gewährt 
ihre Leetüre auch heute noch gerade wegen ihres kritischen Inhalts einen 
hohen Genuss. Sein Giftschema mag an dieser Stelle reproducirt werden. 

A. Genus Gift. 



a) (erste Species) pure Gifte 
a) (erste Familie) mineralische 
ß) (zweite Familie) vegetabilische 



ö) (zweite Species) licferminirende 
Gifte 

«) (erste Familie) vegetabilische 

(miasmata) 
ß) (zweite Familie) animalische 

(contagia). 

y) (dritte Familie) animalische 

• Zur Erläutenmg sei hinzugefügt, dass S. unter determinirenden Giften 
solche versteht, die das Leben, welches sie afficiren, indem sie es hemmen 
und stören, zugleich in eine neue Richtung, zu neuen Functionen, die 
ausserhalb seiner eigentümlichen Richtung liegen, determiniren. i) 

Als weitere Arbeiten S.'s über denselben Gegenstand sind noch erwäh- 
nenswert der Aufsatz : ^/tber die bisher gavgbaren Ideen von der Dauer 
der Ansteckungskraft der Miasmen und Contagien und den Grund der- 
selben'' (im Med. Conversationsblatt von Hohnbaum und Jahn III, 1832, 
No. 20, p. 153 und No. 21, p. i6i vom 19. und 26. Mai), ferner: 
„Analecten zur Geschichte der Cholera-Epidemie in Altona" (Hecker 's 
litt. Ann. XXX, 1834, p. 129 — 154), endlich die in der Fussnote 
erwähnte Fortsetzung der Bau- und Bruchstücke u. d. T. y^Versuch 
über die kosmisch-tellurischen Agentien in Beziehung auf Bildung von 
Miasmen und Contagien'' (v. Graefe und v. Walther's Journ. d. Chir. 
1837/1838, XXVI, p. 298 — 320 und 409 — 441). Man sieht, es ist ein 
qualitativ und quantitativ gutes Stück Lebensarbeit S.'s, welches den epide- 
miologischen Fragen zu Gute gekommen ist. Für S.'s Character spricht 
ferner der Mut, mit dem er dem Schwindel der Cholerageheimmittel ent- 
gegengetreten ist, die damals wie Pilze aus der Erde schössen. Es ist 
unglaublich, wenn auch verzeihlich, was man alles gegen die Cholera als 
Panacée anzupreisen gewagt hat. S. trat diesem frechen Schwindel entgegen 
u. a. in einem scharfen litterarischen Auftritt mit dem Ixikannten Prof. 



1) Ein viertes Heft dieser Stuilien, welches jedoch nicht selbständig; erschienen ist, sollte 
enthalten: 1) Ueleuchtung der Schrift und der Frage Ober die Contn^on oder Nonconta- 
gion der asiatischen Cholera vom Herrn von Storch. 'J) Tellurisch-kosmische Influenzen 
auf die liildung und Verbreitung der Miasmen und Contagien. In dem aus S.'s Nachlas« 
mir zur Einsicht überla«s<'nen Exemplar von Heft 3, das die hiesige Kgl. Bibliothek nicht 
besitzt, findet sich am Schluss p 81 der handschriftliche Hinweis : Fortgesetzt im v. Graefe- 
Walther'schcn Journal der Chir. u. Augenheilkunde XXYII. U. 2/3, 1838. 



393 



. 



Pfaff, der selbst mit seiner Autorität die Cholera-Tropfen eines Hindu- 
Arztes zu dt'cken versucht hatte (cfr. Hecker's litt. Ann. XXI, 1831, 
p. 90—105), 

Ist auch der grössere Teil der erwähnten Arbeiten heutzutage ein über- 
wundener Standpunkt, so muss doch diis zum Ruhme von S, anerkannt 
werden, dass er in dem wilden und wüsten Gestrüppe theoretischer Raisonne- 
ments über die Aetîologîe der Cholera» inmitten der allgemeinen Ver- 
worrenheit der Geister nie den richtigen Pfad rationeller Empirie verlassen 
und stets einen klaren Kopf zu bewahren gewusst hat. Das bew^eisen die 
schöne Vermutung über das belebte Krankheitsgift der Cholera, und die 
nicht minder gewichtige Beobachtung von dem Gang der Epidemieen 
entlang der Flusslaufe. 

Den beiden Hauptgruppen von S.'s Werken, den humoralpathologischcp 
und epidemiologischen, reiht sich eine dritte, nicht minder wichtige und 
bedeutende an ; ja in den Augen unserer Zeitgenossen dürfte diese wohl 
nodi ganz besondere Gnade finden, tremeint sind die ziemlich beträcht- 
lichen, fast alle Gebiete der Medicin bctreflfenden, in Journalen zersttreuten 
ca^iisiisdiin Mitteilungen^ die den Hippokraliker S. im besten Lichte 
zeigen. Ausnahmsweise weniger von philosophischen Paraphrasen singe- 
krlnkett enthalten die belreftenden Abhandlungen so manche schöne 
Beobachtung. Auf eine derselben wurde erst vor wenigen Jahren wieder 
hingewiesen. Godskin machte in seiner Publication „Versuche zur Heilung 
XQXi Tetanie" aus der Klinik von v. Mikulicz, Breslau (Ztschr. f. Nerven- 
heilk, VI^ 1895» p. 177) darauf aufmerksam, dass der erste Fall dieser 
Art von S. beobachtet und beschrieben worden ist Die betreffende Mittei- 
lung findet sich in der Abhandlung ^^Zwei seiUne Formen des hifzigen 
Rhaimaiismui' (Hecker*s litt. Ann. XVH, 1830, p. 32— j8)* S. liefert 3 
Krankengeschichten von „Rheumatismus des Rückenmarks in der Nacken- 
gegend'* mit genauer Epikrise. „Die Krankheit, von der ich vernaute, dass 
ihr ein Rheumatismus des oberen Teils des Rückenmarks zu Grunde liegt, 
ist folgende: die Patienten befallt eine innere Angst, ihr Blick wird scheuer, 
stierer, ihr Auge fieberhaft glänzend, . , . , . zugleich , » . , . erscheint eine 
Starrsucht der Hände und zumal der Finger. Die Finger werden betäubt 
und K riebein befällt sie. Gkichzeitig sind sie von einem anhaltenden Starr- 
krampf befallen. Sie werden gerade und starr um den ebenfalls starr- 
stehenden Daumen ausgestreckt und sammeln sich um ihn wie um einen 
Mittelpunkt. Die Leidenden sind ausser Stande, die Hand zu seh Hessen 
oder zu öffnen- Dieser Krampf ist ein schmer^bafter und ohne Unter- 
brechung lange anhaltend. Die Beuge- und Streckmuskeln der Hand und 
der Finger werden hart imd die Sehnen straff angezogen. Es ist nicht 
wie beim gewöhnlichen Krampf, welcher die Beugemuskeln zusammenzieht 



294 



und dte Strecker überwindet; bei diesem schliesst die Hand sich, sie 
schnappt zu ... fast immer der Daumen zuerst . . . UEid die übrigen sodann. 
Auch iät die Schmtrithartigktrit» die bei der letzteren Art Krampfes ent- 
weder fehlt oder doch unvcrhaltnismlssig schwach ist, bei der beschriebenen 
io der Regel sehr lebhaft, etwa wie bei dem gewöhnlichen Wadenkrampf, 
der auch die gesundesten Menschen zu befallen pflegt. Während die Finger 
starr und steif um den Daumen umherstehen, bleiben die Kranken über- 
haupt in einem ängstlich gespannten Zustande. Sie atmen gepresst und 
hastige ihr Gesicht ist rot und glitnzen<l, im übrigen aber erscheinen sie 
gesund die natürliche Function unverändert. Dieses Uebel habe ich bisher 
nur bei Frauenzimmern beobachtet^ aber bei Frauen von verschiedenem 
Alter, der a bvveichen dosten Lebensart und Erstehung und venichtetlensten 
Constitutionen. Ich will als Beispiele drei Krankengeschichten kurz erzählen 
etc," Die histoiische Wichtigkeit und Originalität mögen die vorstehende 
fast wörtliche Reproduction rechtfertigen. Kürzer können wir uns bei den 
übrigen Arbeiten fassen. Es sind vor allem zwei lehrreiche Krankenge^ 
schichten Syphilitischer wegen ]>rompter Wirkung des Quecksilbe rtherapie 
(Hecker's litt. Ann. XX^, 1831, p. 257 — 265), kleinere Mitteilungen übpr 
eine Methode gegen die häutige Bräune (aus der Praxis eines anderen 
Arztes), über die Aphthen, über Behandlung der chronischen Entzündung 
(in Hohnbaum*s und Jahn's Med Conversatjonsblatt I, 1S30, p. S6 ff)» 
über ein nach einer vermutlichen Leberentzündung entstandenes Empyem 
mit glücklichem .Ausgang (in v, (iraefe und v, Walther's Journal d. Chir. 
XIV', 1830, p. 58—74) über eine den Augen Gefahr drohende Cmsta 
lactea (ibid. p. 75^77) und ähnliche Erfahrungen. 

Endlich müssen wir, um das Bild von S. 's Werken als Arzt und Forscher 
îU vervollständigen — last not least — , seiner hisiûrist'hen Arbeiten ge- 
denken. Genau genommen, sind alle Arbeiten von S, historisch gehalten, 
und wenn Virchow an wissenschaftli<;he Forschung tlie Forderung stellt, 
dass sie auf «iem Grunde der Litteraturgeschich te zu bauen hat, so entspricht 
derselben gerade S. in vollem Maasse mit seinen I^eislungen. Von 
vorneherein war S. iwt historischen Betrachtung der Dinge durch sein 
philosophisches Denken geboren. Seine Publica lionen sind von geschicht- 
lichen Reminiscenzen durchsetzt. Noch von Rom aus wendet er sich im 
December 1846 mit einer scharfen Kritik gegen Versuche, Harvey's Ruhm 
zu schmälern. Die sehr umfangreiche Abhaml lung; .JVer isf tier Enffkcktr 
ties Blutkreislaufes 1 Eine Erinnerung an Andreas Cesalpinus'' {Jamts, 
Ztschr. f. Cieschichte und Litteratur der Medicin, hrsg. von A, W. E. Th. 
Henschel, Breslau 1847, 11, p. 547 — 5 7 9) beweist seine fortgesetzte lebhafte 
Teilnahme an historischen Fragen und Problemen. Mit Recht tadelt er 
it^ie neueste Aussähe Galen's'* iHohnbaum's und Jahn's Med. Convert- 



J 



395 



tionsbl. 1830, No. 12, p, 89) von Kühn, dass ganz apocryphe Producte, 
wie z.B. tue scheussliche Schrift „tïe remedüs parabiÜbus" in ihr Platz 
gefunden haben. „Wie durfte dieses armselige alberne Gewäsch in die 
neueste Ausgabe tialen's so schlechthin aufgenommen werden und ohnç; 
Abzeichen zwischen seine besten Werke gestellt werden ? Z.B. wurde Galen 
nie geralhen haben, den Schwel ss unter den Achselhöhlen mit Alaun lu 
stopfen. Galen hat nie Altweiber-Mittel empfohlen wie: wenn Jemand an 
Kolik leidet, einen schlafenden Hund aufweckt und auf den Ort pisst, wo 
der Hund geschlafen hat, so wird er genesen, der Hund aber wird sterben, 
oder gegen Dystokie ein Büschel Fulegium im warm \Vasser getaucht^ 
darauf die Kreissende gesetzt und ihr ins Ohr geschrieen : Chu-cha-mi-du.s 
etc. etc." „Sec/ircr und Seckn" lautet die Ueberschrift einer (ibid. No. 14» 
p. log publicirten) kurzen Mitteilung mit folgendem, ganz von unseren 
2ieiten noch geltenden Passus: „Du weisst es wohl, lieber Leser, wie es 
die Knaben im Erdbeerschiage machten? Hatte einer von ihnen eine 
ausgezeichnete grosse und schöne gefunden, so erhob er ein mächtiges 
Jubelgeschrei, und alles stürzte nach dem Orte Mn, wo die wunderbare 
Erdbeere gesessen hatte. Die grossen Kiniler machen 's nicht anders. Der 
Sectirer erhebt ein grosses Geschrei uml macht seinen wissenschaftlichen 
Fund in Jubel l>ekannt. Alsbald zeigt sich ein Schwärm von kleinen 
Geislern um ihn her und jeder sucht auf demselben Flecke und bringt 
seine Schätze ans Licht. — Wer denkt nicht an die jüngst verflosijene und 
noch fortrauschende Periode der Herz- und Magenkrankheiten? Wer 
erinnert sich nicht der erlebten, der Epoche der Asthenie und der allge- 
meinen Inflammationslehre?. . . Der sinnige Sucher, der denkt: die Masse 
und Menge giebt keinen Ausschlag auf der Wage des Geistes ; der Karren 
des Marktschreiers ^var desto umdrängter, je lauter sein Geschrei und je 
gemeiner er war! — geht seinen seitlichen, oft einsamen Weg, glücklich 
wenn sich früher oder später ein anderer Geistesverwandter zu ihm ge- 
sellt." — Eine grössere Artikelserie in Hecker's litt. Ann. (X, iSaS» 
p. 129 — T46, 257^282 und 385 — 408) u. d. T. ,^Fors£hun^en tm Gebkfe 
dir iheoretischen und praclischen Ärzmikunde. Afii hesotuUrer Minsk ht 
auf dk Humüraipaikoh^W beginnt mit einer langen historischen Ein- 
leitung, Sie trägt aU Motto aus Galen, de pulsuum diflf. !.. 1 cap. i die 
Sentenz : „Et/^«l^jjy ^i)f «> %sn fJntQety Kai ^tèâ^ctt Sùi/xs-^ai r* rpi; fiarx 
X^^pis rÄv ir 3iÛTok e'>fOßaTu}>," Der weitere Inhalt mit Betrachtungen zur 
Physiologie und Pathologie des Atmens u, A, fällt z. T. in die i.Grupije 
der hu moral pathologisch en Producte von S. Die „Doctrina veterum de 
liene ex locis medicorum principnm digesta", eine Abhandlung a. d, J. 
1833 ist mir leider auch nicht zugänglich ge^vesen. 
ich bin am Ende. Nicht ohne Widerstreben und mit einem gewissen 



296 

Vorurteil bin ich an das Studium von Steinheim's litterarischer Hinter- 
lassenschaft getreten. Die Wandlung, die er, ein 55 Jähriger, vom Mediciner 
zum Religionsphilosophen und Ästhetiker vollzog, der fast völlige Bruch 
mit seiner medicinischen Vergangenheit verhiessen von vorneherein keine 
grosse Ausbeute hinsichtlich der ärztlichen Bedeutung. Im Schutt- und 
Trümmertaufen auf vermeintliches Wertobject zu fahnden. Tagelang im 
Staube zu wühlen in der Hoffnung auf irgendwelche glückliche Ent- 
deckungen, um hinterher zu erfahren, dass alle Hoffnung vergebens, alle 
Mühe und Arbeit umsonst war, ist eine keineswegs verlockende Thätig- 
keit, eine Thätigkeit, die nicht von angenehmen Empfindungen begleitet 
ist. Der Historiker kennt diese Empfindungen zur Genüge, er kennt sie, 
aber lässt sich dadurch nicht schrecken. Will er Dunkles aufhellen, so 
darf er keinen Winkel undurchsucht lassen ; auch Seiten- und Nebenwege, 
ja die Seitenwege der Seitenwege hat er zu beschreiten und soviel wie 
möglich zu erschliessen. Steinheim liegt auf einem solchen Seitenwege. Ich 
habe ihn aufgesucht und wie man sieht dort noch manches des Suchcns 
Werte gefunden, trotzdem es mir vergönnt war, nur einen Teil dessen zu 
erschliessen, was S. fiir die Menschheit und die Wissenschaft geleistet hat. 

Beendigt Berlin N. Chausséestr. 85. den 31. August 1902. 



REVUE DES PÉRIODIQUES. 

OÉOOBAFHIE MÉDICALE. 



Castia Beareana d<ins la fövre bilieuse kématurique. {Lancet, mars 21. 
New- York medical Journal, 18 avril 1903.) 
Lo Dr. Corke rapporte un cas chez une femme qui fut traitée par l'extrait 
liquide de Cass'a beareana, administré par quinze gouttes dans de Teau, d'abord 
toutes les demi-heures, ensuite toutes les heures, après 20 centigrammes de 
calomel à cause de la constipation. Extrait de viande, eau de riz et d'orge. 
Après la première dose les vomissements cessèrent, et en trois jours la malade 
fut rétablie. G. T. 



Malaria sans Anopheles? 
Le Dr. Montoro de Francesco, Semaine médicale, 14 mai 1902, Medical 
Beview, juillet 1902, a parcouru 225 communes sur 301 des provinces de 
Cantanzaro et de Cosenza, atteintes de malaria. Il conclut que la malaria existe 
en des pays où il n'y a pas d'Anophèles. Donc il faut se garder des émanations 
du sol, surtout le soir et le matin, car c'est dans le sol que le germe réside. 

G. T. 




^ 



{CüHCit4i(€d.) 

In the two instances already given^ the hemp-plant Is pointed to some- 
what plainly by the use of the Hebrew word for "wood" in association 
with the notion of "honey", the translators having evaded the point in 
Ijoth cases : in the one by rendering the single word^ yagar, by fm'us, 
honeycomb, in the other by rendering the remarkable and unique com- 
pound naraef yagarak hüdebask^ also by favus. In those instances, the 
hypothesis of hachish rests upon the sure basis of a phrase in the original 
text which is otherwise unintelligible. But, in the remaining instances, 
there is no such support for the hypothesis; there is only a degree of 
probability, which must take its chance with rival interpretations. The proba- 
bilily, in the case of Samson'y riddle, arises from the cryptic association 
of "sweet" with "strong"", of honey with a lion; in the case of Daniel's 
apologue of Nebuchadnezzar's fail, it arises from t!ie eatingof "grass", the 
Semitic word having both a generic and a colloquial meaning (hachish), 
as well as from the introduction of the subjective perceptions of hachish 
intox-ication as gigantic or grotesque objects* 

Stimsoft'^ riddle. — According to old and new criticism^ byBuddeand 
otherü, there is a glaring contradiction between the real or original Samson, 
the boisterous village hero of whom many stories were told, and the religious 
Samson, the judge of Israel, who was dedicated to God as a Nazarite 
"from the womb to the day of his death". It is admitted, however, that 
there is a peculiar unit)' in the text of the story as it has come down 
to us in the Book of Judges, notwithstanding the apparent incongruity of 
making Samson a Nazarîte. The Naxarites are mentioned as early as the 
prophecies of Amos, having been allowed to drink wine in the laxity of 
morals then prevailing. Samson is not only the earliest Nazarite known, 
but he is a Naüarite indeed, inasmuch as his vow was not terminable 
after a certain period» as in the ritual of the Book of Numbers, but was 
imfjosëd upon him from the womb to the day of h is death. In that respect 
he has no com|:>eer «ntil John the Baptist. At the same time, he is the 
typical village hero, adored for his strength, boldness, cunning, and \vit, 
and gratified by numerous amours. Budde remarks that many must have 
known a modern counterpart in village life. Two instances in literature 
occur to one as containing the elements of a modern Samson legend, — the 

1003. 22 



298 



Oetzthal hero în Madame von Hilleni's Gekr Walfy^ and the hero 
jtgit of the village on tlic Terek in Tolstoy's enrly work, The Cossacks. 
Budde, who would eliminate altogether the Nasîarite vow from the real 
Samson îegend, is surprised that the hero does not eat and drtnk to excess; 
"Excess, or at least enormous capacity, in eating and in drinking strong 
liquors, is amongst the things that may almost be taken for granted. It 
is strange enough that this trait is not strikingly displayed in Samson. 
Who knows, whether from the store of legends that circulated regarding 
him, there may not have drojjped out this or that portion tlealing with 
the subject in question?" (Art. "Samson", m Hastings', Dkf. of iht Bible, 
Edin, igo2.) Joscphub appears to have entertained a similar sttspicion: for, 
in his paraphrase of Delilah's attempts to bind Samson, he makes one of 
the attempts to be made upon him when he was drunk with wine. But 
it is impossible to take out the Nazaiite vow from the story as we find 
it; that thread is woven inextricably into the tapestry; and it may be 
assumed that Samson's unshorn head was meant to symbolise his con- 
stancy to the vow — or, at ail events, to the letter of it. My view (which 
I submit with defcrenre to the ^jrofessed Biblical critics) is, that the method 
of the literaiy artist, who composed the existing story, is consistently ironical 
and witty. Anyone, who has had his attention directed to the point, will 
have found that the instances of Biblical wit are more numerous than might 
be supposetl from the solemnity of comment! tons. Why should not this 
ancient literature have had its sallies of wit and humour as well as 
another? The Hebrew grammars, remark that the humorous figure of 
paronomasia, or pun, is more indigenous to the Semitic than to any other 
languages, 

Samson's riddle, on the surface, was a mild pleasantry, hardly worth 
investing with the dignity of enigma] it has even been questioned, whether 
it was a fair problem, considering that it was based upon one particular 
if not unique incident known to himself. He killed a young lion, and threw 
the carcase into a wood; in passing that way some time after, he turned 
aside to look at it, and found that a swarm of bees had built their combs 
inside the ribs, (This is the natural read'ng, which is adopted by Josephus 
in his paraphra,se,) He ate some of the honey, and gave some of it to his 
father and mother; bttt, for some deep reason, he abstained from telling 
his parents that the honey had been taken from inside the skeleton of a 
lion. At his wedthng feast some time after, he propounded a certain riddle 
to the thirty young men of Timnath, vvho were the wedding guests, and 
kid a wager that they would not guess the answer within a week» Being 
still at fault on the seventh day, they went to Samson's wife, and inrlu ed 
her to coax the answer fiom her husband, Samson answered: "Behold, 



I have not told my father ancî my mother, and shall I tell thee?" 
However, he told her the incident of the lion and the bees, and she told 
the young tnen of the village, who came to Samson with this confident 
and jubilant solution, "What is sweeter than honey? What is stronger than 
a lion?*' Samson answered oracularly, "If ye had not plowed with my 
heifer, ye had not found out my nddk". This answer appears to have 
been given ironically, with his tongue in his cheek, the reservation being, 
that their ploughing (with a heifer) had been but shallow, that they had 
not got to the bottom of the matter at all. He may be assumed to have 
been still in his ironical mood when he proceeded to pay the forfeit, by 
killing thirty other Philistines of Ashkelon and stripping them of their 
shirts to give to the thirty Philistines of Timnath. 

Leaving thtac evidences of ironical behaviour, let us turn to the famous 
riddle itself. Is it |>ossible that it can have any deeper meaning than the 
incident of the bees' nest in the lion's carcase? 

What I suspect in Samson's riddle is an ambi.i^^mly in (he férms inwhkh 
// was stated. To those who heard it, it might mean either what it means 
as printed in the text, or it might mean something else as an equivoque. 
Of course, no single text can reproduce an equivocal effect of spoken 
words, depending upon paronomasia. There is a good example in *Hamlet*, 
lU. 2. 262: Ophelia I "Still better and worse", ffam/et: "So you fMust 
take your husband". This h the reading of the first quarto; but it is clear 
that "must take" is to be pronounced ambiguously^ from the fact that the 
second quarto prints it : "So you mistake your husbands", which is neces- 
sary to the innuendo, and is in the folio and in most later texts, although 
**must take" is the natural (f/fc/us idearmn from the previous reference to 
the M^irriage Service, The equivoque in Samson's riddle is of the same 
kind. It may mean what the text makes it to mean, or it may mean 
exactly the converse, without changing the order and works; thus: 
An eater came forth out of meat. 
Strength came forth out of sweetness; 
— namely, Samson's strength from hachish. To imderstand how the s/fok^n 
Hebrew words might he matle to bear either sense, according as they 
were apprehended by the ear, one must observe that the preposition "out 
of", which governs the meaning by being p!aced in front of one or other 
of tiïc two nouns, is the sound ot' (contraction of min\ and that the same 
sound happens to begin the other noun also: 



m* ahadiai 


yatsah 


maachal 


out of the-eater 


came forth 


meat 


m^ ^az 


yatsah 


mailmk 


out of the strong 


came forth 


sweetness. 



sa* 



300 



There appears to be no way of prefixing the prepositional m* to the 
last noun of each line except by redLi[ilicaling the m which is already 
there, as if by stammering over it — m^ ?ftua£hai,m* ma/hiyky'w\\i^\\vm^\i 
be mereiy a slight stammer, or might mean respectively, „^w/fj/ meat''» and 
"(?«/ of sweetness'\ Again, fo ,^^£i rid of the preposition frora before the 
first word of the first line, one must read (as the LXX had actually done) 
mah admli the iirst syllable being a distinct word, the iiiterrogati\c pro- 
noun, rî, qmd^ which would be used to introduce the riddle aa a query, 
"What is this?'* ïo get rid of the preposition from before the first word 
in the second line, one has to substitute for ^vs, which is the adjective 
"strong", its abstract noun mago/tz := ^'strength", a substitution which is 
recommended as balancing maihak "sweetness", in abstract form. The 
concealed reading would then be; 

mah ackal yaisûh 

What is this? An cater came forth 

ma^ohz vaùak 

strength came forth 



m' maachal 
out of meat, 
«/' maûiûk 
out of sweetness. 



Thus, to the ear, the riddle may really contain that deeper problem which 
ought to be in it of it is to stand for the riddle or secret of Sam son 'sown 
strength. The sii[jerficial meaning, which Samson's wife jumiied at and 
conveyed to the young Philistines of Timnath, is that food (honey) came 
forth out of the eater, (lion), sweetness out of the strong one. The deep 
meaning is just the converse — that the eater "came forth out of" meat, 
strength out of sweetness. Thus we arrive at some kind of *'food'\ (not 
drink) which made one an eater, or a devourer, like a lion; a sweet food 
from which came strength. It is pointed out that the antithesis of the 
second line, between "sweet" and "strong", is not a good onej and the 
Syriac version has gone so far as to change "strong" into "bitter" for the 
sake of the antithesis to "sweet". But the author certainly wanted to 
intrmiuce the idea of strength, even if it were no full antithesis to sweet- 
ness; and his reason, doubtless, was, that he was thinking of Samson 
himself, and of the secret of his strength, which was a cryptic "sweet- 
ness". From various points of view, we arrive at the conclusion, that the 
honey from the carcase of a lion was not the honey of bees, but an alle- 
gory of that strong kind of honey which caused Jonathan's eyes to the 
enlightened, namely the resin of the hemp-plant. It was '* sweeter than 
honey, stronger than a lion", as the men of 'I'iranath are the unconscious 
means of suggesting, by the mood and figure of their answer. 

We are now able to follow the ironical purpose of the author in its 
entirety, in making Samson a Nazarite and yet a boisterous, free-living 
village hero of the most admired type. The stimulant, which the hero 



A 



301 



ivas not drink, it was food; tints it was outside the purview of the 
Najîarite vow, which specified many things, but did not specify hachish: 
"wine and strong drink, vinegar of wine and vinegar of strong drink, 
liquor of graphs, grapes moist or dried, everj^thing that is made of the 
vine from the kernels even to the husk", Samson could be made to pose 
cleverly as a Na3farite, and yet have his fling all the same. Budde's desider- 
atum of strong drink, to complete the equipment of Samson as a village 
hero^ is supplie<l by a subterfuge. It appears that the Jewish sense of 
humour ran strongly in that direction. 

The story of Samson is not far removed in time, or in manner of telling, 
from that of Saul îind Jonathan; so that, if 1 am right in my interpre- 
tation of the nature of the taboo which Jonathan broke, the period at the 
end of the Judges and the beginning of the Kings was one in which the 
hachish- quest ion had l>ecome actual. Thus it becomes probable that the 
strength of Samson had the same source in stimulants as the prowess of 
Jonathan upon a particular occasion. It is also remarkable that Samson's 
•strength" collapses, just as Saul's courage fails him; and that the failure 
in both cases is described by the same phrase:— in the case of Samson 
the words are, "the Lord had departed from him", in the case of Saul 
the Darrative reads, "God is departed from me, and answereth me no 
more, neither by prophets nor by dreams". The material seme of both 
1 lake to be, that the stimulant had lost its power over them, it being a 
property of hachish to produce hebetude in those who have used it habi- 
tually for a long time. Samson's recovery of his strength is, of course, for 
the sake of the dramatic catastrophe. 

The ap<?h^u€ ßf **JVeètic/tat/»e::Ëar'' m DanieL The beginning of thes« 
inquiries upon indications of hachish in the Bible was a suggestion made 
lo me by the late R. A. Neil, of Cambridge, that the "grass"* which 
Nebuchadnezzar was given to eat may have been grass in the colloquial 
Arabic sen^; of hachish, the word by which Indian hemp is now so 
commonly known being the same as the ordinary Arabic word for grass 
or green herbage in general {hachach). In seeking to follow up this idea 
one finds much to corroborate it in the details of the story or "morality" 
which is told of Nebuchadnezzar. The story begins with an account of 
dreams and visions of the night» in which the central object, the tree 
reaching to heaven and spreading to the ends of the earth, is highly 
characteristic of the elusive and infinite demensions in the subjective pcr- 
ceptigns of hachish intoxicitiou (Compare Bayard Taylor, T ht Lands of the 
Sarat'ens; the pyramid of Gizeh came before him, with its sides resting 
against the vault of the sky). 

Daniel, being asked to interpret the dream, dedares that the tree is the 



302 



mighty Nebuchadnezzar himself, and the fate of the felled tree his fale: 
"They shall drive thee from iiien, and thy dwelling shall be with the 
beasts of the field, and they shall make thee to eat grass as oxen^ and 
they shall wet thee with the dew of heaven," This fate, it appears, was 
on account of his sins and iniquities. But, as ihe root of the tree was to 
be left in the earth, so there was a power of recovery in the degraded 
prince^ and he was to return to his kingdom after seven years. It happened 
as Daniel had said : "Nebuchatlnezzar was driven from men, and did 
eat grass as oxen^ and his body was wet with the dew of heaven^ till 
his hairs were grown like eagles' feathers» and his nails like birds' claws. 
And at the end of the days, I Nebuchatinezzar lifted up mine eyes unto 
heaven, and mine uaderstandung returned unto me." One might provide 
much amusement by recalling some of the many literal attempts, ancient 
and modern, to explain the nature of Nebuchadnezzar's debasement. The 
double sense of the word **grass'\ wich may be assumetl to have existeti 
in the ancient Semitic languages or dialects as in modern Arabic, is a key 
to the whole enigma. There appears to be a cr}'ptic reference to hachish 
not only in the recurring phrase "They shall give thee grass to eat, as 
oxen", but also in the significant introduction of "dew" with equal reite- 
ration, ''they shall wet thee with the dew of heaven," The allegory is 
easily extended to, "let a beast's heart be given unto him", "let his 
portion be with the beasts in the grass of the earth", "thy dwelling shall 
be with the beasts of the field"» and, **his body was wet with the dew 
of heaven". But the most significant detail of all is that which follows 
the last quoted phrase : "until his hairs were grown like eagles' feathers, 
and his nails like birds' claws". This is again the grotesque exaggeration 
and metamorphosis of one's own features etc. caused by the hachjsh subjec- 
tivity', which is unlike anything else in morbid imaginings. There have 
been real instances among Oriental rulers of hachish degradation such as 
"Nebuchadnezzar's" ; an example was rumoured when Upper Burma 
was occupied by the British some fiveand-twentjyearsago. Theapologue 
of Daniel, told of one under a great historical name, is meant to be 
general, and has had a sufficiently wide application, doubtless, in ancient 
times as well as in modem. 

Lastly, and still in the same Chaklaean atmosphere, we find in the 
first chapter of Ezekiel a phantasmagoria of composite creatures, of wheels, 
and of brilliant play of colours, which is strongly suggestive of the sub- 
jective visual perceptions of hachish, and is unintelligible from any other 
point of view, human or divine. This is the chapter of Ezekiel that gave 
so much trouble to the ancient canonists, and is said to have made them 
hesitate about including the book. Ezekiel was included in the Canon, 



303 



but wïili the înstruclion that no one in the Synagogue was to attempt to 
comment upon Chapter I, or, according to another version^ that the 
opening cbapter was not to he read by or to persons under a certain age. 
The subjective sensations stimulated by hachish are those of sight and 
hearing. It would he easy to quote examiiles of fantastic composite forms, 
and of tt'undrous colours, which have been seen by experimenters. I must 
content myself with the generality of Thcüphilc Gautier (cited by Moreau, 
/.f., from feuilleton in £a Presse)^ that, if he were to write down all that 
he saw, he should be writing tlie Apocalypse over again {recommencer 
I Apocalypse). If this contains an innuendo against the Apocalypse of John, 
I do not agree with it, in astnuch as I believe tliat no part of Scripture 
is more rational in its method, or more calmly inspired in ils motives. 
But, as regards the apocalypse introductory to the prophecies of Ezekiel, 
lone need not hesitate to assign it to the source indicated by the witty 
Frenchman. 



REVUE DES PÉRIODIQUES. 

tiéOGBJLPHlË MÉDICALE. 



MiiLtfli^ê h UyjHtHiiuonc», {JuftriKtl of the Assoemtî^fft «tédîcal amérieufi^ 
No. (lu 14 inarü 1903, p. 712.) 
La priorité de ïa dëcouverte du tryptnosome cheK l'homme eut débattue 
(filtre Boyre, Ross et Sherrington; celuî-ci eonclut d'ailleurs que, {[Uelque droit 
qn aient les autn^s à hi rù<*!ftiiieT, c'est eertainement le Dr. J. S. Duttou 
(Tliompstm-Vates Lahomtory Kei>ort?(, ItWil qui, le premier, mit en evidence 
IVjtîstencc du trypanosome dans le eaiig humain. tî, Teeills. 



Trjfpammomiase et jf« cttU4tf* par A. Maxwell-Adams Jr. (Brîthh 
mcdktil Joiu-nal, mars 1903.) 
L'auteur soutient que la priorité de la découverte du trypatiosome chez 
rhouime appartient à Dutton. Dans le cas publié, il semble établi que le 
maUwle fut mordu par de« mtts ararit de tomlxT niahule. L'auteur conclut donc 
h La transmitision dircete. La pm*c, une pu(.'e spéciale, serait l'agent d'îufcetioa 
dii rat. G. Tbeille. 



Trppanmomiaac au Congo par îe Dr. P. Maksok. {Sritith mtdkal 
Jmrmtl, tè mars 1U03. ^Vtr- Yot-k mat. Jottnitil, 18 avril 190a, p. 711.) 
L'auteur a olwterre un second ca« de Irypauosomc chez un Européen (lUt le 
coulrBcta &u Congo, et en outre a enteidu citer deux autres cas Hcmblablcs. 
Il décimle de là que cette wisladie eaî fréquente dans l'Afr)c[UC tropicale. Daus 
ïcÉ doux eau de P. Manaon, l'infction suivît une plaie de« pieds attribuée à 
U pi(jure d'un insect-c. L'auteur suggère qu'il doit sV^ir de l'insecte déjà décrit 
par Livingstone dans la vallée du Znmbèse (Argas moultata). G, Tseili^e. 



CYRUROÏA JOHANNIS JAMARII, 

d\iprès ks manmcriis des bihiwfhèques Bodkienm d' Oxford 

€t Niiiiomtk tie PariSf 

Par le Dr. P. PANSIER, d'Avi^-rwn, 



La Inbliothèque Bodleienne d'Oxford possède (E. Mtisaeo 19 folio 
103—104) un manuscrit intitulé: Cyrur^-ia fohannis ïamaiki^ 
qui était attribué à Johannes Gramniaticus, dit aussi Johannes Phîlopomis, 
médecin grec du Vile siècle, célèbre par le rôle qu^il joua, en 640, pour 
empêcher les Arabes de brûler k bibliothèque d*Aiexandrit. i) 

Sachant que l'Angleterre, différant en cela encore des peuples civilisés, 
n*admet pas le prêt des manuscrits même par voie diplomatique, je 
demandai une photographie de ce manuscrit: je l'obtins, grace à la 
bienveillance des bibliothécaires, qui par leur amabilité nous font oublier 
Tostracisme des règlements. Je me trouvai en présence d'un antidotaire, 
compilation moyen-âgeuse que je n'osai faire remonter au Vile siècle et 
attribuer à Jean k Grammairien, J'en restai là, quand feuilletant dernièrement 
le manuscrit 7091, fonds latin de la bibliothèque nationale de Paris, je 
trouvai, au folio 76 recto, un ttaité acéf^hale qui était ma soi-disant 
chirurgie de Johannes Grammaticus, Le début manquant, le manuscrit 
commençait à ces mots de la seconde formule: ignl applka ci diu bullire 
dimitte . . . L'explicît portait seidement : ejçpikii aniidoiarimn. Mais me 
tj ans portant à la formule 13, je trouvai: fuxia doctrbiam JOHANNIs 
Jammarti. Le Jûmitfkus du manuscrit de la bibliothèque bodkicnne était 
une déformation de /tjmarms: c'était ]^ch\TUTg}e de /û/taftHfsJawan'uSf ut 
non celle de Johannes Gram ma tiens. 

Pour en acquérir une nouvelle preuve, je consultai Guy de Chauliac et 
constata.! que toutes les citations, communes à Guy de Chauliac et à mon 



1) „J*»n U' GrttmniJiiîrien, ra^^onte Aboulfiiriigp, dit un jour k Amrou : tu m» iiin*iH*(?t^ 
tous IcB ^ifiw8 d'Alex^ndrif, pt mi« !*0UJJ *i^ue*trv taut fc- tiu'ils renfertnent. Je n'ai rien 
k Air«» des choses (lui ti\ eonvl^noent, maie il en est qii'i swiit »an» utilité pour vous, et 
qui Ml ont pyur nou«. — Quels sont ce» objets, dit Anirouf — Ce son% répondit Je»n, 
lf>8 ouvrrà|rn de philaaopltjp qui »ont dAUs les biblinthèiques île Tidtat. Je nVn puii difl- 
pOMr, répondit Âidrou, aans un ordre du prince des erovAnts, Omar bcn KhAtteb. La 
dmiflnde de Jeiiu fut (rAQsmii^i? à Ümar qui répondit: Qutint blmx llTre« dont tu as parte 
*i ce qu'il» pontjcnncnt e»t ctinforïne au livre de Difu, l<e livre de Bien nous sutfit: «i »u 
e>antrhire il est contraire au livre de Dieu, noua n'en avons que faire, il faul leg détruire. 
En eonaéqiienoe Amrou Ht distribuer les livres Mix bains d'Alexandrie pimr en allumer 
le feu, «t on en brûla pendant «ix mois." Tradaction de L«olercs, in kùtù^ir* <f« la met*- 
ûiUM oraè« t. I, p, 59, 




30S 



manuscrit, concordaient. La pius typique est la formule iluïinée par Guy 
de ChauHac (traclatus VII, doct, 1. c. V) comme tirée de Jamier: /eriîn 
fur ma est Jamcrii muiium vitigaris^ scdai énim ihiorcm, , » . Elle corres- 
pond à la P utils mint^r de notre manuscrit {formule 5). Il xCy avait plus 
de doute, c^était bien un fragment de la Chirurgie de Jamier que j'avais 
entre les mains. 

Jamier (Jamerius ou Jamarius ou Jammarius) nous était connu seulement 
par ce qu'en dit Guy de Chauliac. i) Il nous le représente comme un 
imitateur de Roger de Parme: „Puis esi irottvé lifmkr qui a fi^if tfuelque 
chirurgie bruiale eti laqueUe il a méU plusieurs fadaises : lôuiefais en 
beaucoup de choses il a suivi Rogitr.^^ 2) Maintes fois ailleurs il répète: 
Monier ei Jamier son seciaicur . . . Marier et Jamier sou imiiitieur. 

Jamier paraît donc avoir vécu vers le milieu du XI lie siècle» Le manus- 
crit que nous publions aujourd'hui n'est malheureusement qu'un antidotaire 
fait sur la chirurgie de Jamier. Le compilateur anonyme qui en a extrait 
ces formules» ne nous a conser\'é que le commencement de la chirurgie 
de Jamier* A la rubrique XIII, il nous dît: S'ta n-rurj^ia sic inàpih 
Integriiaii me mulinm dcre^^ai qui cyrur^i^iam amiempnens phihsophimn 
eih ea séquestrât fanqtmm alienam etc, . . , Aufwi tout en lui conservant 
son titre pompeux de Cyrurgia Johatmis Jammurii^ nous ne donnons ces 
fragments que pour ce qu'ils sont. 

Le manuscrit de Paris (folio 76 — 83) est du commencement du XlVe 
siècle: il e$t très lisible, mais contient pas mal de fautes de copiste. Avec 
ce seul manuscrit, il eut été impos-sible d'avoir un texte présentable. 

I^ manuscrit dX)xford est du XVe siècle ; il est très beau comme 
exécution, assez correct avec cependant quelques omissions. 

l.es deux textes se suivent mot pour mot. I .e manuscrit de Paris s'arrête 
à la niitrique XL, Après VexpUcit^ se trouvent les trois form ides qui suivent 
dans le manuscrit d'(*xford. A la place des deux dernières formules du 
manuscrit d'Oxford, nous trouvons dans le texte de Paris la formule 
suivante : 

Communis euibroca fit de »ucco npii, viuo et molle et oloo far?? püiiautur 
in patcll« et buUint pariim, poalea poiiattir super ni Inu^ud ^eni^ratioueni t^aniei. 

Il est donc probable que ces cinq dernières formules du manuscrit 
d'Oxford sont des notes ajoutées, étrangères au texte primitif, et inter- 
pollêcs par un copiste à la suite de Touvrage. 



1) iJaUni!, dAnü «tu X\A^v^ (BtrUo t^f)5), a recuf?[IM touii le« fWiu^M de U pnunda 
«blfufgi« i!c Gtiv d^> CtmuH«e où U eist qii<>Btion d«» J Ami er. 

2) npîniiu IfiveflHur JumeHiiü qui fumimUrn cynjrgic«m bruiat^m edldlt în qua mult* 
titil» nomlnavitj in mulU» laiûen Kogerium secutuâ ^t. 



4 



3o6 



Après la dernière formiik que noiis venons de citer, le manuscrit de 
Paris porte les notes suivantes, d'une écriture contera iroraine de la première, 
mais plus négligée et pénible à lire; 

AiiVk MIHADILIS CüNTJlA EüBlTlTplKBS OCULOBlTM, BT MAXIME CONTBA UACUUlS, 
FANNOf*, UNGULAS ET CABNEM SUPKHFLUAM. 

E, nlbitmîna tria ovoruni uoctorum, ealamiuL' (iiiiirtarium i, zin7il>eri8 5Sumîs, 
cuptTose 3 fseni., salis Koinnie iiiit, eaniplior« ^it, tbutic *[uart. i, angelot su, 
boraüia ,^t. Omnia kt& teraiitur sublititi^r, et fiat pulvis, ot int?orpora e^uui 
«que rute vel fenitmli et p&riim çini dbi, et pone in alambieo vitreo et 
fiat &qiiâ. 

Ite« aqva kibabius An eiteitüdinkb ocplorum. 

1^ fciiieulî, verbeùL', rctsarum* t-elidonie, rule. Ex iatîs fiat sqiia quo himina 
rcddit at'uta. 

POTIO CONTBA FISTULAS TAL^E BOKA. 

IL raJk't'ä et folîa plniita^iuis (r'), foHa flii^ari' vel i$emeri l'iirmpi», i^ummlUlca 
Irtpülii at'iiti, folia licnnodai'tïlî i^), radu-r?; nmjomnc, aUlici'. pimpineiUs foîia 
l'aidi« riibi'i, taiiafetî in nin^iinm qurnititatoni. Onioin cofjue in vino albo, ot 
poslen colatur, et l'olature aildatiir inid ipiantum sulïîfit. IVtur niiane et scro 
donec potio exe&t clara per üstulam que semper iencatur aperta eum calama 
argen teo immt&so, et dcaiipcr tcneatur folium caul is rnbei. 3Iaxiino ralet. 

EmPLASTHL'M nïSTHA FlJAOTrttAM. HHACmoUlM EE TlBIAgril, 

lî. oxirodinon (P) quurtarium i, pit-it* navalî*« quart, i, olibani, mire, aua 
^ atTu., olei rosaruni 5 sem., cote quod sulHf it. Fiat c&iplastruîn. 

It^îia ; B. oxyrodiiion Ib scm., aspalti qnartarium x, lapdani, otibani ana 5'l- 
Fiat emplastnun. 

Aliud, lî. oxyrodinon qnartarium 1, picis naval isj bdelLii ana qoartarinm 1, 
olibani, mîrrc ana .^ aeni., o\e\ roî*ar«m ^ seni., core ()uod sufîicit. Fiat emplastriiin. 

An ESTBAHEXnAM HFINAM VJvL FEBTUrAM. 

H, mdii'is diptani cum axungia galline vel porct, ei liât ciiiplastrum. 
Ad idom. K, axvmgiajn îeporis sieut venit de loporc ot pone super puneturam. 
Ad îdem, R. «niridiues coinpiauuis ('") et folîa eatliaplanti rubei, albnminis 
OTÎ et pone super. 

An FArtESpm ElirtASlRtU LONVEKIEXTESf AD UMWEH CONTCSIONEM 
VEL FBACTCRAM, 

H. pic'ia navalîs Ih^em., nielli^ quartarîum i, farine fubarum .^11. Sicitjuxta 
stomacum, acïde j>nlveri3 spieenardi :!ti, si vultis mn^is dissieari, addepulveris 
rofànim, eamomillej stJeadoü, et uiirtillorum ana :^t, et magi» de mellc et 
parum de vioo albo. Et si vultî» faeere ma^is eûnfortativuui, pulviis salviç et 
arthemisie et niodîeum toTübintine, fac cmplastrum. Et si vultis facere ad 
modum serocroffen ? adde de croco 31t et ini-orporatur «imul. 

INCIPIT CyRURGIA JÜHANNJS JAMAHU. 
EtfBBiCA I. De emhrttett, 
Embroca que ooncussiones sine vulnere sanat, dolorem paragoncat» sanguinem 
eoagulatum dinaolvit, lÎTorein rerngvet» valet etîam ad mitigandum qacdlibet 




TU J nos capitis rccf-uB sine fruftura ciunei. 11. olei '»ti, rapîtum zepulê! ^^i, 
I'imimi, riif*\ nHhi'niJsic ana .Tiui, alisiiitUic, parit'tarie arm ,îiii* Tat' sii.;: bcrbas 
cum zopula t:oritero ct addito in pul verum ciniini, et suffuiidena üleum, 
ealefac et utcrc. 

KrniJiCA IL De pulie jnajvri. 

Pulti« major que apof^tcniata uiaturat, et plurimiim liuju» mudi collcctione§ 
partim i-*alidîtate ï^onsituût, partiin in funium ct r^tulorem pstcnimTulu curat, 
dolorvm stulat, !*anipra in vulntTt^ recent i gencriit. Cujn» ukuh lacuni potittsiuie 
hflbct in tempore frigido ct corpore frigido etat« rel eomp! ex ioncsîcu Labi tudîïie, 
et collcctionibus ex frigida causa fact is ; K. mueilla^^iiiiN radici« evisci tcI 
Tini, farine fruiuentj "iVittj anxungie vftcris Ih, mvWh ^nn, ftdiorum mal- 
TcviÄ^i, buliri, olcs, fariue fcnugreel ana ,^ii el 11', bmnce urniiic 'jlu volubilis 
majori*! ct partctaric ana ,ji ct tli, absiiitlii) ,1)- t't>n(ici> sic : lierbas a venis 
suis tnundatas fortitcr tore, quibu« udde atixuugiam a wiU? et pellicnbi nnmdntani, 
ct itcruin diu contere: post oleum apponciis commisce, delude butinim cum 
Dicllc, qnod suflieit, et cum spatula a^ita diu; tandem modieuni fariue appoucu«, 
plutinosûtaliH iianmi infuode, ct in linuc modum, »patulc non cessante officio, 
nunc fnrinam, nunc glutinositatcm adde hiis quldem oninibu» pro modo cou- 
mixtîs. Lento ignt applica, et diu dimîtte buüirc, frequcnti tamen î^patulft 
ngitalionr nou omissMil). Cum mcdioertsfucrit spissitudinii», ct quantulameiiuique 
Tiscositatcni parcîuuiquo eohcrentiam protulerit, et in Biiperücie quodani 
Tîst'osum iu mi>dum cuticule apparnerit, rccoude, 
lluBRiCA III. De muciUa^ine facienda. 

MueilJa^i^o autem radieum cviaci sie tit: R, radieis evisci contuse ft» il; 
et vini rubei Ib x \ per dicm dimittantur, pojit/piain per ali(]^uamdiu cum 
expressione colctur. Colatuia dieitur mueillago. 
Ri BBirA rV, De pulte me<iia, 

PultiK media, quo eum melle ct butyro catefacta aquinantinm ct plcure*iim 
ctdcriter nbst-^uo omni molest i a niaturat, faeit etiani ad ca tpiibus pult is major 
utiÜt<*r apponntuT ; R. mucilkginis cviaci Ib ix foUorura malvcviaei mu 
bnuee ursine, malve ana j^ii et eem,, rolubläa mnjoris ^i et aem., farlnts 
scminis Hui, fenuji^eei ana %iu parietatie, auxunf^ie vetcria ana .^i, ab^intbü 
V Bcm, Couficitur sie; radieum cvisci U) ii abluautur la x libri» aijue et 
eontundantur fortitcr, et diu in manibus friceutur, coîeotur, et in îibris viii 
herbe a ?cnis suis mundatia auffieietiter eovjuanter ct »iue exprcssione colentur, 
f»t in eoktura axungiam bene ablutam, a i^ale nide miincbitam cum berbis 
fortitcr pi^ta, tandem farina «eminia liiii et fenuj^eei in duabua mucillaginibua 
cotHa ap}ionfttur, et diuturna contritione compléta, et uHui reservat 
HtBRtcA V, De pulte mmun, 

PuUiK minor que apostemata calida maturat; bac in yeme et in estate uti 
potmuraus ; R* foliorum raalve» malveWser, brance ursine^ volubilis majoris, 
jusw|uiami ana lu, a(n)ïuugie votons, bcrbc viole, seipbuïe ana y, alisintbii 
fi »cm. Contîce sic : herlx», veni» extrnctii*, in aqua coquantur et colentnr sitio 



i) Variante du manuscrit do Paris : frtf^Heitter cvtn njmtHiii ti^ihindu. 



^ 



3o8 



expreâ«iotié. Id colatunt a(ii)xui]^i& aUluta cutu berbiiï optime teratnr^ et in it,'^ 
ct wm. predicte eolaturc, ftddantiir :^n farine ordei : ad sptanitudiurm 
decor^uantur, et cum eeteris terendo Diisi^eautur. 
ErrjEiOA y I, De ungutnto futeo, 

TTnguentum fnscum vulnera mutidificanaj dolorem miuuciis, nutrimcntum 
attmhenH, Haiiiem cdtii'enä, carnem perditAin reparanSj (*onHi>lidanä, et cicatriznDä^ : 
H- îii'pi arietini liqucfaeti et i-olati lli i et mm„ colûfonif Ih j, (erebentioe 
3îï et flcm., cere ,^iii, picis navalis Ibseni,, olci ïiiii in yeme, in estate ïiïï t't 
s^iUh,, galbftni, amoniaci, ma^tiL'îui^ olibnni ana 3 ^eni-, mirret re^tnc; nnn ,^ sem. 
CoriKce qic; quodiibot tcrcndonun per hc teratur; gslliaiiunj, amotiiacum, pix 
contiindantur, et cum »cpo friistratim diriso et oleo reBolvantur, et tcäoIuIä 
colcütUT. Colatiire itoriim ipni rcaptatc addatur eolufoDia, et ca lif^uefacta, 
niirra; qua resohita, olibaïuim ; ct ejus exjH'etata liqucfaelione, mastis; post- 
uîodum resioa j pi>sit ecdftur, et folature igui appUeate addatur l'cra frustratîm 
diiriiia, et ea reaoluta, torebcntlna - et euni jam spuma cooper în ccpcrlt, ab igüe 
depony, et UBui réserva, Hec autem fiant ad tontuni i|^üem. 

Rt^nuiCA VII. De nn^uvnta fuêeti in cnHdihite H fr iff ht! fate trmpcfutut 

Unguent um fiifleum in ealiditatc et frigiditiite tempérât um, qnod fäfit ad 
Ca dé iinibus uiiguentum fuseum prcdictnm : K. >epi colali Ib i, colofonie 
Svin, pici» navalis, boli armeniei ana 7|iii, cere rubee ain. tcrübentiue ,511, 
Tnastieis» olibani, j^albani, axuoniaei, Banguinis draconis ana 3i» olei i>ni et sem. 

Aliud (piod rofipit libras u olei, radieum conöolidc majoris et mîtioris ana 
)[x, foliorum teDerrimorum mori, osmnnde satiicle 1), ann Ibsem., cimaruni mirU% 
lanceol{at)t' quinquenervie aua 5111. Confiée sic ; bolus, mnstix, olîbanujn 
se mot im pulverizentur, et per pannum eri bran tor; et sfinguis draco per se 
pulverizt^tur et per pannum erîbratUT, et cum olei 31 distemperctur : colofonia, 
armoniacuiHt galbauiim cum olei ^ii liquéfiant, quîbuf^ udduiitur ma^tiei», 
olibani ct post boH pulvercs; terebentinani adde, cl aliquamdiu cöque ; cola 
ct reponc. 

RuBBK'A YIII. De uttfjucaio ciHdi ttd camem superjlunm eot'fotléftdam 
et bona m (fetttratuîum. 

Unpçuentum viridc! ad eanenim ct fistulam. vulnera iuvetcrata mundifieat, 
replet et eicatriKat, earnem suji^rfluam corrodît, bonnm générât ct conservât : 
It. olcî Hbram scm., so pi cobiti Ib i, eelidonie, allcrie, ievistici agroslis, 
t'cntrum^alli, salvie ana .5111, eerc, tcrobcntine 3"t Tiridiis cramini8 2), aloe ana 
äif masticia, olibani ana 3 eeüi. ConÜee sic : herbarum pars media cum ^\>o 
teratuT, ct per vi Tel ix dies marcescere dimittatur. Altera partium, trita 
lîum ok'O, per dies totidcm diniittatuTi post sepum setnatim coquatur euifl 
berbjs quidcm in fundo rcBidentibus ; tarn sepum quam oleum cola, et in olei 
,5111 pulverem alocs distempera. Quod residuum cet cum sepo conimiîïce, et 
applicaui» ignî, masticis. et olibani pulvcrem ndjnnge, deinde virïde cri», poslca 
ceram et ealefactam tercbentinÄm cola, ct okum cum pulvere aloe adde, et 
optime distempera, et iterum cola, et usui reaerva. 

Î) Sinmmtntrfe^ dît !c M. de Pari«. 
2) Oa vifidh ei-ia (M. de Pari*), 



309 



ErBBrcA IS. i)e apUrkon cyrttrgko. 
Aplericon cyrargiL-um vulnu« sine caacro mult um cumt, duHtipm cum dolore 
rt'movct, frat'turam oi dislot'iitionL'iu sannt, dolorî-m removüiido, fonurmat: 
K. colofonie lU i ci acm„ pidfl navalin r^vin, çeic 5v, terebeuttnc riiiu, visci 
5111, gttlbani, amoniaci, maatioi«, olibarii »yrapini ana It et mm., oppopaiiacis^ 
résine ana !^l, accti Ib 111^ et in îllia pon&ntur radices consolide majoris et 
meûoris, allevio eoiituÄC, ana Ui l, et m manibus malaxontur, et dîmittantur 
per noctem, Se^:|ucnti. vero die^ per panDiim îii olla eola, et pulvcnbvis odditis, 
ad tentum Ignom bulliat, eiimr|ue aiiipiantulum buLlierit vii^cui« apponatur, 
tiltimo BUtem tcrelientinfl. Liquefiicta tcrebentîna, et diu facta deeoctione super 
Bqiiam frigidam, c.*oLa maïubu» uvalaxaudo et conprîiiiendo, dont^e tota ejceat 
succositas et iti albydîueni convertatur ; exiude liant ma^dalioüea et iu frigida 1) 
pestti u«ui reâërventur. 



1) M. de ParbL rt m tn'ram pmtti. 



(A suivre*) 



REVUE DES PERIODIQUES. 

GÉOQHÂPIUE MioiCiJ^E» 



D^rûissitnre de la Irjjrc ait-r iliJt Satcaï. British Mrd.JuuriimlM^^TWlBf 
p. 871, 

Il résuite du rapport récent du Gouverneur Dole adressé à la Legislature 
d'Hnwai que la lèpre a beaucoup dimimuS depuis 12 an». Ce résultat est 
attribué à la loi ijui prescrit l'isoîeuieut des lépreux. Les admissions ont flh^'uI^ 
de 571* (en 1S88) à 254 {en lîlOl), Dîver* renflements publies ont renforeiî la 
loi, en vue d'arriver i\ la eomplète disparition de la maladie. G. Thrille. 

Littérature sur h Paludisme. Medîeai Neu-s, p. 8G0, mai 2 (comptes 
rendüA du Congrès de Madrid). 

Le dr. F. Hauaer, de Madrid, soutient que VAnft^ft{'ie4f n'est pa» le seul 
intermédiaire du panuîitc malarial. Celui-ei peut vivre dans le sol liuniide 
d'une jmrt, et* d'autre part, le paludisme jîeut régner dans des régions 
dépourvues de moustiques. L'ht!mat02oaire peut exister îneounu dans la terre, 
d'ûîî il est apporté au sang par l'air ou les moustiquei. L'air exhalé des 
marais sees ou Tabaorptiori d'une eau eoutonant le para.»ite peuvent éj^lemeut 
irifeeter. 

Le dr AMeol», de Kome, iumste sur la recrudeseenee du paludisme en Italie, 
öoiamment en juin 1902, il un moment où îl y avait peu Je mouatii|ues. Il 
»'agit probablement, dit il, de rocbutes chez des malades non guéris, et d'cndo 
parthenogenège, G. Tkeills. 



EINE URKUNDE DER STRASSBURGER HEBAMMEN- 
LEHR.ANSTALT, 

Von Dr. Med. RICHARD LANDAU in Nürnberg, 



Als im Juni 1902 anlässlich der 50 Jàhrigen Jubelfeier des Germa- 
nischen Nationalniuseums zu Nürnberg Hofrat Emmerich und ich 
Unterschriften für einen Aufruf^ der die Gründung eines medicohistorischen 
Kahinets im Rahmen dieses weltberiihmten Museums anregte, sammelten, 
leuchteten selbst iswischen den Z<;ileîi der Zustimmenden Zweifel hervor, 
eine solche Sammlung zu stände zu bringen. Noch ehe ein Jahr verstrichen 
ist, dürfen wir feststcHenj dass unsre Idee eine Thatsache geworden isti 
Von zahlreichen Körperschaften und Einzelpersonen sind ciumalige Geld- 
gaben, Jahresbeiträge oder Materialien beigesteuert werden. An der Spille 
der Einzelgaben steht der 18, Congress fur innere Medicin mit 1000 Mark, 
der Deutsche Ärztevereinsbimd und das Kgl. preussische Kultusministerium 
mit je 500 Mark einmalige Beisteuer; den Reigen der Jahresbeiträge aber 
eröffnet der Arzt aus königlichem Stamm, der den erwählten Beruf mit 
Begeisterung und Erfolg — auch auf lilterarisrhen Gebiet — auszuüben 
stets httnuht blieb, Prinz Ludwig Ferdinand von Bayern. Dankbar aller 
unsrer Gönner und Freunde hier getlenkend, muss ich be/ügbch des augen- 
blicklichen Stands unsrer Sammlung auf einen kurzen Bericht an anderer 
Stelle verweisen, «nd ich muss mich hiervor dem Kreis der engeren Fach- 
genossen auf eine einzige Mitteilung, auf einen einzigen Hinweis beschränken. 

Von sehr wertgeschätztcr Seite erhielt ich für unsere Sammlung in einem 
altem, aber wohl erhaltenem, braunem Futteral mit Goldprägung ein interes- 
santes Dokument zur Geschichte der Heilkunde in Deutschland; es enthfdt 
dies Blatt von Pergament die Bestallung eines Doktor Böse aus Leipzig 
als Geburtshelfer und ist unterzeichnet — manu propria — von Johann 
Jakob Frietl Der Text ist sehr sorgfältig in deutscher Sprache geschriel>en; 
zu seiner Ausschmückung ibt oben in der MiUe ein Neonatus mit Nabel- 
schnur und Fruchlkuchen und um ihp herum sind die von Fried gebrauchten 
geburtshilflichen Instrumente in höchst sauberer Handzeichnung angebracht. 
Unten aber ist in einer Elfen be in kapsei das unversehrte Siegel Frieds 
angehängt. 

Der Text aber lautet wörtlich, wie folgt: 

Kund und zu wisse n geye 
hiermit jedermänniglichen, dass, nachdem der Hotrh-EJelGehohrne, Hock 
Gelehrte ond Kunst Erfahrne Herr / Herr Caspar Böse Medicitute'Doctor 




Seine Vatter-Stadt Leipzig zii end dem Jaiirs 1729 mcistentheils desswogcn 
Terlasgen uiul anhtT naclitT Strassburg Sieli verMj^et, und allLier damalilcn 
vou mir ends-unterai'liriL»biiiMi boroitjâ zu liÄlttm angefangeue Oi>llogiuiu über 
Mnuriceau „Traita* des Maîadics dcü Femmes grosses" auf ds.a fleiasigstt! Ihî- 
sucbct, die über jetzt gedÄcbtoti Autborem zu orinaerii nötig gewiesene Be- 
m^rkuiigêti auff das embsigste zusammengetragen, mit äk-barffiiiunisein Nacb» 
denken auff da» germueste untersuchet, und daduivli die wabre Grund-Sätze 
und sticberate Haud-Vortlieil der Heb*Ammen*KuHi*t Sit nai'bdrÜL'klieb sieh 
eingcprîigt habe, dass. Kr, vermittelst der angeliohren — habender berrUchen 
GemütS'Gaben in kiirtxer Zeit und viel geaeh winder ab andere in den fähigaten 
Stand, bey Gelmhrenden hüHfleistende Hand Helbàter* atiKuIegeii siuh geaetzet, 
auch hierauff in würkHeher Ausübung der erlernter Wissende h aïTt jeder Zeit 
80 ge«ehîekt Sit^h verhalten, das* Er in sehr vielen natürlichen Geburten die 
Stelle einer Wehe-Mutter uieht nur ganta rührübch vcrtrctten, die Uîu'h der 
Hand öffters auch angewaehsen-gefundcne Naehgeburteu behutâamtit abgelöset 
und sorgfÜltigHt heraussgezogett. «oridern aueh das Hauptwerk in der Heb- 
Ammeu-Kuiist, nemlit-li die, bey wieder mitürlieh Hegenden Kindern ohn um- 
^DgHch nötige^ mit der Hand aber allein und ohne Instruiiienteti zu mnvhende 
Wendung, Ihcils vielfiîltîg îti meiner Gegenwart Er eigentbätig und glüekliid» 
verriehtet, theil« aueh in solehen Gelegenheiti*ti, iü welchen Ihn an meiner 
Slättc zu schicken die Freyheit genommen, ohne meiner BeyhÜlff und s<mder 
einigen «ehadeti weder Mutter uoch Kind Ih-}' zu fügen, aller dabey öflters vor- 
güf aliéner grosser Sebwierigkeit und daher zugeAvnehsener sehr saurer Arbeit 
ohngeaehtet, dannoeb mit grüsster Gcdult aile Zeit zu erwünscht gutem end 
und lobwürdigat gebracht hat. Beeswegen dann aueh, keinuiwegä aber aus 
falseher öehmeicteley, sondern mit Wahrheits-Grund auffriehtig versichern 
kao, daî*s gleichwie unter allen dcnenjenigeii peräonen, welche bey mir euds- 
tinterschri ebenem Im» auhero die Heb-Amnien*Ktiniit erlernet niemand sich ge- 
funden, weleber an unermüdetem Fleiss, bestilndiger AuffmerktiamkeitjSeliarfFem 
Nachginiien, woblgegründeter Ueberlegung, behutsamer Aus^übung, »orgfältiger 
Arbeit, nächtlich !*o wohl als täglich ohn verdrossener Mühewaltung, Ihm 
Herrn Doctor Böse, gleichgekommen, viel weniger es zuvorgethan, als kan 
man sich um deato mehr zum A'oraus und ohnfebibar reräpreehen, Er, Herr 
Doctor Böse werde nach «einer, Gott gebe, glücklieben Zurüekkuuft sowohl 
mit seiner rcichlieh beHitzendoa Erfahrenheit tu der Artzeney-Kunst 8einem 
Vatterland überhaupt sehr ersprieüsliehe Dienste leisten, als auch in Sonderheit 
durch gründtieh iu<babende VViasenschafft im Heb-Ammen-Wesen das* beharrliche 
WohWyn des Schwangern, Gebabrenden und indenen Wochen liegenden 
wimtliehen Frauenzimmers und dero zarten Kinder, mo ohnverrüekt, so oraprieiis- 
lieb bester massen befördern und hierdurch den Seinem A'atterland durch den 
a ll/u frühzeitigen Todtt des Seel, Herrn Doctor Petermann zugewachsenen 
\ er hl st erf renlich-sattsamst wieder erselÄcn, auch desselben getragenes, obsehon 
flieht wenig schweres Amt,jedennoch mit höchster Sorgfalt und allem crwünHchten 
gcdeyen ruhmwürdigst verwalten. Welches alles zu Seines Herrn Doctor Böse 
wohl rerdieatem Ruhra, wie auch ohnverfaluchter Wahrheit zu Steuer, mit 



3Ï3 



cîpncr Hand-Untersclirifft hiermit IcräfFtigst bowugcn und mit l:>cyhangend 
angt'bolinicm PettseLftHt naekdrüfklieh verwakren sollen. 

Strassburg 21 Martii 1731. 
Johann Jakoh Psibd, Mcîdicinao Dm'tor 
der Stadt Strasaburg Bést'liwtiîiriicr Ht?b-AIuIn{^n-Meiât«I mppria. 

Aus dem Wortlaut dieser Urkunde erheUt, dass Frieti der Altere seinem 
Unterricht Mauriceau's Lehrbuch zu Grunde legte. Sowohl E, C. J. von 
Siebold i) als Friedrich Wieger 2) behainitcn, Fritd habe nach dem Lehr- 
buch van Hoorn's, jenes schwedischen Geburtshelfers, dtr zu Leydeix, 
Amsterdam und Paris seine Lehrjahre verbracht hatte, unterrichtet, „Ef 
hielt seine Vorleautïgen und Demonstrationen in deutscher S(>rache, wobei 
er (wenigstens in früheren Jahren) van Hoorn'ü Buch zu Grunde legte" 
lesen wir bei Siebold, und „Fried der Vater hielt seine Vorlesungen in 
deutscher Sprache mit Zugrundelegung des Buchs von van Hoorn" erzihlt 
Wieger. Der Zusatz „wenigstens in früheren Jahren" macht Siebold 's Angabe 
noch unrichtiger, denn unsre Urkunde von 17 31 stammt aus Frieds frühster 
Wirksamkeit. Hatte doch der Prälor %'on Strassburg, Franz Josef von 
Klinglin, die Strassburger Hebanimenschule und Gebäranstall crtit 1728 
begründet ! Warum sollte auch die in Frankreich durch den grossen 
Ambroise Paré seit 1550 neugeborene wissenschaftliche Geburtshilfe auf 
dem Umweg über SchwcLieu nacli Strassburg, der damals französisch 
gev^'ordenen und, wie aus Fried's Verwendung der Muttersprache hervor- 
geht, deutsch gebliebenen Stadt, und von ihr nach üeutschland gelangen ? 
Mauriceau's Traue des maladks des femmes grosses et dt ceiks qui soni 
accmchces wanderte in iateinischer, deutscher und englischer UeberselÄung 
durch die äotliche Welt; schon 16S0 war in Basel die erste deutsche 
Übertragung erschienen. Fried war der Mittler zwischen Frankreich und 
Deutschland, dem er in seinem Schuler Johann Georg Roederer den ersten 
deutschen UniversitätsprofesiiOr für Geburtshilfe erzog, auf dem Felde der 
wissenschaftlichen Geburtshilfe^ wie seine Anstalt das Muster wurde xu vielen 
ähnlichen auf dciitsrhein Boden. War doch die Geburt (jöthes im benach- 
barten Frankfurt noch zu Lebzeiten des allen Frietl Anlass zur Gründung 
einer Hebammenschule daselbst! „Durch Ungeschicklichkeil der Hebamme*^ 
erziihlt uns der Dichterfürst selbst in „Wahrheit und Dichtung" „kam ich 
für tot auf die Welt, und nur durch vielfache Bemühungen brachte man 
es dahin, dass ich das Licht erblickte. Dieser Umstand, welcher die 
Meinigeii in grosse Not versetzt hatte, gereichte jedoch meinen Mitbürgern 



1) E. C. J TOO Hlobold, Vcrauch ttnt^r Ocücliiollte d^T OHiUrUliUfis BiL II, 1845. 
%) Fr. Wlçger, Oesobicbte der Medlcln und ilire LehrAuatwlt«a In ätr^^sburg, 1845, 



m 



mm Vorteil, în dem mein Grossvater, der Schultheiss Jobann Wolfgang 
Textor, daher AnUiss nalim, dass ein Geburtshelfer angestellt und der 
Hebammenunterricht eingeführt oder erneuert wurde, welches denn manchem 
der Nachgebomeu mag zu Gute gekommen .sein." 

Direkt auf Mauriceau weist auch Fried 's operative Geburtshilfe, wie sie 
aus unsrer Urkunde ersichtlich ist, hin. Der Text nennt die Nachgeburts- 
lösung durch die Hand und „das Hauptwerk in der Heb- A m men -Kunst, 
nemitch die bey wieder natürlich liegenden Kindern ohnumgänglich nötige, 
mit der Hand aber allein und ohne Instrumenten zu machende Wendimg" 
— die Geburtszange wird mit keinem Wort erwähnt^ und unter den ver- 
zierenden Instrumenten sehen wir spitze und stumpfe Haken^ eine Utems- 
spritze^ ein dolchförmiges Perforatorium in einer Scheide, wie es Fried 's 
Schüler, G. G. Müller, just im selben Jahre 1731 in seiner Dissertation 
De situ uteri obliquo in gravidis et ex hoc seqiiente difficili par tu be- 
schrieben hat, und, wie es in einem schönem Exemplar unser medico- 
historisches Kabinet besitzt, doch keine Zange ! Wir wissen aber, welch' 
entschiedener Gegner dieses Instruments François Mauriceau gewesen ist^ 
seitdem Hugo Chamberlen im August 1670 zu Paris nicht nur die 3 S jährige 
Primipara^ welche Mauriceau zu entbinden nicht vermocht hatte, trotz 
dreistündiger Bemüh img nicht mit der Zange entbinden konnte, sondern 
die Gebärmutter der unglücklichen Frau mit ihr vielfach durchstiess und 
zerfetzte. In der That hat sich in Deutechland erst, nachdem Chapman 
1733 das über Chamberlen's Instrument schwebende Dunkel gelichtet und 
das Collegium medicopharmaceuticum zu Amstertlam, welches 1746 das 
Geheimnis durch Kauf erworben und ausgebeutet hatte, dasselbe 1753 
preisgegeben hatte, der Gebrauch der Geburtszange eingebürgert - — bald 
auch ihr Missbrauch. Fned's Schüler, z.B. Georg Albrecht B'ried, sein 
Sohn, der Schlesier Thebesius und Roederer^ haben sich ja der 2*inge 
bedient und ihren Gebrauch gelehit und beschrieben; Roederer hat sogar 
schon vor Mässbrauch gewarnt. 

Dass übrigens eines der gangbarsten Lehrbücher dem theoretischen 
Unterricht in der Heilkunde zu Grunde gelegt wurde, entsprach den 
Gepflogenheiten der Zeit- Wie man früher Galen, Hippokrates und die 
Araber vorgetragen, erklärt und commentiert hatte (nach 1729 erläuterte 
XU Altdorf SchuJze den Celsus), so unterrichtete man nacli Überwindung 
des Arabismus später an der Hand berühmter Lehrbücher, z.B. in Chirurgie 
nach denen Heisters otler, wie Jantke 1720 zu Altdorf die Werke des 
Leipziger Physiologen Rivimis und die von Hippokratischem Geist durch- 
wehten Bücher <les Praktikers Joost van Lom (Jodocus Lomnius) expH- 
cierte u.s.w. 

Wie gründlich der weitere Unterricht, dessen praktischer Teil, durch 

1903. S3 



$H 



Fried gehantlhabt wurde, erhellt aus dem Texte unsrcf Urkunde so 
klar, dass es unnötig wäre, d^irüber noch Worte zu machen, Ich bemerke 
nur noch, tlass die Vorlesung Fried's abends ?:wischen 6 und 8 TJhr statt 
hatte und 6 I.ouis d"Or kostete (confer ^Viege^, Geschichte der Medicin 
Mild ihrer Lehranstalten in Strassburg, 18S5, Strassburg, K. J. Trübner). 

Vervol Island igen will ich <las Bild der durch Mitteilung der Urkunde 
getroffenen Zeit aus der Jugend der wissenschaftlichen Geburtshilfe noch 
durch einige Bemerkungen aus c!er „Ordnung des Hebammenmeisters" 
vom 13. Mär/ 1728, wie bie also ^ur Zeit unsrer Urkunde fiir Frieii 
bindend gewesen ist. Er hatte die Candidatinnen, welche in die Hebammen- 
schule eintreten wollten, „tüchtig auf ihren Lebenswandel und ihre Tälig- 
keiten zu examinieren", die endgiltige Aufnahme besorgte nicht er, sondern 
eine Amtsperson, der Ober-Ammen-Herr, Die Lehrtöchler versammelte er 
zweimal wöchentlich in stin Haus und erklärte ihnen „die ganae Kunst 
von Stück zu Stück samt den dienlichen Handgriffen", Dazu war der 
Hebammenmeibter gehalten, bei seinen Besuchen im Spital, deren ihm 
drei wöchentlich oblagen, bei Schwangeren, Gebährenden und Kind- 
betterinnen den Hebammen „mit Rath und That getreulich an die Haiid zu 
gehen". Um die Anatomie zu lehren, fand für Hebammen und I -eh rtöch ter 
jeden Winter eine Demonstration der weiblichen Geschlechtsorgane an der 
Leiche seitens des Hebammenmeisters iJtatt, von der fortzubleiben jenen 
bei Strafe untersagt war. Ergänzt wurde dieser Anschauungsunterricht 
durch die Bestimmung, dass der Hebammenmeister beim Tode einer 
Schwangeren deren Körper „in Gegenwart der darzu beruffenen Hebammen 
und derselben Lehrtöchler" zu öffnen hatte. Sonst hatte der Hebammen- 
meister nur bei solchen Geburten zu erscheinen, zu denen er gerufen wurde, 
bei Armen umsonst, bei Bemittelten gegen Entgelt ; den Hebammen drohte 
Strafe, wenn sie im Betlarfsfalle den Hebammenmeister (oder den Medicura 
ordinarium) nicht holten oder gar selbst Instrumente anwendeten. Nach 
einjähriger Lehrzeit konnte sich die Lehrtöchter 2ur Prüfung beim 
Hebammenmeister melden j er sollte sie „in seinem Hause, als einem 
Tentamine, ausfragen, ihr Wohlverhalten schriftlich besagen, sie an den 
Oberammenherrn verweisen und in dero Gegenwart nach dem Stadt- 
physicus und dem Prodecan examinieren." Für uns von besonderer Wichtig- 
keit ist endlich die Bestimmung „damit das (iemeine Wesen keinen Schaden 
erleide an fähigen Personen, wird dem Hebammenmeister die obrigkeitliche 
Erlaubnis« ertheilt, den angehenden Medicis und Chi rurgis Collegia publica 
sowohl als privata über die Hetiammenkunst zu halten/' 

Dass Frietl ab Leiter der Hebamnienschule mit der Universität, 2U 
welcher das Privileg Kaiser Ferdinands H» vom 5. Februar 163 1 die ehe- 
malige Maximilianische Akademie zu Strassburg (seit 1 566) erhoben hatte 



3^5 



keinen Zusammenhang halte, îst bekannt; diesen fand sie erst im Jahre 
1S47. Es befand sich Fried's Anstalt im städtischen Hospital. 

Wenn unsre Urkunde ausdrücklich die HoflTimg ausspricht, dass der 
approbttiite Geburtshelfer Böse „den Seinem Vatterland durch den allzu 
frühifeitigen Todt des Seeh Herrn Doktor Petermann zugewachsenen Ver- 
lust erfreulich-sattsamst wieder ersetzen werde", so erinnert das an die 
Worte aus den Hriefen eines Strassburger Studenten der Medicin aus dem 
Wintersemester 1755/56, welche Wieger anführt „ein solcher" (nämlich 
ein Geburtshelfer) „ist in Deutschland ein rarer Vogel." 

Zuletzt mache ich auf den historisch interessanten Umstand, dass diese 
Urkunde aus Slrassburg nach einem halben Jahrhundert französischer 
Fremdherrschaft in deutscher Sprache geschrieben wurde, noch besonders 
aufmerksam. 



^^^^ R K V U E DES PÉRIODIQUES. 

^^^^^H OEOORAI-HIE iti:l>ICAL£. 

^^P Mhjfion du TrtfpanmQme en Gambie. Brithh Med. Journal^ avr. 18, p. 937.) 

^^^ l>ii rapport dt* la mission etivoyéo par I'Eeole de mêdemne tropio^le de 

■ Liverpool en Gambie, il résulte que le» indigènes de l'Hiuterland »ont indemnet 
1 • de try'prtuosome. Alam les elicvaux Beniblent s'y înfeet er, et certaines indiciitiona 

■ portent k croire qu'à St. Louis du SLitii-gal (colonie Françaïse) la maladie 

■ appelée „malaria" dont tien animaux HOufTrettt, ne suerait autre que la Trypa- 

■ nosoiiiiase. L'iiiOfulation du trypanoBome de riiomme au fiievaî a réussi, et, 

■ en outre, uuc muaulie qui a'était nourrie sur un anîiaal infecte, a pr<f*»cnté 
I dea parasites. G. Tbeille. 

^K The Bt-itM 3ftdhaf Jourtml, 25 avril, p. 9fl6. 

^r Le journal annonce que le dr. C. W. Daniels, superintendant de TEcole de 

médecine tropicnle d*^ Londres t»Bt nommé Di recteur de II nsti tut, de recherches 
médienlca k Kuala Lumpur, dans les Etats malai» fëdérés. Il auceèdo dans cvi 
poste, pour trois annëea, à M, Hamilton Wrtglit. Il est remplacé dans celui 
qu'il quitte par le dr. G. C. Low. Les mutations do cet ordre sont approuvée» 
par le Journal, qui j voit une source d'émulation et de progrès fructueux 
dont la seieace recueillera tout le bénéfice. 

Le même numéro rend compte du 4e rapjiort annuel do l'Ecole de médeeîno 
tropicale de Liverpool. Le plus important de» chaugemcnts qui j est noté eat 
la nomination n la chaire de médecine tropicale fondée par air Arthur Jones 
du major Konald Ross C. B., le lauréat du pris Nobeh Quatre commissions 
seicntifiques ont ét^' eni'oyées pour étudier les maladies tropicales, notamment 
h Sierra Leone, m Inmadia, en Gambie et fi la Côte d'or. U autres com mi ssiona 
BOnt en préparation jjour le môme objet. Ü-, Tbkille. 



23* 



REVUE BIBLIOGRAPHIQUE. 



T. HISTOIRE DE LA MEDECINE. 



ALLEMAGNE. 



MittAmlunffm zur Btêchkhte rfer Medizin und ätr Naturwisgeaschaßen^ 
lierausgcgcbcü rem der detitsclien Gesella^sliAR für Geschieht« der 
Medizin, >\i. 1, 1903. 
0/^hfimththAttndliiiifftn. Die Samboiispho Sammlung rümischer Donaria 
(iiiv Bt'siU tli-r Firma Oppeüheimtu' in Loüdon), toö L. Aachoff, 
Güttiugen. 
Ce travail nous ramène à l'étude de la médccîue antique d'aprc« les poteries 
romaines, lîappidant lesi e'ludeiä antérieure« de Stîcda, Sambon, CuTatulo^Asoholf 
Iroitve eneore à glaner dr très intéressants detail». 

Il noui» donne d'iibord la reproduction d'un biberon de la Home antique. 
Il eat trea ingejiieux ce primitif ustetis^ile. C'est une gargoulette munie d'un 
bec à *Ä parol aupé^o-ab^^?^^e1l^e. Un espèce de tuyau p^irtant du fond s'élère 
à riiitérieur jusqu'à une certaine di*iitnnce du sommet iKrmettant rentrée do 
l'oir pendant que l'enfant tète^ sans que le liquide eontenu riî^que de s'ét-ouler. 
No« hygiénistes modernes ne feraient qu'un l'eproclie à cet ustensile: la 
dilfîeulté d'assurer sa propreté intérieure. 

Une üeeonde planclie nout» montre un utérna & Aeni^ ouverturea. L^explieatîon 
de ce» deux ouTertures eat nmez embiirrassante. Nous voyon.>î ensuite la repre- 
sentation d'une vulve féminine avec la fente longitudinale de l'hymen : on 
dirait un hymen non détloré. Puis vient un placenta très bien représenté» 

Les romain» n'avaient d<ine pa»! plus de senipide d'offrir aux regards 1»1 
rfiprëjjentation des parties intimes de la femme que la représentation des 
or^nes sexuels du mâle, et nous savons eombien abondent, m^me en nos pays 
gallo-romains, les vases et les lampes à forme phallique. 

Cette intéressante étude inaugure te premier faseieulo du second volume 
des mémoires de la Société allemnnde do l'histoire de la médecine et des 
«.'îences naturelle«. Déjà l'an dernier ces mémoires ont constitué un volun 
de -100 page» utile et préeieux surtout pour les ehercheurs, car outre un article 
origitiaî, chaque fascieule trimestriel contient un nombre tr^ considérable 
d''anatyües des publications concernant l'histoire de la médecine. Nous souhaitons 
prospérité et longue vie à cette oeuvre nouvelle de nos confrères de l'Ai leiuAgne, 

Dr. p. Pânsieb. 



AUTRICHE, 



KtfTSÄ, 8, N, Stillen nul* it/t^cre KnabhiH f)ritrhtieitlcn ? Przeniysl 1908. 

llobinsohn und Hegliiekter, li*8 pp. 

Faut-il circoncire nos petits garçomi? C'est la question à laquelle Monsieur 

K.j auteur de cette brochure, médecin à Przemysl^ ville autricliienue» rent 



Uta 




répomlre. Partisüaii onraj^*? de cetk' üperation.ildounonaturellemetit unen.^pcnso 
Affirmative avec titiö cvitdi' i'^mimërotiott de tous ses motife. Cüs motifs, priiit^i- 
paiement baies sur le point de vue liv'ffi*înîqiiei font In partie troisitiiic do Ia 
ptibiieaiîori- Darirt le preuiieï cbßpitre on troure des considt^vatiaus giiiiérales 
et antLropoJopque» sur U cireoTicision : définition, âge, prapftgation, méthode, 
cause et4'. Cç&l le serond chapitre qui contient riiistoire de l'opération, Bpé- 
daleraout selon Ia bible et le tlialmond. Otte partîo de Toeuvre est un douu- 
nient admimble des connrtis^snnceH biblique** H thnlmoudiques du Doct<;ur 
Xutna; par sou travail il a fait nanu doute un euriehissiment de la literature, 
indispensable pour ecus qui veulent et doivent s'instruire sur ectto uiatiferc» 

Paobl. 



FRANCE. 



■ 



Lauèiixs, a, Ificnt'cuu ifc Jerusalem, Le manuarrit de Besançon. Tbèso 
préHcntéc et publiquement soutenue à la Facult«! de médeeine de 
Montpellier le 15 mai UK}3. Montpellier 1903. Imprimerie 0, Firniîri, 
MoïitAne et Sii'ardi. IV -\- BG pp. 8o. 
En faûsnui compte ix'iidu de l'édition nouvelle de M. Albertotti (voit* «A^h«** 
p. 2lU) j'avais tU-rit; „Naeh einer m ^nïnduehen Bohaudlung, wîe sic îbru seil. 
BcDveuuti dureh Albertotti zu teil geworden ist, durfte wold kaum noch auf 
eine erfolgreiebe Nnetilcsc seu rcühncn seia", Ceat à dire: apri-w los publications 
foodamentales faites par M. Allier tot ti sur Bonvcnuto vraisemblablement il no 
sera pas besoin de supplément. Cependant „iek muss mir dementi reo" pour 
me servir des uiotâ de Gênerai feldmartkdinl Wrangel e.e. il me faut maintenant 
me corriger moi*iiic>me ; ear la tbêse de M. Lnurans contient un supplément 
considérable, nnc nouvelle copie de l'oeuvre de Bierixenu aelon un manuscrit 
juscju'iei inconnu* Ce maauserit a été trouvé par le docteur Pansier d'AvigrioD, 
notre t^^s honoré eonfrère et eollaborateiir, qui a bien voulu le communiquer 
i?t en confier la publication à M, L. La thèse du Dr. L. est doue faite sous 
U'* »uspiccsi de iL Pansier. Il s"a«,;vt d'un manuscrit latin du commencement 
du X\'e i*it*ele apparti-riant à la bibliothèque de Besançon. — M* Laurans en 
a donné une dcpcripiiou exacte avec une introduction sur le» copies, counues 
de l'oeuvre de Bienvenu, Pag. 13 conunence le texte latiit asseg correct. Sana 
doute le Uocteur L. a ajouté par aon travail une nouvelle \m%ç à l'hitttoire- 
J itéra Ire du vieil oculiste, Paoel. 

E. CocnET. Etude sur S.- A, Tigsoi 1728 1797, Thè^te ilt Paris, Annéo 
19C>2, Xo. S73. 

I>cr Verfasser giebt eine kurze Schilderung dea Lebfinalaufe,"! des bekannten 
Klinikers und bes]irich( dann aunftiUrHeli seine Werke, unter denen besonder« 
zu nennen sind: „l'avis au peupîe sur sa santé" (Lausanne I7ßl) in welchem 
die \'olk8hjKiörje in populärer Form t>e(*proehen wird, „rinoculalion juBtitié«", 
gicichfalî« fine Propaifanda-Schrift eut Verteidii^mnu der Bkt terni noculation, 
„Ic traitrf sur ia santé de« pjens de lettre" mit Kehr vernüuftif^en Vnrschläj^en 
sur Vermeidung d<Tr durch langes ii^itxen hervorgerufeuea tiehiidliehkeitt^n, 



I 



3t« 



^fiiDg des Alkohols etc. Die übrigen Scliriften siod weniger bedt-utend. 

Cocbet (,'laubt durch eine genaue Analyse der Werke Tigisot's die wisa^^usclmft- 
liche Reputation desselben wieder licwtHlon äu köimen, die udUt der harten 
Kritik Darembcrg'9 siL'li in daia Gegenteil zu Tcrkebien drahte?. L. A. 

Pi£B£B Kaüffeibeh^. QmlqKen äbsfrvalwK« sur Ikmh (k Cade rrnie, 
SU dtß'ei'endtttion a vre V /utile de cade vite „vétm'iHttii*e*\ Abgedruekt 
ïiii Btilktitt Nu. 2t der SiKÛ/té s^ndicaU de fharwaatm de ht CoU- 
ifor. Dijon 1902. 

Der Verfasser f^lmralrteriî'iert in aeinet Arbeit daü von der Hcükiiust der 
Neuzeit nanjLnitîÎL'b in di-r VuLcrinärprasis gobrauehte brutizbeb«' Warbholder- 
holzöL (— Oleum eadinuni = Oleum jutiii»eri empyreiimatieum) genauer, um 
en leichter von anderen zu Fälschungen des Oeles benutz ten Teerarlen unteï- 
Bcheîden au könne«. î^ach stiner Angab? iî<t der Sauregelmlt des Kadeole» 
0,99 %; dea Teercllee über 6,61 %. Kadeol ist frei von Furfurol und 
Breozkateebin ; Teetvl enthält dagej;fen groasen Mengen dieser Kofper. 
Bei Gelegenheit dieser Mitteilungen giebt KauffeiHon einen interessante n 
Abriss von der Gesebichte dieses Wacbbolderotdes. Wabrend üildemeister k 
Hoffmann, in ihrer im Jahr« 1900 von Schimmel & Co. zu Leipzig berttua- 
gegebenen Schrift über aetheriscbe Gele das Oleum eadinum nur bia üum 16, 
Jahrhundert zurückverfolgen, (luden wir, lu der hier bei<prot!henen Studie zu 
•der Darstellung dieaen, eine Vorsehrift reproduziert, welche dem Autidotririum 
des jüngeren Mesne entnommen ist. Dieser lebte um das JalirlO()*1. Der etwa 
200 Jahre «päter lebende Plateariua macht dio gleiche« Angaben wie Mcsuo. 
Die Vorsebrifleu dieser beiden Autoren isur Gewinnungdes brenzliehen Waeh- 
holderholzöles mitlvlst trockner Destillierung per descensum iihneln denen, 
welche wir aus dem 16. Jnlirbundert besit/eu. Man setzte awei ei ufncbeTiipfe, 
durch eine duri-bhicbertc Bleobseheidewand getrennt, auf einander, grub den 
unteren Topf in die Ürde und umgab den oberen Topf, in dem sieh der zer- 
kleinerte Wnchbolderstraueh befand, mit Feuer, Das bren^licbe Oel tropfte 
aladîinn in den in der Erde beöudlieheti Topf ab. 

Im 16, Jahrhundert konatruiertc man übrigens auch schon Oefen, in denen solche 
Destillicrung per descensum vorgenommen wurde. Die Abbildung eines solchen 
Deatillationsap parates für brcttÄÜche Oele vom Jahre 1567 reproduaii*rte iüh 
in meinem Werke: Aus pharmaseitit scher Vorzeit. Bd, I. Attjla^e 2^ Seite Î59, 
Julius Spri tigert Berlin ÎS9Î, 

Für die Gesduehte der Drogenkunde ist die Arbeit von Kauffeisen eiDC 
erfreuliche Bereicherung Hesmann Petees. 



Dr. Louis Mxrchakt. L'escargoi dune la ewiVt»*, la ihérapcuitqm, 

Vart ei ht flti^mtare. Abgedr. im Bulletin No. SI der Société âtf /id ieu le 

deg pharmanenn de la Côte-d'or; Dijon 19(]3, 

In Frankreich sind die Schnectea ein viel baliebtere.s Nabrungsmittvl als in 

Deutschland. Dnd zwar easen nnsere westlichen JS^aehbarn jenseito dea Hbeiue« 

nicht nur die auch bei una als Leckerbissen gern gesehenen grosgca Weinbergs 



319 



aolinecleTi (= Helix pouuitm), sondern aueïi eine AnzJih] kleinere Arten dieser 
Bail cTifü seer. Insbesondere erwtilmt der Vorfa^ifor der liter eur Beaiirecliiing 
Torliependen Aïbcit not*h als cssbare Schnecken Helix nsporsa, H. vcrmieulata, 
H. pisaua, und Helix aperts. Nach der SL'liätzung wurden in Paria im Jalire 
HK)2 mehr als l'/i Million Kilogniuun .Sehnei'ken vcr^îehrt, hi dem ersten 
Kapitel : die Sclinccken als Nalirungsuiittel, rindet der Gonrmand und Kocli- 
kÜDstler viele Anweisungen zur Zubereitung der Sehneekou und ihrer Tunken. 
Als dann berichtet Marchant über die vcrui-Juedenartigen, arstneilichen Ver- 
wendungen zu dt-nen die Sehnecken aeit der Zeit des Pliniug, bia auf unsefo 
Tage benutzt wttrden. îl^o enthielt zum Beispiel ein von Aiiibroiao Par*^ gegen 
Ixisîirtige Geschwüre verordnetoH Cataplaama als Hauptbestandteil solche mit 
ihren Sehneukenhiiuseru zerstossene Tiere. Die weiterfolgenden Mitteilungen 
bestiitigeu mehr oder minder den Ijtdehreudeu Sang, welehen Beeber von den 
Sehueeken im 17. Jahrhundert dichtete : 

„Die ganze Sehneeke iafc zu vielen Saehen gut, 
In Lungensuelife, und wann m."iu Bhit auswerfen tbut. 
Das Sehneekenhnus d«s mus>ii gar zart gepulvert sein, 
Es heilt die Stdirumlen und ist nützlieh in dem Stein. 
Der Schleim der hiebet an, er heilet auch diirbei, 
Man SÄget, dasa er zu den Augen niit^ïlicb sei. 
Wann frische ydmci'ken nuin in Wasser sieden thut, 
i?« schwimmet drauf ein Fett, lîcn Augen ist pü gut." 
Dasa die Schneeken, wie in der Medi^in auch in der französischen Kunst 
und Literatur eine gewisse Rolle apieUen, zeigt der belesene Verfasser am 
Behluas seiner Arbeit. HKRifANK Pbtebs. 



HOLLANDE, 



KoNixü, P. DE, Docteur en niëdeeino (Haorlem). 
Tmis tnilth d'afttifomw tivcihe^ par MnJutmfued ihn Zakani^^a al- 
Siizi, Ali Hu (rf''Alinin t't Ali ihn Slna. Texte inédit de deux 
traités. Traduction par etü. Leide UIOS. Librairie et Imprimerie 
E, J. Brill. XIII ^' Sm pp. in Lex. 80. 
Mit obigem Titel i»t soeben ein imposanfta Work in unsere Hände gelangt, 
ein opus ingens et perfect issi mum, ein Werk, bei dem wir wirktieh in Ver- 
legenheit sind, was wir mehr an ihm bewundern sollen: den kolossalen FlciHS, 
dessen Produkt er* bildet, die crstaunliehe Gelehrsamkeit, die es auf jeder 
Seite, ja in jeder Zeile bekundet, oder den rieseuUaftcn Umfang und die 
glänzende Ausstattung, die umso bewundernswerter ist, als es sich um Bepro- 
dukt tonen arablseher, noeli nicht el'erkn* Texte handelt. Nach (lUen diesen 
Kichtiingen, nneh der iiu.^.'^erliehen typographinehen, wie nach der inneren, 
gebahlîchen stell!. K,'s Publication ein Meisterwerk dar. Sein Verfasser ist 
den Lesern de?î Jattnx nicht unbekannt. Bereit« im 1. Jahrgänge hatten wir 
dit» Ehre (lMH>,.ll?97, p. 3^2) ein Werk von ihm, die awibisch-franüöst sehe Erst- 
AuRgabe der Abhandlung über den Stein von Razes, anzeigen zu dürfen. Die 



k 



320 



HoffnuDg, die wir damals atisaprcclien durften, dass de K/ä „respectable 
Leistung nicht tieine letzte auf diesem Gebiete bleiben wird", hat Verf. mtt 
dem Torliegenden Opus nicht nur in jceradeÄu glänzender Weise realisiert, 
sondern noch in ungeahntem Maasse übertroffen. Gegenüber dem Werk von 
1896, einer an sich selion ungewöhnlichen und hoch anerkennenawerten Arbeit, 
stellt das neue TorlJegendo einen wahren KüIoss dar, üodaiifl die früher© Publi- 
cation im Vergleich mit der jetzigen nur winzig und bescheiden erscheint trotz 
ihres grossen ^'^erdienstes. Daûfu^h kann man ungefähr den Wert der gegen- 
wärtigen boraeSHün. Wahrlich, Verf. hat den zwischen beiden Publicationen 
liegenden Zeitraum ganK nach deui bekitnnteii Hora^ischcn Dictum benutzt und 
in aller Stille etwas geschaffen, vrû.% mit der Bezeichnung „monumentum aere 
perentnua" keine Ucbertreibung involviert. Man denkc-aich: nahezu die Hälfte 
des Ganzen (bis p. 431) arabischer Test mit franzÖHischcT Uebersetzuug ^ ,,en 
regard" und zwar von den in der Titclüberachrift angegebenen, bisher im 
Urtcït noch nicht vorgelegenen anatomisehen Schriften des Hazes und Ali 
Abbas, p, 432 beginnt die französiflche Uebcraetzung der anatomisclien Ab- 
Bclimtte aus dem Canon, auf der linken Seite die Üeberaetzung, diese auf der 
recht<>n î?eîtc begleitet, von einem gründlichen, sat-hlichcn, sprachlichen und 
littcrarischon Komnicntar, hei dem es an erachopfendcn Hinweisen auf Parallelen 
bei den griechischen Anatomen (AristotcleSjf Galen etc.) nicht fehlt und für 
den die Vorarbeiten von Dareniberg, Hyrtl u. A. mit bewiindemswerter 
Lit«raturkonntniH verwertet worden sind. (AllerdingB fehlt hei dem Abschnitt 
über die Anatomie des Nerven, p. 578 der Hinweis auf Spreiigel's deutsche 
1Î Übersetzung des betreffenden Kapitel» in deinsen „Beiträgen zur Geschichte 
der Medizin", Bd. I, Stück III, Halle 1796, p. 105— 150). — h ne j etat schon 
ein abschli essendes in Einzelheiten eingeliendes Urteil hinsichtlich de Koning's 
Leistung wagen zu wollen — eine genauere Kritik bleibt vielleicht für eine 
spatere Zeit vorbehalten — darf Kef. schon heute nach einem aiemlich curso- 
rischen Studium dreist bekennen: Wir haben — nomen et omen — ^ eine könig- 
liche Arbeit, einen liber regalia äusserlieh und innerlich vor uns, bezüglich 
dei*sen das Wort gilt mutatis mutandis: Difficile est laudem non scribere. 
Vorläufig mag diese kurze Anzeige genügen, viel zu kurz und zu oberflächlich 
im Hinblick auf die grandiose Publication, ßef. behalt sieh, wie bemerkt, eine 
KpCÄiellere Analyse für eine spatere GcU-genheit noch vor. Einstweilen sei en 
gestattet^ diese Zeilen mit einem herzlichen Dank und Glückwunsch sowohl 
AD den Autor wie an seinen aplendidcn Verleger zu schîieseen. Pag el. 

R O U M E N I E. 

BsBiNTvT, S. Ed., (farmacist). Farmacia cum em i» txtr^mti rcf kirne. 
Ce n/tri ttfü iinutä in stäinia adunürel de la iS Afatä içoi a 
AsQciafiunet Generale a corpului Fartnaceutic din Remtnia, 
{Extras din Buletinni Aeoeialiuneî Generale a corpului farmaeeutie 
din Komônia No. 1 anul IV, Noembrie HJ02). Mincrra. Institut 
de Arte Grafice si Edîtura. Bukarest 1902. Sep. Abz. 24 pp.) 
Der Vortrag beschäftigt sich mit der Geschichte der Pharmacie bei den 



3«« 



ilten Kulturvölkern: Babylonîern und Assyriern, Ptioeuirirrn. Israeliten, Chi- 

eo un*i Japanern, Indern und Aegyptern. Er bej^nnt mit ciiitT dankenden 

^"ErwähnuDg der btrkaantorj, sjehöiien Arbeitoti unseres liciehReachätzten ron 

Üefclo und beruht faat ganz auf ihren Ergebnissen, Er ist rnit schönen AbbiU 

duDgen ausgestattet« Neues dürfte er wohl kaum ontltaltcn. P. 



SUISSE. 



Kjilt Südhoff, ^Ae/iVi« mtd Pttnicchu^, Sojiar.'iJaljdnick aux Jmii 
Verhandlungen der Naturforsi-himdea Gesebchiift in Ua;(el, Uand 
XVI, feb. 1903. 
On connaît les intéressantes études autérieurea de Sudbolï sur ITiéophraistu 
de Holu^nhcJm, plus connu sous la nom de Paracclse (M93- 1511). S. s'oceupo 
aujourd'hui d'xm de ae» adeptes peu eounu, Geor;;iui* loai-îiinius Klitticus, 
lîKetieuij fut le premier apôtre du grand maître Copernic; il truduitiib en laltu 
VArcAidtixa dû Paraoelse r il est qualilié de vir clanmntus et doeiUnmug, 
medichtae Jocfor prcHGnti4mmufi et mtiiheitt^ficat fttmmu^, Rhetîcus mourut 
I en 1576. Cette nouvelle lîtude de i'L^mincnt docttnir Sudhofî est dos plus 
^^Uint^réiii»antL-iï à lire, et documontéo arec le soin habituel que Fauteur apporte 
^^K à sea reeherehes. Dfi. Pjiksieb. 



REVUE DES PERIODIQUES, 

HISTOIRE DE LA MÉDECINE. 



I 



RajâBali Lakhdik. Pmttques médiat leê de Vlnde^ (tIauK un article 
„Mahomedan medical students".) Tndwn Lmicet, lt+»i3, p, 617. 
Le conféreneier expose des ïui^thodes et des pratique» des eharlatans de 
rinde; ru le peu d'édueation et d'ïnstruetion des clauses inférieure« actuelles 
il est peu dértirablo de voir Hurgir des lois contre ce« gu^riasouri*. Quant aux 
prétentions des hakîms et des vuids qui se disent possesseurs do remèdes 
pluît effieauc», e'est [wsaiblo et une iuTcstigatiou serait désirable ; Taide des 
prinee» indigènes devrait ériger une ehairti de pharmacologie. Les hakims 
olîservent les humeur*, les temperaments. Psugbks. 



H, Peters. DfV historîjich-pharmttzeutùche Sammlu»(f im Vaierlän* 
dhvhen iiiiuÊeum rfer Sfadt Hannot^r, 1003, AputAeker Zcitungt 
10 pp. 2 Tafeln. 
La ville de Hannovre a fondé un musée imtriotique situé Prînzenstr. 4. 
î^ne des divisions L-omporte Tart pharmaceutiquo ancien, dont Mrs- Peters, 
Brandes et Kohli ont organisé la disposition. Depuis le 26 avril dernier le 
musée est ouvert. M. Peters donne un aperçu des trésors d^jà aeeumulés ; il 
sigtirtle quelques lacunes à combler et donne deux vues de rintérieur. Le 
fbiTuJTage des pharmaeîea ne semble remonter qu'atL I9me sîèele. La présence 
d'une balance nur la tabl« de roflicc n'a été rencontrée jusqu'ici que sur des 
gravure« a partir du 17me aièele. Beaucoup de ces aotiquités proviennent de 
La pharmacie hannoferienne Andrme $1 €w\ les eornuea en grès reiifenri«nt 



m 



peut-être des spédmcOH qui ont servi a Braitil t,*t à ieVAw« pour la prû'paration 
du phospliorü. Les ^wids luirmaux du Haunovrc, des pompes, des mî<TosL'opp!*, 
des apparciln tïIfftntiUi'a, un, appareil à polarisation, des béBonirts véritables 
et des coutrefa^fon» font partie dvi muaiîe, ainsi que des (lonibreu s autres objets. 
Puisw la follectioti s'agrandir et puissent d'autres localité?.« faire eomnie les 
äuvantö du HftuuüYrü ! Pesoeks. 



1). Se H BU NES. J^ufk^cft'ui'i-^i'iijtdtffc uitnhrkinuigvn, Kemarqut^ sur la 
médefino papulaîre, 1902, Phafmavettfixch Wctkhhtd, Jcg. 39 no. 50. 
Cette aeeonde fornmumicfttiou täigniile eimi sortes d'applicntiDnHtluVjpeutîqucs 
populaire!*; h) d'après la cause (prendre des poils) du ehien enraj^é i|ui a 
mordu et les plaeei' dans la plaies idée qu'on retrouve partout, tiiiVüic en Chine) ; 
6) une analogie jdiyaiijue (les betteraves Tougea eontre les bémothjtîies, le suc 
du uUéHdotne contre la jauui^isc) ; t) utie atjalof^ie quantitative (eontre les 
vernies on fait des noeuds ä une corde en nombre égal à eelui des vcrrae«j 
puis ou le jette au cabinet); </) une analogie entre Ich nom h de l'affection et 
le remt^ile. (L 'exemple est un remède pritnitivement math îh Gentiuntff importé 
au TjiinbouTfî ; à Blcnk ou vend une ^crevisse dans un petit sae qu'on place 
pendant 21 licurea rfur une tumeur eaueéreuse j le malade restera éveillt? ; le 
cancer paase dant le eruitaeé i on sait que cet animal et cette affection 
ee nomment Krths en allemand. A Wankum on rend le même remède sou* 
la condition de ne pas dormir ; aussi avec celui de Blerik on est gu<^'ri d'une 
manière plus certahie) \ c) le transfert de TaffeeUon (le port de marrons etc, 
pour attirer les rbumatiümes dans ee fruit ; on fait aomblaut de laver les 
niAÎni au clair de lune pouï faire diaparaitro les verrues; celle»-«! sout 
transféréed au clair do lune). Peböeks. 



Kabl ScnttoFP. Bitg mcfîhiHisrhe Zeitichrî/teutte^cu m DenUckf^iml 
hh zur Miitv thu XIX, JitArhundcrts. Muneheiicr uu^diziaiscUe 
Woclienschrift, 1ÏH)3 no. IL 

Sudboff rappelle que c'est Rcnuudot qui fomla en France la première 
^uctU\ Mai» le journal de Kenaudot resta eompk^tement (étranger à la 
médecine. Au contraire, dès l'année de sa fondation, dès 1665, des articles de 
médecine apparaissaient déjà, dans le Jfmnml dejf Sçuranù, 

Un orpine scient ilîque à peu près analog\ie paraît en Aîtemagno en 1682, 
BOUS le titre de : Aciu nnd ^phemeridfs der Aüademkt Cut^arta Jjtopoîdtnu 
Natitrae Curwsôrum. 

Les premiers jonrnaux de médecine en France parurent bous les auspices 
d'un charlataresque person naf^e, Nicolas de Blegny, qui vint terminer sa peu, 
honorable carrière à Avignon. En Allemagne, le premier journal de médecine, 
lea aefit mediiitrum hrridhievuhtm, commence â paraître en 1717. 

Sudboff noua fait ensuite aHsipter à la naissance de toutes les feuilles 
médicales de l'Alleniagne, leur liste serait longue à donner, quoir|ue le truratl 
de 8udhoff 8'arrüite au milieu du XlXme siècle. Depuis lors, sans doute comme 




3*3 



eu Frauce, le nombre de* pt^riodiqiies médk-ttux k du dik-upkn' eu Allemagae. 
M&tB n 'est-on pas en droit de bq demtLader si lu quanlilii n'unit p&s crû au 
dépens de la qualité P Dr. FANsiiit. 



\K5^*baj. (Un médotnn jusqu'U-i iaeounu du \'lc sikde après J. Ctir, 
Paulus NiefteuJt et son oeuvre par Skerm G. Zcni/js, Privatdocetit 
de la gynécologie à rUniiersité d'Athènos). 'Iwt^w;^ rr^ôcoo;. Sjra 
(Grèee) Ko. fi du lor mars 1Ö<>3. 
L^aut-eur de iti pri'mièrc édiliun grccq^nti du XV lu livre d'A^tius commence 
ici ranaljM de l'oeuvre de Paulus Jîioaeus (voir Jan as VJ, 15)01, p. 487 — *iS^), 

Pgl. 



lîiKKEB, C. hin over i'olk'n t^n helezen. (Etwas über Zavibern und 

Beach w-örcD). Kcdcrl. Tijdflclir. v, geuocik. 1003* L No. 13, p. 

670^C07. Sep. Khz, 10 pp, 

Biese aus mehrjähriger, auf Anregung Ton Dr. G. J. Boekemutgen tn Leiden 

zu Ruderen Zwecken erfolgter Sajnmelarbeit herrorgegaDgene Publication eot- 

hält ein 4elir reiclies und sehr intereasantti« Material aus dem Uehj«.*te des 

BeftehwÖrungs- und BcHpreehungsweaeti», zu dem eä cineu achÖneu Beitrag 

liefert. Leider würde ein Auszug au dieser Stelle zu weit führen. Wir gestatten 

uns bei dieser (.TolegeuheJt au Lahya Keferat über etne älinlichü Arbeit des 

Tierarzteis Jaclufluii/t^ damals in Pollnow (der Vaterstadt des Eeferentcn) zu 

cTinoern. (Vrgh Jitnit^ Y, p. 212). Die hier eitierten Formeln erinnern durcli- 

au» an B/ü Sammlungen, von denen ein Teil ebenfalls in deutlicher Sprache 

gehalten reap, aus der deutschen Litteratur entnommen ist. Pagel. 



h 



PiNSiEB, P. (d* Avignon). Cotlrviio ophfhalniohiffiea i'tlemm atwtorum. 
Fnsc, I. a) Arnaldi de Villanova lihellus regiminis de eon fort a ti one 
Visus. EdituB circa annum 1308, Publié pour la première foiü d'après 
le manuscrit de k BibHothkiue de Metz. h\ Jobannia de Caiso 
Traetatus de eouservatione rii^ua. Editus auno 1340. Publié pourU 
prcraicre fois d'après les manuscrits de k Bibliothèque nationale 
de Paris et de k Bibliothèque de Meta. Paria 1903. J. B.Baillièro 
et fils, 35 pp. in gr.-Ho. 
Dieses Bändehen bildet den Anfaog einer ungemein verdienstvollen Samm* 
lung von Knjtauugaben mittelalterlieh eu Oeulisten, mit denen una der ho-eh- 
gesebätzte P, sueccäsive t\\ beschenken gedenkt. Der Anfang ist gemacht mit 
dem um 13t58 \erfaj«sten Büehelehen über die Stät'kuttg th« Genickt« von 
Arnithitu vun Vithtnota nach einem Manuscript der Metzer Bibliothek. In 
der *ehr gelehrten Einleitung (p. 5 — 10) erhalten wir vom Herausgeber wichtige 
biogrnphistehe Mittetlungen über den Autor, ferner die Besehreibung des Codes 
und dessen Iktierung als Ergebnis seharf «inniger Forsehung. Der aus XII 
Kapit^-In l^rcîjtebendc Text folgt auf p. 13 — 25. Die Schrift iift tr<itz ihres relativ 
kleinen ümfauges eine wertvolle Bereicherung unserer hiitoriâch-oculis tischen 



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Ltttemtur. Es Hüblioflat neh dnran (p. SL— 35) di^ ebenfalls }ijf^6ti]m'li'diätt*ti- 

at'hc Sdirift eines bmlier iinbckatinton Aui^enarzk's JoAumteg de Casâo. Sie ist 
noch kleiner als die vorige, bi'stelit nur aus 5 kurjsen Kapit^Jn und ist wm 
1346 cntataßdca und zwar ala spezielle Dedikation für den Florentiner Rechte- 
gelehrten Thomas do Corsjini«. Nähere Aufklärang lilier den Autor vermag 
ftneh P. in «einer Kinleitung (p. *2&— 30) nit-ht zu geben, de Casao erwiibnt als 
GewahrHrnänner Arigtotclea, Gnleri, Aviecnna, Hiizes, Johannes Mesne, Johannes 
iierapio^ Petru« Hispanus, Johannilius, Dioskorides und die bekannte Sehrift 
|ji't>t*lt „Kiranides". — Ea sollen nath einer Ankündipmg auf der Rüekseit« 
des Titelblnttea demnäfhst folgen die Augenheilkunde des Alkoatim, der liber 
de paH^iionilniä mnilornin eines mag. Zacharias, eine ocuHstisehe Selirtft des 
Constant inuf* Afriennus (Uebersetzunj; einer Gftleniwhen) und ein anonymer 
Traktat aus dem XI IL Jalirhuüdert, P.'s Unternehmen verdient den grössten 
Dank aller Hifttoriker und wir gestatten uns den unvernuidlicheri Kollegen, 
der für die Augenheilkunde den abemlliindisklien HitN'laltcrs ein zweiter 
}Iir8ehbtH*g äu werden verspricht, hiermit herzHuhst zu beglückwünschen. 

Paoel. 



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I 



The Cenh'ua^y tif the tttomic fhcon/. G^MninffS from the lifüttml trotk 

cf JüttN DalTon, Abgedruckt in The Bt'ifUvh Medico t J(/untai, 

1903, S. 1171-1176. 

Die Atomtlicorîe, auf iler die moderne ehemisehc VVisisensehaft aufgebaut 

int, bf*gtng ihr hunderIjahrigeH (.Tehurtsfest. Zur Feier dieses Jubiläums erschien 

der ohigo Aufeiit^, der einen Abris« von dem Leben und Wirken .lohn Dalton's, 

des Begründers der Atomtheorie, aowie aueh dessen Porträt und ein Faesimilo 

«einer Handselirift bit-tet. Der fîefeiorte wurde lT6ß als Sohn eines armen 

TiVollenweberw in Eaglcüfield in Cumberland geboren und wirkte von 17Î+3 bis 

mi HMncm Tode l^fM als Lehrer der ^Mathematik und Naturwipaenseliaften am 

Kollegium zu ManehoKtvr. An diesem Orte machte er seine bahnbrechenden 

Entdeckungen. Die wicht igatc von diesen ist das Dalton'sebe GesetÄ der 

mnîtiplen Proportionen. Während die beiden Deutschen Wenzel und Riehter 

äühoo im 18. Jahrhundert erkannt hatten : 

Fest Gewicht ist stctf tm ßndcn, 
Wo Elemente sich verbinden, 

stellte Dniton durch seine Uotersuehnngen fest, da«», v^cnn Eh^mente sich mit 
uiuleren einfachen Körpern in mehr als einem Gewichtsverbältnis verbinden, 
ihr höhere» Yerbindungsgenieht stets ein Vielfaelics ihres niedrigsten Ver- 
bin dungsge wich t^H darstellt. Zur ErklÜrung der Thatsaehe der multiplen Pro- 
|M)rt)onen griff der Entdecker diese;* eUemisL'tien Gesetzes auf die Ansehanimgen 
Kpikiir's und Leuetpp'ij zurück und stellte, wie diese, die Hypothèse auf, dasa 
alle Korper am* kleinen, unteilbaren Atomen bestanden. Dalton's Besehreibung 
dieser hypothetischen, unteilbaren Teilehen, fasste ich früher einmal in den 
folgenden Versen susammeo; 



3»S 



Jcd'a Atom ist stets ^Icicli Bcliwor, 
Kommt es rtym selben Grund« toff her. 
Doch JL'di'^in Element entspricht 
Eiti eigenos Atom j^f wicht. 

„1" ist das Wasserstoffatom, 

Weil es der allerleicht'ste Gnom. 

Atomgewicht ist iiUeDial 

Znvtt Hydrogen VeTliältniszahL 
îîttch der ntomistisclien Theorie zeigen die rawltiplen Pro^jortionen die Tcr- 
**chiedyne Atimhl von Atomen gU-icIier Art an, welche sich mit einem oder 
mehren Atomen eines anderen Elementes verbinden. Die cinfaelien Zahleii- 
verhältuissc finden alao ihre Krltliirung dadurch h, dasa sieh solche vielfache 
Verbindungen nur durch das Hinzutreten neuer ganzer Atome bilden. Wie 
diese englifiche, atomistisuhe Hypothese durch die Volumtlieorie des Ftauzosten 
Oay-Lussac und dnreh die Lehre von den Motekülon des Italieners Avogodro 
alsbald eine weitere Unterstüliuog fand, ist aüüi der Geaehichti? der Chemie 
ja genügend bekannt. Jedenfalls verdienen die Arliciten Daiton's die grösstc 
Würdigung und desskalb liest man den hier gebotenen Abrtss seines Lebens- 
werke« gem. Hermann Pkteks, 



S. Getkk. Lit pi^chmtrk dan« le ihMlre Japomùs. S. A* 
Nach einer kurzen Uebernieht über die Entwicklung des japanischen Theaters 
ans dem rcHgiöscn Tanz bespricht Geyer die wichtigsten Typen der Dramen, 
Sittenbilder, Comodicn und woi«t naeli, dase en sieh dabei nm sehr real istieche 
Seh i Iderun gen gewisser Krankheitsbilder, Verfolgungssucht, Senile Demenz, 
moral insanity oder ahcrgUiubische Vorstellungen handelt. Er giebt den Inbalt 
der genannkn Stüekc genau wieder. Sie müss^en im Original nachgelesen werden. 
I Sesottdefs chanikteriatis^ch ist für das japaniséhe Drama die V'erherrliehungdes 
Seibit niordea (liarakiri). Aehnliehe Legenden wie in Japan linden sich auch in 
China, So aollen «ioh die 5lM> Schüler de* Confucius auf einmal getödtet haben, 
ïim den Brand ihrer Bibliothek nicht zw überleben. Bei den verschiedenen 
Formen der Delirien, Hallucinationeu etc. spielt nicht der Teufel oder ein 
Kauherer tondcm der Fuehs die wiehtigste Bolle im ungebildeten A'olke, 

L. A. 



G» Bkcavjsî. The schotff of Satcrno and the Salernitain pkyilciam. 
Ana dem Französischen übersetzt von Tb. C. Minor, M.D., Cineinnati. 
The Cinn»miti Ldftrei^Clime, March 1— May 31, 1903. 
Der Verfasser kommt zu folgenden Schlüssen : 

I, Kr giebt keine aichoren Mitteilungen über den Ursprung der Schule, und 
e» i»t zweifelhaft, ob man jt? gcimue Kenntnins ibrer frühesten Gci*f,hichte 
Lcrbftltcn wird. Die Nachforschungen langer Jahre hiibeu nnr Irrtümer berich- 
tigen und Sagenhaftes aussehalten können. 

Diy rationclUte Ansicht ist die, welche die Öehule von alten latetiii»ehen 
Institutionen ableitet. Sie könnte von Aerzten in Saleruo gegründet sein, die 



3«fi 



Kfthlreieli gênng und genügend vorgebildet waren, um junge McdizincT, denen 
dfta Studium bei einem einfachen PrtH-cptor nicUt genrLjçte, anzuziehen. Wir 
glauben aueh, doas die LclirtT Luien wartMi, wenn auch Mouche nebi^n nu'ht 
geistlichen Gelehrten îii Salerno Medizin lehrten und ausübten. 

2. Die med, Litterntur von Snlerno nmfiiflsfc drei Perioden. 

Die erste, deren Hauptrertrutcr Gftriopontui* lîit, lunfa^st die neu lateinischen 
Uebersctzungen. Während dieser Epoelie war die Sulcrnitaniseke Med. voll- 
standig unabhängig; sie nahm nichts Ton der aruhi»ehen Schule an; ihre 
Benennungen «ind alle griechiseli und lateinisch; ihre Theorien sind Galemsch 
oder die der Methodiker. 

In die zweite Periode falleo die Arbeiten von Trotula^ Cophou, Ptatearina, ^ 
Barthotomaeua ete. 

Die Schule blieb, wahrend sie die neuen Errungenschaften des Orients sieh 
zu nutze niaehte, der gineehisch^lateiiüschen Med., deren Traditionen aie sorg- 
fältig bewahrte, treu. 

In der dritten Periode ergab rieh die Sehulo von Salerno — ohne aui- 
schliesitlich bei ara hi seihen Lehren au bleiben — dem Einfluss Constantins. 
Der Vorrat lateiuiachcr Ucbcrsetzuni^en war ertschöpft, Salernitaniselie Mediiin 
allein ungenügend, so kam es, das» syri,Hehc Litteratur, Kusanimengesetït ana 
lateinischen Ueberaetiungen aus dem Griechischen, die in die Hände der Araber 
gekommen und übersetzt waren, für lange Zeit nach Constantin zur Erhaltung 
und Fürderung der Medizin im Occident beitrugen. 

Indessen war der arabische Eint)u»f;, insofern er Salerno betrifft, nicht so 
grosa^ wie man angenommen hat. Nio war Galen so mächtig ala unter der 
arabischen Herrschaft, und das ist nicht za verwundern, da die arabische 
Medizin ak CJanÄcs nur eine Travestie grieehisclier Medizin war. Es gab in 
dieser Epoche nichts, ausser der Pbarmakologiei,daa die Heilkunst bereichert hätte, 

3. Wenn die Schule von Salerno auch keinen Platz in der modernen Medizin 
hat, Bo verdient aie doch unsere Achtung, attein au» dem Grunde, dns« sio| 
mediKinisehe« Studium verfolgte und forderte zu einer Zeit, wo alle anderen 
Wissenschaften verschwunden waren. Ala die Harharen des Nordens die 
gewaltigen Anstrengungen menschlichen Denkens auslötichten, war die Schule 
von Salerno der einzige Mittelpunkt, in dem W^is&enschaft und Beobachtung 
bewahrt wurde. L. A. 



OKOaBAPiriE MEDICALB. 

Jltfgihw müttitirf mous If^ Tropiques, Medical Becord, No. 21, 
1903. p. 460, 

Dana le Journal de ta4i3üciation des médecine vtilftmres, (Jan vier 1903) le 
Major H. P. Birmingham étudie un certain nombi*e de mcaures d'hygiène 
pratique pour le service militaire sons les Trojnqne.s. La première question, 
c'esfc le recrutement, car 5Q % environ des troupes englobent le» rapatriés pour 
cause de maladiej et leä décf^dëfi. 

Le nombre de jeunes gens compris entre 17 el 21 ans qui durent jVtre i^vacuéa 
est considerable et fàcheuâement suggeatif. Il faut éliminer du service tropical 




ton« lee hon^mc3 dont le dé^eîcippoïnent physitjüc çst inacliové, faible, et 
jmrticulterpmt'nfc ceux qui sont menai-és de tulwrenlosf. Ia»» rapports entre 
Ift iaiUr it le poidiî doivt^nt L*trt' obaerv<î« ; les liommes de trop litmUî taille 
doiieiil rtre t'carttis, do mt*nie que lea obèses. Miïme exülumon jwur lea 
caniiaque?^, à quelque faible dej^é que ce «oiti dp môme peur ceus qui ont 
de« maladtea dentaires et eutaneoa. 

L'âge do clioix, pour le service colonial, cat entre 25 et â5 an». 

En ce qui concerne le vêtement, ïe major BimningUam recommande de bien 
protéger le corpü contre les refroidisacments. Pour le »errice en campagne, il 
préconise les pantaloon et vcstonn de flan(>lle Khaki, t^t ootisoille de faire 
porter le poids du pantalon üur les âpauleR, en le ri^uuiäsant par dex bouele^ 
d'attache au veston. Flanelle fine pour ne paa irriter la peau. Pas de ceinture 
de flanelle; diaviasure* légère*; couvre eUef couaistant en un iwtquc loger, large, 
protégeant bien contre le soleil, et imité autant que possible du chapeau 
communément adoptas par les natifs. 

Pour la nourriture, il faut tenir eompte de raffaiblrn^ement de la nutrition 
90US les tropiques. Aussi le major Birmingham, conseille de donner une ration 
plu* substantielle que daoä les pays tempérés, de même nature, et sans 
retrancher le vin, yi toutefois le nitionuaire pont le tolërer. 

Il est d'ailîeura partisan de l'eau, soigneusement filtreo et (apurée. Maigre 
toutei cca pru^eautions, Vuuteur ne nie pas que aoua les tropiques, et partieu- 
lîèremeut aux Philippine», Teuropéen ou l'aménuain ne Noiont exposés à 
contracter la diarrhée on la dyaentilric amibienne, mais il croit que le mMeiitQ 
peut beaueoup dana le domaine de Thygiène pour préaeiver lea troupea contre 
lea maladies* endémîqueî*. Le major termine par une revue rapide de eellea 
qui régnent ans pays chauds, notamment aux Philippines oîi il a aervï deux 
[ftDoéeff; b^ri-béri, peste, eboléra, diarrhée, dysenterie ete. 

Sur beaucoup de pointa, et partieulitSreraent à propos du régime alimentaire, 
ou pourra ne {ms partager entièrement le» vue» du docteur Birmingham. Mais 
il ne faut pas oublier que si leii! médecins américains ont de la »eienee et do 
l'olwervation, SU sont depum trop peu de temi>ü sous les tropiques pour posséder 
rex:périenee de leuri coafr&res des autres nations coloniales. Cela leur viendra 
avec le temps. G. TBEltLE. 



La ß^vre jauhe et le canal de Pamuna, N.-Y, Med, Journal^ 25aTTil 
1903, p. 75L 

Daits une leetnrc? faite à la Société épidemiologique de Londres le 25 février, 
le dr, Loui.«j W. Sam bon a étudié les opinions du dr. Manaon en ce qui 
coneerne les eonsé<iueneej< qui peuvent réniiUer pour VAüie, au point de vue 
de la fièvre jaune, de l'ouverture du canal de Panama. Le dr, Mansou, qui 
aeeepte sans réserve ta tlivorie du moustique, reeonnait que m eî(e est Un 
danger pour La Nouvelle Orléans, elle est inoffensive pour TÂsie, parée que 
rhommc qui aurait été piqué par un St^^^omj/ut dans une contrée amarile, 
comme Rio do Janeini ])ar exemple, aurait cerné d'ûtre infoetant f>our le Japon 
on la Chine bien av^ant d'y débarquer. Mais eepeudant une ooudittoa continuerait 



3*8 



â'ètro përiHeuse pour ces contrées ; celle où dcg moastiques infectants existeraient 
à boTd den navires, 

AusHî MÄTiflon recomitiande t-îl une aévèro visit« dea n&vires tpunsîtaHt par 
le canal, t^t il réclame une organisation ink-rnationaUi jwur détruire les 
mouatiqnea à bord des navîros avant qu'ils no quittent ïe canal. 

Eu ne s'en prenant qu'aux seules diflîcult45s de cette entreprise, pr^L'onisé« 
^p un très eminent savant, et sans en disetiter ha bast's théoriques peut-être 
conte^stables, ou peufc se demander comment on ny prendra pour la rendre 
pratique, au point de détniire le dernier des dernieru äStegtom^ia, 
„Et a'ïl n'en reste qu'un, je i*erai celai-la 1" 

Pans le mÊoie ordre d'idées, le m^me Journal (p. 755) annonce que le 
bareau de santé do r^few-York a demandé à tours les médccina de lui faire 
connaître les cas de malaria par eux ol>servës. Ln. raonatiquairo est très 
recommnndi^e. Le bureau a pria toutes les mesures i>our dé traire le* moustiques 
dans le* lieux où auront été conitatés des cas de paludisme. On essaiera de 
démontrer à tous les propriétaires la néuessîté d'empêcher les moustiques de 
fréquenter les eauK stagnantes sur leurs terrains, et on réiiandra dans le 
putdic les notions relativea à la genè«e du paludisme par le moustique. 

G. TaEÎLLE. 

L'anlyîoêtàmiase, dans le Brîthk JWetfjcft^ Jbirntcr^, du 28 mars dernier 
par le médecin Lieutenant-Colonel ÜsWAtD Bakeb. 

Cet auteur rappelle que Dubini découvrit V AHl\^lo:stom€ duodfintî en 1838, 
leciuel fut retrouvé par Bilbarz, eu Egypte, en 1847, L'anémie pernicieuse àw 
ouvriers du tunnel du St. Gothard, en 1879, fut identifiée avee rankylostomiase. 

Point capital, et de nature à moditler les idées (ftiologiqaea jnsqu'iei reçues, 
le dr- Oswald Baker soutient que l'anémie tropicale attribuée à t